Chapitre 19

Je vous souhaite une bonne et heureuse année. Qu'elle soit pleine d'histoires, de lecture et d'écriture. Et comme le dit une citation de Brel « Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns ».

Je vous remercie de toujours être là pour suivre cette histoire. On m'a fait remarquer que Balthazar et Gabriel avaient pris leurs aises dans l'histoire et je vous avoue que maintenant je ne peux plus raconter l'histoire de Dean et Castiel, sans eux au second plan.

J'espère passer cette année avec vous, à vous lire, à commenter et a recueillir vos reviews. Je vous embrasse.

Les choses étaient revenues à la normal après les fêtes de fin d'année. Balthazar et Gabriel commençaient à se parler plus facilement et à être inséparables, et Castiel et Dean profitaient de leur nouvelle vie. Gabriel n'avait pas revu Amanda depuis la nuit du nouvel an et avait vaguement demandé de ses nouvelles à Balthazar pour être poli. Le bar était moins rempli en ce début d'année à cause du froid qui régnait dehors et qui décourageait les habitués, c'est pourquoi ils en profitaient pour faire un grand nettoyage.

En ce moment, Balthazar était enfermé dans son bureau et Dean et Castiel occupaient la salle encore vide. Ils étaient venus plus tôt avec lui pour aider à faire le rangement de début d'année. Ils discutaient quand la porte s'ouvrit, Dean se tourna vers les individus qui pénétraient le bar pour les prévenir qu'ils n'étaient pas encore ouverts. Il resta sans voix et se figea. Castiel leva la tête sur lui et suivi son regard, il resta pétrifié à son tour.

- C'est donc ici que tu passes tes soirées ! Luc qui était entré en premier dans le bar, observa les lieux et fit une grimace de dégout. Samandriel et Gadreel rentrèrent à sa suite.

Ils ne répondirent pas, encore muet de surprise. Puis Castiel descendit de son tabouret et Dean fit le tour du bar pour se placer à ses côtés.

- Qu'est ce que vous faites ici?, on ne veut pas vous voir. Son corps adopta une position menaçante, son souffle se fit plus rapide sous l'effet de l'adrénaline. Il était prêt à se battre si c'était nécessaire.

- On n'est pas là pour discuter, lança Samandriel en regardant Dean avec mépris. On vient pour te ramener avec nous, ajouta-t-il en déplaçant son regard sur Castiel. Nos parents sont impatients de te revoir.

- Tu mens, ils n'en n'ont rien à faire de moi. Sa voix semblait calme mais Dean entendit un léger tremblement.

- Ce n'est pas tout à fait vrai. Notre guide veut te voir et ils suivent son avis, expliqua Luc. Gadreel suivait la conversation sans rien dire et restait en retrait.

- Comment vous m'avez trouvé ?

- Oh, un coup de chance. On a rencontré un de vos amis le jour où on s'est croisé. Benny vous passe le bonjour d'ailleurs. Et Luc fit un sourire mauvais à Dean en le voyant blêmir.

Dean prit cette information en pleine figure, Benny continuait de les faire souffrir et il se sentit aussitôt coupable. Il ne chercha pas à réfléchir, il se positionna devant Castiel pour les empêcher de l'emmener loin de lui. C'était à cause de lui que ses frères avaient retrouvés sa trace et qu'ils voulaient le ramener, il ne les laisserait pas faire aussi facilement.

- Ne vous approchez pas, cria-t-il. Castiel l'attrapa par une épaule pour le calmer. Les frères de Castiel, face à lui ,ne bougèrent pas mais se tendirent sous la menace.

Balthazar arriva en trombe dans la salle après avoir écouté Dean crier. Il vit les trois hommes face à Dean et celui-ci devant Castiel comme pour le protéger. Balthazar se plaça à côté de Dean.

- Qui est ce ?, demanda-t-il sur la défensive face aux étrangers.

- Mes frères, répondit Castiel.

