Chapitre 14
Noël approchait. Gabriel passait ses soirées avec Adam. Il lui avait parlé de sa maladie, lui avait expliqué et Adam lui avait proposé d'en faire un article pour en parler. Il lui avait raconté ses difficultés pour gérer ses émotions, ce sentiment d'être perdu dans la compréhension des émotions des autres. La libération quand on pose un diagnostic sur l'incompréhension puis le cheminement vers une amélioration. Mais tout ceci est vécu par les amis et la famille aussi et c'est ce qui est souvent oublié quand on parle de la maladie. Certains s'éloignent ne comprenant pas les réactions et ne prenant pas le temps de chercher à comprendre et d'autres comme Balthazar, se renseigne, parle avec lui, rencontre les médecins et sont au jour le jour l'épaule sur laquelle on peut se reposer. Il avait ainsi demandé à Balthazar de parler à Adam. Ils s'étaient retrouvés chez Balthazar un après-midi, seulement tous les deux pour qu'il se sente de parler librement.
- Depuis combien de temps vous vous connaissez avec Gabriel ?
- Un peu plus de dix ans.
- Et depuis dix ans, vous ne vous êtes pas perdu de vue.
- On ne s'est pas quittés. En fait pour tout te dire, on est sorti ensemble quand on s'est rencontré. Une part de notre séparation était due aux troubles de Gabriel.
- Je ne savais pas.
- Non et ce n'est pas important. On est amis depuis et rien ne peut changer ça. Adam hocha la tête, il n'était pas là pour parler de la vie de Balthazar, il s'intéressait à Gabriel.
- D'après ce que m'a dit Gabriel, tu l'as beaucoup aidé depuis qu'il a appris ce qu'il avait.
- Oui. Je l'ai connu quand il était sujet à des changements d'humeur sans savoir que c'était une maladie. Il pouvait tourner en boucle sur une idée pendant des jours. Quand tu ne sais pas ce que c'est, tu penses qu'il a un caractère de chien, qu'il est complètement centré sur lui sans être capable de tenir compte des émotions des personnes qui l'entourent. C'est un de nos voisin qui a osé m'en parlé. Il lui semblait reconnaitre des comportements que sa sœur présentait. Il m'a encouragé à accompagner Gabriel à consulter. Adam continua une bonne partie de l'après-midi à lui poser des questions sur ce qu'il observait, comment il comprenait ce que vivait Gabriel et ce qu'il faisait pour l'aider.
Castiel était revenu chez lui. C'était la première fois depuis qu'il avait tout avoué à Dean, qu'il lui avait raconté son passé et sa famille. En entrant dans son appartement, la première impression fut le froid, non pas la température mais le froid qui se dégageait dû au manque de couleur et de décoration. Tout lui semblait tellement silencieux. Chez Dean, Castiel avait l'habitude de le voir évoluer dans son environnement et son appartement semblait toujours vivant. Il était revenu chez lui pour récupérer quelques affaires mais il ne traina pas, il n'avait qu'une envie qui était de retrouver la chaleur accueillante chez son ami.
- Je suis retourné chez moi pour récupérer des affaires. Je crois que je vais repeindre les murs pour que ce soit un peu plus chaleureux.
Castiel était en train de cuisiner et Dean le regardait faire. Il évoluait librement, à l'aise dans son appartement et avec lui. Ça lui avait manqué tout ce temps qu'il passait chez lui quand il était sorti de l'hôpital mais maintenant c'était encore mieux. Castiel vivait avec lui. Ça s'était fait comme ça et naturellement ils avaient pris leurs habitudes à deux. Il dormait encore sur le canapé et son dos commençait à le rappeler à l'ordre certains matins mais il ne voulait rien brusquer et ce qu'il avait pour l'instant le satisfaisait totalement. Ils discutaient ou passaient du temps ensemble sans parler. Ça ne les gênait ni l'un ni l'autre. Castiel se livrait par moment quand il avait besoin de parler à quelqu'un d'autre qu'au Dr Mills. Le soir ils partaient ensemble au bar et il rentrait quand il commençait à y avoir trop de monde. C'est pourquoi quand Castiel parla de repeindre son appartement Dean ne compris pas de suite où il voulait en venir.
