Et voici le chapitre 2.
Je remercie toute les personnes qui ont laissé de si gentils commentaires, merci à barjy02, pimpiericky, The French Princess, Babe Gray, Castiel-SPN156-Dean, yakusokuyumi, noemiefrancia, ZephireBleue, et celles qui suivent cette histoire et les mise en favoris. Pour les autres soyez les bienvenus.
Désolée pour les fautes restantes qui résistent après mes nombreuses relectures.
Chapitre 2
Balthazar s'aperçu que le comportement de son collègue évoluait. Il avait été de bonne humeur et même joyeux pendant un mois mais son humeur s'assombrissait ces derniers jours. A ce moment, il essaya bien de lui en parler mais Dean évita le sujet. Son changement d'humeur était dû au fait qu'il avait commencé à réfléchir. Il continuait de voir Castiel et maintenant ils se saluaient tous les matins de deux trois banalités et se séparaient. Il semblait à Dean que toute sa journée n'avait pour but que ce moment précis où il le voyait. Mais le fait que sa vie commençait à tourner autour de cet homme, l'avait fait réfléchir et une pensée plutôt désagréable s'était installée. Et si ça allait plus loin, est ce que Castiel voudrait de lui ? C'est lui qui avait fait le premiers pas mais Dean se connaissait. Il était plutôt limité, il n'avait pas fait d'études, son travail n'avait rien d'intéressant, il ne savait pas y faire en relations, il n'avait pas une culture très étendue et d'autres choses encore le retenaient, choses qu'il ne voulait pas nommer, qui pourraient faire fuir cet homme. Castiel, lui, semblait sociable et intelligent, son opposé positif. Castiel pourrait considérer qu'il avait fait une erreur en l'accostant, il semblait toujours heureux de le voir mais il ne le connaissait pas.
Quand le monde afflua au bar, le travail lui permit de penser à autre chose que l'inquiétude qu'il ressentait en pensant à ce que Castiel pourrait penser de lui en apprenant à le connaitre. Il était en plein service quand il aperçut Benny et il eut l'impression de se recroqueviller sur lui. Il passa la soirée à l'éviter et Balthazar l'aida du mieux qu'il put en apercevant le comportement de Dean et les regards que l'homme lui jetait. Mais il parvient à lui parler et ce qu'il craignait arriva.
- Dean tu essaies de m'éviter ?
- …
- Ne sois pas mal élevé, tu pourrais au moins répondre.
- Je travaille, lui répondit-il sans lever la tête.
- Bien alors rejoins-moi dans une heure dans la ruelle. J'ai envie de ton savoir faire. Et il s'éloigna du bar en laissant Dean planté là, incapable de bouger. Balthazar arriva à côté de lui.
- Tout va bien ? Il ne lui répondit pas, il semblait comme absent. Balthazar s'en inquiéta. Dean, ça va ?
- Oui ça va. Une vieille connaissance, plutôt désagréable.
- Oui je l'ai vu te parler et je me suis inquiété en te voyant. Tu es sûr que tu vas bien. Tu peux faire une pause si tu veux. Je peux assurer au bar, il y a moins de monde.
- Non c'est pas la peine.
Mais au bout de trois quarts d'heure, Dean fit signe à Balthazar qu'il prenait sa pause. Il entra dans la salle du personnel, qui se résumait à une table, deux chaises et un plan de travail dans un petit bureau. Il était au calme, sans personne pour l'observer. Il ne savait pas quoi faire. Ce simple contact qu'il avait eu près d'une heure avant continuait à le torturer. Il lui restait 5 minutes avant l'heure fixée. Il tournait en rond dans la salle. Qu'est-ce qu'il devait faire ? Ignorer cet homme qui lui donnait la nausée ? Mettre les choses au clair ? Se laisser aller, peut-être qu'il avait juste besoin de prendre un peu de bon temps pour se remettre les idées en place et être moins obsédé par Castiel? Puis sans réfléchir, il sorti et prit la direction de la ruelle. Quand il entra dans la ruelle, il le vit adossé au mur en train de fumer. Il avança vers lui la tête basse, les poings serrés dans les poches de sa veste, sa décision était prise.
