Chapitre 13

Bonsoir tout le monde. Je vous remercie pour vos commentaires (Drayy et Angel woman que je ne peux pas faire en MP) et de continuer à suivre cette petite histoire.

- Castiel, j'aimerais que tu viennes avec moi. Tu n'es pas à l'aise que je sois chez toi et je ne peux pas te laisser seul. Viens chez moi, … pour quelques jours, pour le temps dont tu auras besoin.

Castiel gardait la tête baissée. Tout ce qui s'était passé cette nuit le perturbait encore. Il avait avoué à Dean son passé, il lui avait donnée toutes les clés pour le connaitre intimement et le comprendre. Il avait fait la chose qui le terrifiait le plus au monde et maintenant il se sentait perdu. Il ressentait une peur de s'être autant livré et un soulagement que Dean enfin le connaisse entièrement. Il se détacha de Dean et se dirigea dans sa chambre pour préparer quelques affaires qu'il mit dans un sac et il le rejoint dans le salon. Il avait l'impression de fonctionner comme un robot sans parvenir à réfléchir.

- Je me suis juré de ne plus être dépendant des autres, de ne plus me laisser aller pour ne pas être manipulé.

- Je ne veux pas te manipuler Castiel. Je veux prendre soin de toi… Dean s'était rapprocher mais Castiel se recula instinctivement. Même s'il s'était livré, il n'était pas encore à l'aise avec cet état de fait.

- La confiance te fait croire tout ce qu'on te dit, le manque de contact te lie au groupe et amoindri tes capacités de raisonnement.

- Tu es quelqu'un de fort Castiel, je le sais. Tu as survécu à tout ça, tu t'en es sorti. Tu sais que je ne veux pas te manipuler mais être là pour toi. Il avait l'impression que Castiel lui récitait des règles de vie qu'il s'était répété pour ne pas flancher et ceci lui déchira le cœur. Il avait évité de faire confiance aux gens et s'était isolé pour rester libre mais il s'était enfermé dans une nouvelle prison.

Castiel attrapa son sac, sans regarder Dean. Il ne voulait pas être dépendant mais il ne voulait plus être seul maintenant.

- Je suis prêt.

Castiel accompagna Dean chez lui. Celui-ci lui prépara sa chambre puis alla prendre une douche pour s'installer sur le canapé et somnoler un moment avant de partir à son travail. Castiel n'avait pratiquement pas dormi de la nuit et lui non plus. Il s'était assoupi dans la matinée mais Dean était resté éveillé pour le surveiller, il ne pouvait pas le lâcher des yeux, pour être sûr qu'il ne lui arrive rien. Castiel était resté dans la chambre de Dean, il observait les photos encadrées. Dean et son frère, avec sa mère sûrement sur une autre photo. Pas d'autres personnes. Dean s'était protégé lui aussi toute sa vie mais il avait réussi à se lier à des personnes. Il avait évolué et encore plus depuis qu'il le connaissait selon les dires de Balthazar. Lui aussi pourrait le faire, s'il lui faisait confiance, ce qui était le cas. Castiel sortit de la chambre et observa Dean qui s'était endormi sur le canapé. Il se défendait encore seulement à cause de sa peur mais il savait qu'il l'aimait, qu'il ne le quitterait pas. Il prit la décision de faire ce qu'il fallait, il lui ferait rencontrer ses médecins, il ferait tout ce qu'il faut pour s'en sortir et vivre. Il lui avait tout raconté la veille, maintenant il se trouvait bien idiot de ne pas lui avoir parlé avant.

Dean se réveilla au bout d'une heure. Castiel était assis dans le fauteuil, il suivait les informations à la télévision en buvant une tasse de café. Il se leva servi une tasse à Dean et lui apporta. Il s'assit à côté de lui sur le canapé, une distance respectable entre eux.

- Je te remercie de m'accueillir chez toi. Il avait repris une contenance et ses émotions n'étaient plus à fleur de peau.

- Tu n'as pas à me remercier. Tu en as besoin et je veux t'aider. Tu devais parler, te libérer et je suis heureux que tu l'aies fait.