Balthazar les observa les uns après les autres. Ils ne lui ressemblaient pas vraiment. Ils avaient un certain maintien assez rigide qui pouvait faire penser à Castiel quand il l'avait rencontré. Mais ces hommes paraissaient froids, en mission, et prêt à tout pour la remplir. Même le plus jeune avec son air d'ange l'inquiétait.

- Je ne compte pas me battre, lança Luc, mais on doit te ramener alors…

- Attendez moi dehors, le coupa Castiel. Dean se retourna violemment vers lui.

- Quoi ?

- On ne va pas te laisser sans surveillance…, s'énerva Luc.

- Laisse, il sait ce qu'il nous doit. Samandriel regarda Castiel dans les yeux, un sourire mauvais retroussant ses lèvres, il viendra. Il sorti suivi par ses frères. Luc se retourna au dernier moment pour leur lancer un regard menaçant.

- Ne cherche pas à t'échapper petit frère, ça serait une très mauvaise idée, et il sorti.

Dean avait le regard affolé, il agrippa Castiel par sa chemise pour se placer dans son champ de vision.

- Viens avec moi, on peut sortir par derrière. On peut aller prévenir les flics et leur dire…

Castiel attrapa les mains de Dean.

- Je vais les suivre Dean, lui répondit-il d'une voix calme. Il posa sa main droite sur la joue de son amant, le regardant tendrement. Plongeant dans son regard affolé et méfiant. Je dois le faire pour Samandriel, je l'ai abandonné et …

- NON. Tu n'as pas à y aller. Pas après tout ce qu'ils t'ont fait. Et pas après tout ce que tu as fait pour leur échapper. Dean lisait dans son regard une tendresse immense noyé dans la tristesse. Il posait sur Castiel un regard maintenant effrayé.

- Je dois essayer de réparer les choses. Tu m'as donné le courage de faire face à mon passé que je cachais, et maintenant je dois l'affronter.

- Non,…non, tu ne peux pas. Non ! Dean resserra ses doigts sur la chemise et se colla contre le torse de Castiel. Je t'interdis d'y aller Cas'. Tu ne peux pas aller les retrouver et prendre tous ces risques pour des gens qui ne t'aiment pas. Tu ne sais pas ce qu'ils vont te faire. Dean sentait la situation lui échapper, Castiel voulait s'éloigner de lui.

- Ne réagis pas comme ils le feraient. Ne m'interdis pas de faire des choses car elles sont contraires à ce que tu penses être juste.

- Penses à moi, tu ne peux pas me laisser comme ça !, lui répondit Dean la voix tremblante.

- Justement je pense à toi. Je dois me libérer de tout ça pour pouvoir vivre pleinement avec toi. Castiel caressa ses cheveux, il sentait les larmes de Dean humidifier sa chemise. Tu as changé pour moi, je dois régler mon passé pour toi, pour nous. Il sentait toute sa détresse dans sa tentative pour le retenir.

- Non, n'y vas pas. Si tu t'en vas, j'ai peur de ne pas te revoir Castiel, tu ne peux pas … rien qu'à cette pensée, Dean lâcha un sanglot.

- Je reviendrai, je te le promets. Quand tout sera réglé, on pourra vivre ensemble sans avoir peur que notre passé nous rattrape. Il caressa encore ses cheveux et déposa un baiser sur sa tête.

- Cas', je ne suis pas sûr que ce soit la bonne décision, s'inquiéta Balthazar.

Castiel passa son bras autour des épaules de Dean pour le serrer contre lui et regarda Balthazar. Il sorti une carte de sa poche et la lui tendit.

- Quand je serai parti, il senti Dean se resserrer contre lui, allez le voir. Il vous expliquera.

Balthazar jeta un œil à la carte et la glissa dans sa poche, en faisant un signe de tête à Castiel.

- D'accord, souffla-t-il.

