Chapitre 27

- Tu ne sais pas ce que tu veux ... en secouant la tête. Gabriel fit quelques pas, puis se retourna et revint sur ses pas. Décide-toi Balthazar, tu ne peux pas jouer comme ça. Souffler le chaud et le froid. J'ai menti et j'ai fait souffrir Adam. Si on est vraiment ami, ne me laisse pas souffrir. Et il partit.

Balthazar ne l'avait pas lâché des yeux, toujours incapable de bouger.

Son ami ? Seulement son ami… il avait dit qu'il occuperait la place qu'il voulait bien lui donner mais à cet instant c'était au-dessus de ses forces. Balthazar était encore au bar en train d'essayer de comprendre les paroles de Gabriel. Il avait besoin de son ami, ce qui sous-entendait qu'il n'était que son ami ? Ou bien il avait besoin de son ami, ce qui pouvait évoluer vers autre chose ? De toute façon, c'était trop tard. Gabriel avait dû voir la peur dans son regard et il était parti.

Balthazar se senti tiré par le bras, sa tête se tourna vers la direction imposée à son corps et il vit Dean qui l'entrainait vers la salle du personnel.

- Meg', occupe-toi du bar un moment, lança Dean à l'intention de sa collègue. Il ne pouvait pas laisser son ami comme ça, sans rien faire. Il le lança brutalement à l'intérieur de la salle, en fermant derrière lui. Balthazar perdit quelques secondes son équilibre et s'appuya au mur. Il ne comprenait pas, il ne comprenait plus rien.

- Qu'est-ce que tu fais Balthazar ? Dean était exaspéré.

- Quoi… je …

- Oui explique moi. …Gabriel vient te voir pour te dire qu'Adam est parti. Et toi tu fais quoi ? Dean était vraiment énervé. Il voulait que Balthazar soit heureux et qu'il ne manque pas la chance qui lui était donnée.

- Rien…

- Exactement rien ! Il va falloir que tu fasses quelque chose, tu dois déjà commencer par lui parler, lui expliquer pourquoi c'est si difficile pour toi. Balthazar le regardait en fronçant les sourcils.

- Tu n'as pas à me dire ce que j'ai à faire. Et ça ne te regarde pas…

- Tu vas arrêter de faire le con, Balthazar.

- Ne me parle pas sur ce ton. Je n'ai pas à recevoir de conseil de ta part après ce que tu as pu faire. Balthazar essayait par tous les moyens de fuir la discussion.

- Ah voilà ! Maintenant que tu ne gères plus la situation tu deviens agressif ?! C'est la peur Balthazar, seulement la peur, en avançant vers lui. Mais tu n'as pas à avoir peur de Gabriel, tout ce qui se dressait entre vous n'y est plus. Alors maintenant tu vas le voir pour lui parler. Et ne me force pas à t'y trainer par la peau du cou.

- Et je l'aiderai s'il le faut. Jo qui avait vu la scène entre Balthazar et Gabriel, les avaient suivis. Il la regarda, ils savaient tous les deux qu'il aimait Gabriel, ils voyaient que Gabriel l'aimait aussi mais ils ne comprenaient pas pourquoi il restait là sans rien faire. Jo s'inquiétait pour lui et elle voulait les voir tous les deux heureux et pour elle s'était seulement ensemble. Balthazar repensa à ce que lui avait dit Dean.

- Si j'ai peur c'est que c'est la bonne personne …, dit-il en regardant Dean qui lui sourit.

- Oui c'est ça.

- Ok, souffla-t-il, en hochant la tête. Il avait envie de fuir mais c'était trop tard, il ne pouvait plus, il ne devait plus.

Après avoir été jeté dehors par Dean, Balthazar prit la direction de chez Gabriel. Arrivé devant chez lui, il resta devant la porte sans bouger pendant un certain temps, cinq minutes ou une heure, il ne savait pas. Il savait qu'il devait parler avec lui mais il restait là sans bouger, à repenser à tout ça, tout ce qui leur était arrivé. Il finit par frapper à la porte, il entendit un mouvement à l'intérieur. Gabriel lui ouvrit la porte et resta sans bouger et sans parler face à lui. Gabriel aussi avait peur de souffrir, ils s'étaient rapprochés avant qu'il parte dans la secte mais à son retour Balthazar avait fait marche arrière, il n'était même pas venu le voir à l'hôpital mais maintenant il avait besoin d'avancer.

