Bonjour, bonsoir cher lecteur !
Voici donc le chapitre 1 de cette fiction. Il est entièrement consacré à l'enfance de Francis, son caractère et son train-train quotidien.
Note : Pour les deux meilleurs amis d'enfance de Francis, je n'ai pas choisis Espagne et Prusse, je leur réserve d'autres rôles. Matthias et Feliciano collaient parfaitement aux caractères des personnages tels que je les imaginais, et puis, ils ont tous deux fait partis de l'enfance de France, Matthias avec l'invasion viking et Feli avec l'unification de l'Italie.
Note 2 : J'ai essayé de donner à ce chapitre le plus d'enfance et de candeur possible. J'espère que le pari est réussi !
Disclamer : Les personnages appartiennent à Hidekaz Himaruya, le scénario est inspiré d'une œuvre de Yoshitoki Oima.
Rating : K.
Pairing : FrUK, USFr, et autres...
Merci pour les reviews du prologue, et sur ce, bonne lecture !
CHAPITRE 1: L'extraterrestre
C'était une belle après-midi de septembre sur Paris. L'air était doux, le soleil brillait, les feuilles se coloraient des teintes de l'automne. On profitait de ce temps clément pour s'arrêter à une terrasse, pour promener son chien. Mais surtout, les enfants se ruaient dans les parcs à proximité de leur école, pour occuper son jeux préféré ou avoir plus de temps libre. Francis ne faisait pas exception à cette habitude d'écolier.
Et la première attraction vers laquelle il allait, c'était les balançoires. L'objectif était d'aller le plus haut possible, et d'exécuter le meilleur saut. Il pouvait passer tout son temps libre à faire des compétitions avec ses deux meilleurs amis, Matthias, un jeune danois blond dynamique, et Feliciano, un italien aux cheveux châtains. Le premier était le plus téméraire, alors que le second finissait toujours dernier. Mais ils s'amusaient, c'était l'essentiel. Et puis les filles se tournaient parfois vers eux quand ils sautaient, et applaudissaient le meilleur. Les trois garçons était les vedettes. Les écolières les trouvaient tout trois beaux, mais Francis était le favori. C'était le seul à vraiment répondre à leurs appels : Matthias se fichait pas mal d'avoir une copine, et Feliciano était trop timide pour tenter quoi que ce soit.
Et cette si douce journée ne fit pas exception à leur habitude.
L'air battait contre le visage du Français. Ses cheveux virevoltait autour de ses joues. Il bougeait de manière répétitive ses jambes, afin d'aller de plus en plus vite. Une fille lui cria qu'il était le plus fort. Mais Matthias ne l'entendit pas de cette oreille, et redoubla d'effort pour le surpasser. Au final, ils sautèrent en même temps, sous les applaudissements.
Les trois amis allèrent ensuite chez Francis. Il habitait dans une maison assez modeste qui fusionnait avec un institut de beauté. Sa grande sœur, Marianne, les accueillaient toujours avec un goûter bien garni sur la table. C'était elle qui s'occupait de son frère depuis le décès de leur mère. Elle avait reprit le salon d'esthétique familial qui leurs permettaient de continuer de vivre comme avant. Elle avait un vrai goût pour tout ce qui était élégant et beau. Francis pouvait bénéficier des soins de sa sœur ainsi que de son talent pour la décoration intérieur. En bref, c'était un joli petit nid douillet et un lieu de travail agréable pour la petite famille.
- « Nous sommes là ! , annonça Francis, faisant tinter les petites clochettes de la porte battante.
- Bonjour m'dame !, cria Matthias, suivit par Feliciano, qui le fit de manière plus calme.
- Ah les enfants ! Le goûter est dans la cuisine ! »
Les habitués de l'institut leur offrirent des signes de têtes. Ils savaient respecter les bonnes manières et le travail de l'esthéticienne, qui acceptait donc leur présence dans l'enceinte de la boutique. Marianne leur fit un sourire, puis se remit à mettre du vernis sur les ongles d'une cliente, qui regardait les petits, d'un air attendri.