- Tu as raison. Il leva son regard sur Dean. Je dois te dire que même si ça fait cinq ans que je suis parti, même si je connais leur folie, j'ai toujours une part en moi qui me juge. Je m'en suis voulu d'être attiré par toi, je m'en suis voulu de vivre ma vie librement. J'ai toujours cette image déplorable qu'ils ont gravée dans ma tête d'un garçon qui n'a pas de valeur, qui ne pourra être accepté que par cette communauté s'il accepte de se soumettre à leur croyance. Je n'ai pas adhéré à leur croyance mais leur discours pour me détruire a fait son chemin. Je voulais te parler depuis longtemps mais ma peur me paralysait. Même si, depuis ces dernières années, on m'aide à comprendre ces paroles qu'ils m'ont trop longtemps répétées, je continue par moment d'y adhérer et par me voir comme une personne qui ne peut être aimé que par eux car ils me pardonneraient mes péchés et m'aideraient à changer. Maintenant que tu sais ce qui m'ait arrivé, j'aimerais, que tu rencontres le médecin qui s'est occupé de moi. Elle pourrait peut-être t'expliquer des choses me concernant et je pourrais lui montrer que je vais mieux. Il fit une pause. Je pourrais lui dire que je suis tombé amoureux et que je vais tout faire pour vivre maintenant. J'ai trop perdu de temps et maintenant je veux agir pour avancer.

Il avait peur de la réponse de Dean. Il savait qu'il était attaché à lui mais il lui en demandait beaucoup d'un coup. Il devait accepter son passé et se faire à l'idée de son sentiment d'insécurité qui le paralysait souvent. Il sentit Dean le prendre dans ses bras. Une étreinte chaleureuse, pleine de promesses, de sentiments mélangés.

Dean n'en revenait pas, il lui avouait qu'il l'aimait alors qu'il avait passé les dernières heures à lui dire qu'il se protégeait des gens. Il lui faisait confiance, il le laisserait être proche de lui. Il voulait le protéger mais il savait que s'il s'écoutait il allait l'étouffer, exactement ce qui ne devrait pas arriver.

- J'ai envie de rester proche de toi. Je ne veux pas que tu t'éloignes parce que tu ne te sentirais pas bien. Je ferais tout ce qu'il faut Cas', en enfouissant son visage dans son cou. Il senti la main de Castiel se poser derrière sa tête et lui caresser les cheveux. Je t'aime.

Les jours suivant, Dean ne posa pas de questions, il avait seulement proposé à Castiel qu'il lui parle quand il en aurait envie. Il s'était renseigné sur internet, leurs moyens de séductions en utilisant des promesses et la flatterie. Donner aux gens l'impression d'être des élus et une persuasion qui se met en place pour affirmer la position du groupe, et enfin l'aliénation par un endettement ou un conditionnement à être de plus en plus à disposition de la secte, des règles strictes et une paranoïa en utilisant un ennemi extérieur. Tout ceci paraissait incroyable vu de l'extérieur, comment les gens pouvait croire en de telles choses et y adhérer pendant aussi longtemps.

Castiel et lui avaient pris de nouvelles habitudes. Dean dormait sur le canapé et lui avait laissé sa chambre. Ils se croisaient le matin, quand Dean rentrait et Castiel partait au travail, pour prendre leur petit déjeuner. Dean respectait son espace, il ne voulait pas l'étouffer, il ne se rapprochait de lui que pour lui déposer un léger baiser sur les lèvres ou le prendre dans ses bras. Castiel lui annonça un matin qu'il avait pris contact avec la psychiatre qui l'avait suivi. Il la voyait maintenant depuis cinq ans, depuis qu'il s'était enfui. Il lui avait tout raconté, ses parents, la communauté, ses frères et sa sœur. Son sentiment de culpabilité, son sentiment d'échec, ses peurs. Elle savait tout de lui et l'avait aidé à se reconstruire petit à petit. Il voulait lui présenter Dean, lui montrer qu'il avançait, que tout s'améliorait pour lui et qu'il arrivait maintenant à se lier à des gens.

Ils étaient assis dans la salle d'attente du cabinet médical. Dean était tendu, il avait dit à Castiel qu'il voulait faire bonne impression et tout ce qu'il arrivait à montrer c'était ce costume qui le mettait mal à l'aise et le tremblement de ses mains.

- J'aurais pas dû m'habiller comme ça, sa voix était tendu.

- Elle se fiche de la façon dont tu es habillé.

- J'ai l'impression de devoir rencontrer ta mère. Dean serra les lèvres. Merde, je suis désolé.

- Ne t'inquiète pas. J'ai par moments l'impression de la considérer de cette façon aussi. Castiel glissa sa main dans celle de Dean et la serra. Dean souffla pour se forcer à calmer son angoisse et la porte s'ouvrit.

- Une femme d'une quarantaine d'années les introduit dans son bureau et referma la porte derrière eux.