Balthazar ne bougea pas plus que lui, alors Gabriel fit demi-tour en laissant la porte ouverte et laissant Balthazar choisir ce qu'il voulait faire. Une fois Gabriel hors de vue, il entra doucement chez lui, sans faire de bruit toujours. Gabriel s'était couché, recroquevillé sur le canapé, dos à l'entrée.

- Tu as besoin de manger. Je vais cuisiner. Balthazar avait besoin de s'occuper pour reprendre un certain contrôle de son corps, si ce n'est de la situation.

Il prit la direction de la cuisine, ouvrit plusieurs placards, sorti une casserole et prépara une assiette. Au bout d'un moment, il appela Gabriel, il remplit une assiette de pâtes et la posa sur la table. Gabriel s'assit face à l'assiette et commença à manger. Il n'avait toujours pas ouvert la bouche et ne regardait pas son ami. Balthazar le laissait manger et se mit à nettoyer et ranger ce qu'il avait sorti. Il se retourna, il regardait le sol, les mains appuyées sur le plan de travail, face à la table. Il entendait manger Gabriel. Il sentait ses jambes faibles, un léger tremblement dans ses mains qu'il resserra pour le faire cesser. Une boule s'était formée dans sa gorge l'empêchant de parler, il déglutit.

- Je suis terrifié Gabriel. Il laissa échapper cette phrase comme un souffle, un aveu chuchoté de peur qu'il soit entendu.

Gabriel ne répondit pas. Il resta sans bouger pendant un moment puis reposa sa fourchette et s'essuya la bouche. Encore un instant en suspend sans mouvement, se demandant ce qu'il devait faire. Il ne comprenait pas ses réticences mais il voulait l'apaiser. Il se leva et s'approcha sans bruit de lui. Il n'avait pas bougé, Gabriel lui prit la main, caressa le dos de sa main de son pouce, et l'entraina à sa suite. Balthazar se laissa conduire sans résister, le contact de sa main sur la sienne le rassurant un peu, ils se connaissaient depuis tellement longtemps. Il avait l'impression qu'avec les derniers événements les limites de leur relation étaient devenues encore plus floues pour lui. Il le conduisit jusqu'à sa chambre qu'il laissa dans la pénombre, il le voulait et pour cela il fallait qu'il évite de lui faire peur. Balthazar ne voulait pas parler, ne pouvait pas parler, alors il devait le rassurer autrement, il allait devoir être patient et doux.

Au milieu de la pièce, Gabriel se retourna face à Balthazar. Ils restaient debout sans bouger, face à face, toujours sans se regarder directement dans les yeux, Balthazar maintenu par sa peur et Gabriel n'osant pas bouger. Il tenait toujours sa main dans la sienne, sans pression, c'était presque une caresse immobile. Puis Balthazar initia un mouvement, il leva la main droite et la déposa sur la joue de son ami. Il ne voyait pas son visage, Gabriel toujours la tête baissée. Il déposa un baiser dans ses cheveux et laissa échapper un soupire. Gabriel pris ce mouvement pour une invitation et posa alors ses mains sur les bras de Balthazar puis les fit glisser jusqu'à son torse. Il entreprit de déboutonner sa chemise, ses gestes toujours aussi lents et doux pour l'apprivoiser. Balthazar réprima un geste de recul, il ne savait plus s'il voulait être là ou ailleurs. C'était trop, il avait failli le perdre physiquement il n'y a pas longtemps, il ne voulait pas prendre de risque de s'éloigner de lui mais ça s'était trop pour lui. Trop de peur, d'espoir, de désir, d'attente. Depuis le temps qu'il tentait de se convaincre qu'ils étaient amis et que rien ne pouvait se passer entre eux, il y avait cru réellement. Mais Gabriel avait tout bousculé, il l'avait secoué, lui avait fait peur pour le faire réagir et ça avait failli marcher. Pourtant il s'était butté un peu plus et avait campé sur ses positions mais Gabriel avait réussi à fendiller sa décision et depuis il souffrait le martyre sans savoir comment s'en sortir. Celui-ci écarta les pans de la chemise et déposa un premier baiser léger. Il entendit le souffle de Balthazar frémir, il continua sur sa lancée, et déposa une série de baisers sur son torse. Balthazar laissa échapper un gémissement, une chaleur nouvelle se rependit en lui, son corps en voulait plus immédiatement. Gabriel, au son de ses gémissements, ressentait un plaisir immense, Balthazar se laissait enfin aller. Celui-ci qui avait laissé sa main se glisser sur la nuque de son ami, la retira. Gabriel stoppa l'exploration de son torse et se recula légèrement. Balthazar en profita pour attraper le bas de son t-shirt et lui enlever. Il aperçut pour la première fois son pansement et le caressa, lui rappelant qu'il avait failli le perdre pour de bon. Il l'avait ressenti cette peur avant qu'il ne parte dans la secte, et elle avait estompé ses inhibition. Il s'était permis de se rapprocher de lui maladroitement. Il fit un pas vers lui, déposa ses mains sur ses épaules sans lui faire mal et le fit reculer. Gabriel fit un pas en arrière pour ne pas tomber et Balthazar le fit reculer jusqu'au lit doucement, Gabriel s'allongea et Balthazar suivi son mouvement.

