Bonsoir ! ou Bonjour pour ceux qui se lève !
Et voui il faut une fois de plus que je m'excuse du retard ! je suis une auteure horrible ahah ! Ma pauvre re-lectrice, je la torture sérieusement on peux lui payer une médaille ! On se rapproche dangereusement de la fin et des révélations ! D'ailleurs certaines sont en cours de route ! J'espère vraiment qu'il vous plaira on a bien travailler dessus (surtout ma re-lectrice).
Je vous souhaite une bonne semaine, et une bonne nuit (oui je rentre juste du travail donc je vais me coucher a 5H)
À dimanche prochain !
Neku
Bonne lecture !
Chapitre 11 : Pas du même sang.
Je regarde ma mère, choqué. Comment ça pas ma mère ? J'ai des sueurs froides. Je n'ai aucune pensée cohérente à cet instant. Sasuke me prend la main, il a dû repérer mon trouble. Je me reconcentre sur ma mère.
- Mais je…qu'est-ce que ça veut dire ?
- Je t'ai adopté. Je t'ai trouvé un matin, tu avais été abandonné sur la plage…
- Abandonné ?
C'est de pire en pire. Je n'ai pas envie d'en savoir plus. Pourquoi ne me l'a-t-elle jamais dit ? Je suis furieux. Je sens qu'au fond de moi, la colère monte de plus en plus. Je me dégage de la main de Sasuke en me levant. Il faut que je fume ou je ne sais pas, mais il faut absolument que je sorte. Je prends mon paquet et allume une cigarette. Je ne sais plus quoi penser. Et Sasuke semblait le savoir, il n'a même pas été étonné. Est-ce que c'est de cela qu'ils ont parlé ensemble? J'entends la porte derrière moi. Une main que je reconnais se pose sur mon épaule. Je me retourne, hors de moi.
- Tu étais au courant ?
Il me regarde sans émotion. Mais il a retiré sa main.
- Oui.
Je l'attrape par le col et le plaque contre le mur.
- T'es un putain d'enfoiré ! Ça t'amuse de me prendre pour un con c'est ça ?
- Jamais je ne m'amuserai à te faire souffrir, Naruto. Pour qui tu me prends ? Ce que je t'ai dit cette nuit, je le pensais sincèrement. Alors arrête tes conneries.
- Mes conneries ?
- Tu crois vraiment que c'était à moi de te l'annoncer ? Est-ce qu'au moins tu m'aurais cru ? Réfléchis deux secondes!
Je me calme. Il a raison. Je le lâche et baisse les yeux. Sa main vient me caresser les cheveux. Il m'embrasse le front.
- Calme-toi et retourne à l'intérieur. Il faut que tu parles avec ta mère.
- Tu restes avec moi ?
- Évidemment.
Nous retournons à l'intérieur. Ma mère n'a pas bougé, elle est toujours assise sur le canapé. Je me réinstalle en face d'elle, nettement plus calme.
- J'avais besoin de digérer la nouvelle.
- Je te comprends mon ange, ne t'inquiète pas, me dit-elle pour me rassurer.
- Je t'écoute…
- Je t'ai découvert sur une des plages de l'île. Tu étais dans ton berceau. C'était quelques jours après le fameux naufrage. Tu étais trempé. J'ai pensé que tu devais être le seul survivant. Mais il n'y avait rien sur toi, à l'exception de deux bijoux.
Elle sort de sa poche un petit sac en tissu, qu'elle ouvre et retourne pour y sortir les bijoux. Elle me les donne. Le premier est un collier, fait d'une bande fine de cuir noir, avec pendentif un cristal bleu ciel. Il est magnifique. C'est un collier d'adulte j'en déduis qu'il devait appartenir à un de mes parents. Le deuxième est une petite gourmette de bébé argent, avec mon prénom gravé dessus. Je l'observe, la tournant entre mes doigts et y découvre ma date de naissance. Un détail me frappe.
- Le 10 octobre 1992. Mais…
- Je sais, tu es censé être né en 1993… Mais je ne pouvais pas dire que je t'avais trouvé, il n'y avait que tes oncles au courants. Pour les autres, j'ai dit que j'avais fait un déni de grossesse…
- Mais ils n'ont pas vu que j'étais plus âgé qu'un nouveau-né ?
- Les gens ne se posaient pas trop de questions à l'époque, explique-t-elle.
- Je vois… Alors j'ai 24ans.
