Note de la traductrice : Fiction de Ssocrates, rien ne m'appartient. Merci à ceux qui prennent le temps de m'écrire une reviews, cela fait toujours plaisir !

Note de l'auteur : Deux chapitres en deux jours en excuse pour le retard dans la mise à jour. Je suis dans le besoin désespéré d'un bêta, je n'ai jamais prétendu être soigneuse, et j'ai toujours besoin d'une deuxième paire d'yeux à des fins de continuité. Si vous êtes intéressés par le poste, s'il vous plaît prenez contact.

« Avec le temps, vous parviendrez à porter cela avec fierté. »

Severus Rogue, ancien maître des potions à la plus grande école de magie dans le monde se leva et admira son prix avec un mélange de culpabilité, de triomphe et de fascination. Il n'avait pas manqué le changement dramatique de la jeune fille ces derniers jours, ni manqué de voir le potentiel de la situation. Malléable.Pensait-il. Il était maintenant temps de commencer à modeler la princesse Gryffondor en un jouet de Serpentard. Ses barrières étant brisées, il résolut de s'assurer que chaque pouce de sa dignité serait enlevé avec la dernière goutte d'espoir et de tout désir de partir. Elle se devait de l'adorer et il allait grandement apprécier la rendre comme cela. L'once d'humanité en lui brûlait encore de honte à chaque fois qu'il se rappeler ses actions et ses plans, mais la bête était trop puissante maintenant. Elle avait toujours pris le dessus, juste comme Severus avait fini par s'y attendre.

La bête voulait jouer.

Hermione était épuisée. Cela lui faisait mal de pleurer, elle était stressée et la pièce était très chaude à cause du feu. Avoir été forcée de s'asseoir dans un silence presque total pour la plus grande partie d'une heure, la rendit sommeillante. Elle ne souciait plus de ce que Rogue faisait. Il pouvait dessiner ce qu'il voulait sur elle, lui donner tout le thé du monde, tant qu'il n'était pas en train de la violer ou de la battre, elle n'avait plus l'énergie nécessaire pour jouer à ses jeux, elle avait besoin de sommeil.

« Venez très chère, » dit Severus de sa voix la plus douce. Il tendit la main et attendit patiemment la jeune fille qui fixait le sol, n'étant pas sûr de ce qu'elle devait faire. « Nous avons tous les deux eu une journée éprouvante, allons vous mettre au lit. »

Les yeux écarquillés, Hermione rencontra finalement son regard. Les orbes noirs étaient grandes et bénignes pour la première fois depuis qu'il avait fait un pas dans sa cellule de pierre au Manoir Malefoy. Elle était fatiguée et confuse et avait peu de choix de toute façon. Bien qu'il la dégouttait, elle leva sa petite main et la plaça dans la sienne.

Il regrette ce qui s'est passé. C'est sûr. Il se sent coupable.

Il souriait chaleureusement alors qu'elle se levait de son siège. Si sa tête avait été claire, elle aurait trouvé cela terrifiant, mais elle remarqua à peine l'expression. Ce n'était pas terrifiant non, jusqu'à ce qu'il se penche avec précaution pour planter un baiser sur le sommet de sa tête et son cœur se mit à battre fort une fois de plus. Un observateur nouveau pourrait avoir conclu qu'il s'agissait de la stimulation du pouls d'une amante, toujours impressionnée par son bien-aimé. L'homme donnant l'affection déplacée avait détecté le changement de rythme avec un plaisir suffisant. Il connaissait son vrai sens, la peur, la suspicion et le faux-espoir tout en un.

Il posa sa main dans le bas de son dos et la guida doucement vers les escaliers. Sans s'en rendre compte, la main d'Hermione se leva pour toucher la jolie bande d'or autour de son cou. Elle se laissa emporter avec lui, ne mettant en place aucun désaccord alors qu'ils firent leur chemin vers ce qui était devenu la porte de sa chambre. Il ne rentra pas, au contraire, il lui fit signe de rentrer, lui souhaita bonne nuit et ferma la porte derrière lui.

Pas pour la première fois, une Hermione fatiguée et désorientée pleura jusqu'à endormissement.

