Chapitre 15

Balthazar et Gabriel, chacun d'un côté du bar, partageaient un moment entre amis. L'ambiance était légère, Gabriel racontait des idioties sur Adam pour faire rire Balthazar et celui-ci l'écoutait en souriant largement. Gabriel en était à comparer les qualités de Sam et Adam.

- Tu devrais arrêter avec ton obsession pour Sam, lança Balthazar sur le ton de la plaisanterie.

Gabriel profita de cette remarque pour aborder un sujet qui lui brûlait les lèvres depuis un moment même si c'était risqué. Balthazar n'avait pas l'air de comprendre ses sous-entendus ou les prenait à la plaisanterie.

- Justement j'ai parlé de cette obsession à mon médecin. Et j'ai pris conscience que je devais faire une sorte de transfert.

Balthazar se retourna pour fuir le regard de Gabriel, mais il savait déjà qu'il était trop tard et qu'il ne pourrait pas éviter la conversation.

- Balthazar retourne toi, Gabriel avait haussé le ton, en tapant du poing sur le bar et Balthazar sursauta. Celui-ci avait baissé la tête et se tenait au plan de travail contre le mur, les yeux fermés. Gabriel avait été trop brusque et il s'en voulait, il pensait que dans cette bonne humeur Balthazar serait plus conciliant et l'écouterait.

- Non, ne fais pas ça Gabriel. Sa voix était hésitante, il se sentait mal tout à coup avec ce que Gabriel s'apprêtait à lui dire.

- Il va falloir faire quelque chose. Il faut qu'on parle…

- Non, je sais ce que tu vas me dire et on n'est pas obligé. La dernière fois ça s'est mal fini, tu le sais aussi bien que moi. Il avait une petite chance de le faire changer d'avis. Gabriel était têtu, il n'en faisait qu'à sa tête mais peut-être qu'il se retiendrait s'il comprenait qu'il allait lui faire du mal.

- Mais la dernière fois on était jeune, on était perdu. On était incapable de s'aimer et d'aimer les autres et j'étais beaucoup plus mal en point. Mais on a changé, on n'est plus ces gamins perdus, on est des hommes différents. La voix de Gabriel était devenue douce, essayant de lui faire entendre raison.

- Mais je te connais Gabriel, depuis tout ce temps. On se connait tellement bien. En étant ton ami, s'il y a un problème je peux gérer mais là, dans ces conditions je ne pourrais pas.

- Dans ces conditions… Qu'est-ce que ça veut dire ? J'ai l'impression que tu parles d'une situation forcée. Tu me vois comme un problème social ?, s'énerva-t-il.

- Tu sais que ce n'est pas vrai, souffla Balthazar. Mais je connais ton caractère, le jour où tu en auras assez, tu me reprendras peut être comme ami et tout redeviendra comme avant. Mais moi je ne pourrais pas. Et je perdrais tout, je perdrais ton amitié, je te perdrais toi. Alors ne gâche pas tout. On est amis et c'est très bien comme ça.

La voix de Balthazar était lasse comme s'il avait déjà retourné ce problème dans tous les sens et qu'il n'avait trouvé aucune solution. Il devait aimer Gabriel depuis qu'il le connaissait, non il l'aimait il en était sûr. Mais quand ils avaient couché ensemble tout était parti en vrille par la suite. Ils n'avaient plus réussis à se supporter, s'accusant mutuellement de leurs problèmes. Gabriel à cette époque n'était pas diagnostiqué et son comportement était difficilement gérable. Balthazar de son côté était seul au monde et il n'avait pas assez d'expérience pour comprendre et gérer son ami. Ça avait été difficile, ils s'étaient déchirés mais ils ne s'étaient pas quittés, ils étaient pratiquement seuls l'un et l'autre. Ils s'étaient promis de préserver leur amitié aussi longtemps que possible et de ne pas mettre entre eux de sentiments amoureux qui pourraient tout détruire. Ils s'étaient tenus à cette résolution depuis plus de dix ans. Si tout se répétait maintenant, il n'était pas sûr que leur amitié résiste et ils risquaient de s'éloigner.

