Chapitre 4.
Je remercie encore toutes celles qui lisent et suivent cette histoire et pour les reviews que vous laissez.
C'est lundi, voici la suite !
Le lendemain à 5h30, Castiel arriva d'un pas rapide à l'entrée de la gare, le banc était vide. Il n'était pas encore là. Il pouvait être parti en congés… et son esprit quasi automatiquement lui remis en mémoire Dean débarquant du train après avoir été frappé. Il pouvait avoir des ennuis. Ce jour-là, il se montra moins sociable que les autres jours. Il s'inquiétait, il se reprochait de s'inquiéter autant de son absence mais une boule d'angoisse s'était formé et l'écrasait au point de lui donner des difficultés à respirer. Il le verrait lundi…oui lundi, forcément, il serait de retour.
Balthazar reçu un appel sur son portable en rentrant chez lui après sa nuit de travail, les urgences avait trouvé son numéro dans le portable de Dean. La femme qu'il eut au bout du fil ne lui donna aucune indication sur l'état de son ami. Elle lui demanda seulement de venir le plus vite possible aux urgences. Il y couru et entra en trombe dans la salle de tri vingt minutes plus tard. Il se jeta sur la première personne en blouse blanche qu'il croisa, pour se présenter et en disant qu'il venait pour Dean Winchester. Une interne qui le vit entrer avec l'angoisse marquant tous ses traits le conduisit à une salle d'attente. Elle appela le médecin qui avait pris en charge ce patient.
- Docteur voici Mr Eliots, un ami de Mr Winchester, et voici le Dr Atkins, il va vous expliquer ce qui s'est passé.
- Docteur comment va-t-il ? Je ne sais rien…
- Mr Eliots, calmez-vous. Votre ami vient de sortir du bloc et doit être conduit aux soins intensifs. Il a été victime d'un accident de la voie publique. Il a été percuté par une voiture.
- Mon dieu… Son regard s'agrandi de terreur et sa voix mourut. Comment son ami pouvait avoir autant de malchance !
- Il a été pris en charge dès son arrivée aux urgences. Il a le bras gauche cassé ainsi que la jambe droite. De nombreuses ecchymoses sur le corps dues au choc et à sa chute sur la route et une hémorragie qui a pu être stoppée. Il a eu beaucoup de chances de ne pas présenter d'hémorragies plus importantes. Pour l'instant il n'est pas encore réveillé de son anesthésie. Nous devons attendre qu'il se réveille pour observer s'il présente des séquelles plus importantes.
- Je peux le voir ?
- Oui le Dr Shelly va vous accompagner, dit-il en faisant un signe de tête à l'interne.
Celle-ci lui répondit par l'affirmatif. Elle prit le bras de Balthazar et l'accompagna jusqu'à la chambre de Dean. Il le vit allongé sur le lit, relié à un tas de tubes, la moitié du corps plâtré. Il lui sembla sans vie, immobile qu'il était avec cet harnachement.
- Le Dr Atkins passera voir votre ami demain matin. Pour l'instant il est sous la surveillance des infirmières de réanimation. Vous ne pouvez pas rester longtemps aujourd'hui mais vous pourrez revenir demain. Elle attendit une réponse qui ne vint pas. Vous m'avez entendu Mr Eliots ? Il retourna un regard fatigué vers elle.
- Oui j'ai compris. Je dois téléphoner à son frère en le fixant de nouveau. Je dois l'avertir, il va vouloir venir.
Balthazar s'approcha du lit doucement. Inquiet de ce qu'il pourrait voir en s'approchant. Il l'observa un moment comme essayant d'intégrer toutes les informations qu'il avait eu et ce qu'il voyait. Il sorti de la chambre et composa le numéro de Sam qui décrocha à la deuxième sonnerie.
- Allo ?
- Sam, c'est Balthazar…
- Balthazar !? Justement je suis en train de faire mes valises. Je pars pour une semaine de repos complet pour me remettre de mes examens, et je passe chez Dean.
- …
- Balth' ? Ça va ?
- Je … Sam… je sais pas comment…
- Balthazar qu'est ce qu'il y a ?
- C'est Dean…
- Qu'est ce qui s'est passé ?
- Il a été renversé par une voiture et il est en soins intensifs. Même en le disant à haute voix il n'arrivait pas à le croire. Ça semblait tellement irréel. Sam ne perdit pas une secondes pour réagir.