Toujours aucun mot n'était échangé, la chambre pleine d'un silence bouillonnant de désir et d'appréhension. Le bruit de leur respiration hachée venait remplir ce silence. Leurs regards s'évitaient et leurs corps l'un au-dessus de l'autre ne se touchaient pas. Balthazar approcha ses doigts et les déposa au niveau de sa trachée, Gabriel perdit son souffle à cette première caresse. Il survola sa peau lentement en baissant son visage près de son torse pour respirer son odeur. La pulpe de ses doigts le touchant à peine, il les fit glisser sur sa clavicule, entre ses pectoraux, en prenant le temps d'observer le grain de sa peau et la chair de poule qui se dessinait. Il observait sa respiration qui se faisait plus profonde et plus difficile. Gabriel, immobile, sentait à peine les doigts caressant sa peau, le souffle de Balthazar se déplaçant en suivant la caresse. Gabriel oscillait entre l'envie dévorante de bouger pour approfondir ces contacts et la peur toujours présente que Balthazar fasse marche arrière. Alors il restait immobile, espérant que ceci l'encourage à lui faire assez confiance pour qu'il se laisse aller. Il sentait maintenant ses lèvres explorer son ventre et sa main droite glisser sur son flanc. Gabriel frissonna au contact humide de ses lèvres, il étouffa un gémissement pour ne pas briser ce silence religieux qui les entourait et maintenait ses mains sur le matelas en agrippant le drap.

Balthazar ne réfléchissait pas à ce qu'il faisait, il laissait son corps prendre le contrôle et redécouvrir l'autre. Quand son esprit tentait de venir lui rappeler le risque qu'il prenait, il fermait les yeux et respirait son odeur. Son inquiétude se calmait alors et son envie contraint jusque-là, reprenait le dessus. Il se redressa légèrement et entreprit de déboutonner le pantalon de Gabriel et se recula pour le lui retirer. Il retira son pantalon et se baissa au-dessus de ce corps qui était en attente de caresses. Il prit conscience que son corps avait faim de contact et il le laissa reposer au-dessus de l'autre. Ce contact plus important le réchauffa immédiatement. Il entendit le souffle de Gabriel s'emballer puis une main se poser légèrement dans son dos. Ce geste doux lui arracha un bien être qui le fit se resserrer encore plus contre Gabriel. Leurs corps maintenant en contact se reconnaissaient et se répondaient naturellement. Leurs gestes toujours lents et doux se multipliaient jusqu'à atteindre un plaisir complet. Balthazar resserra ses bras autour de Gabriel et se laissa glisser sur le côté en emportant son corps contre lui. Il déposa un baiser sur ses lèvres et Gabriel y répondit tendrement et plongea sa tête contre son torse. Ils s'endormirent l'un contre l'autre, réchauffés par le corps abandonné de l'autre.

