Second chapitre tout chaud, il vient juste de sortir du four ... euh de l'ordi.
J'espère que ça vous plaira.
Hortensea, merci pour ton comm, il me fait très plaisir. ^^
N'hésitez surtout pas à laisser un petit commentaire, je ne mords pas. Et je me ferai un plaisir de vous répondre.
Bonne lecture.
Chapitre 2
His daughter.
Je me souviens encore de notre première rencontre. Tu m'as à peine regardé, comme si je n'existais pas. J'avais l'habitude qu'on me prenne pour une moins que rien, ma famille était passée maître dans cet art. Mais étrangement, cette fois, ça m'a blessé. Je ne sais pas pourquoi. Tu n'aurais dû rien être de plus que mon supérieur, un autre shinigami pour me prendre de haut, ça n'aurait pas dû me troubler. Et pourtant.
Je crois que j'avais déjà deviné qu'il y avait quelque chose d'étrange en toi, quelque chose qu'aucun autre shinigami ne semblait avoir. Peut-être que j'avais instinctivement senti cette colère, cette haine qui brûlaient en toi et que tu couvrais avec ce masque de politesse et d'amabilité qui a trompé tant de monde. Et, aussi étrange que ça puisse paraître, c'est ce qui m'a attiré en toi. Je pense que je voulais comprendre. Comprendre pourquoi quelqu'un qui semblait tout avoir ressentait la même haine et la même colère que moi. Je pense que c'est pour ça que je me suis accrochée, que je ne t'ai pas laissé me tenir éloignée. Je ne te connaissais pas encore. J'étais loin de deviner tout le mal qu'ils t'avaient fait. Mais quand je l'ai découvert, je n'en ai pas été surprise.
C'est probablement parce que je sentais qu'on était pareil que j'ai été attiré vers toi. Instinctivement, je savais que toi aussi tu étais une âme blessée en quête de vengeance. La seule différence entre nous c'est que tu voulais détruire toute la Soul Society, alors que moi, je voulais juste essayer de la sauver.
Sôsuke était surpris, il ne s'attendait pas à voir tant de monde aux funérailles d'Eiko. La majeure partie de la cinquième division était présente, et il savait que les absents avaient tous de bonnes raisons pour ne pas être là: ils étaient tous retenus ailleurs par divers missions. Une bonne partie de la treizième division avait aussi fait le déplacement, Ukitake le premier. Même Kaien Shiba, le nouveau protégé du capitaine aux cheveux blancs était là, debout derrière son supérieur, bien que Sôsuke doutait qu'il ait pu se battre aux coté de la défunte avant qu'elle ne soit transférée. Il avait presque oublié qu'avant de servir sous ses ordres, Eiko avait appartenu à cette division. Presque tous les membres de l'Association des Femmes Shinigami étaient également venues. Tous les autres étant divers amis que Eiko s'était fait dans presque toutes les divisions.
Même Hirako était là et Sôsuke enrageait intérieurement en le voyant ainsi debout devant lui, l'air innocent, comme s'il n'avait pas pris part au drame qui lui avait enlevé son amante. S'efforçant de garder un air neutre et calme, il ne pouvait cependant s'empêcher de fixer le dos de son supérieur comme s'il voulait forer un trou dans le kanji imprimé sur son haori. C'était d'ailleurs étonnant que le blond ne se soit pas encore rendu compte du regard ardent fixé sur lui.
Un mouvement sur sa droite détourna l'attention de Sôsuke du dos de Hirako et il baissa les yeux vers Kyoko. La petite fille serrait sa main dans la sienne comme si sa vie en dépendait et de grosses larmes coulaient sur sa petite frimousse sans qu'elle laisse échapper le moindre son. Sôsuke savait que la plupart des regards étaient tournés vers eux. Il savait que la majeure partie des shinigami présents prenaient la fillette en pitié. Ukitake était même venu le trouver, avant la cérémonie, pour lui assurer que s'il avait besoin de quoi que ce soit, d'aide ou de conseils pour élever Kyoko, il était là. Sôsuke avait accepté avec un sourire aimable en se demandant de quelle aide le capitaine pouvait être, lui qui n'avait jamais eu d'enfant!
