Ce chapitre, sans être terriblement descriptif, ne laisse planer aucun doute sur ce qui se passe entre Loki et Tony. Si ce genre de scène vous met mal à l'aise, vous pouvez vous dispenser de lire ce chapitre et passer directement au suivant, cela n'aura aucun effet sur la compréhension de l'histoire. J'ai écrit ce chapitre, je l'ai relu et j'ai hésité à le poster. Finalement, leur première fois me semble importante pour la suite de leur relation, alors je le garde. Bien évidemment, Einar n'apparaît pas dans ce chapitre.
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Si le dieu fut surpris, il n'en montra rien. Il s'avança calmement vers son lit et s'y assit.
« Au premier sarcasme, je me lève et je quitte cette chambre, avait menacé Tony.
— Je n'avais pas l'intention de me montrer sarcastique, sourit gentiment Loki.
— Tant mieux, fit nerveusement le mortel.
— Anthony, je suis ravi de te voir ici. Vraiment. Mais si tu ne te sens pas prêt, tu peux encore partir, souffla le Jötun.
— Ne me tente pas ! »
Loki se mit à rire avant de venir doucement effleurer son oreille.
« Je ne compte pas te faire mal, tu sais ? Mais je veux que tu le veuilles. Si tu n'es pas sûr de toi, je préfère que tu regagnes ta chambre. Je t'assure que je ne me sentirai pas vexé.
— Je ne suis pas certain de trouver le courage de revenir si je m'en vais maintenant, fit piteusement Tony.
— Regarde-moi, Anthony. »
Relevant la tête, le milliardaire fut une nouvelle fois surpris de ne découvrir aucune lueur d'ironie dans les yeux du Trickster. Tout ce qu'il y lut fut du désir, le même désir qu'avait manifesté Loki la première fois qu'il l'avait vu nu. Tony vint alors poser les lèvres sur celles de Loki avant de glisser les mains sous sa chemise. Si tu veux te retrouver, il va falloir que tu prennes des risques. Il caressa la peau fraîche du dieu du bout des doigts. Et maintenant, je fais quoi ? Que fais-tu d'habitude ?
Tony attira alors Loki plus près et se laissa aller contre le matelas, Loki tout contre lui. L'Asgardien ne resta pas inactif, approfondissant leur baiser avant de venir embrasser la gorge du mortel. L'ayant aidé à retirer son t-shirt, il descendit le long de son torse, le couvrant de baisers, avant d'entreprendre de lui ôter son caleçon. Le rythme cardiaque de Tony s'accéléra et sa respiration se fit erratique.
Son gémissement retentit dans la chambre quand il sentit le souffle de Loki sur une partie de son anatomie qu'aucun homme n'avait encore touchée. Il se raidit.
« Veux-tu que j'arrête, Anthony ? demanda Loki en redressant la tête et en le regardant droit dans les yeux.
— Non ! S'il te plaît, non...
— Que veux-tu, Anthony ?
— Je veux que... je veux que tu- », bredouilla-t-il, affreusement gêné.
Je veux que tu le veuilles. Évidemment. Loki ne voulait pas que Tony puisse dire après coup que les choses avaient dérapé, qu'elles étaient allées plus loin que ce qu'il souhaitait. Il voulait que Tony précise ses désirs, qu'il en soit conscient et qu'il les accepte.
« Je veux... suce-moi ? hasarda-t-il. Loki, suce-moi », reprit-il plus fermement.
Le dieu lui sourit, l'embrassa au coin des lèvres avant de s'incliner. Quand il sentit une bouche humide et chaude venir entourer son gland avant de descendre le long de sa queue, il ferma les yeux et gémit. Atrocement lentement, la langue d'argent entama un mouvement de va-et-vient qui le fit gémir de plus belle. Tu te fais sucer par un mec. C'est bon ?
« Oh putain, oui ! », s'exclama-t-il.
Prenant son exclamation pour un encouragement, Loki suça avec ardeur, inquiétant Tony.
« Arrête ! Arrête ! Je ne veux pas... pas comme ça. »
Il se sentait de nouveau affreusement gêné à l'idée de demander ce qu'il voulait, ce qui constituait une grande première.
« Tu veux qu'on s'arrête là ? demanda malicieusement Loki.
— Oh, putain, Loki... non, ce n'est pas ce que je veux.
— Alors que veux-tu ?
— Je... Merde ! Tu ne m'aideras pas, hein ? C'est humiliant...