- Je ferais ça un weekend, comme ça je pourrais libérer rapidement ta chambre.
- Tu veux faire quoi ?
- Repeindre mon appart avant d'y retourner. Je ne veux pas abuser plus longtemps de ton hospitalité.
- Tu…tu veux vraiment retourner chez toi ? Ce n'est pas trop tôt ? Le vrai problème n'était pas que ce soit trop tôt mais qu'il ne pourrait plus revenir à sa vie d'avant, sans Castiel matin et soir avec lui.
- Je ne sais pas…
- Ecoute Cas', si tu veux retourner chez toi parce que tu n'es pas à l'aise, que tu t'y sens mieux, je peux le comprendre. Mais si tu pars parce que tu ne veux pas me gêner, tu te trompes. Tu peux prendre le temps de réfléchir… et tu pourrais peut être penser à rester ici ? On s'entend bien, on peut se voir plus longtemps et ce qui ne gâche rien, tu cuisine plutôt bien. Dean qui avait pris son visage dans ses mains lui sourit et l'embrassa. Prends le temps de réfléchir d'accord. Tu n'es pas pressé.
- D'accord.
Ils n'en reparlèrent pas de la soirée mais Castiel n'arrêta pas d'y penser. Lui aussi il aimait vivre avec Dean mais pour l'instant ça se résumait plutôt à de la cohabitation. Dean en attendait peut être plus de lui, même si il lui affirmait le contraire. Il ne voulait pas le gêner. Et il doutait fortement qu'un coup de peinture lui donne envie de retrouver son ancien appartement. Il était devenu synonyme de prison et de passé pour lui. Il ne se voyait plus vivre là-bas s'il voulait avancer.
En rentrant du bar ce soir-là, il s'était couché rapidement mais il eut du mal à dormir. Il entendit Dean rentrer, il regarda le réveil qui indiquait 6h00. Le weekend, quand il ne partait pas au travail, il l'écoutait faire son rituel. Il ouvrait le frigo pour prendre un verre puis il passait devant sa chambre pour aller prendre une douche avant de se coucher sur le canapé, certains matins il zappait un quart d'heure avant d'éteindre la télévision et de s'endormir. Ce matin Dean se dirigea directement vers la salle de bain, il l'entendit souffler, sa nuit avait dû être difficile. L'eau se mit à couler, il voulait continuer d'entendre son petit rituel, il voulait le voir tous les matins et tous les soirs. C'était une évidence. L'eau s'arrêta de couler, il se leva et ouvrit la porte. Il vit sa main trembler en la posant sur la poignée. Dean ouvrit la porte de la salle de bain sans faire de bruit et avança dans le couloir. Castiel sorti de la chambre et le vit, en boxer et tee-shirt, la tête baissée sous une serviette en train de se sécher les cheveux. Il senti son souffle se perdre dans sa gorge. Dean releva la tête en sentant une présence.
- Désolé, je t'ai réveillé. J'avais besoin d'une bonne douche pour me défaire de cette nuit, la voix un peu éraillée à cause de la fatigue.
- J'étais réveillé, je t'attendais. Dean retira la serviette qu'il avait autour du cou. Il avait réfléchit, il allait lui dire qu'il le quittait. Je t'aime et je crois qu'il est temps que les choses évoluent. Castiel fut étonné de la facilité avec laquelle il avait parlé. Il sous-entendait beaucoup de choses dans ces quelques mots. Il lui disait qu'il l'aimait, chose qu'il n'avait jamais dite de sa vie, et qu'il en voulait plus.
Dean le regardait sans comprendre. Castiel avança vers lui et l'embrassa, un baiser profond pour lui faire comprendre toute son envie. Dean ne bougeait pas, il se laissait faire. Castiel avait posé ses mains sur ses hanches, il se rapprocha un peu plus de lui. Ça faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas autant touché et avec autant d'envie. Quand Castiel se recula, Dean le regardait de façon inquiète en tentant de contrôler son envie.