Retenant un soupir, Sôsuke releva la tête pour suivre la cérémonie. Des prêtres s'approchaient à présent du bûcher funéraire avec des torches et en embrasèrent chacun l'un des coin. De hautes flamme s'élevèrent alors et leur chaleur baigna les premiers rangs de l'assistance sans pour autant leur apporter le moindre réconfort. Un vagissement se fit entendre et Sôsuke baissa à nouveaux la tête vers sa filleule. Les sanglots muets s'étaient transformés en cascades de larmes et bien que la petite fille essaya de rester discrète, il lui était à présent impossible de s'empêcher de gémir. Sôsuke ne put rester plus longtemps insensible à la détresse de sa pupille, il se pencha vers elle et la souleva dans ses bras pour la serrer contre son torse. Kyoko enfuit aussitôt son visage dans son cou et laissa libre court à sa détresse. Quelques murmures se firent entendre autour d'eux et même Hirako les regarda par dessus son épaule. Sôsuke n'y fit pas attention. Il reporta son regard sur le bûcher qui se consumait, les flammes léchant le corps de son amante se reflétaient dans les verres de ses lunettes, voilant son regard à celui de son supérieur.
Pour la première fois depuis longtemps, il se fichait complètement de savoir ce que le blond pouvait bien penser, il se fichait que son supérieur devine ce qu'il avait en tête. La seule chose qui comptait était le poids entre ses bras et la chaleur contre son cœur. Il avait promis à Eiko qu'il protégerait Kyoko, il n'allait pas se dérober. Même si pour ça il devait mettre sa vengeance entre parenthèse pendant quelques temps. Il attendrait le temps qu'il faudrait, que Kyoko grandisse, qu'elle puisse comprendre, qu'elle décide par elle même si elle voulait le suivre ou non. Alors seulement, il se remettrait en chasse. Et il détruirait en premier ceux qui leur avaient pris Eiko.
La cérémonie s'acheva. La foule se dispersa lentement, en chuchotant des commentaires auxquels Sôsuke ne prêta aucune attention. Il resta immobile un moment, les yeux toujours fixés sur le bûcher qui continuait à se consumer. Il ne restait rien d'Eiko à part quelques cendres qui rejoindraient bientôt le monument élevé en l'honneur des Shinigami mort au combat. Un comble! Eiko n'était pas morte en mission, elle avait été froidement exécutée sur les ordres du Chuô. Mais ça, il était le seul à le savoir, en dehors des comploteurs.
Quand il se détourna enfin des braises incandescentes, il se retrouva face à face avec Hirako et Ukitake qui semblaient l'attendre. Les lieux étaient déserts. Il s'avança vers eux et les salua avec sa politesse habituelle, avant de les remercier d'être venus.
– C'était la moindre des choses, répondit Ukitake avec un sourire indulgent. J'aimais bien Tsukishima-chan. Quel malheur qu'elle nous ait quitté si jeune.
Sôsuke ne répondit pas. Kyoko ne pleurait plus depuis un moment. Entendant les voix inconnues, elle leva son petit visage, toujours enfouit dans le cou de son tuteur, pour le tourner vers les deux capitaines. Ukitake lui offrit un sourire doux.
– Coucou Kyoko-chan, j'ai bien connu ta maman.
La gamine ne répondit pas, se contentant de fixer le capitaine de ses grand yeux turquoise.
– Tu as ses yeux, remarqua Ukitake en lui caressant la tête.
– Mama est plus là, fit la gamine d'une voix à peine audible.
Son regard glissa du visage souriant de Ukitake pour se perdre quelque part sur le sol.
– Les méchants monstres l'ont tué.
Les deux capitaines semblèrent surpris par cette affirmation.
– C'est toi qui lui a dit ça? Interrogea Hirako, visiblement troublé.
– Non, répondit Sôsuke en essayant de garder son calme. Je lui ai simplement dis que sa mère ne reviendrait plus. Elle m'a probablement entendu le dire à sa nourrice. J'aurais dû faire attention.