- Je pars immédiatement. Je devrais arriver dans 3 heures.
- Je t'attends à l'hôpital.
Sam n'eut qu'à jeter son sac dans sa voiture et pris la direction de l'hôpital. Il arriva trois heures plus tard sur les nerfs. Anxieux de connaitre exactement l'état de son frère et inquiet de son devenir. Il avait passé la route à s'inquiéter, à s'en vouloir de ne pas avoir été là, en jurant sur son frère et sur sa chance. En arrivant dans le service des soins intensifs, il fut accueilli par une infirmière, après s'être présenté, elle lui expliqua la situation de son frère. Elle tenta de le rassurer au maximum voyant son air perdu. On ne pouvait qu'attendre son réveil. Il fut ensuite conduit jusqu'à Balthazar qui avait refusé de partir et s'était endormi dans la salle d'attente. Il se redressa en voyant Sam, en se massant le cou, courbaturé par sa position. Ils s'échangèrent une accolade, ils étaient tendus. Balthazar essaya de le rassurer en lui disant que son état était stable et lui raconta ce qu'il avait appris du médecin. Il l'accompagna immédiatement jusqu'à la chambre de son frère et le laissa entrer seul.
Sam ne put rester avec lui qu'un quart d'heure. Quand il entra dans cette chambre blanche, il eut l'impression de rentrer dans un monde parallèle. Un monde aseptisé, froid, où le seul bruit était le bip de l'électrocardiogramme. Il s'approcha de son frère doucement comme s'il avait peur que le moindre bruit vienne perturber son rétablissement. Le son de ses pas était étouffé, sa respiration rapide. C'était la pire chose qui pouvait arriver, voir son frère allongé dans un lit d'hôpital. Il se sentait petit, abandonné. Il attrapa le bord du lit, serra la barre comme pour se raccrocher à la réalité. Après un temps d'hésitation, il s'approcha de son grand frère et lui prit la main. Elle était chaude, sèche, amorphe. Il sentait les battements de son cœur dans cette main mais il n'arrivait pas à la considérer comme vivante, inerte comme il ne les voyait jamais. Son frère lui manquait, il en prit conscience quand il l'observait. Ils n'habitaient pas si loin l'un de l'autre, ils se parlaient souvent au téléphone mais en réalité il aurait voulu vivre près de lui. Etre là pour lui et inversement. Il s'assit à côté de lui sur le lit et prit le temps de l'observer. Sa jambe droite était plâtrée ainsi que son bras gauche. De nombreux bleus parsemaient son corps, sur son visage un bleu virait déjà au jaune. Sa lèvre avait été coupée et il avait une éraflure dans le cuire chevelue. Ses traits étaient tirés mais il était paisible. Il souffrirait surement le martyre quand il allait se réveiller et qu'il prendrait conscience des douleurs. Une infirmière entra et l'interpella, il devait laisser Dean se reposer. Il ne discuta pas et sorti, il se senti vidé. Il croisa les yeux de Balthazar, celui-ci attendait pour voir si Sam allait bien.
L'ambiance était lourde dans le couloir, tous les bruits étaient étouffés, les pas des infirmières amortis par les chaussons, les bips des machines et les respirateurs derrière les portes, les pleurs des familles s'écroulant sous l'angoisse de l'attente.
En fin d'après-midi, le docteur Atkins passa pour vérifier l'état de Dean. Sam en profita pour lui demander son avis. Il le rassura et lui confirma qu'il n'y avait plus qu'à attendre qu'il se réveille. Pour aujourd'hui, ils ne pouvaient plus le voir. Le mieux était qu'ils rentrent chez eux et reviennent le lendemain et c'est ce qu'ils firent. Sam passa au bureau des infirmières pour récupérer les affaires de son frère. Sam et Balthazar se séparèrent devant l'hôpital. Sam le prévint qu'il s'installait chez Dean le temps qu'il faudrait pour le remettre sur pieds. Balthazar lui promis de repasser à l'hôpital le lendemain en fin de journée avant de se rendre à son travail.