- Tu es sûr que … Castiel l'embrassa de nouveau pour le faire taire et attrapa son poignet pour l'entrainer dans la chambre.
Quelques jours plus tard, Dean avait réussi à décider son frère et Castiel à venir faire un tour au marché de Noël. Son frère avait rouspété car il allait perdre une après-midi de travail et qu'il devrait prendre sur son temps avec Jessica pour la rattraper. Dean lui avait cloué le bec en lui disant qu'il était en retard sur son quota de temps à passer avec son grand-frère et à cette raison invoquée, Sam arrêta de discuter. Pour Castiel se fut plus simple, il suivait le mouvement et quand Dean proposa cette sortie, il fut d'accord.
C'est comme ça qu'ils se retrouvèrent à flâner entre les étals, mangeant des marrons chauds, goutant un verre de vin chaud pour lutter contre le froid, discutant sur l'utilité de toutes ces décorations. Dean et Sam étaient en train d'essayer des paires de gants tandis que Castiel avançait en détaillant les pâtisseries. Il pourrait essayer une fois rentré chez Dean, chez eux il devrait dire maintenant. Ils avaient pris de nouvelles habitudes en vivant ensemble et en se rapprochant. Ils partageaient maintenant le même lit. Dean comme à son habitude avec lui, avait été patient et adorable. Il ne l'avait poussé en rien, et ne faisait que répondre à ses avances en lui demandant toujours plusieurs fois son accord. Et Castiel avait partagé enfin une communion parfaite avec lui. Et quand il était dans ses bras, dans la pénombre de leur chambre, il lui parlait, plus facilement, lui racontait son enfance, des souvenirs plus ou moins joyeux. Et Dean l'écoutait, lui posait des questions, le consolait quand il en avait besoin. Ils partageaient des fous-rire, ce qui ne lui était plus arrivé depuis longtemps et il en avait mal au ventre de rire aux idioties de celui qu'il aimait. Il repensa à leur première fois, il avait fait le premier pas, même s'il était terrifié avant de parler, une fois qui lui avait dit qu'il en voulait plus, tout avait été plus simple. Dean avait un peu résisté, voulant qu'il prenne le temps de réfléchir pour faire au mieux mais de se retrouver tous les deux allongés sur son lit, lui avait fait vite oublier ses inquiétudes. Ils avaient partagés un moment intense et il n'avait jamais connu un tel bonheur. Perdu dans ses souvenirs chaleureux, il continuait d'avancer dans les allées, jusqu'à ce qu'il entende cette voix. Une voix jeune qui parlait de rédemption, qui parlait de Dieu et de l'importance de le rechercher. Il se senti comme hors de son corps, il se voyait avancer sans parvenir à s'arrêter. Il avança d'un pas, trois silhouettes cachées par la foule. Un autre pas, la voix était plus claire, un pas de plus et il les vit.
Dean appela Castiel, ils ne l'avaient pas vu depuis un moment, il le surveillait du coin de l'œil mais il l'avait perdu. Sans savoir pourquoi, il sentit l'angoisse l'envahir. Il tenta de se raisonner, Castiel était adulte, il n'avait pas besoin de le surveiller comme le lait sur le feu quand il se promenait mais c'était plus fort que lui. Il laissa en plan Sam pour commencer à faire le tour des allées et le rechercher. Il fut soulagé quand il le reconnu de loin et accéléra le pas pour le retrouver. Quand il arriva à sa hauteur, il se rendit compte de la rigidité de son corps, de son regard apeuré et de ces trois hommes qui le dévisageaient.
Castiel était figé, son esprit ne répondait plus mais il sentait son corps réagir comme si celui-ci l'aider à rester ancré dans la réalité. Sa gorge se serrait à en étouffer, son cœur cognait, tout son corps était crispé. Le temps s'était suspendu. C'était lui ? C'était eux ? Depuis tout ce temps. Et ils le regardaient, presque aussi troublés que lui, et le plus jeune sourit. Son esprit se remis à fonctionner à ce moment, il le reconnu vraiment et il ne parvenait pas à détacher son regard de lui.