Si Ukitake sembla se contenter de cette explication, Hirako, en revanche, fronça les sourcils d'un air soupçonneux.
Sôsuke devinait sans mal à quoi il pouvait penser. Raison pour laquelle il préférait garder pour lui la révélation que la nourrice lui avait fait lorsqu'il lui avait annoncé la mort d'Eiko. Cette nuit là, alors que sa mère vivait ses derniers instants, la gamine s'était réveillée en hurlant de terreur. La nourrice, inquiète et paniquée, avait eu du mal à la calmer et tout ce qu'elle put apprendre de la petite fille ce fut qu'elle avait rêvé que des monstres venaient de tuer sa mère. Elle avait mis ça sur le compte d'un cauchemar et avait remis la petite au lit après lui avoir fait boire un peu de lait chaud pour la calmer. Sôsuke en revanche savait que ça ne pouvait pas être une coïncidence. En en parlant avec la fillette, il s'était rendu compte que les monstres qu'elle lui décrivait n'avaient rien de hollow. Ceux qu'elle lui décrivait étaient bien des shinigami. Les quatre qu'il soupçonnait avoir participé au meurtre de sa mère. Eiko l'avait prévenu. Ce pouvoir courraient dans les veines de chaque femme de sa lignée depuis des siècles, le pouvoir de voir les choses avant qu'elles se produisent, la cause principale de la mort prématurée de son aimée, ça et son incroyable zanpakutô. Hors de question que quelqu'un au Seireitei apprenne que Kyoko le possédait aussi.
– Tu aurais dû être plus prudent, Sôsuke-kun, réprimanda Ukitake d'une voix douce. Cette petite est beaucoup trop jeune pour découvrir l'existence des hollow. Mieux vaut la laisser vivre son enfance tranquillement.
– Vous avez raison, capitaine, approuva le châtain. J'ai été maladroit. Je n'ai pas encore l'habitude d'avoir la petite avec moi. Je ferai plus attention.
Ukitake lui adressa un sourire indulgent.
– Pourquoi lui cacher la réalité, intervint Hirako, les sourcils toujours froncés. Cette petite finira bien par découvrir dans quel monde elle vit. Lui mentir n'est pas une solution.
Sôsuke trouva ironique d'entendre ça venant de quelqu'un participant à la création de mensonges encore plus gros, toutefois il ne dit rien. Il laissa Ukitake objecter pour lui.
– Hein petite, continua le blond sans tenir compte des protestations de son collègue. Tu préférerais connaître la vérité, pas vrai?
Kyoko ne répondit pas. Elle fixa un instant Hirako avec des yeux ronds avant de subitement fondre en larmes et de se cacher le visage dans le kimono de son tuteur. Avait-elle reconnu l'un des quatre assassins de sa mère, qu'elle avait aperçu dans sa vision, ou sentait-elle que le blond était dangereux? Sôsuke lui-même était incapable de le dire.
– Je crois que vous lui faites peur, capitaine, remarqua-t-il avec un sourire qui se voulait gêné.
– C'est pas étonnant avec une tronche pareille! Fit une nouvelle voix.
BAM! Un instant plus tard, Hirako roulait au sol, une emprunte de pied bien nette au centre de son visage. Sôsuke et Ukitake se tournèrent d'un même mouvement vers la vice-capitaine de la douzième division, une petite chose blonde, hargneuse comme un chien enragé.
– Hiyori, protesta le blond en pinçant son nez dégoulinant de sang. Tu vas me payer ça, sale morveuse.
– T'as encore oublié le capitaine Hikifune, espèce de crétin. Elle t'attend depuis deux heures.
– De quoi tu te mêles, emmerdeuse, répliqua le blond. Je lui ai dis que je serais en retard.
– Excusez moi, intervint soudain Sôsuke d'une voix ferme. Mais j'apprécierai que vous alliez vous chamailler autre part.