- T'inquiète pas dobe, ça change pas grand-chose.
- Teme !
- Vous avez une dernière chose à lui dire madame Umino… lui dit Sasuke en la regardant dans les yeux.
- Une autre chose à me dire ?
Elle semble hésiter, elle sert ses mains l'une dans l'autre en les fixant. Le silence s'installe et reste quelques minutes, avant qu'elle ne prenne la parole :
- J'espère que tu comprendras mes raisons Naruto… C'est…c'est moi qui t'ai fait prendre de la Napafine à ton insu…
- QUOI ?
Ce n'est pas possible. C'est un cauchemar. Comment ma mère a-t-elle pu me droguer? Je la regarde, essayant de ne pas laisser ma colère déborder. Je me sens trahi. En qui puis-je avoir confiance? Comme pour répondre à ma question, Sasuke prend ma main. Mon regard se pose sur lui. Heureusement qu'il est là.
Ma mère commence à s'expliquer.
- Il faut que tu comprennes, tu me manques tellement… Et toi, tu ne semblais vouloir vivre que sur le continent… Puis ton frère qui s'installait avec sa femme…
Elle commence à sangloter. Je suis toujours sous le choc. Comment peut-on en arriver là ?
- Alors, continue-t-elle, j'ai eu peur de me retrouver seule…. Je vous aime tellement toi et ton frère et maintenant… Gaara…Gaara est parti…
Elle finit par totalement s'effondrer, cachant son visage dans ses mains. Mon cœur se sert de la voir ainsi. J'ai de la peine. Elle nous a élevé et maintenant elle se retrouve seule. Ça ne doit pas être facile… Je me lève et la prends dans mes bras. Mon regard tombe dans celui de Sasuke. Il nous regarde, impassible. Il ne doit pas comprendre que je lui pardonne. Mais je ne peux laisser ma mère dans cet état.
- Maman tu aurais dû m'en parler. On aurait trouvé une solution ensemble.
- J-je ne savais plus comment faire. J'avais tellement peur. Je t'aime tellement. Mais les villageois étaient si réticents à ton retour. Cela t'aurait fait repartir sur le continent..
Je soupire, elle n'a pas tort. Comment pourrais-je vouloir rester dans un endroit, aussi peu accueillant que l'île ? Les villageois me détestent et me le font savoir depuis que je suis petit. Combien de fois suis-je rentré de l'école, ayant été maltraité par les autres enfants qui avaient été influencés par les paroles de leur parents ? Mais mon frère finissait toujours par arriver, soit pour me défendre, soit pour me consoler. Ma famille a toujours veillé sur moi, contrairement au reste du village.
- Écoute maman, je ne peux pas vraiment t'en vouloir… Mais je ne dis pas non plus que tout est oublié, je vais avoir besoin d'un peu de temps. La prochaine fois, parle-moi au lieu d'essayer de trouver des solutions qui pourraient nous coûter très cher.
- Je comprends… Promis, je te parlerai maintenant. Merci mon ange…
Je lui fais un de mes plus beaux sourires et me lève pour la prendre dans mes bras. Je ne veux surtout pas qu'elle pense que je la déteste. Bien au contraire. Nous restons avec elle tout le reste de la journée. Sasuke semble, par moment, un peu mal à l'aise.. Plusieurs fois je remarque qu'il reste un peu à l'écart. Dans l'après-midi alors que ma mère nous laisse tous les deux, j'en profite pour l'interroger.
- Tout va bien Sasuke ?
- Oui. Excuse-moi, mais je n'ai pas l'habitude de tout ça.
- Ah bon ?
- Hn… Je n'ai pas grandi avec ma famille. Mais c'est une longue histoire qu'un jour je te raconterai.
Cette révélation me surprend. Il a l'air si souvent sûr de lui et fort, qu'on n'imagine pas qu'il ait pu connaître des difficultés par le passé. Il me fait un sourire et sa main vient se perdre dans mes cheveux.
- Te creuse pas la tête ! Pour le moment, on s'occupe de toi et de ta mère.
- Quoi ?!
Il sourit et s'éloigne. Non, mais il n'a pas le droit de faire ça !
- Sasuke ! Soit tu en as trop dit, soit pas assez ! Crié-je en le poursuivant.
Je l'entends rire. Et je ne saurai rien de plus, malgré le fait d'insister. Il profite d'un appel pour échapper à mon interrogatoire.
