Bonjour, bonsoir cher lecteur !

Merci pour vos reviews, elles fond toujours chaud au cœur.

Voici donc le chapitre 2 de cette fiction. On revient au présent cette fois-ci ! Je suis peut-être influencée par la fiction Deux Coeurs Brisés de Kurea-chan.. ?

Bref, on va avoir un Francis paumé aujourd'hui...

Disclamer : Les personnages appartiennent à Hidekaz Himaruya, le scénario est inspiré d'une œuvre de Yoshitoki Oima.

Rating : K+.

Pairing : FrUK, USFr, et autres...

Bonne lecture !


Francis pédalait sans relâche, les mains crispés sur le guidon, les épaules arquées, son souffle penant à venir à lui de manière régulière. S'il le pouvait, il se frapperait violemment le crâne contre un mur de briques. Jamais il n'avait été autant furieux contre lui-même. Sauf peut-être lorsqu'il avait pris conscience de la bêtise dont il avait fait preuve en primaire. C'était d'ailleurs à ce moment-là qu'il avait compris qu'il était un raté. Un con qui avait réduit en poussière un gars fragile qui ne demandait rien.

Et c'était pour s'excuser envers ce gars-là qu'il avait fait le trajet. Pour lui rendre un souvenir douloureux qu'il avait gardé, mais dans lequel il avait exprimé tout son dégoût envers sa mentalité de jeune sans cervelle. Pas pour lui demander de devenir son ami !

Francis sentit sa machoire se serrer, presque contre sa volonté. Qu'allait-il faire maintenant ?! Tout le plan qu'il avait préparé méticuleusement depuis quelques mois s'était effondré avec cette simple demande. Cette fichue demande. Cet alignement de mot tellment symbolique qu'ils donnaient à Francis l'envie de gerber. C'était lui, le salaud. C'était Arthur, le gars fragile. Son rôle n'était donc pas de demander à refaire partie de la vie de ce garçon. Il n'avait aucun droit de se racheter de lui-même, de s'offrir les clés de la rédemption.

Le vélo tourna dans un virage serré, qui fit crisser les roues. D'une pensée futile, Francis s'imagina que ce virage était la parfaite métaphore de sa vie actuellement, tout en descandant de la selle. Il posa le vélo contre le mur de l'institut de sa sœur, et poussa la porte d'entrée. Etonnemment, il put entendre le petit tintillement de la clochette. Normalement, les clientes causaient toutes ensembles, de leurs voixs aigues, et leurs conversations couvraient le son clair de la porte. Mais là, personne ne discutait gaiement. Le salon était vide, ce qui était étrange pour un mardi après-midi. Les lumières étaient fermées, aucunes boîtes de maquillage n'était ouvertes.

- Marianne ? Appela le lycéen, alors qu'il ouvrait la porte qui donnait sur leur maison.

Il la découvrit derrière les fourneaux, une spatule pleine de chocolat à la main. Elle s'activait à remplir un moule à muffins, avec des gestes rapides et saccadés. Francis tendit aussitôt. Tout d'abord, quand sa sœur cuisinait en vitesse comme à cet instant, c'était qu'elle était stressée. De plus, il avait remarqué du coin de l'oeil une certaine lettre posée sur la table.

- Tu m'expliques Francis ? Demanda la jeune femme, d'une voix calme.

- … B-Bien... Je... Je...

- Tu as voulu te suicider hein ?

Un silence lourd tomba sur la pièce. Francis hésitai à révéler sa terrible intention. Mais son malaise plus qu'apparant l'avait déjà trahi, alors il murmura un simple « oui », qui glaça l'atmosphère.

- Espèce d'idiot... Mais pourquoi, Francis, pourquoi ?! Hurla Marianne, alors qu'elle accourait vers son petit frère, dans un élan désespéré.

Elle attrapa ses poignets, et plongea son regard brûlant dans le sien, fuyant. Ses lèvres roses tremblaient légèrement. Cette vision de faiblesse de sa sœur effraya Francis. Il avait vraiment merder quelque part.

- Ton calendrier arraché après la date d'aujourd'hui, cette lettre avec toutes tes économies, avec ce « Merci pour tout » écrit en vitesse, ta démission à la friterie d'en face... Tu prévoyais réellement de le faire..., Chuchota t-elle pour elle-même. Tout dans son attitude traduisait de l'incompréhension et une profonde tristesse.

- Je suis désolé...