Les deux blond se tournèrent vers lui avec l'intention de lui dire d'aller se faire voir mais se figèrent instantanément. Les yeux voilés par le reflet sur les verres de ses lunettes, il émanait de lui une aura menaçante qui ne lui était pas habituelle. Ukitake les fixait tous les deux d'un air outré et même Kyoko les regardaient avec stupéfaction. Derrière le trio, les dernières structures du bûcher funéraire s'effondrèrent sur elles-mêmes dans un nuage de scories incandescentes. Les deux blonds eurent au moins la décence de paraître mortifiés.
– Désolé, fit Hirako en se levant. C'était déplacé.
Il s'éloigna avec raideur.
– Amène toi, Hiyori.
Son ton sec et autoritaire empêcha la blonde de protester et c'est en silence qu'elle lui emboîta le pas. Sôsuke les regarda partir avec un soupir agacé.
– Excusez mon comportement, capitaine, j'ai perdu mon sang-froid.
– Ne t'inquiète pas, répondit Ukitake d'une voix douce. Si tu ne l'avais pas fait, c'est moi qui m'en serais chargé.
Kyoko toujours bien calée dans ses bras bien qu'elle se fut calmée, Sôsuke s'avança vers l'escalier afin de quitter le sanctuaire, Ukitake à ses cotés.
– Tsukishima-chan t'aimais bien, Sôsuke-kun, révéla soudain le capitaine. Elle te considérait comme son meilleur ami.
– Je sais. C'était quelqu'un de bien. On pouvait lui faire confiance. Je suis honoré qu'elle m'ait désigné pour m'occuper de Kyoko-chan.
– Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu peux compter sur moi.
– Merci capitaine. Pour l'instant on en est encore à apprendre à se connaître tous les deux. C'est un sacré changement pour nous deux.
– Je veux bien le croire. Au revoir Sôsuke-kun. Au revoir Kyoko-chan.
Il ébouriffa gentiment les cheveux de la fillette avant de s'en aller de son coté. Sôsuke le regarda s'éloigner en se demandant pourquoi il ne lui avait pas posé de question sur l'identité du père de la petite, comme pratiquement tous les officiers qu'il avait croisé depuis la mort d'Eiko.
Sôsuke ne revit pas Hirako de la journée. Revenu à la caserne de la cinquième division, il gagna directement son appartement et déposa Kyoko sur le sol après avoir refermé la porte derrière lui. Le bâtiment était presque désert, ce dont il se félicita. Il n'avait aucune envie de croiser qui que ce soit pour le moment. Après s'être laissé tombé sur un coussin près de sa table de travail, il retira ses lunettes et se passa les mains sur le visage en soupirant. Il allait rapidement devoir trouver un moyen de calmer la colère qui bouillonnait en lui, où il finirait par faire des erreurs fatales. Tous le Gotei avait les yeux fixés sur lui, même ceux qui ne connaissaient pas Eiko. La nouvelle qu'il avait adopté une orpheline s'était répandue comme une traînée de poudre et tout le monde semblait très intéressé. Il allait devoir attendre que l'intérêt soudain des shinigami s'estompe avant de reprendre ses manigances.
Il jeta un coup d'œil morne vers la pile de papiers qui attendait sur sa table. Il avait passé les quatre derniers jours à s'occuper de Kyoko, à l'aider à s'adapter à ses appartements, à trier les affaires de sa mère et faire transporter celle de la petite chez lui. Il n'avait eu que peu de temps pour s'occuper de ses tâches administratives. Il n'avait aucune envie de s'y mettre. Tout ce dont il avait envie c'était de tuer de ses mains les salauds qui lui avait pris son amante. Mais il ne pouvait pas, pas encore.
Remettant ses lunettes, il jeta un coup d'œil vers Kyoko. La petite était silencieuse, assise sur les tatamis malgré son kimono de cérémonie, elle regardait un petit scarabée luisant ramper sur le sol. Elle avait passé les quatre derniers jours ainsi. Prostrée dans son mutisme, ne parlant qu'à Sôsuke, calme et effacée. Un peu trop au goût de son tuteur. Aucun enfant ne devrait être aussi refermé. Bien qu'il comprenne parfaitement ce qu'elle ressentait, Sôsuke aurait presque préféré qu'elle fasse de grosses colères et hurle en se roulant par terre ou en cassant tout ce qui l'entourait. Son calme était presque effrayant pour un enfant si jeune.
