Note de la traductrice : Merci pour les reviews ! Fiction de Ssocrates.

Note de l'auteur : encore une fois je vous remercie beaucoup pour la lecture et les avis, cela me sert à écrire ! Ce sera la dernière mise à jour avant Noël, mais j'espère que j'aurais le chapitre 13 prêt avant la nouvelle année. Profitez.

« Vous avez clairement maîtrisé la théorie, donc aujourd'hui nous verrons les leçons pratiques. »

Toujours en mode professeur alors. C'est bien, suit le mouvement. Encourage-le.

« Monsieur. » Dit-elle simplement, les yeux fixés fermement sur ses chaussures. Éviter son regard était sa réaction naturelle. Elle ne fit pas cet effort parce que le livre lui avait dit de le faire, mais parce qu'elle ne pouvait plus lever les yeux vers lui. Il était difficile à croire que cela faisait moins de 48 heures depuis qu'il avait commis le plus traître et dévastateurs des crimes. Elle avait connu tellement d'attitudes différentes venant de lui pendant ce si court temps, que cela semblait avoir duré beaucoup plus longtemps. Elle était si déterminée à le garder gentil, mais l'idée de « leçons pratiques » la dérangeait. Malgré tout, elle maintenait que Rogue avait regretté ses actions l'autre soir. Ses sautes d'humeur servaient à illustrer cela. Ou bien c'est ce qu'elle pensait.

C'était étonnant ce que si peu de temps loin du monde réel pouvait faire pour les perceptions d'une personne et pour ses capacités de réflexion et de raison rationnelle. Hermione Granger, qui avait une fois été l'étudiante la plus intellectuellement accomplie à Poudlard, l'ancienne cheffe et membre du trio d'Or avait été emprisonnée pour un peu moins d'un mois, et déjà ses processus cognitifs était en train de changer. Elle était passé de défiante tenace à l'enfant terrifiée, en l'espace de très peu de temps. Si elle ne voulait toujours rien de plus que de s'échapper, elle était consciente que ses meilleures chances de survie résidaient pour l'instant dans le fait de garder un Severus Rogue satisfait. Elle détestait cette pensée, elle le détestait et elle détestait se soumettre. Mais alors, ne s'était-elle pas presque senti presque bien d'aller au lit la nuit dernière ? Ne s'était-elle pas sentie récompensée d'avoir triomphée dans sa tâche de l'apprentissage de la théorie de l'obéissance ?

Bien sûr, tout avait été soigneusement chorégraphié. En legilimens chevronné et talentueux, Rogue était un maître de la psychologie. Ayant regardé dans les sombres profondeurs de la pensée humaine, il avait mis au point des moyens sophistiqués de manipulation. Un simple programme de peur et le conditionnement classique la verrait bientôt saliver sur ses genoux comme un des fidèles chien de Pavlov.

« Des leçons pratiques, monsieur ? »

« Ne parlez pas à moins d'être invitée à le faire ! » Il était très proche de son visage, presque en train de crier, sa peau rougissant de colère alors que le sang lui montait à la tête. Son visage était livide. Il la saisit brutalement par le haut de ses bras, et la secoua fermement, ses dents grinçantes à quelques centimètres de son nez.

Hermione cria à cause du choc. La dernière fois qu'il l'avait attrapée comme ça…

« Vous ai-je mal jugée ? » cracha-t-il, « N'avez-vous rien appris du tout ? »

Elle essaya désespérément de mettre de l'écart entre elle et lui. Elle secouait sa tête sauvagement et bafouillait des excuses incohérentes. Toute trace d'émotions positives déplacées qu'elle ait pu ressentir, même minime, fut remplacée par la panique écœurante qu'elle avait essayée de supprimer au cours des dernières 36 heures.

« Je l'ai fait, j'ai appris, je suis désolée ! » elle n'arrivait toujours pas à le regarder dans les yeux, ni même dans la direction générale de son visage. Ses mots étaient sortis dans un sanglot.

« Qu'avez-vous appris ? »

« Ne pas parler sans y être invitée. Monsieur. »

Il fit un pas en arrière et hocha la tête, plus pour lui-même que pour elle. Il courba sa main droite sous son propre menton et commença un rythme lent d'avant en arrière, comme s'il était profondément ancré dans ses pensées, toute trace de colère ayant disparu.

« Le Seigneur des Ténèbres, » commença-t-il, « comme vous le savez, vous a placée sous ma responsabilité. Il prévoyait de vous tuer, vous savez ? »

Il arrêta ses mouvements pour vérifier sa réaction. Lorsqu'elle ne bougea pas, il recommença une fois de plus.

« Cependant, aussi bienveillant que je le suis, je l'ai persuadé pour que vous soyez ma récompense. Nous avons déjà établi votre position au sein de mon foyer. »

Il disait cela avec une hausse d'inflexion, indiquant qu'il voulait son accord. Elle hoqueta silencieusement, mais ne fit aucune tentative de signe non verbal, alors il dit :

« Vous pouvez parler. »

Cette conversation commençait à devenir permanente, comme s'il consolidait son sort avec ses mots. Jusqu'à maintenant, la situation semblait souple, temporaire. Elle avait toutefois manqué d'établir une position de pouvoir, dans la relation, qu'elle avait juré de le faire au début. Tout ce que Rogue avait fait l'avait surprise. Elle avait largement sous-estimé ses jeux d'esprit parce qu'elle pensait qu'elle le connaissait. En raison de sa naïveté, elle avait non seulement perdu, mais elle avait mal perdu. Cela avait pris quelques jours pour arriver à ce point, que pouvait-il faire d'elle s'il avait des années ? Elle ne pouvait pas gagner, elle le savait. Tout ce qui restait à faire était de raisonner l'homme à l'intérieur du Mangemort.

