Argh, plus en retard que ça c'est dur. Mes plus plates excuses pour ce délai de plus d'un mois. Blue est là, enfin ! J'espère que vous avez passé de bonne fêtes et vous vous êtes baffrer au maximum et que la reprise n'a pas été trop difficile.
Toutes les reviews qu'a remporté cette histoire jusqu'ici me ravit. Merci infiniment à tous !
Sincèrement, Kyona-sama.
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Pairing : Alec x OC
Disclaimer : Stephenie Meyer, Twilight
Rating : M pour psychologie, insultes, tortures et dégénérescence mentale
Dédicace à toutes celles qui sourient alors qu'au fond elles pleurent toutes les larmes de leur corps. Vous êtes le personnage principal de votre propre histoire.
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Chapitre 3
Le commencement de la fin
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Au château de Volterra c'était l'effervescence.
Des hurlements avait ébranlé les vieilles pierres toute la nuit durant. Et la rumeur comme quoi une créature fabuleuse était arrivée s'était répandue comme une traînée de poudre. De la même façon, on avait appris que la-dite créature serait présentée aux rois sous peu. Dans la matinée probablement.
On se pressait donc dans le couloir principal menant à la salle du trône, dans l'espoir d'apercevoir l'humain -un humain vraiment ? Oui mais un spécial. Les gardes vampires ne firent pas cas de la foule – les courtisans, plutôt discrets en général, était la petite aristocratie vampire. Et en tant qu'immortels égoïstes, la moindre distraction était la bienvenue et les rois ne faisaient pas exception à la règle - du moins Aro. Aussi était-il ravi de pouvoir exposer sa nouvelle trouvaille à son peuple.
Les vampires pouvaient s'avérer de vrais commères, une caractéristique encore amplifiée par les siècles vécus, et leur capacité à entendre le moindre frottement à des kilomètres faisait qu'ils n'avaient pas besoin de hausser la voix, la salle ressemblait ainsi à une ruche géante emplie de bourdonnements discrets. Et lorsque le tintement métallique d'une chaîne traînée au sol retentit, tous l'entendirent.
La foule se tendit, étirant la tête pour mieux voir.
Les lourdes portes s'ouvrirent enfin, alors que la tension était à son comble.
Puis l'obscur apparut.
Des murmures stupéfait résonnèrent aussitôt dans la salle concave. Car il n'y avait plus rien de l'adolescent noiraud qui était arrivé un beau jour au milieu d'un groupe de touristes destinés à leurs crocs et qui avait miraculeusement survécu. A présent, sa peau autrefois légèrement hâlée était diaphane et ses cheveux si sombres avaient perdu leur noirceur pour un blanc éclatant. Aussi immobile qu'il est possible de l'être, il fixait résolument le vide d'un air hagard.
Aro eut un sourire démesurément grand alors que ses yeux carmins s'agrandissaient d'émerveillement. Il jaillit de son siège pour approcher l'humain avant même que les gardes l'aient approché et lui saisit la main sans recevoir de réaction autre qu'un regard vide dont le turquoise s'était assombri pour devenir céruléen. Il ne réagit pas plus que ça au contact froid du vampire, se laissant manipulé comme une poupée de chiffon dénuée de la moindre volonté.
« Absolument stupéfiant ! »
Aro fouilla fébrilement dans les souvenirs de Blue, assistant aux morsures emplies de venin sans qu'elles n'aient d'autre effet sur leur victime que de le faire hurler de douleur sous le déchirement de ses chairs. Cela ne lui fit ni chaud ni froid lorsque l'adolescent s'évanouit plusieurs fois, sanglotait en continu ou appelait des noms liés à sa vie avant d'arriver au château. Il observa avec béatitude sa vision passant par toutes les nuances de rouges à chaque morsure, ses plaintes suppliantes, sa détresse, son désir de mourir lorsqu'il oubliait pourquoi il était là tant il ne supportait plus le supplice et plus encore.
Aro assista avec une étude critique a cette mémoire enfouie, cherchant avidement le pourquoi d'un tel changement. Son hôte était définitivement insensible au venin or le poison avait un effet terriblement curieux sur son organisme. La personnalité avide du vampire millénaire le rendit déraisonnablement euphorique.
« Qui aurait cru que les humains pouvaient êtres à ce point exceptionnels ?! »
Puis il tomba sur quelque chose qui le rendit muet de stupeur avant de sourire d'un air terrifiant. Sans quitter les yeux bleus vitreux il
« Alec, mon très cher, je te dois des remerciements.
- Plaît-il maître ? »
L'éternel adolescent affichait une expression blasée. Il s'attendait à des félicitations pour le changement opéré chez l'humain particulier après qu'il l'ait tourmenté des heures et dont, pourtant, il ne se sentait pas fier. Aussi tomba t-il de haut lorqu'Aro lui annonça :
« Figure toi que notre ami ici présent a un faible pour toi.