- C'est moi qui gâche tout ? Moi le méchant alors qu'on souffre tous les deux depuis longtemps ? Il entendit les larmes proches dans la voix de Gabriel. Balthazar se retourna mais garda la tête baissé, appuyé contre le plan de travail.

- Je ne souffre pas. J'ai ton amitié et ça me suffit. Il réussit à raffermir sa voix. Je passe du bon temps avec qui j'ai envie. Il leva enfin les yeux sur lui.

- Ce que je comprends surtout à cet instant c'est que tu ne me connais pas. Tu penses que je pourrais me lasser de toi… Tu ne me fais pas confiance… Tu te souviens de ce que tu m'as dit à propos d'Adam, que je ne devais pas jouer avec ses sentiments. Tu n'as pas l'impression de faire la même chose en ce moment ?

- Ce n'est pas comparable… Tu t'attaches vite aux gens, tu les aimes. Tu me rebattais les oreilles avec Sam,…

- Et tu ne comprends pas pourquoi je m'attache à un homme qui ne veut pas de moi ? Le coupa-t-il plein de colère. Je me fais croire que je ne peux pas être aimé car il n'est pas gay et non pas parce qu'un homme ne veut pas de moi. Il ne pouvait pas lui avouer qu'il en viendrait presque à souhaiter souffrir pour qu'il vienne le consoler.

- Maintenant tu es avec Adam et tout se passe bien avec lui. Il est fou de toi et depuis que tu es avec lui, tu ris beaucoup plus qu'avant.

- Mais ce n'est pas toi et tu ne veux pas le comprendre...

C'est assez ce moment que Dean et Castiel rentrèrent dans le bar. Leur conversation s'interrompit immédiatement en voyant Gabriel, debout, les mains agrippant le bar et jetant un regard colérique et triste à Balthazar. Et Balthazar face à lui, vouté et s'appuyant contre le plan de travail. Gabriel baissa la tête quand ils entrèrent.

- Je n'ai pas fini Balthazar.

- Tu as parlé, je t'ai écouté et je t'ai donné ma réponse. Il n'y a rien à dire de plus. Son ton lapidaire le chassait.

Gabriel parti, la porte se referma lentement derrière lui laissant échapper un grincement. Ce bruit déchira Balthazar. Il était parti, il avait réussi à échapper au regard de Gabriel, il avait réussi à échapper à son contact. Il lui avait expliqué raisonnablement qu'ils ne pouvaient pas faire ça, que c'était mieux pour eux deux. Il entendait encore la voix de Gabriel résonner, son ton colérique, la souffrance qui avait éclot quand il l'avait accusé de tout gâcher. Il aurait fallu encore deux minutes et sa conviction se serait fissurée et il aurait cédé à son envie. Il aurait cédé pour faire taire la souffrance qu'il ressentait.

Les jours passèrent dans une ambiance maussade. Castiel était beaucoup plus retranché qu'avant, il ne parlait pratiquement qu'à Dean. Et Gabriel et Balthazar ne se parlaient presque plus et s'évitaient au maximum, depuis que Dean et Castiel avaient surpris leur affrontement. Dean avait bien essayé de faire parler Balthazar mais il le repoussait à chaque fois. Balthazar qui était toujours en train de parler, de s'intéresser aux autres ou de plaisanter, n'était plus que l'ombre de lui-même. Il était au bar, rangeant les verres pour le service. Gabriel arriva et lança un bonjour en marmonnant, Balthazar le lui rendit sans oser le regarder. Tout en continuant son rangement, il informa Gabriel sur les commandes et les livraisons. Adam ne se fit pas attendre et arriva quelques minutes après Gabriel, il s'assit à côté de lui en déposant un baiser sur sa joue et salua Balthazar. Celui-ci leva les yeux et regarda Adam en le saluant et lui demanda de ses nouvelles. Tandis qu'il écoutait Adam, il sentait le regard de Gabriel posé sur lui, cherchant à le sonder et à comprendre sa réaction. Quand Balthazar s'éloigna, Adam en profita pour interroger Gabriel.

- Qu'est-ce qu'il se passe avec Balthazar ?