- Castiel, vous me présentez ?

- Oui, Dr Mills, voici Dean, mon petit-ami. Dean regardait Castiel, l'entendre l'appeler ainsi fit fondre une partie de ses appréhensions.

- Dean, voici le Dr Mills, qui m'a sauvé. Le docteur lui sourit et serra la main à Dean.

- Castiel, vous vous êtes sauvé vous-même, j'étais juste là pour vous mettre sur la voie. En posant son regard sur Dean, et je suis heureuse de voir où ça vous a mené.

Elle les invita à s'assoir et en fit de même derrière son bureau. Dean remarqua sa douceur, son regard passait de l'un à l'autre avec une extrême bienveillance. Son bureau simple mettait à l'aise et ajoutait à son image de professionnalisme.

- Vous commencez à vous épanouir Castiel.

- Oui et je le dois en parti à Dean. Castiel attrapa la main de Dean et la serra dans la sienne. Il m'a aidé à aller vers les autres et grâce à lui, j'ai maintenant des amis.

- Mais il n'a pas fait ça tout seul. Vous avez pris le risque de vous attacher à lui et de lui parler.

Dean sourit. Il était fier de lui, fier de connaître son évolution.

- Castiel vous a invité à venir partager une séance avec lui. Ceci signifie qu'il vous fait assez confiance pour se livrer devant vous, et je pense qu'il attend la même chose de vous.

Dean regarda Castiel, celui-ci lui sourit tendrement.

- Je ne sais pas quoi vous dire. Je ne suis pas très à l'aise pour parler comme ça. Mais avec tout ce que j'ai appris récemment je ne peux qu'être fier de lui. Et je veux être là pour lui.

La thérapeute sourit.

- Et où en êtes-vous Castiel ?

- Je lui ai parlé de ma famille, de la communauté. Le regard de Castiel se fit fuyant comme souvent quand il abordait le sujet, même avec elle. Tout ceci est très récent.

- Je sais que vous avez peur. Dean semble prêt à faire tout ce qu'il faut. Prenez le temps mais parlez-lui petit à petit.

Dean, assis dans l'angle du canapé, tenait Castiel dans ses bras, sa tête reposant dans le creux de son épaule. Il l'observait tandis qu'il lisait. Il mémorisait le grain de sa peau et la couleur de celle-ci, la douceur de ses cheveux entre ses doigts et il repensait à tout ce qu'il avait appris sur lui.

- Tu as déjà cherché à les revoir ? Castiel tourna lentement la tête vers lui et reposa sa joue contre son torse, en laissant tomber son livre. Il inspira lentement avant de répondre.

- Au début oui. Je suis retourné aux alentours de la communauté pour essayer de les voir sans être vu. Mais ça me torturait trop, j'en étais presque à vouloir les rejoindre pour reprendre une place simple. Un rôle qu'on te donne et pour lequel tu n'as pas besoin de réfléchir. Castiel poussa un soupir. Mais je me suis renseigné sur eux.

- Comment tu as fait ?

- Par l'intermédiaire des vendeurs. Les personnes complètement dévouées à leur cause sont libres de sortir pour faire des courses et rechercher de nouveaux adeptes. Les personnes à qui j'ai pu m'adresser m'ont parlé de personnes toujours correctes. J'ai bien essayé de savoir qui venait les voir et d'épier ceux qui passaient mais ça n'a jamais été mes frères ou ma sœur.

- Et tes parents ?

- Ils n'ont pas à recevoir une inquiétude de ma part ou un moindre comportement de compassion. Ces paroles tranchantes n'étaient pas habituelles dans la bouche de Castiel.

- Comment sont tes frères ? Castiel se resserra contre Dean, son regard perdu dans ses souvenirs.

- Luc est le plus âgé, il doit avoir maintenant près de quarante ans. Quand j'étais petit je le craignais, il ne m'a jamais fait de mal mais il a une aura, une prestance qui t'écrase quand tu te retrouves face à lui. Il a vécu de front tous les changements religieux de nos parents et je crois qu'en étant baigné dans cette folie, il a développé une obéissance aveugle pour nos parents et un délire mystique quasiment. Il nous a inculqué l'obéissance à nos parents et à Dieu.

- Il n'a jamais été affectueux avec vous ?