- Ah te voilà. C'est toujours un vrai plaisir de te voir.
- …
- Je n'ai pas beaucoup de temps. Il faudrait que tu t'y mettes de suite si tu veux ton fric. A ces mots, Dean se raidit.
- Non, il releva la tête.
- Pardon ?
- Non… je ne ferais plus ça, dit-il sur un ton catégorique.
- Tu m'as fait attendre ce soir. Tu vas faire ce qu'il faut pour te faire pardonner. Il glissa sa main sur sa nuque pour approcher le visage de Dean de sa bouche. Et si un soir j'ai encore envi de te voir, tu te rendras disponible. Sa voix s'était durcie, elle n'était plus enjôleuse mais pleine de menace.
Dean leva les yeux et les encra dans le regard de cet homme abject qui se tenait face à lui.
- Non.
Il ne s'attendait pas à recevoir ce coup de poing qui le faucha. Il le reçu sur la tempe gauche. Il fut sonné sur le coup mais ne s'effondra pas. Benny l'attrapa aussitôt par le col et rapprocha son visage du sien en le retournant pour le plaquer dos au mur.
- Je n'aime pas qu'on me tienne tête. Il écrasa violemment ses lèvres sur celles de Dean et colla son corps au sien. Il sentit son crâne frapper le mur et se trouva bloqué par l'assaut de Benny. Lui avoir tenu tête l'avait excité et il aurait fallu peu de chose pour que tout dérape un peu plus. Je vais te laisser pour aujourd'hui mais ne t'avise plus de me traiter comme ça.
- Je ne t'appartiens pas. Tu n'as pas le droit de faire ça. Il se débattait et tentait de lui tenir tête mais son assurance lui échappait. Il plaqua ses mains contre son torse pour le repousser mais il était bien plus fort que lui et sans distance entre eux il ne pouvait pas le déstabiliser. Son souffle se fit court et rapide sous l'effet de la peur et de l'effort. Benny desserra l'étreinte sur son col. Il s'éloigna de lui et lui assena un second coup de poing, il se contracta pour encaisser les coups suivants. Dean sonné par les coups qui pleuvaient s'effondra parterre à genoux, il s'agrippa au mur pour ne pas tomber. La seule pensée cohérente qui échappait à la peur qui le tenaillait, était qu'il ne devait pas complètement s'effondrer pour éviter de perdre connaissance, il devait lutter. II avait commencé à lui tenir tête maintenant il devait continuer coût que coût.
C'est Balthazar qui le retrouva prostré contre le mur dans la ruelle sombre. Il avait commencé à s'inquiéter en ne voyant pas Dean revenir. Il avait fait le tour du bar, demandé aux serveuses si elles l'avaient vu et il avait fini par venir vérifier s'il été venu retrouvé quelqu'un dans la ruelle comme il savait qu'il faisait parfois, après avoir confié le bar à Jo. Dean ne l'avait pas écouté arriver. Balthazar prit son visage dans ses mains pour essayer de rencontrer son regard. Ce contact le fit reprendre conscience du monde environnant. Il entendit alors sa voix.
- Dean, ça va ? Qu'est-ce qui t'ai arrivé ?
- … Balthazar croisa son regard mais sans parvenir à l'accrocher.
- Dean, putain réponds-moi !
- Balth ?
- Oui je suis là. Tu es en sang Dean…
- Balth…
- Viens, je vais m'occuper de toi. Viens.
Il l'aida à se relever et l'accompagna. Sur le chemin du retour, Dean failla tombé mais Balthazar l'avait ceinturé d'un bras et avait passé un de ses bras au-dessus de ses épaules. Ils arrivèrent à la salle de repos en passant par l'entrée du personnel. Ses collègues n'avaient pas besoin de le voir comme ça et Dean ne lui aurait pas pardonné. Il l'assit et le laissa seul le temps d'aller chercher la trousse de secours. Quand il revint Dean n'avait pas bougé. Son regard était perdu, il ne semblait pas ressentir de douleurs comme anesthésié physiquement et émotionnellement. Balthazar s'assit en face de lui et commença à nettoyer la plaie de son arcade qui heureusement n'était pas profonde. Un bleu s'était déjà formé. Sa lèvre était fendue mais ne saignait plus. Il devait aussi avoir pris un coup dans les côtes vu la difficulté qu'il avait à respirer.