Il ne se rendit pas compte immédiatement que Dean l'avait rejoint et se tenait à côté de lui. Il ne sentit vraiment sa présence que lorsque qu'il glissa sa main dans la sienne et que le son de sa voix arriva à ses oreilles.
- Cas' tout va bien ? Il ne bougea pas, son visage était livide.
- Tu nous présente Castiel ? cette voix qu'il n'avait plus entendu depuis cinq ans, transpirait toujours autant d'arrogance. Tu es devenu bien impoli petit frère.
Dean tourna lentement la tête vers eux, choqué.
- C'est eux, marmonna Dean.
- Je vois qu'il t'a parlé de nous. Je suis touché qu'il ne nous ait pas oubliés. Un sourire mauvais s'étira sur ses lèvres. Je suis Luc, le frère aîné de Castiel, voici Gadreel, en indiquant le deuxième homme en retrait, et Samandriel, en posant sa main sur l'épaule de son frère qui se tenait devant lui.
Luc était méprisant en s'adressant à Castiel, alors que Gadreel le regardait avec peur et Samandriel avait un léger sourire et un regard dédaigneux.
- Castiel vient, on s'en va.
Castiel nota que la voix de Dean était douce comparé aux leurs mais il ne bougea pas. Ses frères étaient là, devant lui. Les voir et se retrouver face à eux par hasard le perturbait mais ce qui le troublait le plus c'est qu'il n'arrivait pas à reconnaitre Samandriel. Ses traits enfantins n'avaient pas disparus mais il semblait tellement dur. Il n'arrivait pas à se détacher de ce regard, les reproches qu'il s'était fait, il les lisait maintenant dans le regard de son frère.
- Tu n'as pas honte de pervertir notre frère, lança Luc en s'adressant à Dean. Ses frères l'accusait de l'aimer alors qu'eux l'avaient martyrisé toute leur vie. Luc se tourna vers Castiel, Mon frère, tu as désobéit à Dieu, tu devras en payer le prix et te racheter. On te ramènera avec nous Castiel. Cette phrase sonna comme une sentence aux oreilles de Dean.
- Ne vous approchez pas de lui, Dean passa son bras sur le torse de Castiel pour faire barrage. Il devait le protéger, après tout ce que Castiel lui avait raconté, tout ce qu'il avait fait, il n'allait pas l'abandonner à sa famille.
- Dean, Cas'. Sam arriva, il avait vu de loin la scène, il ne savait pas ce qui se passait mais ils semblaient tous très tendu. Dean commençait à s'énerver et Castiel était amorphe.
- Aide moi à emmener Cas'. Dean tira sur le bras de Castiel pour le forcer à faire demi-tour mais celui-ci se détacha de sa prise.
- Je suis désolé Samandriel …, sa voix blanche, donna un frisson à Dean. Il semblait tellement loin de lui à ce moment.
- Tu es désolé d'avoir fait honte à ma famille, il posa son regard sur Dean, mais je vois que tu continues à te complaire dans tes vices.
Son petit-frère, qu'il avait échoué à sauver, était devenu comme eux. Et c'était à cause de lui.
Il senti Dean l'attraper une nouvelle fois par le bras et Samandriel sorti de son champ de vision. Sam l'attrapa par l'autre bras et ils partirent, encadrant Castiel et le retenant pour l'aider à marcher. Il sentait que ses jambes ne le portaient presque plus, s'ils n'avaient pas été là, il se serait effondré et serait mort sur place, écrasé par la honte, la douleur et la tristesse.
Ils étaient maintenant chez Dean, le retour s'était fait en silence. Sam lançant des coups d'œil à Castiel, puis jetait un regard à son frère quand celui-ci surprenait son regard. Castiel semblait marcher sans se rendre compte du monde environnant, Dean le soutenant par le bras. Il s'était installé avec Castiel sur le canapé et n'avait pas repris conscience de la vie alentour.
- Est-ce que je peux savoir ce qui se passe maintenant ?, Sam osait à peine poser cette question, assis face à eux.
