Hello ! Et oui, ça fait un petit moment ! Je m'excuse pour cette espèce d'absence de ma part ces derniers temps je ne publie pas du tout le bon jour mais vous le savez bien, fatigue, courses de dernière minute avant Noël, etc…

Je tiens à remercier comme il se doit Dmence : tu as cramé ! Walter White Phoenix est la réincarnation de Walter White de Breaking bad (et accessoirement, un petit remix avec Phoenix Wright, le grand avocat). Merci de lire cette fiction et merci pour ta review, elle m'a fait très plaisir ! J'espère que tu verras ce message et que la suite te plaira ! J

Bref, pour celles qui se demandent, je vais mieux depuis la dernière fois. J'avais vraiment besoin de me reposer et de faire une pause par rapport au lycée. Je vais essayer de reprendre un rythme convenable de publication, mais bon, c'est pas facile avec tout le travail demandé ._.

Bon, c'est pas tout, mais bonne lecture !


《Puis-je rester assister à vos retrouvailles ?》

Le chercheur s'assit insolemment à une place de l'amphithéâtre, près des portes battantes, qui s'ouvrirent lentement. Fudo avait envie de lui ordonner d'arrêter ses foutues mises en scène, parce qu'il en avait jusque-là de sa putain d'intensité dramatique, lorsqu'il vit enfin le nouvel arrivant.

Il rata un battement.

《Ça fait longtemps, n'est-ce pas Fudo ?》

Ce type ressemblait un peu trop à… Ka... Kageyama..?!

《C'est quoi ce bordel ?! Vous êtes censé être mort !》s'exclama-t-il, paniqué.

C'était un mauvais rêve, aucun doute là-dessus, Kageyama Reiji était décédé dans un accident de camion dix ans plus tôt, il ne pouvait pas être en vie.

Pourtant, cela ne faisait aucun doute… Il avait beau avoir une démarche claudicante, elle restait impressionnante, il avait ce visage fin et dur, couvert de cicatrices, restait caché derrière ses lunettes de soleil, et ni sa barbe ni ses cheveux grisonnants ne perturbaient son identité. C'était bien Kageyama, dix ans après sa mort.

《..Comment ?》eut-il la bonne idée de demander après le choc de la rencontre.《Comment avez-vous survécu à cet accident ?!》

《Il y a dix ans, une organisation a veillé sur ma survie. Une magouille bien montée, ils ont remplacé mon corps par un autre et versé une somme au médecin légiste pour qui ne le signale pas. La WSR, Winner Society of Robotic, a fait appel à Phœnix ici présent pour me sauver la vie contre une place pour son fils dans une grande équipe de football.》

《Et pourquoi la WSR vous aurait sauvé ?》

《Sur ces dix dernières années, la WSR a mené des essais cliniques et des expériences de xénogreffe bionique et des prothèses robotiques. L'une d'entre elle a été menée sur un joueur australien du nom de Heathle, que vous avez sans doute rencontré lors des qualifications asiatiques. La WSR avait besoin d'un spécialiste du sport compétent, et capable de travailler dans l'ombre. J'ai supervisé l'équipe australienne un temps, afin de constater les progrès de la xénogreffe d'Heathle.》

Heathle, ça lui disait quelque chose. Il se souvenait que Kudo-kantoku avait été très intrigué par le jeu de ce garçon, et que Kido aussi, avait vu la même chose. Ils n'avaient donc pas rêvé en voyant le style de Kageyama se dessiner telle une ombre portée sur le jeu de Heathle ? Alors Kudo était parti pour enquêter là-dessus ? Il savait peut-être déjà que Kageyama n'était pas mort.

《Donc...qu'est-ce que vous attendez de moi ?》

Le vieux survivant le toisa un moment, interdit.

《Ne comptez pas sur moi pour faire des misères à Kido ou Sakuma, ou les gars d'Orpheus. Vous avez fait assez de dégâts il y a dix ans et vous manquez de chance, je me suis assagi avec le temps.》

《Kido va bien ?》

Son ton calme dénué de toute amertume ou de colère surprit le brun, qui ne baissa pas sa garde pour autant.

《Oui, il va bien. Très bien même depuis votre disparition, il va vraiment super bien.》

Sa réaction l'autre soir, devant le mémorial, le prouvait bien assez : Kido avait fait une croix sur tout ça. Sur cet homme.