La journée arrive à sa fin. Il est temps pour moi et Sasuke de retourner à l'hôtel. Quand nous sommes partis, ma mère semblait apaisée.
Sasuke marche les mains dans les poche et semble en pleine réflexion. J'accélère le pas pour le rattraper.
- Sasuke, quelque chose ne va pas ?
- Naruto, tu es conscient que je devrais arrêter ta mère ?
- Je m'en doutais.. Mais je n'arrive pas à lui en vouloir, elle a déjà tellement souffert ces derniers temps…
- Peut-être, mais elle ne peut pas rester impunie.
- Je sais bien, mais…On ne pourrait pas trouver une autre solution ?
- Quelle autre solution, Naruto ? Même si on ne l'arrête pas, elle doit se faire soigner. C'est très grave ce qu'elle a fait. Qui sait ce qu'elle aurait pu faire une fois que tu aurais été dépendant d'elle ? Elle t'aurait séquestré ?
Cette éventualité me fait froid dans le dos. C'est vrai que vu comme cela, on peut rapidement imaginer le pire. Mais la mettre en prison ou en hôpital psychiatrique ne serait pas une bonne idée non plus.
- Il n'y a que nous trois au courant ? Demandé-je à la recherche d'une solution.
- Oui, c'est Gaara qui a tout découvert et il est venu me le dire.
- On pourrait le garder pour nous, et obliger ma mère à aller voir une psychiatre ?
- Non Naruto, tu ne réalises pas la gravité de l'acte. Elle pourrait recommencer un jour, c'est un risque qu'on ne peut pas courir.
- Mais si je te promets qu'en plus, je resterai méfiant, et que je veillerai à ce que ma mère suive une thérapie…
- Nous en reparlerons plus tard, Naruto. Pour le moment je voudrais que tu me donnes ton ressenti face à ces révélations.
- Je suis complètement perdu… Ça fait bizarre de se dire que je ne connais pas mes vrais parents.
Je vois Sasuke fouiller dans une de ses poches. Il en sort un papier plié en deux. Il me le tend. Curieux, je le prends et le déplie. C'est une photo. Elle représente un couple et un bébé. La femme est très belle. Elle fixe son enfant avec une tendresse infinie. L'homme, je lui ressemble tellement.
- Tu es le portrait craché de ton père.
- Je…merci Sasuke.
- D'après le reste de l'enquête. Jiraya serait ton grand père… Mais on ne comprend pas les raisons qui l'ont poussé à tuer des membres de ta famille. Il s'est forcément passé quelque chose que nous ignorons encore.
- Je sais. Si seulement il y avait un moyen de retourner dans le passé.
- Mon métier serait bien plus simple.
Je rigole légèrement à sa déclaration et glisse ma main dans la sienne. J'ai envie de lui dire quelque chose. Il va peut-être me trouver niais mais tant pis.
- Sasuke.
- Hn ?
- Je t'aime. Tu es le seul qui ne semble pas me mentir en ce moment…
Il s'arrête de marcher et me regarde surpris.
- Je ne te mentirai jamais, justement parce que je t'aime.
Je dépose mes lèvres sur les siennes, l'attirant près de moi. Je crois que malgré tout, j'ai besoin d'un peu de réconfort. De sa présence. Je ne sais plus en qui avoir confiance, hormis l'homme dans mes bras.
C'est la sonnerie de Sasuke qui nous ramène à la dure réalité. Il décroche en me signalant que c'est Shikamaru.
- Apparemment, Shikamaru a découvert un élément nouveau chez ton oncle Iruka.
- Ils fouillaient encore ?
- Evidemment. Tant qu'on a rien trouvé, on continue nos recherches. Ce serait bête de passer à côté de quelque chose.
- Oui je comprends. Alors, nous allons au poste ?
- Tu as compris. Dépêchons-nous.
Une fois arrivés au poste. Nous rejoignons le bureau de Sasuke dans lequel nous attend Shikamaru, un carnet posé devant lui.
- Après avoir de nouveau passé au crible les domiciles des défunts, nous avons fait une découverte intéressante chez Iruka Umino.
- Qu'est-ce que cela nous apprend ? demande Sasuke en prenant le carnet que Shikamaru lui tend.
- Je l'ai fait lire à votre coéquipière Karin.
- Fais-la venir, s'il te plait.
Shikamaru sort. Il revient quelques secondes plus tard, accompagné de la rouquine.