Dean jeta un coup d'œil à Castiel, celui-ci ne bougeait toujours pas. Il souffla et secoua la tête. Il ne pouvait pas prendre la décision pour lui.
- Cas' ? Castiel se rapprocha de Dean, prit sa main dans la sienne et cacha son visage dans son cou. Il voulait bien que Dean raconte son histoire mais il voulait se protéger pendant que Sam apprendrait son passé.
Alors Dean raconta pratiquement tout ce que Castiel lui avait dit. Il apprit à Sam, sa famille, la communauté, sa fugue. Sam l'écoutait sans poser de questions.
- Et c'était ses frères ? Dean venait de se taire, il hocha la tête. Il ne les avait pas vus depuis cinq ans ? Il hocha de nouveau la tête. Castiel je suis désolé.
Qu'est-ce qu'il pouvait lui dire de plus ? Il était abasourdi par ce qu'il venait d'apprendre, il n'avait pas soupçonné tout ça.
- Et tu sais depuis combien temps Dean ?
- Il y a un mois à peu près que Castiel a commencé à en parler. Il sentit Castiel se resserrer contre lui. Il avait envie de pleurer, d'extérioriser cette souffrance qu'il ressentait pour Castiel mais il sentait aussi la colère non loin, prête à jaillir. Il devait se montrer fort, être inébranlable pour qu'il puisse s'appuyer sur lui.
- Cas' ? Tu as prévenu la police concernant cette secte.
Celui-ci se détacha de Dean, s'assit face à Sam. Il devait reprendre le contrôle.
- J'ai … j'ai vu un médecin qui m'a conseillé d'aller les avertir concernant les méthodes de cet endroit. Je leur ai tout raconté.
- Et ?
- Et tu as l'impression que ça les a arrêtés ?, répondit-il d'une voix tranchante. Ils se cachent derrière le droit à la liberté de culte.
- Mais ce n'est pas une religion !
- Non mais la loi est floue sur la définition d'une religion et ceci les aide à exister.
Sam les laissa au bout d'un moment, ils avaient besoin de se retrouver seuls pour que Castiel puisse reprendre pieds et pour parler librement à Dean.
- Cas' comment tu vas ? Castiel leva son regard sur lui, Dean ne put y lire que du désarroi.
- Je ne sais pas vraiment,… Il avait l'impression que ce n'était pas réel et quand il y repensait, il revoyait le regard de Samandriel…, et il pleura enfin.
Dean n'avait pas besoin qu'il lui explique, il savait déjà combien il s'en voulait pour avoir abandonné son petit-frère là-bas. Celui-ci avait été dur avec Castiel que ce soit par son regard ou ses mots, et il ne pouvait qu'imaginer ce que Castiel ressentait à ce moment. Il pleura longtemps, Dean tentait de le consoler, de le réconforter mais il était un bien maigre réconfort en cet instant. Ses frères, son sang, l'avaient maltraité encore une fois pour ce qu'il était.
Castiel resta retranché chez Dean pendant quelques jours avant de revenir au bar. Il avait continué d'aller à son travail, ça ne lui avait pas posé de problème, il se tenait loin de ses collègues et ils n'avaient pas suspectés de changements chez lui. Mais au bar, entouré de ces personnes qui le connaissaient, il n'aurait pas pu dissimuler son mal être et il n'avait pas envie d'en parler ou de faire comme si tout aller bien, alors il les avait évité, le temps que la souffrance s'estompe et qu'il puisse cacher plus facilement ses émotions. Il pensait toujours à ses frères et tout particulièrement Samandriel. C'était devenu un homme, voué à leur guide. Ça l'avait perturbé de les revoir alors que maintenant il commençait à se reconstruire. Il avait l'impression d'avoir régressé à son point de départ, heureusement que Dean était près de lui pour l'aider à traverser tout ça. S'il avait été seul, il lui semblait qu'il aurait baissé les bras.
Merci de toujours suivre cette histoire et pour vos reviews et désolée pour les fautes restantes. Bises