Le matin vint sans évènement, comme le firent l'après-midi et le soir. Severus avait disparu au moment où elle s'était réveillée et ne revint que bien après qu'elle ne soit tombée endormie. Elle ne prit pas la peine d'essayer de quitter la salle, bien que les repas réapparaissaient devant sa porte à quatre heures d'intervalle, mais ils restèrent intouchés par Hermione. Ce fut sa routine pendant trois jours jusqu'à ce que le besoin de son corps pour se nourrir l'emporte sur son estomac tremblant d'aversion à l'intrusion. Enfin, elle mangea un peu de bouillon, la sensation de chaleur renouvelant sa force physique. Elle ne sentait plus la menace persistance de l'évanouissement et elle avait trouvé à contrecœur du plaisir dans le simple fait de boire le liquide.

C'était le cinquième jour où elle se réveilla avec une porte ouverte et un morceau de parchemin sur son chevet.

« En bas, » c'était écrit simplement, dans le même lettrage complexe qui énonçait le nom de son maître sur son bras comme son épitaphe.

Elle se leva et prit le morceau de parchemin dans sa main. Ses os étaient encore raides et son vagin lui donnait encore un pincement bizarre de douleur, elle grimaça alors que ses mouvements rapide furent récompensés par un rappel entre ses jambes. Ignorant les protestations de la cicatrice de la plaie, elle se dirigea prudemment vers la porte pour jeter un œil à l'extérieur avant d'inspecter l'arrière de la note pour plus d'instruction, qui n'existaient pas.

Elle n'avait pas vu l'homme depuis sa curieuse démonstration, et elle s'inquiétait de la personnalité qu'il pourrait porter s'il était en train de l'attendre.

Écoutant attentivement, elle n'entendit pas de mouvement à travers le reste de la maison et avec un soupir, elle obéit à ses ordres. Atteignant le bas de l'escalier, elle prit soin de mettre le plus d'écart entre elle et la porte d'entrée, ne voulant pas activer les sorts une fois de plus. Dieux sait ce qu'elle subirait cette fois.

Elle trouva le salon vide et se déplaça vers la cuisine pour découvrir la même chose. Ce fut seulement à sa seconde inspection, réentrant dans le salon, qu'elle aperçut la raison pour laquelle elle avait été convoquée dans cette salle. Un livre à la reliure noir était posé sur la table qui avait une fois accueilli le thé Earl Grey. Au-dessus, il y avait un morceau de parchemin avec la familière écriture verte épelant son prénom.

Le parchemin avait quelque chose sur le dos.

« Je m'attends à un repas sur la table à 18 heures. Il y aura des questions. »

Hermione était assise sur la même chaise en cuir haute sur laquelle elle avait passée l'une des heures les plus désagréables de sa vie il y a quelques jours. Elle relut la note deux fois.

Après délibération, la seule conclusion qu'elle pouvait tirer était qu'il voulait parler du livre. Un peu plus explicite était apparemment trop demander. Un repas à six heures, bien. Un test sur un livre, pouvait-elle être aussi chanceuse ? Elle utilisa son index et son majeur pour faire ouvrir la couverture de cuir souple. Il était tout neuf, jamais ouvert. Pour la première fois depuis longtemps, Hermione sentit un frisson d'excitation couler le long de sa colonne vertébrale. Malgré tout ce qui la tourmentait, malgré l'angoisse écœurante et constante, le désespoir paralysant et le vide de son âme, l'anticipation d'un livre non-lu pouvait encore inciter des sentiments de joie dans sa psyché morte. Severus Rogue, l'homme qui l'avait presque brisée, lui avait offert un cadeau. Non seulement le don de la connaissance, mais la possibilité de s'échapper, même si c'était juste pour quelques heures.

Elle défit le ruban reliant les pages et laissa le livre tomber ouvert sur une page au hasard, en fermant les yeux et en savourant l'odeur d'encre fraîche sur le papier. Elle le referma et le plaça sur ses genoux, visant cette fois la première page. Ses yeux parcoururent la couverture sombre, mais il n'y avait aucune indication du contenu, elle l'ouvra alors encore une fois et trouva ce qu'elle cherchait. Son cœur se serra profondément comme elle vit le seul mot en guise de titre du livre.

« L'obéissance. »

Note de l'auteur : Quel est le jeu de l'homme ? Ne vous inquiétez pas si vous avez des difficultés à suivre avec ses sautes d'humeur, tout deviendra clair. Merci pour la lecture.