- Alors Karin, ce carnet ?
- Eh bien, l'homme qui a écrit ce carnet est Iruka Umino, c'est une sorte de journal intime. Je pense qu'il l'a écrit ceci, afin de soulager sa culpabilité.
- Sa culpabilité ? Lâché-je, étonné.
- Oui. Un stupide jeu qui a très mal tourné. Le naufrage du bateau de la famille Namikaze a été causé par des enfants de l'île.
- Développe Karin, ordonne Sasuke.
- Très bien. Vous avez peut-être entendu parler de la légende du gardien de l'île ? Celle-ci dit qu'on peut invoquer un démon protecteur, en cas de grand danger, en déposant neuf lumières sur la plus haute falaise de l'île.
- Oui, effectivement.
-Eh bien, revenons vingt-trois ans en arrière. Cette nuit-là, alors que la tempête faisait rage, trois enfants, Gaï, Kakashi et Iruka, décidèrent d'invoquer le démon protecteur afin qu'il arrête la tempête. Ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'est qu'un bateau, déjà en difficulté, était proche des côtes. Les enfants se munirent de grosses torches, et les disposèrent sur la falaise, en direction de la mer. Ils ne se doutaient pas, des conséquences que cela aurait. La famille Namikaze, croyant certainement qu'on leur indiquait le chemin à suivre pour accoster, mit le cap en direction des lumières. Malheureusement, le bateau ne rencontra que les rochers.
- Il n'y avait pas la lumière du phare pour les guider ? Demandé-je.
- Il était en panne à ce moment-là. C'est donc complétement paniqués, que les enfants sont allés chercher leurs aînés Asuma et Haruna. Le temps qu'ils racontent ce qu'il venait de se passer aux plus grands, le bateau s'était échoué sur la plage. Ils trouvèrent alors, une femme, qui avait réussi à s'extirper de l'épave. Elle tenait fermement contre elle un bébé, enveloppé d'une couverture. Asuma prit rapidement une décision. Il frappa la jeune femme, et lui prit l'enfant qu'elle tenait. Il le confia à sa sœur. Haruna s'opposa à l'idée de tuer cette femme, mais son frère lui expliqua que c'était le seul moyen de protéger leurs petits frères. Ils seraient jugés pour meurtre, si jamais on découvrait ce qu'ils avaient fait. Elle acquiesça. Ainsi, Asuma tua Kushina Uzumaki. Mais alors, qu'il allait faire pareil avec le bébé, votre mère s'interposa.
Mon oncle Asuma a tué ma mère…et a voulu me tuer. Comment pourrais-je le considérer comme avant maintenant ? Et ma mère, enfin Haruna, a été d'accord avec cela, mais elle m'a sauvé la vie en s'interposant…
- D'après ce qui est écrit ensuite, continue Karin, Haruna Umino vous aurait adopté dans le plus grand des secrets, faisant croire à un déni de grossesse. Et apparemment, au village peu de gens ont cru cette histoire et ils ont commencés à se méfier de votre famille. Et à vous voir comme un enfant maudit.
- C'est pour ça qu'ils me détestent tous, soufflé-je, attristé.
Ces gens ne m'ont même pas laissé une chance.
- Hn, est-ce qu'on sait comment il a tué Kushina Uzumaki ?
- Iruka ne le dit pas dans le journal et il y a aucune trace sur les ossements, nous signale Shikamaru, tenant le rapport entre ses mains. Je ne sais pas ce qu'en pensera Karin, mais si je devais penser comme l'assassin, il ne me resterait que deux personnes à tuer : Asuma et Haruna. Mais comme Haruna a pris soin de toi, peut-être qu'il ne s'attaquera pas à elle. Naruto, elle t'a bien traité ?
- Oui, elle a toujours pris soin de moi et pas une fois j'ai manqué de quoi que ce soit.
Le bureau plonge dans un certain silence, tout le monde réfléchit aux paroles de Shikamaru. Moi je pense à ma mère, Haruna. Se doute-elle que Jiraya est lié plus ou moins avec moi ? C'est une sonnerie qui brise le silence. Le téléphone du poste qui sonne. Shikamaru va répondre, il parle quelques minutes puis revient précipitamment dans le bureau.
- C'est Sai ! Il est en ville et apparemment Jiraya aussi ! Et s'ils avaient décidé de passer à l'acte?
- On va chez Asuma immédiatement, ordonne Sasuke en attrapant son arme qui était rangée dans le tiroir du bureau.