- Ça ne te regarde pas ! Gabriel senti Adam reculer sous la surprise de sa réponse. Non je suis désolé. C'est juste… c'est pas important, ça passera, comme les fois précédentes.

- Vu ce qu'il m'a raconté pendant notre entretien, ça n'a pas l'air de vous arriver souvent.

Ça finira par passer, pensa Gabriel.

...

Quand Gabriel était là, Balthazar prenait des précautions pour ne pas se retrouver seul avec lui. Il préférait ne pas répéter leur conversation d'il y a quelques jours qui aboutirait au même résultat. Il s'en était plutôt bien sorti jusqu'à ce jour mais il était occupé et n'entendit pas Gabriel entrer. Celui-ci passa derrière le bar et se planta derrière Balthazar. Quelques clients étaient déjà là et l'équipe était au complet.

- On doit parler. Celui-ci sursauta et fit volte-face. Il était déstabilisé par sa présence de son côté du bar.

- Je n'ai pas le temps.

Jo, qui avait vu Gabriel arriver, s'était rapprochée.

- Balthazar, je peux tenir le bar si vous avez besoin d'un moment.

- Ne te mêle pas de ça et retourne travailler, lui répondit-il de façon irritée.

- Ne lui parle pas sur ce ton. Gabriel parlait de façon calme et autoritaire mais son regard commençait à se remplir de colère.

- Je crois que tu n'as pas compris que c'est moi qui gère le personnel ici, dit-il en faisant un pas en avant, tout son corps adoptant une position menaçante face à Gabriel. Il ne pouvait pas le faire douter sur son comportement et venir maintenant remettre en question son travail.

- Et toi tu n'as pas compris que c'est moi qui t'ai embauché et qui te verse un salaire. Gabriel ancra son regard dans celui de son ami, il semblait bouillir de rage. Son comportement le rendait fou.

Dean se mit entre eux pour tenter de calmer les esprits. Castiel assis au bar était médusé par la situation. Ils restèrent un long moment à se regarder, se lançant des regards furieux. Eux qui étaient inséparables, maintenant Gabriel n'arrivait plus à parler à Balthazar, et Balthazar n'arrivait plus à le comprendre.

Adam qui était arrivé pendant que Balthazar s'énervait sur Jo, attrapa Gabriel par le bras et le força à venir s'assoir plus loin dans la salle pour l'éloigner de son ami. Il fallait éviter qu'ils se sautent à la gorge et que des choses trop graves soient dites, il le plaça dos au bar pour éviter qu'il voie Balthazar. Jo était reparti dans la salle, sans chercher à s'immiscer dans leur querelle. Gabriel était tendu, son dos était raide et il tentait de maintenir une colère dirigée contre Balthazar qui transpirait dans toutes ses attitudes. Adam, assis face à lui, patientait. Il lui parlerait quand il en aurait besoin et s'il ne lui parle pas, il attendrait au moins qu'il se détende un peu. S'il le forçait maintenant toute sa rage se retournerait contre lui et il préférait éviter.

Balthazar parti en interdisant à Dean de le suivre. Il s'était retrouvé dans la salle du personnel, complètement perdu. Il avait été tellement ébranlé par les mots de Gabriel. Il avait l'impression d'avoir complètement perdu son amitié, chose qu'il avait voulu éviter par tous les moyens, il le traitait comme un simple employé. A cette pensée, Balthazar abattit un poing contre le mur. La douleur qu'il ressenti détourna son esprit de cette torture pendant quelques secondes. Alors il recommença, encore et encore, pour essayer de noyer ce qu'il ressentait sous la douleur. Il serra les dents en frappant le mur une dernière fois et ferma les yeux. Il ne pouvait pas se résoudre à prendre ce risque, si tout se passait mal, il perdrait tout. Il avait tout foiré. Il avait tout foiré et il s'en voulait à mort d'avoir rembarré Jo. Il la considérait presque comme sa fille. Il la connaissait depuis que Gabriel l'avait ramené avec lui. Balthazar avait connu le jeune homme perdu, puis cet homme qui s'était construit peu à peu avec cette fille et en gérant sa maladie. Il l'avait vu grandir, il avait été son confident à elle aussi et il savait qu'elle lui faisait une confiance aveugle. Et lui n'avait rien fait de mieux que de lui crier dessus alors qu'elle s'inquiétait pour lui, pour son père et lui.