- Non, non, pas d'accord. Dean le regardait maintenant plein de colère. Tu ne partiras pas tout seul. Je viens avec toi, je pourrais te protéger. Castiel prit son visage entre ses mains et le regarda avec un doux sourire.

- Je t'aime tu le sais. Mais tu ne peux pas venir avec moi. Ils savent qui tu es pour moi et ils ne te laisseront pas entrer. Il déposa un baiser sur ses lèvres et défis les doigts de Dean cramponnés à sa chemise les uns après les autres. A chaque doigt détaché, il sentait son cœur se déchirer et Dean se recroqueviller sur lui.

- Castiel …, des sanglots étouffés dans sa voix.

- On se revoit bientôt.

Il leur sourit une dernière fois et il les contourna pour sortir du bar. La porte se referma sur lui et Dean dont les larmes s'étaient arrêtés de couler, alla jusqu'à une table d'une démarche hésitante. Il se baissa et déposa ses mains sur la surface froide pour pouvoir se retenir, il avait la nausée, son cœur battait à ses tempes. Et il se mit à crier, il avait besoin d'extérioriser cette tristesse et cette colère qui se mélangeaient. Puis son esprit repassa la scène du début, et il repensa à Benny. Il fut alors submergé par une colère sourde et il attrapa une chaise qu'il jeta violemment contre le mur à plusieurs reprises. C'était à cause de lui que tout ça arrivait. Il s'écroula parterre, dos au mur. S'il n'avait pas rencontré Castiel, il n'aurait pas tenu tête à Benny, Castiel ne l'aurait pas frappé, ses frères ne l'auraient pas retrouvé grâce à Benny et il ne serait pas retourné dans cette secte. C'était à cause de lui, il prit son visage dans ses mains et se frappa la tête de ses poings. Il sentit Balthazar s'approcher, s'assoir à côté de lui et il lui attrapa fermement les poings.

- Dean, ça suffit.

- C'est à cause de moi.

- Ce n'est pas le moment de t'apitoyer sur ton sort. Castiel m'a donné un nom, on doit aller le voir. Je pense qu'il saura quoi faire.

Dean releva la tête, ses larmes avaient recommençaient à couler. Balthazar se fit la réflexion qu'il pensait ne plus revoir Dean dans cet état, mais ils allaient pouvoir faire quelque chose pour aider Castiel, il ferait ce qu'il faut pour les aider.

- Qui est ce ?

- Un inspecteur. Balthazar sorti la carte pour la lire. L'inspecteur Singer.

Quand Castiel se retrouva dehors, une voiture noire attendait le long du trottoir. Gadreel lui ouvrit la porte arrière et Castiel entra pour s'assoir à côté de Samandriel. Il referma la porte et fit le tour de la voiture pour prendre le volant, Luc était assis à l'avant. La voiture démarra pour l'emmener loin de cette nouvelle vie qu'il croyait pouvoir avoir. La vie était cruelle, elle vous montrait ce que vous pouviez espérer avant de vous l'arracher. Mais il devait le faire et il reviendrait auprès de Dean après ça. Ils roulaient en silence depuis cinq minutes, Castiel n'arrivait pas à croire où il allait et sa tête était pleine de questions sur ce qui l'attendait. Quelle sentence allait être rendue pour sa disparition ? Puis il tourna son regard vers Samandriel, il avait tellement pensé à lui durant ces dernières années, il avait imaginé à quoi pouvait ressemblait son petit frère. Samandriel sentant son regard sur lui tourna la tête. Son regard restait hautain, il ne le considérait plus comme un membre de sa famille, il avait abandonné Dieu, la communauté, leur famille.

- Tu as tellement changé Samandriel. Celui-ci ne lui répondit pas et dirigea de nouveau son regard sur la route. Tu n'es plus le petit garçon que j'ai abandonné, pensa-t-il, et maintenant je te fais horreur.

- Je suis heureux qu'on t'ait retrouvé, lança Samandriel. Notre guide nous a félicités, il est impatient de te voir. Et je suis impatient de voir ce qui t'attend, ajouta-t-il avec un sourire en coin.