On sort rapidement du poste et on se rend à l'hôtel de mon oncle. On trouve Asuma dans la cuisine de celui-ci, il nous regarde surpris.
- Que se passe-t-il ?
- Nous pensons que vous êtes la prochaine victime, déclare Shikamaru.
- Comment ça ? fait-il, étonné.
- Nous savons tout oncle Asuma, sur l'histoire du naufrage…
- Et sur le meurtre de Kushina Uzumaki, crache Sasuke.
- Je ne sais même pas si vous méritez d'être protégé, lance Suigetsu.
- Faut me comprendre, je n'ai fait ça que pour protéger ma famille…
Il pose son regard sur moi, il semble triste.
- J'espère que tu sauras me pardonner Naruto. Mais surtout n'en veux pas à Haruna, elle t'aime autant qu'elle aime Gaara.
- Dire que tu m'aurais tué, comme tu as tué ma mère !
- Crois-moi, cela n'aurait pas été de gaieté de cœur…
- Asuma Umino, vous êtes en état d'arrestation, vous serez placé en garde à vue, en attendant votre transfert sur le continent. Vous avez de la chance, cela contribuera aussi à votre sécurité. Je vous conseille d'appeler un avocat.
J'observe la scène sans intervenir. Sasuke passe les menottes à Asuma et ce dernier n'oppose aucune résistance. Pourtant quand je tombe dans le regard de mon oncle, j'y vois de la colère. Ses yeux fixent quelque chose derrière moi. Soudain, je me sens tiré en arrière et on pose une arme sur ma tempe. Heureusement tout le monde se retourne à ce moment-là. Je vois Sasuke écarquiller les yeux et dégainer son arme.
- Baisse ton arme ! Crie-t-il.
- On se calme, lâche une voix froide, à côté de mon oreille.
Je sens la prise sur moi se raffermir.
- Lâche-le tout de suite !
- Je ne crois pas que tu sois en situation de me donner des ordres, inspecteur.
Je vois que Sasuke est tendu au maximum.
- Qu'est-ce que tu veux? Demande Sasuke en colère.
- Je veux l'autre connard d'Asuma !
Il veut tuer mon oncle.
- Tu veux finir ce que vous avez commencé c'est ça ? Lancé-je, énervé.
- Ce qu'on a commencé ? Mais on a rien commencé justement ! On veut seulement lui poser deux, trois questions, me répond Sai.
- Te fous pas de ma gueule ! Et mes autres oncles ?
C'est plus la peur qui m'anime qu'autre chose. Je me débats et lui assène un coup de coude dans le ventre. Je ne gagne qu'à l'énerver un peu plus. Le coup l'a fait se plier en deux quelques secondes, mais il se redresse rapidement. Il me frappe avec son arme et je tombe au sol. Je redresse la tête qui m'est douloureuse et je vois qu'il pointe son pistolet sur moi. Sasuke le tient toujours en joue.
- Si tu bouges, je te jure que je t'éclate la tête Sai.
- Je dois l'avouer que ça me fait bien chier de t'avoir loupé la première fois, déclare-t-il en me fixant. Tu aurais dû mourir, ça m'aurait bien rendu service.
- Alors c'est bien toi qui m'a poussé ! Espèce de …
- A cause de toi mon avenir est compromis, me coupe Sai. Tu ne pouvais pas rester sur le continent ? Non, il a fallu que tu réapparaisses comme ça.
- Mais qu'est-ce que je t'ai fait à la fin ?
- A cause de toi le vieux doute ! Il risque de revoir toutes ses paroles ! Si tu n'avais pas réapparu…
- Sai ! Le coupa une voix que je reconnais comme celle de Jiraya.
Sai sursaute et se retourne.
- Que faites-vous là ?
- Tu es en train de menacer mon petit-fils avec une arme ! Baisse ton arme !
Le jeune homme obéit. Sasuke en profite pour le menotter.
- Qu'on lui passe les menottes à lui aussi, ordonne-t-il à son équipe, en pointant Jiraya.
- Pourquoi m'arrêter moi ? S'étonne Jiraya.
- Quelle question ! Peut-être pour les trois meurtres que vous avez commis ?
- Mais je n'ai tué personne moi ! Il est bien là, le problème ! Déclare Jiraya le plus sérieux du monde.
Et le pire, c'est que je ne décèle aucune trace de mensonge.
À suivre..