- « Le petit Francis est vraiment un beau garçon !, s'extasia t-elle.
- Il ressemble beaucoup à notre mère ! » approuva le grande sœur, en soufflant légèrement sur les ongles de le jeune femme.
Les trois écoliers passèrent dans l'arrière boutique, puis arrivèrent dans la cuisine. C'était une pièce de taille moyenne, dans laquelle s'entasser des piles d' ustensiles de cuisine. En effet, Francis, autant que sa sœur, adorait préparer des gâteaux, des garnitures, ou un repas tout entier. C'était un talent dont il avait hérité de sa mère. Ils s'installèrent autour de la table ornée de tartines préalablement beurrées, d'un gâteaux au citron que Francis avait confectionné la veille, et de jus de fruits. Sans conventions, ils se mirent à dévorer les mets sucrés avec avidité. Une journée d'école et des compétitions de balançoire, leur creusaient l'estomac !
- « J'penches qu'on peut dire que ch'ai gagné cette fois-chi !, dit Matthias, la bouche encore pleine de chocolat, alors qu'il se coupait une nouvelle part de gâteaux.
- Mouais.., marmonna le petit Français, d'une voix agacée.
- T'es un mauvais joueur Franchich !
- Bien sûr que non !
- Eh bah chi !
- Eh bah non !
- Vous êtes à égalité au pire...» proposa Feliciano, qui calma immédiatement le conflit entre les deux rivaux.
Ce n'est qu'une demi-heure après et une partie de jeux vidéos que les deux invités repartirent chez eux, laissant Francis seul dans sa petite maison. C'est en traînant des pieds qu'il partit faire ses devoirs dans sa chambre, suite à la demande de sa sœur. La soirée se termina sur un dîner simple que le blond partagea avec cette dernière, puis un bisou de bonne nuit. Il se laissa ensuite porter par ses rêves, avant de plonger dans un profond sommeil.
Une nouvelle journée débuta pour Francis. Comme chaque matin, sa sœur vint le réveiller. Ensuite il mit son uniforme, prit son petit déjeuner et posa son sac sur ses épaules, avant de prendre la route de l'école. Le bâtiment était plus long que large, ce qui permettait aux enfants de bénéficier d'une immense cour de récréation. Il passa le portail et se rendit au lieu de rendez-vous qu'il s'était fixé depuis le début de l'année avec ses acolytes. Aussitôt arrivé, Matthias le rejoignit. La cloche sonna et ils rejoignirent les rangs de leurs classes. Un brouhaha s'éleva. Cela étonna les deux amis, qui considéraient leurs camarades comme plutôt calmes. Les discussions allaient bon train, et l'humeur générale était à l'excitation.
Une fois à sa place, le petit blond prépara ses affaires, toujours intrigué par le bruit. Il devait se tramer quelque chose. Le groupe de filles derrière lui ne faisait pas exception. Leurs voix pillaient dans ses oreilles. Il se retourna et toussota pour attirer l'attention. Aussitôt, les pipelettes se stoppèrent, prête à râler, mais s'abstinrent en réalisant que c'était Francis. La plupart rougirent, d'autres se recoiffèrent.
- « Tu veux quelque chose, Francis ?, demanda finalement l'une d'elle, d'une voix plus mielleuse que d'ordinaire.
- Oui... Il se passe quelque chose de spécial ? Vous avez tous l'air surexcités , répondit-il.
- Tu n'es pas au courant ?, s'étonna l'une d'elle.
- Il va y avoir un nouveau dans la classe ?! » hurla un des élèves de l'autre côté de la classe.