《Tu ne peux pas me parler comme si je n'étais rien pour lui.》fit la voix grave du revenant.

《Vous n'êtes pas rien. Vous êtes son cauchemar. Vous l'aviez façonné pour être votre créature mythique et ça ne l'a pas aidé à se construire !》cracha Fudo.《Alors vous n'êtes pas rien, vous êtes peut-être sa figure paternelle, mais aussi et surtout, le pire cauchemar de ce mec.》

《Je vois.》

Un silence outragé envahi la salle de conférence. Le chercheur suivait l'échange avec intérêt, assis un peu plus en retrait.

《Je ne compte pas lui faire du mal à nouveau.》expliqua calmement le vieillard.《Je voulais juste de ses nouvelles.》

《Restez loin de lui, et de Legend Japan.》

《Je ne comptais pas l'approcher.》

Fudo se renfrogna. Ok, alors c'est à Kageyama en personne qu'il devait un service pour l'opération de sa mère ? Sérieusement, il commençait à douter. Le plus sain serait sans doute de quitter le Blu Notte maintenant, d'aller se mettre la tête au froid, et d'aller à la foutue soirée d'anniversaire de Kido comme s'il n'avait pas revu Kageyama cet après-midi.

《Je ne compte pas l'approcher parce que... tu le feras pour moi .》sourit sobrement le vieil entraîneur.

Voilà, ça puait la mauvaise idée du siècle.

《Allez vous faire mettre.》grogna-t-il.

Il allait repartir et quitter l'amphithéâtre sans rien ajouter lorsque celui que tout le monde croyait mort lui lança :

《Réfléchis-y bien. C'est de ta mère dont on parle en vérité. Qu'est-ce qui te parait le plus important ?》

Fudo se tourna vers lui, se contrôlant difficilement tant sa rage était gigantesque et terrible. Pourquoi fallait-il qu'il se retrouve toujours dans les situations de merde comme ça ?! Il était désormais au courant pour Kageyama, devait garder le secret de Goenji et Hiroto, devait choisir entre Legend Japan et sa mère. Bordel de merde... Putain, fait chier !

《J'ai glissé une carte dans ta poche avec mon numéro. Appelle-moi quand tu auras changé d'avis.》

Fudo n'attendit plus. Il quitta la salle sans un mot et dévala les escaliers pour se calmer les nerfs. Et il devait porter tout ça... ce soir, à la fête de Kido, sans broncher ? Depuis quand avait-il une vie de merde comme ça ?! Il donna un coup de pied rageur dans la porte de sortie de secours et arriva à l'extérieur. Le local poubelle ? Parfait. Il se défoula dans les sacs, se fichant allégrement de l'état de ses chaussures et de déchirer le plastique noir.

Pourquoi lui bordel ?!

Il cracha et enfouit ses mains dans ses poches, les poubelles ravagées. Il jeta un regard vers le haut du bâtiment, là d'où il venait, et aperçut les deux comploteurs à la fenêtre, l'épiant. Il leur fit un doigt d'honneur et tira dans un dernier sac avant de quitter, rageur, le quartier Italien. Bordel de mes couilles.


Natsumi signa la charte en soupirant, et posa le papier dans le dossier correspondant. Elle avait passé sa journée au bureau, laissant les gars prendre un petit jour de repos pour les féliciter de leur victoire sur les argentins, sans prendre de temps pour elle-même. Très bien, elle avait compris les responsabilités d'un coach, et aimait beaucoup ça. Son seul regret aura été que les membres de l'équipe ne la voient pas comme telle malgré tout son dur labeur.

Le téléphone sonna, une fois, puis deux, avant qu'elle décide de laisser tomber ses propositions de promotion dans une publicité, et qu'elle décroche.

《Allo ?》

《Bonsoir Natsumi.》

Elle soupira. Kudo-kantoku.

《Bonsoir, que me vaut ce plaisir ?》

《Tu as l'air enchantée en effet.》

《J'ai passé la journée à faire de la paperasse, et je devrai m'habiller rapidement pour aller à la soirée d'anniversaire de Kido-kun.》

《Bon courage.》

《Vous ne m'avez pas appelée pour ça, n'est-ce pas ?》

Elle passa sa main sur ses yeux, maussade.

