Et de trois. Les aventures de Sôsuke et Kyoko continuent.
Je sais que c'est demander beaucoup mais j'aimerais tellement que vous preniez un petit instant pour me dire ce que vous pensez de la fic. J'ai des lecteurs mais peu d'avis, je n'arrive dont pas à me faire une idée sur ce qui va et ce qui ne va pas. Si vous pouviez m'aider à comprendre, je vous en serait reconnaissante.
Merci Hortensea pour ton comm, il m'a fait vraiment plaisir et m'a donné envie de continuer. Je suis contente que la fic te plaise. Les autres personnages arriveront au fur et à mesure du développement de l'histoire. Pour Hinamori, je ne suis pas encore certaine mais je ne pense pas faire d'elle une cruche comme c'est souvent le cas. Je ne suis pas très fan de ce personnage mais elle ne mérite pas ça. ^^
J'espère que ça te satisfera.

Bonne lecture.


Chapitre 3

Her world.

Quand j'étais enfant, mon père ne me regardait jamais, mes frères ne parlaient pas et même les serviteurs me considéraient comme une nuisance. Je pensais que c'était parce que ma mère était morte en me donnant la vie. Je leur avais pris quelqu'un qu'ils aimaient, je ne méritais pas leur attention. Je me contentais de rester dans mon coin et de ne déranger personne.

Ma première vision remonte à l'année de mes cinq ans. Je jouais dans ma chambre, seule, comme toujours, quand j'ai soudain vu devant moi mon frère aîné s'entraîner au maniement du sabre. Je n'ai pas compris. Je l'ai regardé comme si je ne pouvais pas baisser les yeux et je l'ai vu mourir, transpercé par sa propre lame qui venait de se briser sur le tronc de l'arbre lui servant d'adversaire. Je n'ai rien compris. Affolée je me suis précipitée vers les jardins. J'ai essayé de le prévenir mais il ne m'a pas écoutée. Impuissante, j'ai vu l'accident se répéter sous mes yeux sans comprendre. Mon frère est mort en quelques seconde dans une marre de sang. Mon père en a été anéanti.

Quelques mois plus tard, ça a recommencé, cette fois ce fut mon autre frère que j'ai vu mourir. Il avait toujours été de constitution fragile et tombait régulièrement malade. Cette fois cependant, c'était pire qu'auparavant et les médecins avaient peu d'espoir. Je me suis rendue à son chevet pour l'aider et après quelques minutes, il était mort. Il n'en fallut pas plus pour que naisse ma "malédiction". Puisque j'étais toujours là quand un membre de la famille mourrait, mon père a décrété que j'étais maudite, que je portais la mort en moi et m'a encore une fois rejeté.

Personne n'a plus osé s'approcher, de peur que la malédiction ne les touche. Mais toi … Tu n'y a pas cru. Tu en a ri, comme si c'était la meilleure blague que tu ai entendu. Et pour me montrer que tu te moquais bien de ce qu'on disait, tu m'a serré contre toi. C'était la première fois que quelqu'un me prenait dans ses bras. La première fois qu'on me traitait comme quelqu'un d'important. Je me suis sentie si bien. Pour la première fois j'eus l'impression d'être vivante, d'exister. Et ce que j'avais vécu jusque là, n'avait plus aucune importance.

Tu m'en avais libéré.


Il fallut plusieurs semaines pour que l'intérêt des shinigami ne commence à s'estomper. Plusieurs semaine pendant lesquelles père et fille eurent le temps de s'habituer l'un à l'autre. Kyoko connaissait Sôsuke depuis sa naissance, elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance. Elle savait aussi qu'il était son père, même si elle ne comprenait pas encore pourquoi ça devait rester secret. La perte de sa mère la laissait toutefois proie à une tristesse que rien ne semblait pouvoir briser. C'était une enfant calme, agréable, qui passait des heures à gribouiller des dessins ou à observer les oiseaux dans les branches des arbres. Sôsuke aurait quand même préféré l'entendre rire et la voir courir partout comme n'importe quel enfant de son âge.