Il reprit la direction de la salle après s'être aspergé le visage d'eau fraiche. Il se rapprocha de Jo, sans remarquer Gabriel enfoncé dans la banquette de l'angle. Il déposa une main dans le dos de la jeune femme et lui parla à l'oreille un moment. Il déposa ensuite un baiser sur sa tête et Jo l'entoura de ses bras. Gabriel regardait la scène du coin de l'œil, il espérait qu'il se retourne et le voit les observer. Ceci le torturait encore plus, ils pourraient être heureux si facilement. Balthazar reprit la direction du bar, sans se rendre compte de la présence de Gabriel.

- Tu veux en parler ? questionna Adam.

- …, Gabriel ne répondit pas.

- Tu veux aller t'excuser ?, osa-t-il.

- Et pourquoi ce serait à moi de m'excuser ? en l'incendiant du regard.

- Pour arranger les choses et pouvoir rétablir le contact.

- Non.

- Bon alors on part le temps que les esprits se calment. Adam se leva et fit un signe de tête à Gabriel. Viens.

Gabriel se leva et le suivi en lançant un regard au bar. Balthazar préparait un verre en discutant avec un client. Il avait une mauvaise tête, il s'en apercevait seulement maintenant. Les traits tirés, un sourire plaqué sur son visage qui ne parvenait pas à réveiller son regard. Et c'est lui qui l'avait mis dans cet état.

Ils allèrent chez Gabriel. Adam lui cuisina un en-cas. Ils restèrent sans parler pendant un long moment. Gabriel perdu dans ses pensées, ce qu'il aurait dû dire ou faire et Adam ne sachant pas comment aborder le sujet pour le faire parler. Ils étaient perdus dans leurs réflexions quand le portable d'Adam sonna, il devait passer au journal. Gabriel lui dit de partir, il n'avait pas envie de parler, il l'attendrait ici sans faire de bêtise. Adam s'éclipsa rapidement, Gabriel avait besoin de s'occuper, il se leva pour laver son assiette et son verre. Puis il tourna en rond dans la pièce, en repensant à Balthazar. Il était toujours en colère contre lui sans savoir réellement pourquoi. Pour l'avoir repoussé ? Pour son comportement envers Jo ? Pour sa lâcheté concernant ses sentiments ? En observant la pièce, il remarqua dans les affaires d'Adam son dictaphone. Celui-ci avait pris l'habitude de laisser des affaires et ça lui plaisait. Gabriel avait ainsi l'impression qu'il était toujours un peu là, une présence tranquille. Il aimait bien Adam mais il ne l'aimait pas. Il avait bien essayé pourtant d'oublier Balthazar, de le considérer seulement comme un ami. Balthazar avait ignoré toutes ses allusions mais ils étaient si proches. Il prit le dictaphone en main, il pourrait écouter sa voix et il pourrait apaiser sa curiosité.

La voix de Balthazar s'éleva. Gabriel sourit légèrement, il avait toujours aimé sa voix, ça le frappait maintenant qu'il ne l'entendait presque plus. Balthazar racontait à Adam leur rencontre, le fait qu'ils soient sortis ensemble et qu'ils se soient séparés. Puis il parla de sa maladie, des symptômes pour expliquer à Adam ce que c'était, mais il parla rapidement de lui. Il racontait à Adam ce qu'il aimait, ce qui le faisait rire, ce qui le calmait et qu'il avait besoin d'un grain de folie qu'Adam pourrait lui apporter. Gabriel écoutait son attachement pour lui, il le connaissait mieux que quiconque.