- Dean tu devrais passer aux urgences ou voir un médecin pour plus de sécurité. Il ne réagissait toujours pas. Dean s'il te plait je m'inquiète pour toi. Tu dois voir quelqu'un.
- Non ça va aller. Sa voix était monocorde. Balthazar en ressenti un frisson.
- Dean…
- Je t'ai dit que ça irait. Sa voix était lasse et Balthazar ne se senti pas d'argumenter plus. Il appliqua un pansement sur son arcade, rangea la trousse et se leva. Il lui tourna le dos pour aller se laver les mains.
- Tu peux venir chez moi ce soir si tu veux, ou je peux te raccompagner chez toi. Il se retourna vers Dean en s'essuyant les mains.
- Non ça ira.
- J'ai l'impression que tu essaies de te convaincre à force de répéter ça. Dean enfin le regarda, un léger sourire se dessina sur ses lèvres, ses yeux n'avaient jamais été aussi tristes. Balthazar soupira.
- Je dois retourner derrière le bar et rassurer les autres en les prévenant que je t'ai retrouvé. Reste là, je te raccompagnerais après le service. Dean hocha la tête. Balthazar passa devant lui pour rejoindre le bruit et l'agitation en lui donnant une tape sur l'épaule, et le laissa seul à ruminer ce qui s'était passé.
Il se rendit compte qu'il avait tenu tête à Benny pour Castiel, son passant. Le voilà romantique maintenant. Il avait pensé qu'il devait être plus respectable pour avoir accès à cette vie qui lui était refusée. C'était la première fois depuis longtemps qu'il avait fait un effort pour retrouver un semblant de dignité. Il ne se l'avouait pas ou très rarement mais il se laissait aller. Il ne faisait pas d'efforts pour entretenir des amitiés ou pour être sociable. Sa vie était vide, pas d'amitié, pas d'amour qui lui aurait donné l'audace de changer, seulement des aventures, et ça lui suffisait. Ces aventures lui permettaient de garder l'illusion que cette vie le satisfaisait et qu'il n'avait besoin de rien de plus. Ça lui suffisait, jusqu'à maintenant. Il avait voulu changer les choses, ne plus se faire utiliser. Et la première leçon c'est que ça allait être difficile. Il avait bien senti que la situation avait failli déraper et que s'il n'avait pas eu un peu de chance, Benny l'aurait plus salement blessé.
La fin de son service approchait, il voulait rester seul. Il se leva, sorti de la salle et retrouva Balthazar au bar.
- Je pars, lui dit-il.
- Attends moi j'en ai pour un quart d'heure, je te raccompagne.
- Pas la peine, ça va aller. Merci pour ce que tu as fait.
- C'est normal Dean voyons.
Dean lui fit un signe et sorti dans la nuit en évitant le regard des autres. Il ne voulait pas parler et encore moins supporter leur jugement ou leur pitié. Il marchait d'un pas un peu hésitant, à un rythme ralenti. Il ne réussit pas à prendre son train habituel. Le prochain passerait dans dix minutes. Il s'assit sur un banc pour reprendre des forces. Il tremblait, l'air était frais, il se sentait fatigué, engourdi. Une fois monté dans le train, il s'affala et s'assoupi contre la vitre. Il voulait échapper au souvenir de cette nuit et à ses états d'âme. Il ressentait encore le corps de Benny le maintenant contre le mur et ses poings le frappant pour assurer sa supériorité sur lui. C'était sa faute, il l'avait laissé faire, il avait laissé faire ce type de personne pendant bien trop longtemps. Il avait besoin d'étouffer ces souvenirs et la fatigue, due à la peur et à la douleur, l'emporta dans un sommeil qui était le bienvenu. Il se réveilla cinq minutes avant sa station. Il descendit comme un zombie et marcha sur le quai le regard dans le vide.
- Hey bonjour. Tu es en retard aujourd'hui ! …Mais qu'est ce qui t'est arrivé ?