Elle venait parfois le retrouver dans le bureau qu'il partageait avec Hirako même si elle refusait toujours de se laisser amadouer par le capitaine. Elle s'installait dans un coin près de son père et gribouillait sur les feuilles qu'il lui donnait. Comme elle ne faisait pas de bruit et ne les dérangeait pas, Hirako avait décidé de laisser faire. Mais Sôsuke avait remarqué qu'il les observait souvent à la dérobé quand il pensait que son subordonné ne le voyait pas. Si la division semblait avoir adopté la gamine comme mascotte, il semblait que son capitaine se méfiait toujours autant d'eux.

Ce à quoi Sôsuke ne s'était pas attendu en prenant la responsabilité de la fillette, c'était la soudaine admiration dont il était à présent l'objet. Il n'était pas un inconnu au sein du Gotei et son masque d'amabilité et de politesse soigneusement élaboré lui avait permis de se faire admirer et respecter de nombreux shinigami même en dehors de la cinquième division. Il avait travaillé dur pour se faire passer pour un shinigami honorable et respectueux des lois du Seireitei et de l'autorité du Chuô mais il n'aurait jamais pensé que devenir père célibataire pouvait l'aider dans ses plans. Il fallait dire que les circonstances de la mort d'Eiko et de l'adoption de Kyoko avaient aidé. Il ne s'attendait toutefois pas à ce que la plupart des femmes shinigami l'élèvent pratiquement au rang de modèle. La dernière édition du magasine de l'Association des Femmes Shinigami l'avait même propulsé au rang de père idéal. Ça le faisait rire doucement mais si ça l'aidait à affirmer son image et préserver sa couverture, il n'allait pas s'en plaindre.

Au fil des semaines, son quotidien chamboulé par l'arrivée de Kyoko chez lui repris une tournure plus calme et tous les deux se créèrent de nouvelles habitudes. La fillette ne se réveillait plus en pleine nuit en appelant sa mère, mais elle ne parvenait toujours pas à s'endormir seule. Tous les soir, il s'installait derrière sa table de travail pour terminer sa paperasserie, lire ou échafauder ses plans et tous les soir Kyoko s'installait sur ses genoux et le regardait faire en silence jusqu'à ce qu'elle finisse par s'endormir, rassurée par sa présence. Dès qu'elle sortait des appartement de son père, toute la division semblait tomber en admiration devant elle, ce qui semblait encore l'effrayer. Elle ne parlait pratiquement à personne, même plus à sa nourrice et semblait se méfier instinctivement des shinigami. Sôsuke ne s'en étonnait pas. Après tous si elle avait vu le meurtre de sa mère en vision, elle savait que les assassins portaient l'uniforme noir des shinigami, et l'haori blanc des capitaines. Pour elle, ils étaient les monstres ayant tué sa mère. Sôsuke espérait que ça ne provoque pas d'esclandre. Il n'avait aucune intention de répondre à un tas de questions concernant la fillette et ses capacités. Et encore moins de révéler leur lien de parenté.

Il y avait tout de même des shinigami qui parvenait à trouver grâce aux yeux de l'enfant. Ukitake, par exemple, était toujours accueillit par un grand sourire, même si la petite faisait rarement entendre sa voix en sa présence. Elle semblait lui faire confiance. C'était probablement parce qu'elle l'avait rencontré plusieurs fois en compagnie de sa mère. Elle l'associait par conséquent à un ami. Les biscuit et bonbons qu'ils ne manquait jamais de lui amener n'y étaient probablement pas pour rien non plus. Elle semblait tolérer Unohana, autant que Sôsuke put en juger la fois où il l'amena à la quatrième division pour un rhume. Elle se méfiait du capitaine Hikifune depuis que cette dernière l'avait saisi dans ses bras pour lui pincer les joues, un jour en venant voir Hirako. Ça partait d'un bon sentiment mais Kyoko ne sembla pas apprécier l'attention. En revanche, elle refusait toujours de se laisser apprivoiser par Hirako, pas qu'il se fatigua à essayer d'ailleurs. Le blond semblait tout de même vexé de la timidité que la gamine témoignait face à lui. Elle ne l'approchait jamais de son plein gré, et se réfugiait immanquablement derrière les jambes de son père dès que Hirako faisait mine de s'intéresser à elle. Elle se montrait réservée, presque timide, avec les autres shinigami qu'elle croisait, principalement des membres de la cinquième division. Ce qui ne semblait troubler personne. Après tout, elle venait de perdre sa mère.