Quand Sam rentra chez Dean, il se senti comme un intrus. Il savait bien que son frère considérait qu'il était comme chez lui mais aujourd'hui il y était seul sans lui. Et ça s'était très différent. Il avala un morceau de pizza qui trainer dans le frigo et s'effondra sur le canapé devant la télévision. Le son et les images le bercèrent et s'en sans rendre compte il glissa dans le sommeil. Il se réveilla plusieurs fois dans la nuit après un cauchemar ou un sentiment d'étouffement qui le faisait sursauter. A sept heures du matin, il décida d'aller marcher pour prendre l'air et essayer de se changer les idées. Il fit le tour du quartier s'arrêta dans une boulangerie pour prendre un café, fit quelques courses dans le supermarché du coin et rentra chez Dean. Il rangea ses achats et se mit à faire le ménage. Il devait s'occuper pour tenter de contenir son angoisse et le mieux était de bouger. De toute façon, il ne pouvait rien faire de plus pour l'instant, les visites n'étant acceptées que l'après-midi. La matinée passa ainsi rapidement, Sam mangea sur le pouce un sandwich et prit la direction de l'hôpital. En arrivant il passa d'abord voir les infirmières pour leur demander des nouvelles. Trois d'entre elles regroupés dans le bureau échangées sur l'état des patients, l'une d'elles avait un regard épuisé, il l'avait aperçu la veille s'occuper du patient de la chambre voisine à celle de Dean. Les deux autres le rassurèrent, il avait passé une bonne nuit, était toujours sous sédatifs et ne s'était pas encore réveillé. Après ces informations, il alla voir son frère. Il passa devant la porte voisine, le lit était vide, dénudé de ses draps et les machines étaient débranchées. La mort avait visité les couloirs cette nuit.
- Salut Dean. Bien dormi ? Il murmurait comme si un bruit trop franc pouvait briser cet équilibre instable qui le maintenait.
- …
- A entendre tes anges gardiens, tu as passé une très bonne nuit, en s'asseyant sur le fauteuil.
- …
- Oui, elles sont plusieurs à te surveiller, autant dire que tu n'as aucune excuse pour ne pas te remettre vite sur pied. Il tentait de mettre de l'entrain dans son ton mais en s'écoutant parler il n'entendait que la tension sous-jacente.
- …
- J'ai vraiment l'impression d'être idiot de te parler comme ça. En attendant que tu me réponde, il baissa la tête et soupira. Quand les gens racontent qu'il faut parler aux personnes dans le coma car elles écoutent et que ça les aide, je crois que c'est plutôt eux qu'ils aident et qu'ils luttent contre ce silence assourdissant que leur renvoi le patient. Toi en plus tu n'es pas dans le coma, tu fais juste ton paresseux. Il sourit, je vais juste attendre que tu te réveilles pour tout te raconter.
Sam s'absenta un petit moment en prévenant les infirmières qu'il allait se chercher un café. Quand il revint, il reprit sa place auprès de son frère comme si le fait d'être prêt de lui allait le faire se sentir mieux mais ça le rassurait. Toutes ses pensées étaient tournées vers son frère. Il l'entendit gémir. Il se rapprocha et se plaça au-dessus de lui. Ses traits se crispèrent et il ouvrit les yeux en grimaçant pour les refermer presque aussitôt. Son corps ne lui répondait pas, il ne sentait plus aucune force en lui.
- Dean ? Tu m'entends ?, sa voix tendu par l'angoisse et avec un espoir ténu.
- …
- Dean ?
- Mmmh… Sam ?, il remua sur son lit ce qui lui provoqua des douleurs qui le firent gémir. Son esprit fut envahi par cette sensation qui annihilait tout le reste.
- Ne bouge pas. Tu as eu un accident assez sérieux et tu es sous sédatifs.
- Suis où ? sa voix ne fut qu'un murmure. La douleur était recouverte d'une brume qui l'engourdissait.
- A l'hôpital. Ils ont prévenu Balthazar, qui m'a appelé. Tu es là depuis hier.
- Fatigué.
- Oui, tu dois te reposer. Tu as été opéré en urgence et tu dois reprendre des forces. Je reste près de toi. Sam n'avait pas fini sa phrase qu'il avait déjà replongé dans l'inconscience.