– Kyo-chan, tu ne voudrais pas …
Un bruissement semblable à un coup de vent l'interrompit. Un instant plus tard un homme en uniforme de shinigami se dressait au beau milieu de la pièce. Kyoko poussa un cri et se précipita vers Sôsuke pour se réfugier dans ses bras.
– Aizen-sama, salua le nouveau venu.
– Kaname. Tu as fait peur à Kyoko.
La fillette risqua un œil au dessus des bras de son protecteur. L'homme qui venait d'arriver était grand et avait la peau noire comme la nuit. Et ses yeux était étrange.
– Tu n'as pas à avoir peur, Kyo-chan. Kaname est un ami.
Ça n'incita pourtant pas la fillette à sortir de sa cachette.
– Je voulais présenter mes excuses pour n'être pas venu aux obsèques de Tsukishima. J'ai pensé que ce n'était pas ma place. Après tout, on était sensé ne pas se connaître.
– Tu as bien fait.
Kyoko fourra à nouveau son visage dans le kimono de son tuteur, ne voulant visiblement pas entendre parler de la disparition de sa mère.
– Que faisons nous, à présent? Demanda Kaname après un instant.
– Rien. On attend que l'attention des shinigami retombe. Hirako est encore plus suspicieux que d'habitude. Sans compter que la majorité du Gotei semble très intéressé par Kyoko et moi.
Le regard vide de Tôsen resta fixé sur un point indistinct quelque part au dessus de l'épaule gauche de Sôsuke, mais le châtain le vit serrer la mâchoire comme pour s'empêcher de faire une remarque qui pouvait lui valoir de sérieux ennuis.
– Quelque chose à dire, Kaname? Demanda Sôsuke d'une voix tranchante.
Le Noir hésita un instant:
– Si je peux me permettre, pourquoi avoir accepté de garder la gamine? Elle attire inutilement l'attention sur vous. Elle va vous compliquer la tâche. C'est un poids inutile dans notre quête.
Ses mots s'étranglèrent dans sa gorge. Sôsuke le cloua sur place d'une brusque décharge de reiatsu. Des gouttes de sueur coulèrent sur le front de l'aveugle.
– Tu aurais voulu que je laisse ma propre fille entre les mains d'inconnus qui en auraient fait l'un de ces stupides shinigami incapable de penser par elle même et de voir la vérité entre leurs mensonges. C'est ce que tu es en train de me dire, Kaname?
Sa voix était calme mais tranchante comme une lame. Tôsen déglutit avec difficulté.
– Non, vous avez raison, Aizen-sama. C'était stupide de ma part de penser ça. Mais … Excusez moi de le dire, la petite représente tout de même une complication. Comment être certains qu'elle ne fasse rien qui puisse vous nuire? Même sans le vouloir. Les enfants son aisément manipulable. Sans parler de cette femme qui s'occupe d'elle. Elle va venir régulièrement chez vous, comment être certain que ce soit pas une espionne?
– Ne t'inquiète pas pour ça. Je m'en suis déjà occupé.
Kaname resta un instant muet.
– Vous voulez dire que …
– Elle est sous l'influence de Kyoka Suigetsu, oui.
Le Noir semblait surpris.
– Depuis quand?
– Le moment ou Eiko l'a engagée pour s'occuper de Kyoko-chan. Quand à Kyoko, je ne me fait aucun soucis. Vu ses réactions devant Hirako et quelques autres, elle sait instinctivement de qui elle doit se méfier.
Kaname resta un instant muet.
– Vous ne voulez pas dire que …
– Si Kaname, c'est exactement ce que je veux dire.
Les deux hommes baissèrent les yeux vers la fillette qui venait de s'endormir dans les bras de son père, épuisée par sa journée et ignorante du danger qui les guettait tous les trois dans les couloirs étroits et les bureaux fermés du Seireitei.