Il fallut quand même près d'un an pour que l'attention s'estompe complètement. Un an pour que père et fille puisse trouver le calme d'une vie plus sereine. Ni Sôsuke, ni Kyoko s'en plaignirent. Le premier fut satisfait de retrouver les ombres de ses complots et une marge de manœuvre plus confortable pour agir discrètement. La seconde se sentait plus à l'aise sans tout ce monde pour lui sauter sur le poil dès qu'elle sortait le nez des appartements de son père. Au cours de l'année, la fillette avait peu à peu retrouvé sa joie, même si elle restait calme. C'était une enfant agréable et intelligente qui s'intéressait à beaucoup de choses et faisait peu de caprices. Sa nourrice semblait craindre que l'absence d'autres enfants dans son entourage immédiat ne soit néfaste pour son développement, et, à force d'insister, elle obtint que Sôsuke l'inscrive à l'école.

Ça se passa mal. Kyko ne montrant aucune intention de se lier avec ses camarades, fils et filles de shinigami, pour la plupart, elle se retrouva rapidement mise à l'écart. Elle ne s'en serait pas plaint si plusieurs de ses camarade ne l'avait pas prise en grippe. Ça dura quelques semaines avant de se finir en bagarre ou Kyoko surpris tout le monde en faisant preuve d'une violence et d'un acharnement rare pour une fillette de cet âge. Convoqué, Sôsuke fut confronté à des professeurs très mécontents qui eurent la mauvaise idée de sous entendre qu'il n'élevait pas sa pupille correctement et qu'il avait fait d'elle une petite sauvageonne déchaînée. Si la colère du châtain menaça un instant d'écraser les impudents, il parvint à reprendre le contrôle de son reiatsu avant qu'il ne s'embrase. Les professeurs furent cependant bien en peine pour expliquer pourquoi il laissait des gamins harceler une fillette sans intervenir. Le plus brave, ou le plus fou, osa répondre que ça forgeait le caractère. Sôsuke se levant et, traînant Kyoko par la main derrière lui, quitta le bureau en répondant qu'il préférait forger le caractère de sa pupille par lui même. On ne revit plus Kyoko à l'école, ce qui ne sembla pas lui manquer.

Malgré cette mauvaise expérience, Kyoko ne perdit pas le goût de la découverte. Sôsuke était un grand amateur de livres et de lecture, et un excellent calligraphe, il pris rapidement sur lui d'enseigner ses passions à la fillette. Les premières leçons ne furent pas un franc succès, tout deux s'en sortant le visage et les mains maculées d'encre, mais au moins la petite et son père s'amusèrent un moment. Et puis il semblait que la petite appréciait les leçons. Sôsuke commença toutefois à s'inquiéter quand l'envie de découvrir de la fillette commença à l'entraîner hors de leur appartement, le plus souvent pendant que la nourrice avait le dos tourné. Elle s'éclipsait à toute vitesse par la porte ou par la fenêtre ouverte, quand elle pouvait l'atteindre, et explorait la division tranquillement. Plus d'une fois Sôsuke l'avait retrouvé fascinée par l'entraînement des recrues. Elle semblait aussi particulièrement attiré par les papillons de l'enfer et courrait derrière pour essayer de les attraper dès qu'elle en voyait. Le plus souvent, Sôsuke arrivait à la retrouver avant qu'elle ne s'éloigne trop mais plusieurs fois, elle lui fut ramenée par des membres de la division, voir une fois où deux par Ukitake en personne. Il semblait d'ailleurs toujours ravi de trouver la fillette sur sa route.