- Nos parents ne lui ont pas appris. C'est différent avec Gadreel, il est effacé et il obéit aveuglément à Luc. Ils ont été les seuls enfants pendant longtemps, Luc est forcément devenu sa référence. Quand j'étais enfant, eux étaient scolarisés. Nous avons passé moins de temps ensemble. Et même si je crains Luc, je ne suis pas aussi dépendant de lui que Gadreel. J'ai été élevé dans le protestantisme. La folie n'avait pas encore atteint nos parents même si elle couvait. Quand nos parents parlaient de Dieu et du but de nos vies à le servir, je ne comprenais pas tout alors que Luc et Gadreel étaient en âge de comprendre. J'ai eu l'impression de jouer à être un enfant obéissant aux règles saintes alors que je ne croyais en rien. Tout ce qu'ils me disaient sonnait creux en moi alors que je voyais la dévotion faire briller leurs yeux quand ils parlaient de leur foi. Je me suis longtemps demandé si j'étais normal de ne pas arriver à croire, de ne pas comprendre combien ce Dieu pouvait être magnifique et que nous devions combattre pour lui. Je ne me suis jamais senti à ma place dans ma propre famille. Castiel semblait presque détaché, à analyser le comportement de sa famille.

- Et ta sœur ?

- J'ai toujours voulu la protéger. Elle a été élevée un peu à part, une fille ne reçoit pas la même éducation qu'un garçon. Ça sert surtout à les garder dépendantes de leur famille et de leur mari. Dean souffla en secouant la tête.

- Ça me parait tellement incroyable, ta mère est docteur et elle refuse une éducation à sa fille.

- Sa fille n'avait pas besoin de faire des études pour adorer Dieu et servir son mari. Elle s'est beaucoup occupée de Samandriel quand il était bébé. Il était adorable mais il n'a pas eu de chance en grandissant dans cet endroit.

Dean vit les yeux de Castiel se voiler, il s'en voulait. Il s'en voudrait encore et toujours d'avoir abandonné son petit frère. Il ne pouvait que le comprendre, comment il aurait vécu s'il avait abandonné Sam.

- Tu as une idée de ce qu'ils ont pu devenir ?

- Des adeptes bien obéissants ! Qu'est-ce que tu veux qu'ils soient devenus ? Castiel se redressa et fit face à Dean.

- Je suis désolé Cas'. Tu n'as pas espoir que l'un d'entre eux ait ouvert les yeux ?

- La seule en qui j'avais espoir c'était Anna… Après ça, je n'y ai plus cru.

Dean s'avança et déposa sa main sur la joue de Castiel, il fit glisser ses doigts pour caresser sa peau et déposa un baiser sur son front. Puis il baissa la tête.

- Je dois t'avouer quelque chose. Castiel le regardait, il avait toute son attention. Tu te souviens de notre rencontre à l'entrée de la gare. Castiel sourit à l'évocation de ce souvenir. Dean le regarda dans les yeux. Quand tu m'as regardé la première fois, je t'observais depuis plusieurs jours, ça faisait un mois en vérité que je t'attendais tous les matins. Il lui sourit en avouant son comportement.

Castiel était surpris, il pensait que leur regard s'étaient croisés par hasard mais il l'avait observé. Il avait attendu qu'il fasse le premier pas.

- Je mentirais si je disais que je n'étais pas intéressé par ton physique, mais ce qui m'impressionnait le plus c'était cette force et cette douceur qui se dégageait de toi. Tu affrontais la vie avec un comportement confiant et un regard doux. Moi qui étais perdu, qui refusais de m'attacher, en un regard tu m'as réveillé, tu m'as redonné confiance. On avait à peine échangé quelques mots que je faisais fasse à mes démons. Tu m'as permis de vivre de nouveau.

- Et depuis, tu as découvert l'être brisé que je suis, lui répond-il avec un sourire triste. Dean caressa sa joue.

- J'ai découvert que tu pensais n'être qu'un être brisé alors que tu as réalisé beaucoup de choses et que tu as permis à d'autres de s'améliorer. Quand nous sommes devenus amis, tu m'as aidé sans le savoir à me lier aux gens. Et il n'y a pas que moi que tu as aidé, je pense aussi à ces enfants dont tu t'occupes. Tu as du mal à gérer ton passé mais ton expérience t'as permis d'aider des gens autour de toi, et peut être que ces enfants à qui tu apprends à avoir un regard critique se laisseront berner moins facilement par des gens sans scrupules.

Dean le prit dans ses bras, le serrant contre lui, voulant d'une étreinte le reconstruire. Mais il serait là, pour lui, quoiqu'il se passe.