Castiel entendit Luc rire à l'avant et il vit Gadreel lui jeter un regard dans le rétroviseur. Il eut peur tout à coup de ce qui pourrait lui arriver, il n'avait peut-être pas pris la bonne décision en fin de compte.

Ils roulèrent une heure, les environs lui devinrent familiers et ils entrèrent sur le terrain de la communauté « La Voie du Ciel ». Les champs avaient fait place à de petites constructions, le long de la voie principale. Ils se rapprochaient du bâtiment central où leur guide enseignait et Castiel sentait l'angoisse s'immiscer en lui. Il tentait du mieux qu'il pouvait de contenir le tremblement de ses mains, il observait les gens qu'ils croisaient sur le bord du chemin, il ne reconnut personne et il se senti perdu durant quelques instants jusqu'à ce qu'il aperçoive devant le bâtiment ses parents qui les attendaient. La voiture s'arrêta et ses frères descendirent sans attendre. Il observa Samandriel avancer vers eux et il les observa le prendre dans leurs bras. Luc le sorti de son observation en ouvrant sa porte et en le tirant par le bras. Il sorti de la voiture maladroitement, se tenant difficilement sur ses jambes. Il se demandait s'il allait pouvoir marcher, s'il allait pouvoir parler, s'il allait comprendre ce qui allait lui arriver. Luc le laissa planté là et rejoint ses frères aux côtés de leurs parents, puis ils entrèrent dans le bâtiment alors que ses parents l'attendaient encore sur le seuil. Ils avaient pris des cheveux blancs mais ils n'avaient pas changés, leurs comportements froid et distant, transpirait dans leur façon d'être.

Castiel se mit en marche, la tête basse et s'arrêta devant eux.

- Père. Mère. Il n'osait pas les regarder. Il s'était enfui pour échapper à leur torture morale mais il se sentait comme un enfant pris en pleine mauvaise action. Se retrouver dans cet endroit et face à eux le replongeait dans cet état de soumission.

- Je pense que tu n'as plus le droit de nous appeler ainsi depuis ce que tu as fait. La voix de sa mère était toujours la même, tranchante, juste bonne à donner des ordres qui ne devaient pas être discutés. Castiel hocha la tête sans les regarder.

- Suis-nous, ajouta son père.

Ils entrèrent à leur tour dans le lieu sacré de la communauté. Tout était silencieux mis à part le cliquetis des talons de sa mère et le froissement des vêtements. Ils avancèrent dans un couloir interminable qui donnait sur une salle de réunion. Des centaines de chaises étaient installées face à une estrade sur laquelle un homme assis sur un fauteuil les attendait. Luc et Gadreel étaient debout à droite de l'estrade, Samandriel était à côté de l'homme assis et derrière celui-ci une femme se tenait debout. Castiel suivait toujours ses parents qui s'arrêtèrent devant l'estrade. Castiel jeta un coup d'œil à droite pour observer Luc et Gadreel, ils avaient le regard focalisé sur leur guide, l'homme le plus important de leur vie. Ses parents se déplacèrent sur la gauche et Castiel les observa se mettre en place comme pour une représentation. Tous les acteurs avaient rejoint leur place, la scène pouvait se jouer. Il leva alors les yeux sur le guide.

- Castiel, mon enfant ! Il n'avait pas changé, sa voix toujours mielleuse quand il voulait vous attirer dans ses filets et son regard de fouine qui se posait sur vous pour lire dans votre esprit.

- Monsieur. Il tenta de garder son regard dans le sien mais il se sentait tellement mal à l'aise qu'il détourna son regard sur les autres. Il était toujours entouré de sa femme. Ce qui l'étonnait c'était Samandriel à côté d'eux.

- Je suis tellement heureux de te voir ici parmi nous. Castiel ne répondit pas. Tu as été abusé par les sirènes du monde qui t'ont attirés mais te voici revenu.