Quand Gabriel se réveilla, le lit était vide. Il ne s'inquiéta pas, il savait que tout allait bien. Ils s'étaient retrouvés. Il enfila un bas de survêtement et un tee-shirt, et se dirigea vers la cuisine. Balthazar, en jean et chemise, cuisinait, il s'approcha de lui, il posa ses mains sur ses flancs. Balthazar ne bougea pas, pas de gestes de retrait ou de tension. Il fit alors glisser ses mains jusqu'à son ventre et se resserra contre lui.

Balthazar senti des baisers être déposés dans son dos. Il se retourna entre ses bras. Il prit son visage en coupe et déposa une série de petits baisers sur son front, ses yeux, sa mâchoire. Il le regarda alors dans les yeux pour la première fois depuis son arrivée. Gabriel avait levé son regard vers lui, attendant patiemment qu'il ait le courage de faire face à la situation. Balthazar plongea dedans, Gabriel n'attendait rien, il voyait dans ses yeux qu'il lui offrait son être et son âme. Il s'abandonnait complètement à lui, le laissant faire ce qu'il voulait de lui. Balthazar, se penchant, l'embrassa, bouleversé par ce qu'il lisait dans ces yeux rayonnant, ces yeux qui lui offraient tout ce qu'il avait espéré.

Ils se séparèrent, Balthazar rassuré par son regard et par leur rapprochement physique qui avait apaisé son angoisse et Gabriel se sentant enfin aimé. Balthazar s'installa à table pour manger et Gabriel s'assit à sa gauche, ses jambes entre les siennes, sa tête contre son torse et il avait passé ses bras autour de son torse pour s'y rattacher. Balthazar avait passé son bras autour de ses épaules pour le maintenir contre lui. Gabriel était silencieux et immobile, immergé dans l'observation des bruits de son cœur, du souffle de sa respiration, il l'entendait mastiquer et avaler sa nourriture. Sa respiration calme lui permettait d'absorber les odeurs de son corps, de son parfum, des effluves de café quand il portait la tasse à sa bouche. Entre deux gorgées, il déposait un baiser dans ses cheveux ou dans son cou et Gabriel tentait de contenir sa respiration qui avait tendance à s'emballer, pour si peu de chose pensa-t-il, mais c'était ce qu'il espérait depuis si longtemps. Il entendit Balthazar déposer sa tasse sur la table et la faire glisser. Celui-ci prit une de ses jambe pour la faire passer de l'autre côté de son bassin et passa la deuxième sur sa cuisse. Gabriel maintenant assis sur lui et adossé à la table se laissait cajoler entre ses bras.

- J'avais … j'ai tellement peur. Peur qu'une fois que tu connaisses tout de moi, je ne t'intéresse plus, peur de te lasser, peur de découvrir que ce sentiment amoureux ne soit en réalité qu'une amitié profonde et que tu te rendes compte au bout d'une semaine ou d'un mois que l'attirance physique ressentie s'estompe. Balthazar lui parlait doucement, se confiant enfin sur ce qui le retenait depuis si longtemps. Il fit une pause avant de pouvoir tout avouer. Quand je t'ai rencontré, tu m'as immédiatement attiré, puis je suis tombé amoureux de toi. On s'est séparé en partie à cause de tes troubles, tu sembles ne pas t'en souvenir mais je t'ai avoué que je t'aimais… et tu as ri. Il fit une pause à l'évocation de ce souvenir qui lui tordait encore le cœur. Tu as ris en me disant que j'étais bien naïf de croire en de tels sentiments. Gabriel tenta de le regarder mais Balthazar le garda serré contre lui et continua de parler. Alors j'ai enfoui profondément ces sentiments et je suis resté près de toi, …à te regarder vivre, à t'entendre répéter que tu ne croyais pas en l'amour, à t'écouter parler de ces hommes qui partageaient ton lit et à être ton ami comme on se l'était promis. Gabriel sentait les caresses de Balthazar dans ses cheveux comme pour le consoler de ses paroles. Il se resserra autour de lui pour lui faire ressentir son attachement mais aussi pour éviter que son cœur qui se brisait à chaque mot ne tombe au sol en mille morceaux. Il comprenait que Balthazar avait souffert pendant ces années et qu'il avait peur mais il ne se rendait pas compte du mal qu'il lui faisait. Je ne voulais pas te perdre, tu étais la seule personne que j'aimais,…que j'ai jamais aimé. Je préférais encore te voir tous les jours et souffrir plutôt que tu refuses de me voir.