Ce jour là, cependant, ce ne fut pas Ukitake qui ramena Kyoko à Sôsuke alors qu'il retournait toute sa division à sa recherche, avec l'aide de plusieurs de ses hommes. La fillette avait disparu depuis plus d'une heure et n'était trouvable nulle part. Sôsuke travaillait à son bureau, comme souvent, quand la nourrice était arrivée affolée en disait qu'elle avait encore pris la clé des champs. Avec un soupir agacé, Hirako l'avait libéré d'un signe de tête pour qu'il aille chercher sa pupille avant de replonger dans sa paperasserie sans un mot. Sôsuke se serait cependant bien passé du regard condescendant de son supérieur.

Cette fois, Kyoko s'était aventurée bien plus loin de la division qu'à l'ordinaire. Sans personne pour la rattraper ou la retenir, elle avait suivi le papillon noir qui voletait devant elle jusque dans les rues du Seireitei. Tout à son amusement, elle ne s'était pas rendu compte qu'elle s'éloignait de la caserne et s'aventurait dans des rues qu'elle ne connaissait pas. Elle n'eut cependant pas vraiment le temps de s'en inquiéter. Sa course s'acheva brutalement, quand elle percuta les jambes d'un shinigami qui marchait devant elle. Déséquilibrée, la fillette tomba sur les fesses et leva les yeux pour voir un homme de grande taille, aux long cheveux brun noués en queue de cheval sous son chapeau conique, se retourner l'air surpris. Cependant c'est avec un immense sourire qu'il se pencha vers elle.

– Eh bien, qu'avons nous là. Bonjour petite!
Kyoko cligna des yeux, le regard fixé sur l'étrange shinigami. Le papillon qu'elle poursuivait lui sorti complètement de la tête.

– Tu n'es pas bavarde! Remarqua l'homme sans perdre son sourire. C'est quoi ton nom?
La fillette hésita un instant avant de répondre.

– Kyoko.
Les yeux sombre du shinigami s'illuminèrent, comme s'il la reconnaissait soudain.

– Oh, tu es la petite que le vice-capitaine Aizen a adopté, c'est ça?
Kyoko hocha la tête.

– Tu es drôlement loin de chez toi. Qu'est-ce que tu fais ici toute seule.
Cette fois la petite arracha son regard du shinigami pour regarder autour d'elle. Elle réalisa avec horreur qu'elle n'avait aucune idée de où elle était et encore moins de comment rentrer chez elle.

– Dada, appela-t-elle, de grosses larmes perlant au coin de ses yeux. Dada!
Le shinigami se pencha vers elle et lui caressa les cheveux.

– Ne pleure pas, mignonne, je vais te ramener chez toi.
Avant que la gamine ait pu réagir, il l'attrapa sous les bras et la souleva pour la caler contre son épaule, bousculant son chapeau au passage.

– Capitaine, protesta une voix.
Kyoko jeta un regard par dessus l'épaule du capitaine et vit une jeune femme brume dans un court kimono noir les fixer tous les deux d'un regard sévère derrière ses lunettes.

– Vous êtes déjà en retard à la convocation du commandant Yamamoto!
Son ton était chargé de reproche et elle lança un regard accusateur vers Kyoko comme si la fillette avait fait quelque chose de répréhensible. Kyoko se cacha aussitôt le visage dans le kimono rose du capitaine. Un parfum de fleur s'en dégageait.

– J'en prends la responsabilité, ne t'inquiète pas, Lisa-chan, entendit-elle l'homme répondre. Je ne vais quand même pas abandonner une jeune fille en détresse. Et puis, la cinquième division est sur notre route. Ça ne prendra pas longtemps de l'y déposer.
La jeune femme ne trouva rien à répondre.

– Dis-moi, Kyoko-chan, Aizen-kun t'as déjà montré ce qu'est le shunpô?
La fillette secoua la tête.

– Alors accroche toi bien.
Sans autre avertissement, il s'élança, arrachant à la fillette un cri de surprise et de peur. Elle s'agrippa à son kimono rose comme si sa vie en dépendait, mais après trois ou quatre pas, elle finit par se détendre et regarda autour d'elle avec des yeux rond. Les rues su Seireitei défilait à une vitesse hallucinante autour d'eux et le vent hurlait à ses oreilles. C'était comme être portée par la tempête.