Soudainement, Marianne se tourna vers la table, et sauta sur la lettre encore pleine de billets. Sans hésitation, elle dégagea la casserole qui chauffait sur une plaque de cuisson et plaqua les papiers, provoquant des crépitements de flammes.

- Mar-

- FRANCIS. PROMETS MOI. PROMETS MOI ET JURE MOI QUE TU NE TENTERA PLUS JAMAIS QUELQUE CHOSE D'AUSSI GRAVE! Hurla t-elle, alors que sa main touchait la plaque chauffante, à travers la lettre.

- D'accord Marianne, d'accord ! Répondit, paniqué, le blond, alors que les flammes se faisaient plus nombreuses.

- Je veux que mon frère soit heureux, juste heureux ! Promets le moi !

- Je te le promets !

Alors elle consentie enfin à lâcher le reste de billets brulés, les larmes aux yeux. Un doux sourire s'étendit sur ses lèvres, et Francis s'élanca vers elle, la prenant dans ses bras. Ils restèrent l'un contre l'autre quelques longues minutes, durant lesquelles les sanglots des deux Bonnefoy résonnèrent dans la petite pièce. Puis le frère comprit que les larmes de sa sœur ne concernaient pas seulement l'émotion de ce qui venait de se produire, mais aussi la douleur de sa paume de main, méchamment brûlée. Il se retira donc, et l'amena jusqu'à l'évier, dans lequel il lui fit tremper sa main.

- Tu m'attendais, c'est pour ça que le salon est fermé..., Chuchota doucement Francis, ne voulant pas la brusquer.

- Oui... J'ai fais au moins une cinquentaine de muffins au chocolat en t'attendant..

- Avec les sous que je t'ai donné, tu pourras compenser ce manque à gagner.

- Eh bien, je doute que les billets ait survécu au traitement que je leur ai infligé, Rit Marianne.

- Oh... Au moins 2000 euros en fumée...

- Laisse tomber, Francis, je n'utiliserais jamais l'argent que mon petit frère à gagner dans le seul but de mourir.

Ils se regardèrent, et le message fut compris. On ne reparlerait plus de cet événement.


Il tomba lourdement contre le matelas de son lit, les mains sur son front. La journée avait été riches en émotions. Revoir Arthur l'avait boulversé au plus haut point. Il avait grandi, il était devenu beau. Il avait ce même caractère complexe, et cette carapace de fer. Son ventre le chatouilla, et Francis se força à oublier ses problèmes pour la nuit. Pourtant, son esprit le ramenait toujours à leur interraction de la matinée. A cet instant fatidique où les dés furent jetés.

- What do you want, Francis ?

Surpris, l'interpellé avait levé des yeux timides vers Arthur. Il avait une mine renfrognée, mais ses joues étient teintées de rouge. C'était presque mignon.

- Answer me.

Le ton, sans appel, le frappa. Le problème, c'est qu'il ne savait plus lui-même ce qu'il voulait.

- I wanted to give you this back. You had lost it. Répondit le Français, en lui tendant maladroitement le cahier.

- You speak English ?! S'étrangla presque Arthur, en reculant d'un pas.

- Y-Yes... I took extra-lessons.. Like that, I'm now able to communicate with you... To apologize... For what I did when we were little.

- Je sais bien parler français maintenant, c'était donc une résolution inutile, répondit l'Anglais, avec un certain accent.

Il se saisit alors du cahier. Il détaillait du regard cette vieille reliure de papiers, qui semblait plus fragile qu'un château de cartes. Des pages avaient gardés les froissements d'un passage dans l'eau, des écritures bavaient, des coins étaient cornés. Mais surtout, les insultes étaient encore pésentes. C'est ce qu'il constata en observant l'objet plus en détails.

- Tu ne devrais pas lire, c'est remplis de mauvaises choses. Mais tu y tenais tant, quand on était petit.

L'Anglais hocha la tête, puis tourna sur lui-même, dans l'optique de s'éloigner. Mais pour Francis, c'était trop facile. Alors il le retenu, presque avec agacement.

- Si j'étais moins con, si j'était moins égoiste... Tu n'aurais sûrement pas enduré toutes ces insultes et ces souffrances. Je n'ai réussi à communiquer avec toi qu'en te frappant... Et maintenant, alors que j'ai 10 ans de plus, je ne suis toujours pas capable d'être quelqu'un de bien. Je suis méprisé et je méprise les gens... Mais toi... Tu n'as jamais quitté mon esprit. Alors maintenant que je parle ta langue. Toi et moi... On peut devenir ami ?


Et c'est fini pour aujourd'hui !

A la prochaine !