- Je n'aurai pas refusé…

- N'oublie pas qu'à l'époque on n'était pas encore amis. Tu m'as dit toi-même que tu voulais profiter sans te prendre la tête. Si j'avais insisté, si je t'avais dit que je t'aimais réellement, tu m'aurais repoussé et je t'aurais totalement perdu. Tu as raison quand tu m'as accusé de ne pas te faire confiance,… je ne peux pas. Je n'arrive pas à chasser l'idée que tu me repousseras encore.

Balthazar s'était alors occupé de Gabriel et des autres. Il s'était fait à cette idée et jusqu'à récemment, il n'arrivait pas à croire ce qu'il lui disait et qu'il allait changer d'avis.

- Balthazar, je suis désolé de t'avoir fait tant de mal. Mais je ne suis plus le même grâce à toi et j'ai beau te dire que je tiens à toi et essayer de te faire comprendre que je t'aime, tu ne me crois pas. Je te prouverai tous les jours de ma vie que je t'aime et que je ne peux pas vivre sans toi. Je te rassurerai à chaque instant s'il le faut mais laisse-moi une chance, prend un risque pour que nous puissions être heureux… S'il te plait.

Balthazar prit son visage en coupe pour le redresser vers lui et l'embrasser. Leur baiser doux, s'intensifiait sous l'envie de Gabriel de lui faire ressentir son amour. Il sentit Balthazar répondre à son baiser de façon plus fougueuse et agripper ses cheveux, ses mains descendait dans son dos en caresses assoiffées. Puis ses mains glissèrent sous ses cuisses pour le soulever et Gabriel se resserra autour de son corps. Il prit la direction de la chambre, tenant Gabriel, déposant des baisers dans son cou. Gabriel passait ses mains dans ses cheveux courts et tirait dessus pour pouvoir l'embrasser profondément. Au milieu du couloir, Balthazar plaqua Gabriel contre le mur, ce qui le fit gémir, pour pouvoir répondre à son baiser et le reprendre correctement dans ses bras. Puis quand leur baiser se calma, il reprit la direction de la chambre. Gabriel ne pouvait plus contenir son envie, il savait que Balthazar avait accepté de lui laisser une chance, qu'il lui faisait confiance. Il voulait maintenant lui montrer et partager avec lui cet amour qui le dévorait depuis si longtemps.

Quand Gabriel se réveilla, il observa un moment Balthazar encore en train de dormir. Ça semblait tellement naturel eux d'eux même si ça avait été compliqué. Il se sentait heureux, complet, bien comme il n'avait jamais été. Il sourit à cette idée, c'était une nouvelle vie pour lui, il avait tout ce qu'il avait toujours voulu. Une vie sereine, sans troubles, remplie d'amour et une famille complète. En pensant à sa famille, il voulut prévenir Jo. Il se détourna un instant de Balthazar pour attraper son portable qui devait trainer dans le tas de vêtements au pied du lit. Il mit la main dessus et se replaça contre son amoureux. Amoureux ? Il trouvait le terme mièvre mais Balthazar était plus que son amant, c'était sa famille, son meilleur ami et son amour. Amoureux ferait l'affaire pour l'instant. Il alluma son portable que l'inspecteur lui avait rendu et trouva un message de Jo. Elle dormait chez Megan et passerait en fin d'après-midi pour les voir. Il était en train de pianoter sur son portable quand Balthazar se réveilla.

- C'est Jo ? Gabriel se tourna vers lui et l'embrassa, il ne pouvait plus se passer de l'embrasser, sentir son odeur l'envelopper, la douceur de ses lèvres et leur goût.

- Oui, elle est chez Meg. Elle passera en fin d'après-midi.

- Ça veut dire qu'on doit trouver à s'occuper jusque-là. Balthazar glissa sa main sur le ventre de Gabriel en signe de possession. Celui-ci envoya le message et le regarda.

- On a beaucoup de chose à rattraper, lui murmura-t-il en glissant sa main sur sa nuque et en se rapprochant de ses lèvres.

Balthazar a eu besoin d'un coup de pied aux fesses et de rassembler tout son courage mais ça y est il s'est expliqué!

Je vous remercie d'être toujours là. Bises