- Adam, Gabriel a traversé beaucoup de choses. Il t'en parlera quand il le souhaitera mais tu dois savoir qu'il a besoin qu'on l'aime et qu'on le soutienne. On s'est sauvé mutuellement quand on s'est rencontré. Ma famille m'a rejeté violemment, il m'a offert une seconde famille avec Jo. Si je les perdais je ne sais pas ce que je deviendrai. Je ne peux pas les perdre. Balthazar laissa échapper un rire faible. Ne lui dit pas hein, il serait capable de me le rappeler à chaque fois qu'il aurait besoin de quelque chose ! Il entendit Balthazar se racler la gorge. Ce que je veux te dire surtout c'est que Gabriel a peur qu'on ne voit que sa maladie. Même s'il ne le laisse pas paraître, il est comme honteux de devoir porter ce poids. Ne fais jamais l'erreur de te focaliser sur ses troubles sans le considérer entièrement.

Gabriel arrêta le dictaphone et soupira. Il le remit en place et s'assit sur le canapé, il ne pouvait pas lui faire ça.

...

- Dean, viens avec moi dans l'arrière salle, j'ai besoin d'un coup de main.

- On peut pas laisser le bar sans personne. Balthazar lança un regard dans la salle à la recherche de Megan.

- Meg', viens au bar un moment.

- Non mais tu déconnes, là ! Balthazar le regarda et Dean se tut, il ne pouvait pas le laisser seul et le suivi sans rechigner.

Arrivé dans l'arrière salle, Balthazar se mit à ranger.

- On va faire ça maintenant ?, lui demanda Dean d'un air étonné.

- Tu croyais qu'on allait faire quoi ?

- Discuter ? Tu as l'air d'avoir besoin de parler de ce qui s'est passé hier …

- Non, j'ai besoin de ranger.

Dean se mit à l'aider sans plus discuter. Gabriel arriva dans la salle après quelques instants.

- Dean retourne au bar, lança-t-il en observant Balthazar. Celui-ci s'était raidi au son de sa voix. Gabriel en avait la confirmation, s'il ne faisait rien il allait le perdre. Dean était sur le point de partir quand Balthazar l'interrompit.

- Non, Dean j'ai besoin de toi ici. Dean regarda tout à tour Gabriel et Balthazar, à qui devait-il obéir ?

- Dean dégage de là, trancha Gabriel. Il commença à faire un pas quand la voix de Balthazar s'éleva.

- Donc maintenant je ne peux plus gérer l'équipe comme je le pense, tu vas me renvoyer ?

- Dean tu es encore là ?, s'énerva Gabriel.

- Non, non, je suis parti. Il s'éclipsa sans rien demander, heureux d'échapper à la tension et à l'orage qui s'annonçait dans la pièce.

Gabriel se détendit automatiquement quand Dean quitta la pièce. En le voyant, Balthazar en fit de même en restant toutefois sur ses gardes.

- Je suis venu m'excuser.

- …, Balthazar l'observait d'un air méfiant.

- Si je n'avais pas … abordé ce sujet, on n'en serait pas là. Je ne veux pas perdre ton amitié et tu as raison, on a préservé notre amitié depuis dix ans et je veux que ça continue. Il avait compris que Balthazar était très attaché à lui mais aussi à Jo, il comprenait qu'il avait peur de les perdre si ça se passait mal entre eux mais Gabriel n'avait aucun doute en ses sentiments pour une fois. Il attendrait le bon moment, il ne s'était pas encore résolu à être seulement son ami, contrairement à Balthazar.

- Moi aussi, répondit Balthazar en hochant la tête. Merci. Il se senti soulagé, il espérait que tout allait pouvoir redevenir comme avant. Il resterait proche de Gabriel, de sa famille. Tout allait pouvoir redevenir comme avant.

Gabriel voulait regagner l'amitié de Balthazar et pour cela, il devait conserver sa vie telle qu'elle était. Il sortait toujours avec Adam, il s'était attaché à lui, il savait qu'il se conduisait mal envers lui mais il ne pouvait pas rester seul. Et même si les choses s'arrangeaient avec Balthazar, tout n'était pas redevenu comme avant et il ne pouvait pas supporter encore un changement dans sa vie, pas maintenant.

Un chapitre centré plus sur Balthazar, j'espère qu'il vous aura plu.

Je vous remercie encore pour vos messages et de continuer à me lire. Je vous embrasse.