- Du moins il en avait un », glissa Félix a Demetri qui lui répondit d'un regard moqueur.
Si Aro l'entendit il n'en montra rien au contraire d'Alec qui leur décocha un regard meurtrier.
« A chaque fois qu'il était prêt à céder au désespoir il trouvait ton visage et puisait de la force pour tenir encore un peu plus.
- Plutôt ironique étant donné qu'il s'agissait de son bourreau, intervint Caïus, pensif. Je suppose qu'on ne peut désormais plus le tuer. Tu comptes garder cette rareté si je ne m'abuse. »
Le vampire blond semblait très peu concerné par tout cela. Son intervention brève les avait ramené au sujet principal duquel il eut l'air de se désintéresser aussitôt. Aro lui rendit un regard exalté avant de reporter son attention sur l'humain.
« Il m'a tout de même l'air bien amorphe, intervint le vampire blond. Peut-être n'est il même plus valide. »
Aro eut un rictus contrarié et dédaigna la main qu'il tenait toujours pour tâter le visage blême de son prisonnier. Blue ne broncha pas lorsqu'il lui pinça les joue pour vérifier la rigidité de sa peau, ni lorsque qu'il bascula sa tête négligemment sur le côté pour atteindre son pouls. C'est pourquoi la stupéfaction saisit la totalité de la salle lorsque ses dents claquèrent à deux centimètres des doigts pâle du vampire. Aussitôt l'humain s'effondra sur le sol de pierres froides, pris de frissons incontrôlables.
« Jane ma chère tout va bien. Il ne m'aurait pas fait grand mal. »
La blonde qui ne paraissait pas plus de seize ans lui lança un regard respectueux mais dubitatif. Elle lâcha son emprise sur celui qui était passé d'objet curieux à agresseur en l'espace d'un millième de secondes. Aro observa à nouveau l'humain au sol qui ne bougeait plus. Sa respiration fluette était à peine perceptible mais présente, il était inconscient, rattrapé par la fatigue peut-être. Il serait problématique qu'il meure maintenant.
« Alec, appela le roi.
Son garde fut à ses côtés en un instant.
«Maître ?
- J'aimerais que tu t'occupe de lui.
- Mon frère, Alec a mieux à faire. Cet humain, du moins ce qu'il en reste, peut très bien rester au cachot.
- Non non non, au contraire je m'interroge et qui mieux qu'Alec pour veiller sur cet humain et le maîtriser sans lui faire de mal ? »
Pour quiconque étranger à leur cercle, cela sonnerait comme incongru. Le valet était le bourreau, il paraissait incapable de pouvoir prendre soin de l'être même qu'il avait torturé quelques dizaines de minutes précédemment. Or c'était là que résidait toute la logique de cette action. Ce qu'Alec faisait d'après les commandes de ses maîtres. Si l'ordre était de veiller à l'intégrité du prisonnier, alors il s'exécuterait à la perfection.
« Il serait bien malheureux que son état se dégrade alors que nous en savons si peu. Je me demande ce qu'en dirait Carlisle.
- Tu n'y pense pas !
- Et pourquoi pas ? Cette distance entre nous me peine. Nous nous sommes quittés si abruptement ! De plus je me demande comment se porte la jeune Renesmée.
- Il ne me plaît guère de savoir cet être reniant sa nature et étendant une menace sur nous en notre sein. Ta clémence à l'égard de ce clan est incongrue.
- Nous avons déjà eu cette conversation mon frère. Carlisle est un vieil ami. Et son entourage est très intéressant !
- Ta curiosité te perdra mon frère. »
Il l'avait dit d'une manière absente, comme s'il s'agissait d'un fait établi depuis longtemps et qu'il n'y accordait guère plus d'importance. A la vérité il le lui rappelait en tant que chamaillerie bien qu'il demeure détaché.
Quoi qu'il en fut, Alec ne pouvait que penser à un fait. L'humain était désormais sous sa garde. L'humain auquel il avait fait tant de mal. Il ne s'agissait pas de sa propre volonté or ce n'était pas un détail dont l'humain ne se formaliserait pas mais dans l'immédiat, en le voyant, Alec se demandait surtout s'il serait même capable de lui en vouloir. D'un côté cela l'attristait, d'un autre il l'espérait. Et le fait de ressentir cette profonde contradiction alors qu'il aurait du y rester insensible l'agaçait profondément. Et il ne comprenait pas.
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Hey ! Chapitre immensément court ! Je comptais publier le suivant immédiatement mais un problème scénaristique épineux s'est présenté alors cela devra attendre... De même, j'ai sous-estimé le travail réclamé par mes études. Flemmards choisissez la fac !