Dean leva son regard vers la voix. Il ne pensait pas qu'il allait croiser Castiel aujourd'hui. Et il n'avait surement pas pensé qu'il s'inquièterai pour lui en le voyant dans cet état et il se senti minable. Quelle image devait-il renvoyer ?
- Dean, ça va ?, d'une voix alarmée.
- C'est rien, juste une mise au point qui a mal tournée. Il voulut sourire mais il ne parvint qu'à faire une grimace en ressentant la douleur se réveiller.
- Tu as vu quelqu'un pour te soigner ? Castiel parcourait des yeux son visage et notait toutes les entailles et les bleus qui s'étaient formés.
- C'est bon. Pas la peine. Sa voix fut un peu plus sèche qu'il ne l'aurait voulu. Un collègue a fait le nécessaire, ajouta-t-il plus posément. Il ne voulait pas paraître faible, il avait des problèmes c'était à lui de les régler et il ne voulait pas entrainer Castiel dans les aspects sombres de sa vie. Il était perdu dans ses yeux qui parcouraient son visage meurtri quand Castiel planta ses yeux dans les siens et ne chercha pas à discuter d'avantage. Il sorti son portable pour passer un coup de fil.
- Bonjour, c'est M Novak. J'aurai un service à vous demander. J'ai un ami qui a reçu un mauvais coup à la figure, il est têtu et ne veut pas aller consulter. …. Oui je sais… Vous pourriez le voir maintenant pour être sûr qu'il n'a rien de grave ? Merci c'est très gentil à vous, il est là dans cinq minutes. Castiel regarda Dean dans les yeux en continuant de parler à la personne à l'autre bout du fil. Une dernière chose, je vais lui donner votre adresse, vous pourriez me prévenir s'il ne passe pas vous voir… Merci encore. Dean leva les yeux au ciel, Castiel raccrocha, récupéra un stylo et une feuille dans sa sacoche pour lui noter l'adresse.
- Ce n'est pas la peine de lever les yeux au ciel, je suis sûr que tu n'y aurais pas été si je n'avais pas pris cette précaution, tout en écrivant l'adresse. Tu reçois de sales coups et tu ne vas pas à l'hôpital, j'ai l'impression que tu es plutôt buté. Il lui tendit le morceau de papier avec l'adresse. C'est un médecin que je connais qui est dans le coin. Tu passes le voir juste par précaution. Si je n'avais pas eu de rendez-vous je t'aurais accompagné mais là je ne peux vraiment pas, je suis désolé. Je dois vraiment y aller, tu me raconteras demain. Fais attention à toi et va voir ce médecin s'il te plait. Castiel commença à s'éloigner.
- Hey Cas' pourquoi tu fais tout ça ? Castiel tiqua mais ne releva pas l'utilisation du surnom.
- Et je fais ça car tu as l'air de ne pas aller bien et que je ne peux pas laisser un ami comme ça. A demain ?
- Oui à demain Cas'.
Dean reste planté là à le regarder. Un ami. Il avait presque oublié la douleur lancinante qui lui tenait la moitié de la tête et les côtes. Ça faisait pratiquement deux mois qu'il l'avait vu, une quinzaine de jours qu'ils échangeaient quelques mots et il se sentait très proche de lui en apprenant à le connaître. Castiel, lui, ne l'avait vu la première fois qu'il y a un mois et le considérait comme un ami. Cette pensée le réchauffa et calma la pression contenue. Il avait appris aujourd'hui qu'il avait des relations qui lui rendaient facilement service et surtout il avait appris son nom. Novak ! Ça sonnait bien. Court avec une sonorité douce en début de nom qui finissait par claquer dans la bouche. Il allait aller à cette adresse, voir cette connaissance qui pourrait peut-être lui en apprendre un peu plus sur son passant.
Comme promis, ou plutôt contraint, Dean se rendit à l'adresse notée par Castiel. Il sonna, une deuxième sonnerie retenti et il entendit le déclic du verrou. Il poussa la porte et se retrouva dans une petite salle d'attente. Il entendit des pas, un homme noir d'une quarantaine d'année l'accueilli.
- Vous êtes l'ami de M Novak je présume.
- Oui, Dean Winchester. Merci de me recevoir.
- Je ne peux rien refuser à l'ami d'un ami. Suivez-moi, on va regarder les dégâts.