Quand ils arrivèrent devant la caserne de la cinquième division, une minute ou deux plus tard, Kyoko riait comme si elle s'amusait bien. Kyôraku semblait satisfait de son petit effet et il ne put s'empêcher de rire quand la fillette s'écria avec enthousiasme:

– Encore, encore!

– Désolé, princesse, mais je ne pense pas que ton tuteur apprécie que je te promène partout comme ça. Et si je prends encore du retard, Lisa-chan va avoir ma tête.
Derrière lui, la brune à lunettes lâcha un grognement mécontent comme pour prouver ses dires.

– Kyoko?
La fillette se détourna du capitaine pour voir Sôsuke approcher à grands pas.

– Dada! s'écria-t-elle en tendant ses petits bras vers lui.

– Aizen-kun, salua Kyôraku avec un signe de tête. J'ai trouvé cette jolie princesse sur ma route. Je me suis dis que tu serais fâcher de la perdre.
Sôsuke s'inclina.

– Je vous remercie, capitaine. Kyoko a réussi à échapper à la vigilance de sa nourrice et à la mienne. Je préfère ne pas penser à ce qui aurait pu se passer si vous ne l'aviez pas retrouver.
Kyôraku déposa Kyoko entre les bras de son tuteur.

– Elle est de plus en plus aventureuse.
Ça fit rire le capitaine au kimono rose.

– Les enfants aiment repousser les limites. Ils ont besoin de découvrir le monde à leur façon. Ne soit pas trop fâchée contre elle.

–A vrai dire, je suis moins fâché contre elle que contre sa nourrice, soupira Sôsuke. Je comprends que Kyoko ait envie d'explorer son monde et de faire de nouvelles expériences mais je ne veux pas qu'elle dérange qui que ce soit.

– Elle ne m'a pas dérangé, assura Kyôraku avec un sourire bienveillant. Ce fut même un plaisir de la rencontrer.
Un toussotement derrière lui lui fit comprendre qu'il était temps d'y aller.

– Malheureusement, je dois vous laisser. Au plaisir de te revoir Kyoko-chan. Aizen-kun.
Après un bref salut, le capitaine et sa vice-capitaine disparurent en shunpô. Sôsuke regagna son bureau avec Kyoko, informant ses hommes que les recherches étaient finies.

Hirako leva à peine le nez de son travail quand Sôsuke entra et déposa Kyoko sur le parquet. La petite ignora sa présence, comme à chaque fois, et alla se réfugier dans un coin près du bureau de son père. Sôsuke s'installa sur son siège et tendit à la petite un carnet et un pinceau pour lui permettre de revoir un peu sa calligraphie en gribouillant ailleurs que sur le sol.

– Où l'as-tu retrouvée? Demanda Hirako après un instant de silence.

– C'est le capitaine Kyôraku qui l'a ramenée, il ne m'a pas dit où il l'a trouvé.
Hirako resta silencieux un instant, le regard fixé sur la gamine qui se concentrait sur son écriture, de l'encre maculant déjà ses petits doigts.

– Tu devrais peut-être lui mettre une laisse, remarqua-t-il alors.
Sôsuke leva un regard choqué vers lui.

– Capitaine?

– Comme ça, elle pourrait cavaler partout où elle veux sans que tu la perdes de vue.
Le châtain cligna un instant des yeux derrière ses lunettes.

– Je crois que c'est une bonne chose que vous n'ayez pas d'enfant, capitaine, remarqua-t-il.
Hirako lui lança un regard noir.

– Ça veut dire quoi ça?
Sôsuke préféra ne pas répondre, espérant soudain que Hikifune ne parvienne pas à le faire changer d'avis. Certains homme n'étaient vraiment pas fait pour être père! Encore que, c'est certainement ce qu'on aurait pu penser de lui avant qu'il ne rencontre Eiko.