Chapitre 9
Bonsoir à toutes. Merci pour vos retours si positifs sur le match de football, je dois dire que je me suis bien amusé à l'écrire. Les choses avancent entre Dean et Castiel. Je vous laisse lire.
Le lendemain, Castiel et Dean se retrouvèrent au bar. Castiel s'assit en face de Dean, celui-ci tentait de contenir son sourire alors que Castiel le laissait apparaitre. Leurs gestes étaient emprunts de gêne et de fébrilité. Leurs regards posés l'un sur l'autre n'avaient pas vraiment changés mais ils étaient beaucoup plus appuyés et ils leur attribuaient un nouveau sens. Il ne s'était pas reparlé depuis leur baiser. Dean avait été retenu par Balthazar et Castiel était rentré chez lui. C'était la première fois qu'ils se voyaient en sachant que l'autre ressentait la même chose. Ils ne purent pas plus parler au bar face l'un à l'autre à cause des aller et venus des serveuses, de l'envahissement de Balthazar et des commandes des clients. Dean commença à s'énerver au bout d'une heure sur Balthazar qui leur rabâchait les oreilles d'histoires drôles. Castiel l'écoutait poliment en lança des coups d'œil à Dean qui fulminait de plus en plus jusqu'à envoyer valser Balthazar et le verre qu'il préparait. Il partit droit à la salle de détente, il ne pouvait plus rester face à Castiel sans le toucher ou l'embrasser. Il voulait sentir ses cheveux, caresser sa peau, gouter ses lèvres. Il tournait en rond, essayant de faire retomber la pression, il avait besoin de cinq minutes, cinq petites minutes pour oublier son envie, il l'avait réprimé jusqu'à maintenant, il pouvait se contenir encore un peu.
Ça changeait tout maintenant qu'il savait que Castiel ressentait une attirance pour lui. Il avait voulu se pencher par-dessus le bar pour lui parler à l'oreille et sentir la chaleur de sa peau près de sa bouche mais il n'avait pas osé, ne sachant pas comment Castiel vivrait la chose face aux autres. Il avait voulu attraper sa main pour sentir son cœur à travers son pouls mais il ne savait pas comment les autres auraient vu la chose. Il inspira profondément pour pouvoir retourner au bar quand il entendit la porte se fermer. Il se retourna et Castiel était là, le regardant sans oser l'approcher.
...
- Attend Balthazar je vais voir ce qu'il a.
Balthazar était parti pour voir Dean après sa réaction brusque. Il n'avait rien remarqué de nouveau, jusqu'à maintenant il discutait avec Castiel et il lui lançait de temps en temps des regards tendres mais ça ce n'était pas nouveau. Il voulait s'assurer qu'il ne se passait rien de grave mais Castiel le retint. Celui-ci prit la direction de Dean et disparu.
Castiel n'avait pas osé entrer, il le regardait depuis le couloir, caché dans l'ombre, il l'observait en train de tourner en rond et de marmonner. Il n'y avait pas longtemps qu'il avait pris conscience de ses sentiments à son égard, et c'était seulement la veille pendant le match qu'il avait remarqué son regard envieux. Il savait maintenant qu'il plaisait à Dean autant qu'il lui plaisait. Il devrait lui avouer des choses, lui parler de certaines autres mais à cet instant il était trop heureux pour se soucier de ce qui pourrait arriver. Castiel fit un pas pour entrer, Dean inspirait pour se calmer, il ferma la porte et Dean se retourna. Ils se retrouvaient maintenant face à face, seuls.
- Hey Cas' !, se sentant gêné et en faisant un pas vers lui. Non mais c'est quoi cette réparti se fustigea-t-il.
- Hey Dean, en lui souriant et en avançant d'un pas.
Et maintenant je le fais rire. Il aime les répartis, c'est sûr qu'avec un « Hey » je vais pas le garder, pensa Dean. Et en plus on n'est pas vraiment encore ensemble. Mais peut-être pas du tout, peut-être que depuis hier, je lui fais de la peine de m'être comporté comme ça avec lui et qu'il attend juste le bon moment pour mettre les choses au clair sans me blesser. ARRETE. Il souffla en baissant la tête.
- Je suis désolé je n'arrivais plus à supporter Balthazar. Dean voulait plonger dans ses yeux mais la peur de ce qu'il pourrait y voir le contraignait à regarder partout ailleurs sauf là.