《En effet. Hibiki-san et moi cuisinons Endo Daisuke pour avoir les informations, sans grand succès. Nous avons cependant trouvé quelque chose à propos de Heathle, le joueur australien. Comme je l'imaginais il s'est fait poser une xénogreffe bionique de la jambe droite, étrangement aussi sa jambe de tir.》

《Voilà pourquoi il était si fort...》

《...et si peu endurant. Si tu te souviens bien, le coach australien l'a remplacé plusieurs fois dans le match, pour qu'il se repose. Nous savons de source sûre que ces pauses servaient surtout à prendre des relevés physiologiques de Heathle ; sa greffe est une expérimentation.》

《Est-ce que le comité des FFI est d'accord avec ça ?》s'inquiéta Natsumi.

《Je n'ai pas demandé. Nous ne sommes sûrs de rien, alors nous ne voulons pas semer la panique à Liocott.》

《Mais il pourrait y avoir des joueurs greffés dans le tournoi...》

《J'en doute. Les FFI mènent des contrôles sanitaires aléatoires dans les équipes. Si ça avait été le cas, nous l'aurions su.》

Natsumi baissa les yeux vers son ordinateur portable, l'alluma, et chercha la fiche du dernier rapport santé des membres de Legend Japan.

《Et qui a commandité cette greffe ?》demanda-t-elle, intriguée.

《C'est une bonne question. Celle que nous nous posons aussi ici. Et avec un peu de chance et de saké, on fera peut-être cracher le morceau à Endo Daisuke.》

Natsumi rigola, avisant les profils santé des joueurs, sérieusement.

《Veille bien à ce que personne ne tente d'approcher les joueurs pour ce genre de connerie. Je ne pense pas que le comité soit ravi d'entendre ce genre de chose, si tu vois ce que je veux dire.》

《J'y veillerai. Mais ça ne posera pas de problème je pense, aucun de nos joueurs ne présente de déficience physique qui les pousseraient à se mêler de ce genre d'affaire.》

《J'espère.》

Il y eut un silence que Natsumi ne parvint pas à remplir. Elle attendit seulement que son aîné reprenne, fixant les papiers administratifs sans vraiment les voir.

《Bien, c'est tout ce que j'avais à dire. La compétition va s'intensifier, je vous envoie Kogure et Hijitaka pour assurer le banc des remplaçants. Souhaite un bon anniversaire à Kido de ma part.》

《J'en prends note. Aurevoir.》

Kudo raccrocha.


Tout le monde s'amusait : Haruna et Sakuma avaient bien joué, organisant la soirée dans un karaoké bar, réservé pour l'occasion. C'est exactement ce qu'ils auraient fait s'ils avaient été au Japon, alors c'était vraiment une bonne idée.

On pouvait être surpris mais une coupe du monde, ça dépaysait. Même si l'île comportait un quartier japonais dynamique, ce n'était pas comme à Inazuma. Le Rairaiken, la Tour de fer, le terrain près de la rivière... tout ça manquait beaucoup.

《Kido ! Viens chanter, c'est ton jour !》lança Endo, des micros dans les mains.

《Non merci, je ne suis pas un très bon chanteur.》

《Moi non plus !》

Les joueurs rirent à la plaisanterie bon enfant de leur capitaine et encouragèrent le châtain.

《Vous n'avez qu'à chanter Saikyo de Saiko !》fit Haruna, qui avait l'air de bien s'amuser.

Elle choisissait les morceaux, toute excitée, une casquette aux motifs d'un ballon de foot sur la tête. Les gars buvaient modérément, sachant que la coach n'était pas loin, et que le moindre écart ferait de cette autorisation ponctuelle la dernière. Midorikawa et Hiroto se faisaient un billard avec Tsunami, Sakuma, Kazemaru et Fubuki discutaient et semblaient plaisanter. Kido sourit, Haruna s'impatienta :

《Fubuki-kun, Kazemaru-kun ! Rejoignez Endo-kun et Goenji-kun pour chanter Saikyo de Saiko ! Et toi aussi Oni-chan !》

Ils obéirent tous, plus ou moins sérieusement.

《Saikyo de Saiko ? Qu'est-ce que c'est ?》fit Sakuma en buvant sa bière.

《L'hymne de Raimon.》expliqua Natsumi en souriant, jouant avec la paille de son cocktail tropical.