Quand il sortait de chez lui maintenant, Dean avait l'impression de jouer un rôle. Tout allait bien, il filait le parfait amour avec un homme qui avait été détruit par sa famille, qui s'en voulait à mort car il n'avait pas pu sauver sa sœur et son petit-frère. Mais tout allait bien. D'un autre côté son travail lui permettait de penser à autre chose et de retrouver des plaisirs simples. Ces plaisirs allaient revenir avec Castiel mais ils avaient besoin d'un moment pour digérer tout ça. Noël approchait, ça allait surement être difficile pour Castiel de passer cette période loin de sa famille même si c'est ce qu'il faisait depuis cinq ans. Dean avait décidé de lui occuper l'esprit, il lui proposerait des sorties, faire un tour au marché de Noël, des repas avec Sam et Jessica. Ils l'entoureraient et tout se passerait bien.

Quand il arriva au bar, Balthazar était déjà au travail. Il déposa ses affaires et comme à son habitude Balthazar vint lui parler.

- Ça va Dean ?

- Oui et toi Balth' ?

- Bien, et avec Castiel c'est toujours le grand amour ?

- Oui, plus qu'hier et moins que demain comme on dit. Et toi Balth', ton âme sœur ?

Balthazar eu un temps d'arrêt, c'était bien la première fois que Dean s'intéressait à sa vie.

- Mon âme sœur, il sourit, je l'attends. Pour l'instant je m'amuse.

- Je vais te dire quelque chose que tu m'aurais dit : Si tu as peur, c'est que c'est la bonne personne. Celle qui est faite pour toi.

- Je reconnais bien là toute ma sagesse.

Balthazar ignora l'amertume qui envahi son cœur en parlant avec Dean. Il regagna la salle tandis que Dean partait chercher une caisse de bouteilles. Une demi-heure après Gabriel arrivait avec Adam sur ses talons. L'air se remplit immédiatement d'électricité. Gabriel s'assit au bar comme à son habitude et Adam à une table. Balthazar lança un regard interrogateur à Gabriel.

- Il est de mauvaise foie, dit-il dans un rire.

- Moi de mauvaise foie !, le ton d'Adam était nerveux. Si moi je suis de mauvaise foie, toi tu es quoi alors ? Adam avait les poings serrés pour tenter de garder son calme et Balthazar le voyait trépigner.

- Je suis celui qui est incompris, Gabriel continuait de regarder Balthazar en souriant. Celui-ci n'était pas sûr qu'Adam reste tranquillement à se faire ridiculiser sciemment par Gabriel devant un de ses amis.

- Si c'est comme ça. Adam se leva et sorti du bar sans un mot en claquant la porte.

- Qu'est-ce que tu lui as fait Gabriel ?, demanda Balthazar en s'appuyant au bar face à lui.

- Rien de grave, en soupirant, mais il n'est pas très amusant.

La porte du bar s'ouvrit à la volée. Adam entra dans le bar d'un pas décidé et agrippa Gabriel par le bras pour le faire se retourner vers lui. Il l'attrapa par la nuque et plaqua ses lèvres contre les siennes. Ils échangèrent un baiser dur empli de colère et d'envie.

- On s'expliquera ce soir, lança Adam avant de reprendre la direction de la porte.

- Encore des promesses ! Une fois Adam parti Gabriel avec un grand sourire, se retourna vers Balthazar. Voilà, il va penser à moi toute la soirée, il va m'engueuler quand je vais rentrer et notre réconciliation sera torride.

- Tout ça pour ça ? Tu peux pas simplement lui demander des échanges plus … passionnés ?

- Et tu fais ça comment toi ?

- Je lui parlerais directement, je ne jouerais pas avec lui. Tu ne peux pas faire ça Gabriel. Vas t'excuser, immédiatement. Gabriel souffla en marmonnant mais s'exécuta.

- Je sais même pas pourquoi je t'écoute.

- Parce que tu sais que tu as mal agis et que tu ne voudrais pas que quelqu'un se comporte de cette façon avec toi.

Gabriel sortit du bar et laissa Balthazar et Dean qui arrivait.

- Je suis impressionné de la facilité avec laquelle tu arrives à lui faire faire ce que tu veux !, lança Dean en déposa une caisse de bouteille sur le comptoir.

- Non, c'est juste que parfois il écoute ce que je dis et qu'il est d'accord, se mit à rire Balthazar.

- Oui ça doit être ça.

Voila. On en apprend un peu plus sur Castiel. Les choses vont tranquillement rentrer dans l'ordre. Je vous embrasse, à très vite.