- Il s'est inquiété pour toi mais je lui ai dit que je m'en chargeais. Ça va ?
- Oui. Ils étaient seuls c'était maintenant ou jamais. Juste que je repensais à hier, en avançant d'un pas, et j'aurais envie de recommencer…
- Tu veux refaire un match de football ? Dean leva les yeux vers lui complètement surpris. Il vit Castiel se retenir de rire.
- Tu n'es pas très sympa là. Tu ne sais pas à quel point c'est difficile pour moi.
Il n'eut pas le temps de se fâcher que Castiel combla le dernier espace qui les séparait et déposa ses lèvres sur les siennes. Dean senti la douceur l'envahir, il y a bien longtemps que ses baisers n'avaient pas eu cette légèreté. Il ressentait un plaisir profond qui surpassait le plaisir charnel qu'il avait recherché avec ces inconnus. Il senti la main de Castiel se poser sur son bras, lui ne pouvait pas bouger, absorbé dans ses sensations. Quand Castiel rompit le contact de leurs lèvres, il ouvrit les yeux. Il voulait maintenant se laisser envahir par son regard si calme.
- Je suis désolé, je ne voulais pas être méchant.
Dean sourit et ils échangèrent un deuxième baiser plus profond et plus long. Castiel glissa sa deuxième main dans son cou. Sentir sa peau contre la sienne brulait Dean. Il avait besoin d'air, reprendre sa respiration, il se noyait dans ce baiser, dans ses sentiments et ses sensations. Cette fois ce fut lui qui rompit le baiser.
- Je dois retourner travailler. Il fallait qu'il parte sinon il ne répondrait plus de ses gestes et il voulait bien se comporter avec Castiel. Il voulait qu'ils prennent leur temps, s'il était d'accord. Ça te gêne si les autres sont au courant ? lui demanda Dean.
- Je ne suis pas très démonstratif. Est-ce qu'on pourrait garder ça pour nous un moment ?
Dean déposa un rapide baiser sur sa bouche.
Ils retournèrent dans la salle comme si de rien était. Balthazar les surveillait de loin. Dean avait l'air d'aller bien, même très bien. Il y a longtemps qu'il ne l'avait pas vu aussi détendu. Castiel se rassit devant Balthazar.
- Gabriel n'est pas là ?
- Il a des soucis en ce moment, il a moins le temps de passer.
- Dean m'avait dit qu'il passait tous les soirs avant mais depuis que je viens je l'ai vu pour la première fois hier.
- Oui, il a dû s'absenter pendant longtemps, il revient à peine mais il n'a pas pu encore tout régler.
- Je vois, il a l'air proche de vous tous et particulièrement de Jo.
- Oui, c'est une longue histoire. Il était un très bon ami de sa mère et il connait Jo depuis qu'elle est enfant. Il a été diagnostiqué à sa mère un cancer très agressif, comme Jo était encore jeune et qu'elle ne voulait pas qu'elle échoue dans un orphelinat. Elle et Gabriel sont tombés d'accord pour qu'il la reconnaisse comme sa fille, ce qui ne fut pas difficile en l'ayant pratiquement élevé. Quand sa mère est morte, elle est restée avec Gabriel et ne l'a plus quitté depuis. Jo t'en a parlé je suppose. Castiel acquiesça, Balthazar sourit. Il nous manque quand il n'est pas là. C'est lui qui a acheté cet endroit et qui nous a engagés. Et tu vois qu'on s'entend tous plutôt très bien. Gabriel sait y faire avec les gens.
Dean et Castiel passèrent pratiquement une semaine à s'échanger des baisers volés. Dean voulait voir Castiel pendant le weekend, mais il ne pouvait pas l'inviter chez lui, il l'aurait pris comme une invitation à plus alors qu'il ne voulait pas brûler les étapes et il n'était pas sûr de savoir se contrôler. Il lui proposa de se retrouver au cinéma, ils pourraient ainsi se voir et sans ambigüité sur le but de l'invitation. Castiel accepta avec plaisir, ils se donnèrent rendez-vous pour le dimanche en fin d'après-midi et il passerait la soirée avec lui au bar pendant son service.