Balthazar passa en fin d'après-midi comme promis. Sam lui dit que Dean s'était réveillé plusieurs fois dans l'après-midi mais jamais plus de cinq minutes. Ces cinq minutes lui demandaient tellement d'énergie qu'il se rendormait ensuite pendant un long moment. Balthazar en fut soulagé, il resta tenir compagnie aux deux frères pendant une demi-heure. Il en profita pour prendre des nouvelles de Sam et lui parler de Dean sans entrer dans les détails de sa vie.
- Il t'a parlé de quelqu'un ? demanda Sam innocemment.
- Pas vraiment, j'ai plutôt senti un changement dans son comportement. Il lui répondit dans un sourire. Et il m'a parlé de quelqu'un mais sans savoir qui il est pour lui.
- Castiel ?
- Oui c'est ça. Tu es au courant ?
- Il m'en a un peu parlé. Sam n'en dit pas plus, son frère n'avait pas besoin qu'il livre ses secrets mais il voulait sonder son ami le plus proche. Jusqu'où il avait pu se livrer ou qu'est-ce que les autres avaient pu remarquer ?
- Bien, j'essaye d'être là pour lui mais il ne se confie pas. Il a l'air de passer par des moments difficile mais rien n'y fait. Balthazar préféra ne pas parler à Sam des coups que son frère avait reçu. C'était quelque chose de privé et Dean déciderait de ce qu'il voudrait lui dire. Un moment après il partit à son travail, en laissant Sam et Dean comme il les avait trouvés, aussi proches que pouvait l'être deux frères.
Son frère et son meilleur ami qui s'inquiétaient pour lui, voulait le protéger et se méfiaient de ce qu'ils pouvaient dire mais maintenant ils savaient qu'ils étaient deux, qu'ils pourraient être proches pour aider Dean du mieux qu'ils le pourraient.
Sam passa son weekend à l'hôpital. Dean arrivait à se réveiller plus longtemps. Ils purent discuter et Sam lui raconta ce qu'il avait appris de son accident car Dean n'en avait aucun souvenir ce qui était normal aux dires de son médecin. La police avait fait une enquête mais pour l'instant ils n'avaient aucun témoin. Il devrait rester quelques jours en surveillance aux soins intensifs à cause de son hémorragie et des risques après son opération. Balthazar lui rendit visite le dimanche. Après lui avoir demandé comment il se sentait, il lui transmit les souhaits de bon rétablissement de ses collègues. Garth qui lui promettait de le nourrir pour les mois à venir, Jo qui lui proposait de s'occuper de son appartement, Megan qui le remplaçait au bar n'était pas pressé qu'il revienne car elle aimait son nouveau job et Jessica qui lui rendrait le service dont il aurait besoin. Il avait prévenu le boss, comme ils surnommaient le propriétaire du bar, et il lui laissait le temps dont il aurait besoin pour se remettre sur pieds.
- Et toi ?, le questionna Dean.
- Moi je viens te rendre visite, j'ai fait ma part je trouve !
- En parlant de Jessica, il faut que tu lui présente Sam. Balthazar se tourna vers Sam avec un grand sourire.
- Oui, tu as raison. Sam tu veux passer boire un verre ce soir ?
- Je sais pas. Vous essayez de me caser. Sans t'offenser Balthazar, on ne se connait pas tant que ça et tu penses que cette fille va me plaire ?
- Moi je le suppose mais ton frère te connaissant en est persuadé. Je pense que c'est clair ! Balthazar se leva, Bon je t'attends ce soir pour faire les présentations et de toute façon ça te permettra un peu de sortir. Maintenant qu'on est rassuré pour Dean, tu peux sortir et te changer les idées. Dean, à demain.
- A demain Balth' et je compte sur toi pour t'occuper de Sammy ce soir.
- Donc personne ne s'occupe de mon avis et je n'ai pas mon mot à dire, s'énerva faussement Sam.
- Oui c'est ça Sammy. Tu as assez passé de temps enfermé dans cette chambre.
Dean les regarda partir, soulagé qu'ils soient là tous les deux même s'il ne pouvait l'exprimer. Il pensa à Castiel, comme un souvenir ancien, une autre vie, une rencontre perdue. Sans leurs rencontres, il avait l'impression de perdre tout intérêt dans sa vie.
