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Acte two
Quand je sortis de l'eau, je sentis clairement ma peau du dos tirailler. Il était grand temps que je remette de la crème solaire.
Je retournai et m'assis sur ma serviette rouge. J'embrassai rapidement sur les lèvres ma dulcinée endormie et tendis la main pour prendre la crème solaire dans le sac.
Je sentis néanmoins un regard sur moi. Pensant bien que c'était Lily, je levai les yeux vers ma fille en faisant un sourire.
Quelle que fut pas ma surprise en voyant une petite fille, certes du même âge que Lily, mais à la chevelure noire.
Je sais que je n'ai pas pris le risque de prendre mes lunettes pour aller nager, mais quand même… J'hallucine pas là, ce n'est pas ma fille hein ? Les colorations ca existent à cet âge ?
- Pourquoi tu es là Monsieur ? demanda la petite fille.
Je ne pris pas la peine de répondre, elle allait bien finir par rejoindre ses parents.
Je m'allongeai sur ma serviette en espérant m'endormir au soleil.
- Papa, y a un monsieur sur ta serviette !
Encore elle ? Elle ne peut pas aller jouer ailleurs ? Et les parents ils sont où ? Ils sont obligés de toujours emmener leurs enfants en vacances ? Non mais c'est vrai quoi, nous par exemple, on a laissé James, Albus et Lily chez leurs grands-parents et puis…
Oh non.
Je me relevai d'un coup. Même en ayant pas une bonne vision, je vis nettement un grand baraqué aux cheveux bruns s'approcher à grands pas d'ici, accompagné de la petite fille qui trottinait joyeusement et insoucieusement derrière lui.
Et merde.
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Je vis parfaitement bien le haussement de sourcil de Ginny quand je finis-enfin-par retrouver nos places.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé Harry ? demanda-t-elle inquiète en voyant mon état.
Je haussai négligemment les épaules.
Aie mauvaise idée, c'est douloureux.
- J'avais laissé mes lunettes ici… et je me suis trompé.
L'inquiétude fut remplacé par de la colère.
- Et quoi tu t'es encore retrouvé à enjamber le dos d'une fichue blonde ? C'est pas possible d'être aussi borné même à quarante ans. Je t'avais dit de les garder mais non il faut toujours que tu en fasses qu'à ta tête.
J'écoutai que d'une oreille les remontrances de ma femme.
Pourquoi on s'obstine à aller en vacances à la mer ? C'est bien la montagne aussi non ? Quoiqu'en hiver, je n'arrive pas à mettre mes lunettes de ski par-dessus celles-ci donc…
- N'empêche qu'elle était rousse, dis-je à ma femme après qu'elle s'ait tu.
- Écrase. Sinon tu n'arriveras plus à ouvrir les deux yeux.
Bref j'ai un cocard. J'ai plus qu'un œil pour voir. Un œil myope parce que oui, je suis encore myope.
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