Le samedi Castiel passa son après-midi à l'association « Lire pour grandir ». Il retrouva un bon nombre d'enfants qu'il avait déjà croisé et deux nouveaux l'un aussi turbulent que l'autre était sage. Il avait discuté avec le responsable de l'association sur le choix des livres et les thèmes à aborder. Il était libre, le responsable le laissait faire en toute confiance grâce au travail qu'il avait fait depuis deux ans. Il aimait transmettre le goût de la lecture à ces enfants, et le plus important de leur transmettre l'habitude de réfléchir et de penser par eux-mêmes. Son après-midi passa rapidement entre les enfants et leurs parents. Il rentra chez lui après être passé prendre des plats préparés, pendant qu'il les réchauffait, il observa la vie extérieure. Les voitures qui circulaient sans relâche, les piétons qui couraient ou se promenaient, les fenêtres des immeubles qui s'éclairaient et les ombres qui paraissaient. Il pensa à son rendez-vous de demain. Dean lui avait proposé un cinéma pour éviter de créer une attente. Il lui avait dit qu'il voulait bien se conduire et faire les choses dans l'ordre. Il voulait qu'ils sortent ensemble avant d'aller plus loin. Ils se connaissaient bien sûr mais ce changement dans leur rapport pouvait peut-être, être compliqué, à gérer au début. Ils n'en avaient encore parlés à personne. Il avait envie de garder ça pour eux encore un peu. Ils se verraient dans un cadre extérieur et pourraient se comporter plus librement. Et à cette pensée, il senti une légère angoisse poindre. Il devrait lui dire demain, avant que les choses aillent plus loin, pour qu'il comprenne. Il fantasmait sa relation avec Dean hors de la réalité mais il devait se rendre à l'évidence que ça n'allait pas être aussi simple pour lui. Pour l'instant il avait répondu aux avances de Dean facilement, il s'était laissé allé, n'avait pas réfléchit à la suite et ça avait marché. Mais il allait devoir se livrer et ça le terrorisait. Il s'arracha à ses pensées, récupéra son plat et s'installa devant un film pour manger.
Dean ce dimanche matin, rentrait chez lui après son travail. Quand il passait devant leur banc, il avait toujours une pensée pour Castiel et tout ce qui les avait amenées là. Ils allaient se voir cette après-midi, ils allaient passer un moment que tous les deux et sans pression. Il dormi une bonne partie de la journée et se prépara pour son rendez-vous à son réveil.
Ils se retrouvèrent devant le cinéma. Dean l'embrassa sur la joue, en laissant leurs joues se caresser longuement. Puis quand il allait rompre le contact, Castiel le retint légèrement et déposa un baiser sur ses lèvres naturellement. Ils choisirent ensuite le film, pas de film d'auteur pour Dean et pas de film d'action pour Castiel, ils tombèrent d'accord sur une comédie. Ils s'installèrent en continuant de discuter sur le choix des films et ceux qui les avaient intéressés dernièrement. Dean ressentait une gêne au début, ne sachant pas comment se comporter avec Castiel, sortir avec quelqu'un était quelque chose de nouveau pour lui. Puis rassuré par le regard et le comportement détendu de Castiel, il se laissa aller. Il semblait à l'aise ce qui l'aida à se détendre. Pour l'instant, il n'avait rien fait d'idiot. Les lumières s'éteignirent, cette ambiance fit remonter en flèche son envie de le toucher. Il senti à côté de lui Castiel bouger pour se réinstaller confortablement, leurs coudes en contact lui procuraient des palpitations. Il se réinstalla lui aussi pour obtenir une surface de contact plus importante entre eux et il frôla sa main ce qui eut pour effet de lui faire retenir sa respiration. Il la chercha et senti Castiel tendre ses doigts pour retrouver le contact. Il caressa le dos de sa main avec son pouce en laissant glisser la sienne dans sa paume. Il ne savait pas si c'est Castiel ou lui qui tremblait. Il prit une profonde inspiration pour se calmer et tourna la tête vers lui, voyant son geste Castiel en fit de même. Ils s'observèrent un moment dans la pénombre, leurs visages éclairés seulement par la lumière de l'écran. Castiel se pencha vers lui, l'embrassa chastement et se tint face à lui, leurs visages séparés par