En partant de l'hôpital, Sam passa par l'appartement de Dean pour prendre une douche et se changer. Son frère avait raison, ça ne lui ferait pas de mal de sortir un peu et il pourrait surement s'amuser un peu avec Balthazar dans les environs en sachant que l'état de son frère s'était amélioré. Et il fut encore rassuré par les infirmières qui précisèrent que son frère n'avait plus besoin de rester en soins intensifs très longtemps et qu'il serait transféré en chirurgie générale en début de semaine prochaine. Il arriva au bar à 20 heures. Balthazar l'accueilli avec une grande accolade et le présenta à tous les employés, en gardant pour la fin celle qui allait à tous les coups faire chavirer Sam.
- Ah et voilà celle qui était au centre de notre conversation cet après-midi. Sam vit s'approcher une petite blonde aux yeux rieurs. Elle était habillée d'un t-shirt et d'un jean au-dessus duquel elle avait un petit tablier bleu aux couleurs de l'enseigne. En arrivant à leur hauteur elle bloqua son plateau sous le bras gauche pour lui serrer la main. Sam, je te présente Jessica, Jessica voici Sam.
- Enchantée, dans un sourire.
- Moi aussi. Il fut sous le charme instantanément. Son frère le connaissait vraiment bien en ce qui concernait ses gouts physiques mais il n'y avait pas que ça avec elle.
En parlant avec elle, Sam découvrit qu'elle faisait des études de littérature et que ce travail lui permettait de payer ses études et son studio. Elle parlait de ses études avec une passion débordante, passion que Sam ressentait aussi dans son travail et qu'il comprenait complètement. Au bout d'un quart d'heure, Jessica se fit héler par un client et elle s'excusa auprès de lui et reparti à son travail. Elle lui avait demandé des nouvelles de son frère avec une réelle inquiétude dans la voix puis s'échappa de leur tête-à-tête pour reprendre son travail. Sam l'observa encore un petit moment puis tourna la tête et tomba sur le regard de Balthazar. Il lui fit un grand sourire et un clin d'œil. Il soupira, il allait se retrouver sous le feu croisé des questions de son frère et de Balthazar. Sam lui rendit son sourire et s'assit au bar.
- Alors ?, dans un grand sourire.
- Alors ?
- On ne s'était pas trompé avec ton frère !, tout fier de lui.
Sam passa le reste de la soirée à discuter avec Balthazar, avec Jo qui était une fille énergique et discrète, Megan qui était grande gueule et tenait tête aux hommes qui l'importunait. Il n'y a que Garth qu'il ne vit pas beaucoup à cause de son activité à l'arrière du bar mais il était chaleureux et très accueillant. Ce soir-là, il rentra tard à l'appartement de Dean et avec un sourire sur les lèvres. Il avait passé vraiment une très bonne soirée et il prévoyait déjà de retourner au bar pour passer un bon moment et pour avoir un peu plus de temps pour parler avec Jessica.
Lorsque Dean fut transféré en chirurgie, l'importance des soins fut diminuée. Il se retrouva dans une chambre lumineuse et agréable. Il n'y avait plus de monitoring constant pour surveiller ses constantes vitales. L'air n'était plus chargé par l'attente inquiète. Dean commençait à reprendre des forces et sa nouvelle obsession était la gêne due à ses plâtres sur lesquels il jurait à longueur de journée. Son autre obsession, il l'avait gardé secrète jusqu'à maintenant. Sam lui en avait parlé à demi-mots, il lui avait même proposé d'aller informer Castiel de ce qui lui été arrivé mais Dean refusa. Il ne voulait pas que Castiel le voit dans cet état, il se serait encore inquiété pour lui, il ne voulait pas lui montrer encore cette figure fragile.
Le lendemain sans prévenir son frère, Sam passa devant la gare à l'heure approximative où Dean devait y arriver d'habitude, il verrait bien si quelqu'un attendait. Il ne voulait pas aller contre son avis mais Castiel avait le droit d'être au courant et Dean avait le droit que son ami sache ce qui lui été arrivé et qu'il soit à ses côtés. Il attendit, longtemps, mais personne ne s'assit sur les bancs au bas de l'escalier. Il ne vit personne s'arrêter et chercher du regard quelqu'un. Il était triste, de ne pas pouvoir apporter une bonne nouvelle à son frère et en colère contre cet homme qui semblait l'avoir oublié.
Promis dans le prochain chapitre ça s'arrange.
Je vous embrasse et merci de me lire!