— Serait-ce moins humiliant si c'était toi qui me prenais ?
— Non. Ce n'est pas ça, c'est... c'est d'avoir à demander qui est humiliant. Ne pourrais-tu pas juste-
— T'imposer ce que moi, je veux ? Tu veux te rappeler de ta première fois comme le moment où tu auras abdiqué toute volonté face à la mienne ?
— Tu avais promis de ne pas être sarcastique, soupira Tony.
— Je n'ai pas le sentiment de l'être. Comment faisais-tu avec les jeunes femmes qui partageaient ta couche ?
— C'est différent !
— Parce qu'elles n'avaient pas de pénis entre les jambes ?
— Peut-être... souffla Tony, pensif, avant de capter le regard blessé de Loki. Non ! Ce n'est pas ce que je voulais dire. Pas tout à fait. Oh, putain ! Ce que je veux dire, c'est que je n'ai jamais fait ça avec un mec et que... Merde. Je me sens hyper maladroit, ça ne se voit pas ?
— Si, sourit le dieu.
— C'est pour ça que je préférerais que ce soit toi qui...
— Prennes les rênes ? proposa Loki.
— Voilà. Il se passa une main dans les cheveux et eut un sourire hésitant. J'ai l'air con, hein ?
— Je dirais perdu, plutôt. Tu devrais peut-être regagner ta chambre, finalement », fit gentiment Loki.
Les paroles tranquilles de Loki froissèrent Tony. Il me repousse ?! Personne ne m'a jamais repoussé ! Piqué au vif, il saisit le Trickster par la nuque et l'embrassa profondément. Pantelant, il vint ensuite coller sa bouche contre l'oreille de Loki et lui souffla « prends-moi ». Les mots résonnèrent étrangement à ses oreilles et il leva intérieurement les yeux au ciel. J'ai l'air de quoi ?
Pendant qu'il s'interrogeait, Loki ne perdait pas son temps. L'ingénieur sentit un doigt humide venir titiller son entrée, son léger grognement de douleur étouffé par la bouche de Loki sur la sienne.
« Tu peux m'arrêter quand tu veux, Anthony, souffla le dieu.
— Tu ne veux déjà plus de moi ? répondit-il, mi ironique, mi inquiet.
— Je veux que tu me veuilles autant que moi je te veux », fit-il, mortellement sérieux. Le dévisageant avec une intensité effrayante, il ajouta un deuxième doigt. Sans le quitter un instant des yeux, Loki continua à ouvrir doucement Tony. Quand le mortel se mit à gémir, il entreprit de le caresser doucement de son autre main. Oscillant entre la légère brûlure de l'étirement et le plaisir grandissant de la caresse, Tony finit par secouer la tête.
« Arrête. »
Loki se retira immédiatement.
« Non ! Je ne veux pas que tu arrêtes complètement ! C'est juste... Bon d'accord, Reindeer Games, si tu continues comme ça, je ne vais pas pouvoir tenir bien longtemps, avoua-t-il piteusement. »
Loki évitant soigneusement de répondre, Tony prit une grande inspiration et se jeta à l'eau.
« Prends-moi. Maintenant. Mais tu as intérêt à être très bon. Bordel ! Quand je pense que je n'ai même pas bu ! Je n'ai même pas d'excuse pour la connerie que je-
— Tais-toi, l'interrompit gentiment le dieu. Tu as le droit d'avoir peur, Anthony. C'est tout à fait normal. Mais évite de dire des choses que tu regretterais, même pour cacher ton trouble.
— Désolé. Mais cette sensation de ne rien maîtriser, c'est...
— Si tu veux que je m'arrête, je m'arrêterai.
— Je sais. Je sais, Loki. Viens, maintenant, je me suis déjà assez ridiculisé comme ça, grommela Tony.
— Tu n'es pas ridicule, tu es touchant, sourit Loki.
— C'est ça, enfonce-moi, répondit Tony en levant les yeux au ciel.
— C'est bien mon intention », ricana le dieu.
Le milliardaire se contenta de lui sourire. Son sourire vacilla tout de même un peu quand, quelques minutes plus tard, Loki glissa finalement en lui, suscitant une douleur inhabituelle, quoique supportable.
Merde. J'espère vraiment que je ne fais pas une connerie.
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J'ai bien conscience que c'est affreusement court, mais j'ai supprimé toute la partie trop explicite, convaincue qu'elle n'avait pas sa place dans cette histoire. Pour me faire pardonner, je posterai rapidement la suite de l'histoire. :)