Someoka sourit à son tour, buvant une gorgée de sa bière. Cet hymne vantait le sentiment d'amitié et la bravoure de l'équipe ; il l'adorait. Après avoir démantelé l'organisation de l'Aliea Academy, et avant que tout le monde ne rentre dans sa région d'origine, Raimon avait fêté l'amitié au Rairaiken. Natsumi était arrivée avec cette chanson, et ils l'avaient chanté toute la soirée tous en chœur. C'était une chanson commandée à un compositeur par le coach Hitomiko, qui avait voulu s'excuser, et les remercier pour tout ce qu'ils avaient accompli.

Saikyo de Saiko disait tout ce qu'il y avait à dire.

Les joueurs sélectionnés venaient de terminer de chanter, et les gars applaudirent, amusés. Mais c'est qu'ils avaient loupé une carrière dans la chanson ! Il rigola lorsque Fubuki le rejoignit, embarrassé.

《Je n'avais pas chanté depuis une éternité.》marmonna-t-il en souriant.《C'était comment ?》

《Presque écoutable, Kido a raison, il n'est vraiment pas bon chanteur.》

Sa boutade fit rire les membres de l'équipe, ainsi que Kido, qui le mit au défi d'en faire autant. Fubuki l'encouragea à aller chanter, très enthousiaste, avant de saisir son mojito, et Someoka céda. Il allait proposer un petit duo avec le châtain lorsqu'il vit Fudo entrer dans la salle de fête discrètement. Kido le vit aussi, et laissa tomber sa soeur pour le rejoindre. Le rose fronça les sourcils : le brun commençait à le chauffer. Il pouvait pas faire comme tout le monde, il fallait qu'il soit insupportable, blessant et en retard !

Il ne voulait pas passer l'éponge sur la fois où il avait craché à Fubuki en plein match qu'il ne servait à rien à l'attaque. Le huit ne pouvait pas ignorer la fragilité de l'attaquant de glace sur ce plan-là, il l'avait fait exprès. Et Someoka détestait la violence gratuite.

《On chante ensemble ?》

La question de Fubuki le tira de ses pensées. Kido avait disparu, Fudo aussi. Il soupira et lança un sourire approbateur à son ami. Le quatorze filait un mauvais coton, à vouloir savoir ce que renfermait un mec comme Fudo ; il allait être irradié par sa haine et sa colère envers le monde entier, ça ne pouvait que lui brûler les ailes.

Kido sortit du bar en soupirant, ses oreilles enfin soulagées de la musique incessante. Au dehors, tout semblait fantastiquement calme, comme si une bulle empêchait les sons de parvenir jusqu'à lui ; comme si la nuit enveloppait les rues dans un silence abyssal. Le bleu de la nuit tranchait admirablement avec la lumière jaune, irradiante des lampadaires, et les auréoles qu'ils formaient au sol luisaient comme des reflets de pièces d'or dans un fin fond marin. Fudo s'était assis sur un parc à vélo, avisant dans le ciel bleu d'encre la lune dorée : voilà donc où se cachait l'or qui faisait ressembler cette nuit à un trésor.

《Tu n'es même pas arrivé à l'heure...》fit remarquer le châtain, moqueur.

Il faisait semblant d'être vexé, conscient que c'était la nature même de son équipier. De toute façon, Kido se fichait de l'heure à laquelle il arrivait du moment qu'il venait. C'était Fudo ; il n'y avait rien de plus à attendre de sa part.

《Excuse-moi.》fit le brun sans même se retourner.

Le quatorze ne dit rien, surpris par le ton passif de son interlocuteur. Légèrement éteint même.

《Ça va pas ?》demanda-t-il en s'approchant, inquiet.

《Si, je suis un peu fatigué, c'est tout.》répondit morosement le concerné.《Et... j'ai pas de cadeau pour toi ce soir.》

Kido cilla.

《Je n'aurai jamais cru te voir aussi dépité pour un truc aussi ridicule.》fit-il, songeur.《C'est quoi la vraie raison ?》

Fudo sourit, fatigué.

《Pas grand chose... juste... quelques jugements de valeur, le bien, le mal, l'éthique, des secrets, des fantômes.》énuméra-t-il, haussant les épaules banalement.

《Dans quoi tu t'es fourré encore ?》marmonna le quatorze, irrité.

《"Encore" ? Comme si je faisais toujours les mêmes conneries hein...》

Fudo avait laissé un rire terne lui échapper, et le silence océanique reprit l'avantage, s'écrasant dans leur rue comme une vague géante sur le rocher escarpé de leur conversation. De leur relation. Kido ne parvenait pas à baisser les yeux de ce profil lunaire, pâle comme un marbre italien, ce regard céruléen perdu dans des millénaires de questions, obtus dans la quête d'une réponse.

