Note de la traductrice : Histoire conçue par Ssocrates, je ne possède rien.

Merci pour les reviews que j'ai reçues, cela m'encourage à continuer !

Note de l'auteur : Bonjour lecteurs. Voici le chapitre 5 pour votre plus grand plaisir.

Hermione se retrouva dans un espace un peu comme les salles communes à Poudlard, mais nettement plus petit. Les murs étaient en pierres nues, mais plutôt que d'émettre un froid hostile comme ceux au Manoir Malefoy, leurs teintes chaudes, combinées avec le feu enthousiaste au centre, donnaient une atmosphère chaleureuse. Les murs étaient ornés d'innombrables peintures anciennes, de diagrammes effilochés et de meubles dépareillés. Le plus imposant était la collection éclectique de grandes caisses de livres, chacune contenant une myriade de tomes poussiéreux. Elle eut soudain une envie irrésistible de toucher et de renifler leurs pages jaunies, enviant le confort qu'elle trouvait en se plongeant dans la lecture. Il n'y aurait cependant pas de refuge parmi les mots pour elle aujourd'hui.

N'étant pas sûr de ce qu'elle devait faire, elle resta près du coin alors que son professeur était occupé avec ses décanteurs à whisky. Elle ouvrit la bouche pour parler mais la referma. Cela semblait naturel d'essayer et d'abandonner si vite à ce stade, dans le cas contraire elle se sentirait défaitiste. Mais de nouveau elle connaissait l'inutilité de ses actions, même si elle savait que toute tentative qu'elle pourrait faire, servirait simplement à réaffirmer son adversité dans cette situation plutôt qu'être une bonne tentative pour la liberté.

Elle essaya à nouveau.

« Qu'en est-il d'Harry Potter ? » dit-elle d'une voix étranglée. Elle n'avait jamais craint Rogue en soi. Elle avait toujours tenu un sain respect pour l'homme, mais les évènements d'aujourd'hui lui avaient au moins enseigné la prudence. La véritable peur allait sans doute arriver plus tard.

« Mort. » répondit-il sèchement, pinçant l'arrête de son nez. Il était maintenant assis dans un fauteuil grand et humide et regardait le feu. Hermione n'avait jamais vu un tel spectacle. L'absurdité de voir l'homme sévère dans une position confortable était légèrement amusante. Elle ne pouvait pas l'imaginer posséder quoique ce soit d'autres que des objets angulaires, durs, qui correspondaient à sa personnalité.

Le mot la frappa comme un coup de poing à l'estomac et son souffle se coupa momentanément. Elle s'y était attendue, mais l'avoir confirmé était encore terriblement douloureux. Quelqu'un de moins attentif que Rogue aurait manqué l'agonie voletant sur son visage pour une fraction de seconde avant qu'elle ne redevienne normal. Elle ne voulait pas que la nouvelle de la mort de son ami l'affecte maintenant. Elle ne voulait pas donner à Rogue cette satisfaction. Même si elle avait envie de pleurer et de crier et de se rouler sur le sol, elle rassembla son courage de Gryffondor et plaça ses émotions de manière ordonnée dans une boîte et l'entreposa loin dans sa tête dans le but de l'ouvrir à nouveau quand elle pourrait pleurer en paix. Elle ne tint pas compte de son indifférence fatiguée à sa question et continua.

« Et les aut… »

« Tous morts, Miss Granger, » la coupa-t-il sèchement, son irritation avec elle montait rapidement. « Chacun d'entre eux est morts. Vous êtes la seule survivante. Voulez-vous agrandir la liste ? »

Ce n'était pas une question, mais elle n'avait pas la capacité d'enregistrer la menace, car un trou grandissait de plus en plus dans son estomac, et un autre dans sa poitrine. Elle avait supposé qu'au moins une personne avait survécu. L'idée qu'un semblant de résistance restait avait été son principal filet de sécurité dans son calvaire, et la révélation qu'il n'existait pas la remplissait d'un sentiment de crainte impuissante. Soudain, sa confiance de triompher avait significativement diminué. Et puis, comme un double coup, cela la frappa. Elle n'avait personne. Ses parents avaient péri dans le premier tour de la guerre. L'Ordre était la seule famille qu'elle avait, et ils étaient partis. Harry, Ginny, Molly… Ron. Son bien-aimé Ron. Cela prit quelques secondes, mais finalement, la jeune fille tomba à genoux alors que ses yeux voyaient floues et que son cerveau s'était arrêté. Elle avait vaguement réalisé que, bizarrement, aucune larme n'était encore venue. Plus de trous apparurent en elle, dans ses bras, ses jambes, son visage, le désespoir la rongeant comme un parasite.