quelques centimètres. Dean s'approcha doucement de lui, luttant entre son envie qui lui criait de l'embrasser sauvagement et sa raison qui lui dictait de l'effleurer tendrement. Sa raison le maintint le temps que sa main caresse sa joue, que son nez effleure ses lèvres et que sa bouche embrasse son cou. Il se recula pour pouvoir l'observer, Castiel les yeux à moitié fermés était immobile se laissant découvrir et tentant de contrôler son souffle. Puis Dean l'entendit pousser un soupir de désir qui fit flancher sa raison et son envie prit le dessus. Ses lèvres dévorèrent celles de cet homme qui le rendait fou. Il augmenta la pression de sa main contre sa joue et la glissa sur sa nuque pour le maintenir. Castiel se senti possédé par ce contact. Ses lèvres s'ouvrirent pour lui permettre de respirer et Dean en profita pour l'envahir. Pendant qu'ils tentaient de maintenir leur désir dans ce baiser, Dean fit glisser sa main de sa nuque à son torse, il avait envie de le caresser depuis si longtemps. Il s'arrêta sur son cœur pour sentir les battements affolés, aussi affolé que le sien. Il fit descendre sa main sur son flanc, sentant sa respiration encore s'accélérer, puis il ramena sa main à la hauteur de son cou. Ils se séparèrent, leur respiration se calmant, leur désir toujours présent mais contenu. Ils passèrent le temps du film à s'embrasser, se regarder, se murmurer à l'oreille. Quand la lumière les arracha à leur monde, ils furent obligés de rejoindre celui qu'ils partageaient avec les autres. Leurs mains depuis leur rapprochement ne s'étaient pas quittées et ils ressortir du cinéma main dans la main. Ils décidèrent de profiter de la douceur de la fin d'après-midi avant d'aller au bar. Ils coupèrent par le parc du quartier, un banc libre les attendait. C'était comme retrouver leur habitude. Castiel lâcha la main de Dean.
- Dean, je dois te dire quelque chose. Il se tenait droit, ses mains contractées, se serrant l'une l'autre. Le regard baissé et jetant des regards anxieux à Dean.
Quand il parla, il sentit Dean imperceptiblement se tendre au son de sa voix hésitante. Castiel l'avait rassuré avec son comportement, leur rendez-vous s'était bien passé. Ce qu'il avait à lui dire ne pouvait pas être si terrible. Dean tourna la tête vers lui et lui fit un signe de tête pour l'encourager mais il était inquiet.
- Ce n'est pas quelque chose qui est facile à dire. On ne se connait pas encore bien mais je dois te prévenir. Ça peut, peut-être changer les choses pour toi. Castiel fit une pause ne sachant pas comment dire les choses. Et il se lança : Je n'ai jamais couché…
- Avec un homme ! ne t'inquiète pas, je veux faire les choses bien, on prendra notre temps, le temps qu'il faudra.
- Non ce n'est pas ça. Je n'ai jamais couché… que ce soit avec un homme ou une femme.
Dean resta silencieux un instant qui parut des heures à Castiel. Comment cet homme n'avait jamais pu faire l'amour ? Il était adorable, gentil et sexy. Dean remarqua que Castiel commençait à s'inquiéter de son manque de réponse.
- Si tu t'inquiètes de ce que je pourrais penser, arrête. J'ai envie d'être avec toi et on se découvrira à notre rythme. En essayant de me mettre à ta place, je comprends que ça peut être un complexe mais je serais mal placé pour te juger au vu de ma vie.
- Je voulais que tu le sache avant qu'on aille plus loin et que tu comprennes les réticences que je pourrais avoir. Il savait qu'il devrait lui expliquer d'autres choses mais pas maintenant.
Dean se pencha vers lui et l'embrassa tendrement. Un dernier baiser avant qu'ils ne rejoignent le bar et passent la soirée à se regarder sans pouvoir se toucher.
Ceci continua quelques temps, ils ne pouvaient se voir à l'extérieur que rarement, les seuls moments qu'ils pouvaient partager c'est quand Dean prenait sa pause lors de sa nuit de travail. Mais ça ne leur suffisait plus, Castiel n'en parlait pas mais Dean devenait ronchon quand il ne pouvait pas suffisamment l'embrasser. Alors Castiel disparaissait, ne voulant pas attiser un état qu'ils ne voulaient pas faire évoluer pour l'instant pour garder leur relation secrète sans avoir à gérer les regards et les commentaires des autres.