Il lui fit signe de le suivre jusqu'à son bureau, le fit asseoir sur la table d'auscultation.
- Qu'est-ce qui vous ai arrivé ?
- J'ai reçu des coups de poings. Rien de grave….
- Avant de dire que ce n'est rien de grave, vous allez me laisser juger. Dean n'osa rien ajouter. Le médecin vérifia ses réflexes pupillaires en dirigeant une lampe dans ses yeux. Puis il vérifia si sa pommette était fêlée. Quand celui-ci appuya dessus, Dean grimaça à cause de la douleur.
- Vous évaluez votre douleur à combien sur une échelle de 0 à 10 ?
- Euh… 6 ?
- Bien donc pas de fêlure. La douleur est simplement due à l'hématome. Je vais vous prescrire des antalgiques et une pommade qui aidera les ecchymoses à disparaitre et à appliquer pendant cinq jours au minimum. Vous avez reçu des coups ailleurs ?
- Oui, dans les côtes. Dean souleva son t-shirt pour que le médecin puisse se rendre compte des dégâts. Ce simple geste lui arracha un gémissement de douleur qu'il tenta d'étouffer en se mordant les lèvres. Le médecin ausculta son torse et son dos. Des hématomes là aussi s'étaient formés.
- Rien n'est cassé sinon vous n'auriez pas pu venir jusqu'ici à cause de la douleur. Vous avez peut-être une fêlure mais la seule chose à faire à ce moment-là est d'attendre que tout se ressoude. Vous devez éviter au maximum de bouger et de porter des charges. Dean acquiesça.
- Merci. Je suis désolée que Castiel vous ait dérangé pour si peu. Je lui ai dit que ça allait mais il n'a rien voulu écouter !
- Oui, il se fait du souci pour les autres, plus que pour lui-même.
- Vous le connaissez depuis longtemps ?
- Ça va faire cinq ans, depuis …, oui cinq ans c'est ça. Et vous ?
- Un mois (s'il ne comptait pas le temps qu'il avait passé à l'observer de loin) mais on ne fait que se croiser.
- Vous vous connaissez à peine donc et il s'occupe de vous en vous envoyant ici, s'étonna le médecin.
- Oui, je dois avoir une tête à faire peur ! Dean restait pensif, pour lui Castiel n'était plus vraiment un inconnu depuis le temps qu'il l'observait mais lui l'était pour Castiel. Un parfait inconnu qu'il croisait et dont il s'occupait en le voyant en difficultés.
Le médecin était à son bureau en train de rédiger l'ordonnance.
- Vous avez l'air de quelqu'un plutôt de raisonnable mais qui se retrouve dans de mauvaises situations. Si vous voulez devenir un ami de M Novak, éloignez-vous des problèmes, il n'a pas besoin que vous lui en apportiez d'autres.
Lui en apporter d'autres, Castiel avait donc des problèmes ? Dean hocha la tête, pris l'ordonnance que le médecin lui tendait.
- Je dois commencer mes consultations, je ne vous raccompagne pas.
- Combien je vous dois ?
- C'est un service que je rends à M Novak. Au revoir et restez loin des problèmes.
- Oui, merci.
Il n'avait pas pu avoir beaucoup d'information sur Castiel mais le médecin semblait lui porter une grande estime et vouloir le protéger. Tout lui indiquait que Castiel était un homme bien, un homme qu'il voulait apprendre à connaître encore plus même s'il se sentait bien inférieur à lui. Il enviait sa vie depuis deux mois, il voulait maintenant pouvoir en faire partie. Dean rentra chez lui après être passé à la pharmacie. Il prit les comprimés contre la douleur et s'échappa dans un sommeil profond.
Son réveil fut difficile le lendemain. Il se leva doucement, son corps comme lesté de plomb, lui demandait un effort pour chaque geste à réaliser. Avala les antidouleurs avec une tasse de café et passa sous une douche chaude qui permit à ses muscles de se décontracter un peu. Les souvenirs de l'agression lui revenaient en mémoire et pour éviter de revivre ça, il concentra ses pensées sur Castiel. Il l'avait accosté pour lui parler, il lui avait raconté une part de lui, il l'avait aidé. Beaucoup de choses en peu de temps qui ne lui était plus arrivé, et qu'il avait évité, depuis longtemps. Et cet homme l'avait eu. Il l'avait observé caché dans la nuit pour ne pas s'impliquer. Sans s'en rendre compte, il s'était attaché à lui petit à petit en l'observant, d'abord sur son physique puis par son comportement et sa sollicitude à son égard. Et maintenant il avait peur car il en voulait plus mais ça allait être difficile.