Elle n'était pas certaine de combien de temps elle avait passé dans son propre esprit, mais quand elle revint à la réalité, elle était de nouveau en train de regarder les pieds noirs bottés de Severus Rogue.

« Si vous en avez fini avec la théâtralité ? »

C'en était trop pour elle. Le tempérament de la sorcière changea en un instant, elle releva la tête, de la rage pure tordant ses traits. Se choquant elle-même, elle laissa sortir un cri déchaîné qui glaça son propre sang, ses émotions sauvages s'exprimant avec urgence. Théâtralité ? Théâtralité ? Elle fut sur ses pieds en un mouvement rapide et, découvrant une paume féminine ouverte, courba sa main dans un poing serré qui visa le nez déjà tordu de l'homme. Sa colère dominant ses plans intérieurs de jouer le jeu.

Elle trouva sa grande main à lui dans une prise de fer autour de son poignet avant que ce dernier ne puisse entrer en contact avec la chair molle de son visage. Montrant ses dents, il courba son bras, gagnant un crack écœurant, et l'envoya de nouveau sur ses genoux. Les sanglots qui lui échappaient maintenant était des cris d'agonie plutôt que de colère.

« Fille stupide ! » aboya-t-il alors qu'il lâchait son poignet difforme. « Je n'ai aucune patience pour votre insolence ce soir. »

Il atteignit l'arrière de sa tête et verrouilla sa main sur une poignée de ses boucles dont il se servit pour la tirer brutalement sur ses pieds. Elle poussa un cri douloureux en réponse au mouvement qui bouscula son bras sensible, et un autre à cause de son élan qui la tira en une foulée perturbée, donnant encore une fois un à-coup à son bras. Ce connard d'homme la traînait par les cheveux comme un animal. Il déambula hors de la salle, dans une entrée et dans un couloir étroit. Il lui laissa peu de temps pour apprécier le nouvel environnement et tout passait dans le flou de ses yeux larmoyants.

Enfin, il s'arrêta devant une vieille porte bosselée qui s'ouvrit. Tirant toujours sur son cuir chevelu sensible, il la força à rentrer à l'intérieur où elle tomba sur le sol avec un bruit sourd et disgracieux. « Je m'occuperai de vous demain matin. » dit-il avant de sortir en refermant la porte, ses yeux noirs brûlant de colère la regardant pendant tout ce temps. Elle entendit ses légers marmonnements, qu'elle savait être des sortilèges de protection, et il était parti.

Que s'était-il passé ? Plus tôt, il avait été euphorique à l'idée de la punir et maintenant, après qu'elle lui ait donné l'excuse parfaite pour le faire, il l'avait simplement enfermée. Alors que pouvait-elle faire ? Broyer du noir en paix ?

Elle ne prêta pas attention à cette pensée plus longtemps, optant plutôt pour prendre l'opportunité qu'il lui avait donnée : de l'intimité.

Elle espérait que ses quartiers incluaient des charmes de silence, elle ne voulait pas qu'il entende les hurlement venant de sa bouche alors qu'elle assimilait la connaissance que tous ceux qu'elle aimait étaient mort, et qu'elle était seule.

Note de l'auteur : Je recherche actuellement un lecteur bêta. Si vous avez lu le chapitre 4, vous aurez remarqué que je fais du babillage et que je suis un singe trapu des doigts sans quelqu'un pour éditer mes drawls. Si vous êtes intéressé, s'il vous plaît envoyez-moi un MP avec votre disponibilité.

Comme toujours les suggestions et critiques constructives sont les bienvenus. Je suis en train de développer mes capacités d'écriture de fiction, donc je vous encourage vivement à remarquer mes erreurs

Note de la traductrice : Ce qui est marqué pour l'auteur vaut aussi pour moi, reviews et critiques constructives bienvenus