Un soir Castiel arriva plus tôt au bar, toute l'équipe était là, les serveuses discutaient dans un coin de la salle en surveillant les rares clients, Balthazar était dans son bureau à vérifier les commandes et Garth préparait son travail. Castiel salua tout le monde d'un geste et s'assit au bar face à Dean comme à son habitude, Sam arriva quelques minutes après et s'installa à sa table pour travailler. Castiel parlait à Dean de sa journée, une alarme incendie avait retenti dans l'après-midi, les pompiers avaient débarqué mais il n'y avait pas de feu. Après une longue recherche, ils décidèrent de faire évacuer le bâtiment par sécurité et c'est comme ça qu'il s'était retrouvé dehors aussi tôt. Dean essayait de se concentrer sur son histoire mais il ne voyait que ses lèvres sans écouter ce qu'elles disaient. Il s'accouda sur le bar, il se retrouva beaucoup plus proche d'elles, Castiel mal à l'aise se recula légèrement en regardant Dean avec un air interrogateur. Puis Dean, s'approcha de son oreille pour lui murmurer qu'il avait envie de l'embrasser, Castiel ne pouvait qu'acquiescer. Le sentir si proche de lui, son souffle dans son cou lui faisait perdre tous ses moyens, un préambule à leur retrouvailles à la pause. Il était en train de tenter de garder l'esprit froid quand il senti sa main mû par une volonté propre passer dans le cou de Dean et l'attirer à lui pour déposer un baiser chaste sur ses lèvres, qu'il approfondi en prenant son temps. Il sentait le visage de Dean se réchauffer. Quand ils se séparèrent, Dean ne voyait que ses yeux, le monde extérieur n'existait plus, seulement son souffle sur ses lèvres, son odeur, la douceur de sa peau.
- Cas' ?, la voix de Dean tremblait.
- Je ne devrais pas avoir peur des commentaires de tes amis. Maintenant au moins tout le monde est au courant.
- J'en pouvais plus de ne pas pouvoir te toucher quand j'en avais envie, Dean lui sourit.
- Non. On n'a plus besoin de se cacher. Castiel se pencha et embrassa Dean, celui-ci lui caressa la joue. C'était tellement bon et naturel. Dean ne le quittait pas des yeux un sourire victorieux sur les lèvres.
Quand Castiel se retourna, il lança un regard dans la salle, leurs amis ne faisaient pas attention à eux et continuaient de parler entre eux. Il devait se faire à cette idée, il était libre ici aussi, parmi leurs amis.
Balthazar entra dans la salle, le nez penché sur une série de bons de commande. La salle était étrangement silencieuse, il releva la tête et vit Dean et Castiel s'embrasser. Il regarda Sam pour confirmer que ce qu'il voyait n'était pas une hallucination. Mais non, Sam avait un sourire immense.
Balthazar se rapprocha d'eux et apostropha Dean en lui demanda d'aller s'occuper des commandes. Celui-ci s'exécuta et laissa Castiel seul. Balthazar resta à proximité de lui, sans le questionner. Il lui avait déjà dit qu'il serait là pour lui s'il en avait besoin mais il voulait qu'il sache qu'il le considérait comme Dean. Il engagea alors la conversation sur un sujet anodin tandis que Castiel hochait la tête ou lui répondait par monosyllabes sans oser le regarder dans les yeux. Balthazar lança un regard pour surveillait si Dean les regardait, il était occupé avec un client, il en profita pour se pencher vers Castiel.
- Cas', ça va ?
- Oui.
- Dean est quelqu'un de bien mais des fois dans une relation ça peut être compliqué. Tu peux venir me voir si tu as besoin, tu le sais ? Castiel hocha la tête.
Au fil des jours, il se senti plus à l'aise pour montrer son attachement à Dean sans craindre le regard des autres. Dean sentait que Castiel était de plus en plus détendu dans cette relation et face aux autres mais il présentait toujours ces moments de recul, ces moments d'isolement où il se retirait au fond de lui, son regard qui s'assombrissait quand il n'était pas face aux autres. Dean l'avait vu assis dans le recoin d'une banquette, replié sur son monde intérieur, son regard perdu et l'animation de son corps quand Sam vient lui parler, un sourire doux qui apparait sur son visage. Un acteur capable de cacher sa tristesse et sa douleur à la plupart. Il ne l'avait pas observé de cette façon jusqu'à maintenant, essayant de réfréner son envie mais maintenant il passait beaucoup plus de temps à étudier son comportement. Il voulait tout apprendre de lui, son passée, ses pensées, ses envies, son corps. Mais beaucoup de choses ne semblaient pas encore être sur le point d'être partagés.
Voici pour ce nouveau chapitre. J'attends vos commentaires. Bises
(Je ne suis pas entièrement satisfaite de ce chapitre! En espérant avoir plus d'inspiration pour la suite.)