Le soir même Dean arriva à son travail comme si de rien était. Balthazar lui sauta dessus.
- Tu as été voir quelqu'un ?
- Oui. Balthazar le suivi quand il prit la direction de son vestiaire pour ranger ses affaires.
- Vraiment ?, sur un ton suspicieux. Et par quel miracle ?
- On m'a envoyé consulté un médecin. Dean ne le regardait pas, il déposa son blouson et verrouilla son casier.
- Je peux te demander qui est ce « on » ? Balthazar senti Dean réfléchir quelques secondes comme pour savoir s'il avait envie de lui en parler. Il vit ses épaules se détendre et il lui raconta.
- C'est un gars que je croise tous les matins quand il part travailler et que je rentre. On discute cinq minutes ensemble. Il s'appelle Castiel et ce matin, en me voyant dans cet état, il m'a donné l'adresse d'un médecin. Balthazar était médusé, il n'en avait jamais autant appris sur Dean en aussi peu de temps et en plus quelqu'un parvenait à lui faire faire quelque chose qu'il ne voulait pas.
- Et ce Castiel a réussi à te faire consulter !, s'étonna-t-il.
- Il m'a plutôt piégé je dirais, en se retournant vers son ami mais en évitant son regard.
- Comment il a pu faire ça ?
- Il a téléphoné au médecin et lui a demandé de le prévenir si je ne passais pas le voir. Il lui avait avoué ça presque dans un murmure comme s'il avait été honteux de s'être fait avoir.
- Je suis admiratif de la présence d'esprit de ton nouvel ami. Il te connait déjà très bien, finit-il dans un rire. Et alors rien de grave ?
- Non, il m'a fait une prescription. Rien de cassé, il faut juste attendre que la douleur et les bleus passent.
- Et Castiel ? en prenant un ton appelant la confidence.
- Quoi Castiel ? en levant la tête et en fronçant les sourcils.
- Tu l'as tenu au courant ?
- Non, pas encore, je le vois demain matin. Il m'a demandé que je lui raconte ce qui s'était passé et de lui donner des nouvelles.
- Il s'inquiète pour toi ! dit-il surpris.
- Oui je ne comprends pas non plus pourquoi, en foudroyant Balthazar du regard.
- Ce n'est pas ce que je sous-entendais Dean tu le sais bien. Il hésita avant d'ajouter, Et tu vas lui raconter ?
- Lui raconter quoi ?
- Ce qui s'est passé ?, pour une fois que Dean voulait bien parler de lui, il devait en profiter. Mais il avait été trop loin, il senti Dean se refermer et lui tourna le dos.
- On devrait se mettre au travail maintenant que tu sais que tout va bien.
Dean s'éloigna de lui, Balthazar senti qu'il avait dit tout ce qu'il voulait bien partager, il n'aurait rien de plus pour l'instant. La nuit de travail se déroula sans problème, Dean était tendu quand il percevait la porte du bar s'ouvrir pour laisser entrer un homme seul mais Benny ne se montra pas. La douleur se réveilla quelque fois mais rien qui ne put rentrer dans l'ordre avec la prescription du médecin. Balthazar le força à faire plusieurs pauses dans la nuit pour éviter qu'il se fatigue trop. Au petit matin, Dean pris le chemin de la gare pour retrouver Castiel sous le regard de Balthazar. Il s'inquiétait pour Dean depuis longtemps, il savait bien qu'il n'allait pas bien même s'il affirmait le contraire mais il n'avait jamais réussi à le faire parler. Il espérait que quelqu'un d'autre pourrait arriver à le faire.
Bon vous allez croire que j'en veux à Dean, on est d'accord je m'acharne un peu sur lui ! Mais qui aime bien châtie bien.