Tous se tournèrent vers lui. Alfred F. Jones réalisa qu'il venait de crier, et se mît à rire. C'était un jeune d'origine américaine, bruyant, dyslexique et hyperactif. Il était grand de taille, avait des cheveux en bataille chatains blonds avec une mèche rebelle sur le devant, des yeux bleus électriques et une grande bouche. C'était le voisin de Francis. Ils ne pouvaient pas toujours se supporter, et se disputer régulièrement. Mais dans le fond, c'était plus pour rigoler ensemble.
- « Un nouvel élève donc..., chuchota, pour soi-même, Francis.
- C'est un garçon ou une fille ?, demanda Matthias.
- On ne sait pas...
- Tu aimerais que ce soit une fille hein Francis ? Ce sera peut-être ta future petite amie !, railla Alfred, alors que les filles se tendaient soudain.
- Pff, tu es bête.. »
Il leva les yeux au ciel, et soupira. Au même moment, l'instituteur rentra dans la salle en réclamant le silence. Aussitôt, tous les élèves se mirent à leur place respective, et saluèrent l'homme. Homme qui posa son manteau sur sa chaise et son sac sur son bureau. Il releva la tête, et eut une mine étonné.
- « Eh bien rentres, mon garçon ! On ne va pas te manger ! », dit-il d'une voix anormalement douce, tout en faisant un signe de la main.
Tous les élèves étaient accrochés à leur bureau, les yeux rivés vers la porte.
Enfin, une forme s'avança. Francis plissa les yeux, mais tout ce qu'il vit fut la masse de cheveux couleurs sables en bataille , au-dessus d'un uniforme de l'école qui flottait presque sur un corps frêle. Un silence lourd s'abattit sur la salle. Tous attendaient que le nouveau venu se présente. Après quelques secondes d'attentes, le maître s'avança vers le petit et posa sa main sur son épaule. Celui-ci eut un sursaut, et releva la tête.
Ce fut l'hilarité générale.
En plus d'avoir des traits agressifs et un air pincé, il arborait des énormes sourcils noirs qui occupait presque tout son front.
- « C'est quoi ces chenilles au-dessus de ses yeux ?! », cria Alfred, faisant rire de plus belle la classe.
Les joues du nouveau se colorèrent de rouge et il regarda l'instituteur, l'air paniqué. Celui-ci frappa d'un coup sec sa paume sur son bureau. Le silence revint, malgré les quelques ricanements qui résonnaient encore.
- « Laissez votre nouveau camarade se présenter !, aboya t-il.
- I don't want to..., chuchota le pauvre concerné.
- Il a dit quoi.. ?, interrogea Francis, l'air étonné.
- I don't want to ! »
Mais aucun des élèves ne comprit. Francis en resta bouche-bée. En plus d'avoir un visage d'exceptionnellement bizarre il ne parlait pas Français. C'était comme un extraterrestre. Mais qui était cet imbécile ?
- « Il s'appelle Arthur Kirkland, il a votre âge, et vient d'Angleterre. Il ne sait que parler Anglais. Accueillez-le bien. », le présenta finalement l'adulte, qui lui montra ensuite sa place. Juste devant Francis.
En le voyant s'approcher, le blond eut l'impression qu'il n'y avait plus qu'eux deux, et la galaxie. Comme si ce nouveau l'entraînait vers sa planète. L'impression se dissipa brutalement lorsqu'il ressentit une douleur sur son pied droit. Il regarda sous sa table et découvrit que le pied de la chaise de son voisin de devant l'écrasait.
- « Fais attention ! » marmonna t-il en dégageant son pied de la chaise.
Arthur se tourna vers lui et le regarda méchamment. Il n'avait sûrement pas compris. Cela énerva Francis, qui donna un coup dans sa chaise. Et l'autre répliqua. Une petite bataille se livra entre les deux élèves, qui savaient déjà qu'ils ne pourraient pas se supporter.
Et c'est tout pour aujourd'hui !
Dans le chapitre 2, nous découvrirons comment va évoluer la relation des p'tits Francis et Arthur.
À la prochaine !