《C'est pas ce que je voulais dire.》s'excusa-t-il.《Je voulais juste te faire rire un peu.》

《Tu devrais envisager une carrière d'humoriste, Kido.》railla Fudo, mais le châtain y décelait une sorte d'extinction.

《Ça concerne ta mère ?》tenta-t-il en ignorant la pique cette fois.

《N'essaie pas de savoir s'il te plaît.》

La brise soufflait sur eux comme le ressac de leurs paroles, paisible dans cette nuit spatiale, indifférente au drame humain qu'elle effleurait.

《J'ai... un truc pour ton anniversaire. J'avais pas d'idée qui ne soit pas déjà vue et les gars m'ont fait comprendre qu'un porno n'était pas une bonne idée... alors je me suis dit que j'allais me démarquer un peu.》

Kido était assez curieux, il l'avouait. Il mourait d'envie de savoir ce que Fudo avait pu trouver d'original pour lui : il n'avait (pour la première fois) aucune idée de ce à quoi s'attendre.

Ce n'était pas compliqué de deviner ce que ses amis avaient pris pour lui : un dvd Blu Ray collector de La Marche des Empereurs ou la compilation des Happy Feet, un livre commémoratif des FFI, des chemises, des cravates, ce genre de chose. Les gars étaient tous très bien intentionnés, et ça lui faisait plaisir de deviner chaque année en avance que Haruna organisait une fête surprise et que Sakuma avait déniché il-ne-savait-quoi en rapport avec les pingouins (le mug, il n'avait pas encore fait le coup du mug). Mais... il n'était jamais surpris.

《Tu devrais retourner à l'intérieur, ils vont se demander où est l'invité d'honneur.》lâcha le brun, las, en se levant pour quitter le quartier.《Je vais rentrer à l'auberge moi ; je suis crevé.》

《Attends, dis-moi...》commença Kido.

Le huit lui lança un regard éprouvé, le regard d'un être usé qui amortissait péniblement cette fin de journée. Le châtain resta sidéré un instant par ce regard de toute une vie qui l'avisait avec lassitude : Fudo lui cachait quelque chose.

《C'est quoi mon cadeau ?》reprit-il finalement, feignant l'innocence.

Fudo sourit, et l'étincelle de sa rage de vivre illumina un moment son visage.

《Surprise, Kido-kun.~》

Il n'ajouta rien et fit volte-face, décidé à rentrer semblait-il. Kido déglutit.

Il entendit à nouveau la musique étouffée du karaoké bar s'échapper dans la rue, et la lumière se fit soudain artificielle et brûlante d'austérité. La rue ressemblait enfin de nouveau à une rue, les voitures choisirent ce moment pour passer en carburant grassement. Fudo avait comme emporté le calme tempétueux et le silence abyssal avec lui.

Kido se rendit compte qu'il venait de faire surface. Son cœur cognait sourdement contre ses côtes, affolé par cette apnée dangereuse. Il prit une inspiration salvatrice.

Quelque chose clochait.


KAGEYAMA le retour.

Oui, j'avais profondément gueulé contre la résurrection de notre cher méchant dans IEGO, mais ce qui m'avait le plus choquée c'est que son retour ne choque PERSONNE ! Tout le monde a l'air de trouver très normal son retour à la vie (ça aurait presque fait une parodie de Lost). Quitte à le faire revenir, autant le faire avec toutes les menaces et traumatismes existentiels qui vont avec !

Saikyo de Saiko est une charactere song de la licence qui, je trouve, reste bien dans la tête. Elle est chantée par Endo, Fubuki, Kido, Goenji, et Kazemaru, donc on profite de leurs superbes voix pendant trois minutes, c'est super xD

Merci d'avoir lu ce chapitre ! Je publierai la suite ce week-end ou dans le courant de la semaine qui vient (selon les disponibilités laissées par les fêtes de fin d'année je vous le rappelle).

En attendant portez-vous bien, et joyeuses fêtes !

(Un gros bisous à toutes celles à qui je n'ai pas encore répondu par PM au reviews, promis, je le fait, petit à petit parce que j'ai un IMMENSE retard)

Je vous adore ~ ~