Elle s'éclaircit la gorge et leva son visage tâché de larmes.

« Monsieur, » dit-elle. Elle devait une nouvelle fois éclaircir sa gorge, un mucus épais se construisant plus vite qu'elle ne pouvait avaler. « Je vous ai toujours respecté. Même quand mes camarades de classe était moins poli avec vous. »

Rogue portait un visage neutre, alors qu'il lui permettait de continuer, juste pour voir où elle allait, non pas parce qu'il avait l'intention de permettre tellement de libertés bien sûr.

« Je sais que vous êtes un homme bien en réalité, vous avez aidé l'Ordre toutes ces années n'est-ce pas ? »

Son manque de réaction la stimula. Son visage pierreux n'avait rien d'inhabituel, elle le savait, car elle l'avait eu en tant qu'enseignant. Le fait qu'il ne lui ait pas dit d'arrêter, elle le prit comme un bon signe.

« Mon avis est, monsieur, que vous n'avez pas à faire ceci. Je suis inutile pour vous de toute façon. »

« Que voulez-vous que je fasse ? » intervint-il.

« Vous pourriez me laisser partir ! Le Seigneur des Ténèbres n'aurait pas à le savoir, vous pourriez lui dire que je suis morte. Sans ma baguette, je ne pourrai rien faire, n'est-ce pas ? Et en tant que née moldue, je ne serai pas capable d'en acquérir une nouvelle. Sans l'Ordre, je suis impuissante, de sorte que vous n'aurez pas à vous en inquiéter. J'irai me cacher dans le monde moldu. »

Rogue jeta sa tête en arrière et laissa échapper un éclat de rire maniaque. Cet acte semblait étranger à ses traits et c'était plus effrayant que cela aurait pu l'être sur un autre homme-fou.

« Fille stupide ! » cracha-t-il.

Il se précipita vers elle et ferma la main sur la partie supérieure de son bras. Il la traina sans pitié de l'autre côté de la pièce et la poussa dans son propre fauteuil de cuir.

« Pourquoi je ferai ça Granger ? Un homme bien en effet ! »

Encore une fois, il se mit à rire, mais cette fois son rire n'était pas aussi animé.

« Dans le cas où vous l'auriez oublié, toutes ces années où j'ai aidé l'Ordre, je jouais comme un agent double et remontait des informations au Seigneur des Ténèbres. Est-ce l'acte d'un homme bien ? Toutes ces années où j'étais supposé aider Potter, je complotais sa chute. »

Il était de nouveau debout maintenant, dominant Hermione, alors qu'elle se blottissait dans le cuir à l'odeur poussiéreuse.

« Je ne vous ai pas sauvé par gentillesse Granger. Je vous ai sauvé parce que je vousvoulez. » Il colora le mot « voulais » avec un ronronnement sensuel.

Dans un mouvement fluide qu'elle eut à peine le temps d'enregistrer, il avait ses poignets épinglés au dessus de sa tête à l'aide d'une de ses mains. Il utilisa l'autre pour caresser doucement sa joue humide.

« Est-ce l'action d'un homme bien Miss Granger ? »

Sa voix était à peine plus qu'un murmure.

« Ai-je été héros quand je vous ai violée l'autre soir ? Quand j'ai pris votre fierté et votre dignité ? »

Son nez crochu frôla sa pommette, et il déposa un baiser doux, avant de déplacer ses lèvres près de son oreille.

« Ou peut-être, avez-vous apprécié ? »

Hermione se tortilla dans son emprise, mais elle n'osa pas dire quoi que ce soit.

« Je vais prendre ça pour un non. » dit-il, se levant à nouveau.

« Mais n'ayez crainte, vous apprécierez en temps voulu »

« S'il vous plaît, monsieur » Hermione s'étrangla, les larmes coulant à nouveau librement. Rogue ignora ses appels et reprit la parole.

« Retournons à notre affaire. J'admets que j'ai été trop occupé avec le Seigneur des Ténèbres pour vous permettre une bonne formation, mais cela change à partir d'aujourd'hui. Vous serez heureuse d'apprendre que l'Europe est sécurisée. C'est-à-dire le monde magique et la population moldue. Oh oui Miss Granger, ils sont sous le commandement de mon genre maintenant, là où ils devraient l'être. J'ai bien peur que cela signifie que vos plans d'intégration inaperçus soient un peu sabotés. Ne vous inquiétez pas, je vais vous apprendre la façon de fonctionner correctement dans votre nouvelle maison ici. Êtes-vous prête ? »

Note de l'auteur : Nous l'avons ! S'il vous plaît laissez vos commentaires, bons ou mauvais. Joyeuses Fêtes.

Cela compte pour la traductrice aussi !