Note de la traductrice : Je ne possède rien, histoire de Ssocrates.
Note de l'auteur: Merci pour la lecture et pour vos reviews, c'est très apprécié. Nous avons ici le chapitre trois, la longueur de chaque chapitre est de plus en plus grande avec la tournure des évènements. J'espère que vous apprécierez. Les avertissements normaux s'appliquent : je ne possède rien , violence à venir. Une fois de plus merci à la magie de DraconisMalfoy14 pour travailler sur mon écriture bâclée.
Hermione était enfermée dans une pièce sans fenêtre. Depuis combien de temps, elle ne le savait pas. L'absence d'horloge et d'interactions avec l'extérieures faisaient un excellent travail pour la garder dans l'ignorance. La pièce entière était faite de pierre grise, et cela transformait le peu de température agréable en froid humide. Il y avait un lit simple en bois, avec un matelas, une couverture et un oreiller dans le coin, et un table en bois assortie, vers le centre du mur sud. Un verre d'eau et une petite assiette contenant du porc et du pain se trouvaient sur la table. Au début, Hermione faisait attention à ses rations, ne sachant pas quand elles seraient remplacées, mais elle comprit rapidement que lorsque le liquide se vidait ou que le maigre repas se terminait, l'assiette et le verre se remplissaient automatiquement. Elle avait utilisé les repas comme un indicateur du temps qui passait, mais elle avait finalement réalisé qu'elle ne mangeait que parce qu'elle s'ennuyait, elle ne pouvait donc pas compter sur cela comme une méthode efficace.
Elle avait l'impression que beaucoup de jours s'écoulaient dans le monde extérieur pendant qu'elle était assise dans cet espace monotone. Elle était laissée à la contemplation des évènements, laissée à devenir encore plus énervé contre la trahison de Rogue et, surtout, laissée à la peur grandissante de ses intentions. Il ne lui avait pas parlé depuis qu'ils avaient transplané dans cette pièce. Après l'atterrissage, il l'avait simplement lâchée et avait à nouveau disparu. Elle ne l'avait pas vu depuis. Son coté rationnel l'avait menée à la conclusion qu'il était soit occupé ou bien qu'il essayait de l'effrayer. Son coté émotionnel, qui devenait de plus en plus anxieux au fur et à mesure que les heures passaient, lui disait qu'il l'avait abandonnée là pour mourir.
Elle passait beaucoup de son temps à penser à Harry et à Ron. Avec aucun moyen de savoir ce qu'ils étaient devenus depuis sa capture, Hermione essayait de les imaginer, avec les autres survivants de l'Ordre, avançant vaillamment dans leur mission, stimulés par sa disparition plutôt que gênés par celle-ci. Elle s'assit dans le coin, sur le sol, ses bras encerclant ses genoux qui s'amincissaient et son menton reposant dessus. Elle essaya d'éloigner la logique persistante sur laquelle elle avait une fois comptée fortement. Hermione avaient de nouvelles informations. Elle se rendait maintenant compte à quel point ils avaient été naïfs et stupides de croire que trois adolescents de dix-sept ans puissent défier le Seigneur des Ténèbres et triompher. Elu ou non, ils avaient largement sous-estimé le pouvoir de Voldemort et l'influence qu'il avait. Ils avaient survécu depuis si longtemps grâce à la confiance et aux coups de chance, mais maintenant elle avait été capturée, et ses compagnons étaient sûrs de suivre. Elle se frappa mentalement pour s'être autorisée à devenir aussi complaisante avec sa vie. Elle n'avait cessé de se demander comment le sorcier le plus puissant que le monde ait jamais connu puisse être vaincu aussi facilement, et maintenant elle savait pourquoi. Il n'avait pas du tout été vaincu, il employait à peine de sales tours pour obtenir un avantage avant de porter son dernier coup fatal. Harry Potter était la cible numéro 1. Sans lui, la Lumière se retirerait et l'obscurité gagnerait le monde des sorciers, condamnant les faibles et les nés moldus, au pire à une vie de misère, à une mort rapide au mieux.
Durant son temps passé dans la solitude, sa colère, plutôt que d'être refoulée, devenait plus forte. Elle se réprimanda pour le fait qu'elle n'avait pas encore dit un mot à l'homme pour lequel elle avait une fois tenu un grand respect. Il avait maintenant probablement l'impression qu'elle était tranquille. Docile et prête à accepter son sort. Cela la blessait d'imaginer qu'il puisse penser qu'en-dessous de la surface de son intellect, elle était, en fait, faible. Elle regrettait amèrement sa larme ridicule et résolut que cela ne se reproduirai plus si elle pouvait l'éviter.