Le guide se leva et descendit de l'estrade pour prendre Castiel dans ses bras.

- Merci…de m'accueillir à nouveau, sa voix tremblait sous l'effet de la proximité de celui qui était en partie responsable du désastre de sa vie. Il n'arrivait même pas à ressentir la haine annihilée par sa peur.

- Qui serions-nous si nous n'ouvrions pas les bras à l'un des nôtres ?, dit-il en se reculant d'un pas pour pouvoir l'observer et en le tenant toujours par les épaules.

- Monsieur, je sais que vous portez notre famille en haute estime mais ce qu'a fait Castiel doit être puni, intervint sa mère.

- Joanne, nous allons en discuter. Il aura un châtiment pour son comportement mais il doit se sentir aussi accueilli dans sa famille. Il reporta son regard sur lui. Tu te sens coupable de ce que tu as fait ?

- Oui. Et je ferais ce qu'il faut pour m'amender et pouvoir prétendre de nouveau être un de vos disciples. Il avait été tellement bien conditionné qu'il retrouvait sans difficultés le langage de la communauté.

- Bien mon fils, en lui posant une main sur l'épaule. Pour l'instant tu vas suivre Luc qui va te conduire chez tes parents. Tu les attendras rentrer, je dois les voire encore un moment.

Castiel hocha la tête, se tourna vers son frère et le suivi sans un mot quand celui-ci parti. Ils sortirent du bâtiment et prirent un chemin sur la droite, leurs parents avaient déménagés, ils s'étaient rapprochés du guide. Ils avaient dû prendre de l'importance dans la communauté, ça l'étonnait que son comportement ne leur ait pas porté préjudice. Luc marchait à sa gauche, rigide dans ses mouvements, il sentait la haine émaner de lui.

- Je sais que tu lui as menti. Tu n'es pas désolé de ce que tu as fait. Castiel ne répondit pas mais l'observa, le regard plein de peur. Tu as beau mentir, tu redeviendras l'un des nôtres, il réussira à te convertir.

- Je ferais ce que je dois faire. Après une pause, Tu ne vis plus avec eux ?

- Non je vis avec ma femme et mes enfants.

Castiel se senti idiot tout d'un coup, il n'avait pas pensé que ses frères allaient continuer à vivre, se marier et avoir des enfants. Et tout à coup, il se rendit compte qu'il n'avait pas vu sa sœur.

- Où est Anna ?

- Avec son mari, tu la verras peut être demain. Ce qu'il redoutait été arrivé.

Ils venaient d'arriver devant une maison simple mais bien située.

- Entre. Et attend les sans bouger.

Castiel acquiesça et entra. Il alluma les lumières, il n'y avait pas grand-chose à observer, l'intérieur aussi simple que l'extérieur. Les seules décorations étaient des phrases de prières encadrées. Il s'assit sur le canapé et obéit à son grand frère. Il réfléchit à ce qui l'attendait, les réunions, les discours de ses frères, la rencontre avec les autres disciples. Et son esprit s'évada, il pensa à Dean, à ce qu'il avait partagé avec lui, au chemin parcouru ces derniers temps. Tout ceci le rassura, lui donna confiance en ce qu'il faisait. Puis la porte d'entrée s'ouvrit, Castiel entendit des pas et des voix feutrées, sa mère monta au premier étage sans venir le voir. Son père avança dans le couloir et resta sur le pas de la porte du salon où il se trouvait, Castiel se leva, la tête basse. Il avait repris contenance depuis et ne ressentait plus cet état de soumission, il voulait seulement éviter de le voir.

- Père je suis désolé. Je vais me racheter…

- Demain, tu as rendez-vous avec notre guide. Il est prêt à faire des efforts pour toi. En ce qui nous concerne pour ta mère et moi, nous ne te considérons plus comme notre fils.

Castiel ne fut pas choqué par ces mots, il y a déjà bien longtemps qu'il ne se considérait plus comme leur fils.