Hermione Granger était beaucoup de choses, mais elle n'était pas faible. Elle avait déjà combattu dans une guerre de sorciers et souffert aux mains de ceux qui la considéraient comme une citoyenne de seconde classe à cause de son sang. Oui, elle avait toujours été en sécurité en compagnie du Trio d'Or, comme ils avaient été appelés, mais elle savait aussi se débrouiller seule. Peut-être qu'un coup bien mérité entre les jambes rappellerait cela à Rogue, si jamais il décidait de se montrer. Cela n'aiderait pas son évasion et lui nuirait peut-être sur le long terme, mais si Severus Rogue la testait, elle allait lui montrer tout ce qu'elle avait.
Elle somnolait du mieux qu'elle pouvait lorsqu'elle entendit du bruit au-delà des murs. Se débarrassant rapidement de son sommeil, elle se leva juste à temps pour voir la lourde porte en bois s'ouvrir et la grande figure sombre de son ancien professeur dépassa le seuil de la porte.
Il se tenait au centre de la pièce et ne s'arrêta pas pour la regarder.
"A genoux jeune fille." aboya-t-il.
Connard. Putain d'homme hautain.
Elle resta debout. Prête à s'en tenir à sa résolution intérieure. Avec beaucoup plus de confiance qu'elle ne ressentait vraiment, elle lâcha un ferme "Non."
Il ne réagit pas. Il resta simplement dans sa position, l'évaluant et attendant de voir ce qu'elle ferait ensuite. Elle prit volontiers cette occasion. Se sentant un peu plus en confiance, elle fit un pas en avant.
"Je ne sais pas ce que vous pensez être, Rogue,"elle cracha son nom"ou ce que vous pensez qu'il va se passer ici, mais je vous assure -"
"Endoloris!"
Elle tomba d'abord à genoux, mais le reste de son corps entrèrent en contact avec le sol tandis que les vagues d'agonie la submergèrent. Elle pouvait à peine entendre ses propres cris torturés au-dessus du bourdonnement de ses oreilles, alors que la réalité commença à s'effondrer autour de sa forme tordue de douleur. Il s'écoula un long moment avant qu'il ne mette fin au sortilège. Quand la douleur diminua enfin, Hermione était un tas chiffonné et tremblant à ses pieds bottés.
"A genoux jeune fille," répéta-t-il.
Une autre dose d'Endolorie lui donnerai surement une crise cardiaque, c'était à peu près ce qu'elle ressentait. Bien qu'elle voulait être forte, sans sa baguette, et avec aucun autre moyen pour se défendre, elle n'avait guère de choix. Aucun être humain ne pouvait résister au sortilège pour longtemps, il était illégal pour une très bonne raison. Même le plus noble des dieux détruirait son monde pour échapper à son emprise étouffante, et Hermione était juste une fille. Vaincue pour le moment, Hermione rassembla toutes ses forces et obéit. Elle était choquée d'être capable de bouger, mais la peur du sortilège mit facilement ses membres douloureux en action.
Et elle y était. Agenouillée au pieds d'un homme malveillant. Complètement à son commandement.
Elle pouvait sentir son large sourire satisfait, même si elle ne pouvait pas le voir. Son euphorie pure résonnait silencieusement dans la pièce. Enfin, la princesse Gryffondor se trouvait là où elle devait être, à la merci de ses supérieurs.
"Vous avez de la chance d'être en vie, Sang-de-Bourbe. Il n'y a pas beaucoup de personnes de votre genre qui ne se retrouve pas face au sortilège de la mort ces temps-ci."
Elle regarda résolument une fissure dans le sol.
"En outre, vous pouvez vous estimer chanceuse que vous soyez tombée entre mes mains et non celles de Lucius Malefoy." Il fit une pause dramatique. Toujours cette putain de théâtralité. "Bien qu'il pourrait passer pour une visite à un certain moment." dit-il, l'amusement colorant sa voix.
La fissure était longue, elle se propageait à travers plusieurs dalles de pierre, comme s'il y avait eu un accident à un moment donné.
"Est-ce que vous m'écoutez ?" demanda-t-il. La tête d'Hermione se releva et elle regarda directement dans ses yeux noirs, morts. Il prit cela comme une affirmation et continua. "Soyez très attentive Granger, je ne dirai cela qu'une seule fois. Si vous voulez survivre, vous suivrez mes ordres sans question. Vous obéirez. Les tentatives de mutinerie ne seront pas tolérées. Faites-moi plaisir, et votre vie sera légèrement plus facile. Défiez-moi, " il s'arrêta à nouveau et insista sur chaque mot, "et vous souffrirez. Suis-je clair ?"
Que pouvait-elle faire ? Il était sûrement conscient qu'elle ne se soumettrait pas aussi facilement. C'était le début d'un long voyage, elle pouvait le pressentir. Quand elle hocha la tête, ils savaient tous les deux que c'était un mensonge. Il savait qu'elle allait essayer de s'échapper à la première occasion. Elle savait avec une certitude absolue qu'il attendait avec impatience les punitions qui en découleraient.
Note de l'auteur: Merci d'avoir lu. S'il vous plait, restez dans les parages pour le chapitre 4.
