Un chapitre un peu plus long, qui vous plaira je l'espère ! Finalement je suis assez fière de mon rythme de publication, je vous promets pas que ça se tassera pas dans des temps futurs, mais, pour le moment, ça se maintient ^^
En attendant, je ne peux vous dire qu'une chose : à vos écrans !
Bisous !
Chapitre 3 : Accepter…
Draco était redescendu et n'en revenait pas : d'après Miss-Je-Sais-Tout, son père, son parrain et son (avouons-le) meilleur ennemi devaient être ensemble, par la force des choses… Autant il savait que sa mère et son père ne s'aimaient pas, qu'une grande affection au fil du temps, après leur mariage. Mais jamais la relation entre Narcissa et Lucius n'aurait pu être qualifiée « d'amoureuse ». Bien qu'il ait toujours su que son père vivait ses aventures de son côté, à l'instar de sa mère, bien qu'il ait toujours su qu'il n'était né que par convention, bien qu'il ait toujours su que son père était gay… Savoir que le Destin obligerait son unique famille à s'unir contre son gré le mettait hors de lui. Comment, alors qu'ils étaient libres du joug de Voldemort, comment pouvait-il accepter de voir son père contrait à l'union avec Potter ? Alors que son père haïssait Potter, et que Potty le lui rendait bien ? Passait encore que Severus et Lucius doivent subir une union forcée par leur Éveil, ils auraient finis par s'en accommoder vu la relation déjà amicale qu'ils entretenaient… Mais… Franchement, Potter ?!
Alors que Draco tournait en rond dans le salon, le menton entre deux doigts, plongé dans une réflexion intense, Ron ruminait sur le fauteuil, près de la cheminée. Là où, habituellement, les aiguilles à tricoter de sa mère se démenaient dans l'espoir de sortir un pull plus… Seyant qu'à l'ordinaire. Le rouquin n'y croyait pas. Son meilleur ne pouvait pas s'unir à deux (soi-disant) anciens mangemorts. Qui plus est des hommes ? Il n'avait rien contre l'homosexualité (non pas lui), mais… Son meilleur ami ? Avec qui il avait passé tant de temps à discuter pour savoir quelle fille, à Poudlard, avait les plus beaux seins, la plus belle bouche celle qui, d'après les rumeurs était la plus… Performante au lit ? Ron savait que son meilleur ami n'accueillerait pas la nouvelle avec joie. Ron savait qu'Harry était définitivement hétérosexuel. Les baisers qu'il avait échangés avec Cho et avec Ginny (avant qu'elle se mette avec Neville puis qu'elle…), même avec les sœurs Patil, un soir où la beuverie durait depuis trop longtemps dans les dortoirs et qu'un pari lui avait été lancé ! Non, décidément, non, son meilleur ami ne s'en remettrait pas ! Et puis merde à la fin ! Se faire troncher par un mec ! Non, invraisemblable ! Ron eut presque du mal à retenir un haut-le-cœur à l'image d'Harry entouré de Lucius et Severus, par la force des choses. Et puis d'ailleurs, il était sûr que les deux mangemorts avaient trouvé une quelconque potion pour pouvoir se taper Harry !
Lucius, Harry et Severus avaient fini par réussir à se quitter du regard. À vrai dire, il avait fallut qu'Hermione entre en trombe dans la chambre de Lucius et qu'elle saute dans les bras d'Harry pour que la magie s'évanouisse. Ils étaient redescendus tous les quatre. Harry fut de nouveau pris par un mauvais pressentiment en voyant les mines sombres qui les accueillirent. Alors que tous les membres de l'Ordre au courant de la situation ce regardaient pour savoir qui allait leur révéler la nouvelle, Hermione se posta, mains sur les hanches devant les trois éveillés.
« Il faut que l'on discute. »
Snape la regarda, goguenard :
« Effectivement Miss Granger, cela semble être une obligation. »
« Ne vous moquez pas de moi Severus, je vous rappelle que vous êtes partie prenante ici… »
Lucius s'amusa de voir son ami se renfrogner. Son sourire s'effaça bien vite lorsqu'Hermione les invita à s'asseoir dans le salon. Ils s'apprêtaient à prendre chacun un siège, lorsque, sous l'éloignement, leurs cœurs les lancèrent. Ils gémirent en même temps en se regardant, étonnés.
Hermione s'attendait à ce que des symptômes de l'Héritage se révèlent vite mais… Aussi fort et aussi rapidement ? Elle ne chercha pas plus loin, se promettant de fouiller dans tous les ouvrages anciens qu'elle trouverait pour avoir les réponses aux questions qui se posaient. Elle leur pria de s'asseoir côte à côte sur le canapé.
Harry s'exécuta, s'éloignant par la même de Severus et Lucius. De nouveau, ils gémirent en agrippant leurs poitrines.
L'Ordre était soufflé. Voir une symbiose aussi forte était hallucinante. Même les Revendications des garous ne se manifestaient pas avec cette puissance.
Les deux mangemorts vinrent, naturellement, encadrer Harry. Sans même s'en rendre compte. Draco et Ron grimacèrent en voyant la chose se faire, mais se retinrent.
Hermione ne dit rien, souriant simplement sous l'action des deux hommes plus âgés. Finalement, peut-être que les choses allaient être plus simples qu'elles ne s'annonçaient au départ ? Elle commença enfin ses explications.
Au fur et à mesure qu'elle déballait son savoir sur les Dragons, les trois visages devant elle blanchissaient, encore et toujours. Le faciès d'Harry semblait même égaler celui, diaphane de Lucius. Lorsqu'elle eut fini, elle s'aperçut qu'Harry avait les poings serrés sur ses cuisses, les yeux baissés. Elle avait presque l'impression que les larmes menaçaient dans les yeux verts.
« Non… »
« Harry ? » dit-elle
« Non, non et non ! Je ne suis pas GAY ! Je ne veux pas que ce soit disant Destin choisisse pour moi ! Et jamais ! Au grand jamais ! Je n'accepterais deux foutus mangemorts dans ma vie ! »
Alors qu'Harry hurlait, les deux hommes à ses côtés s'étaient fermés. Ils se jetèrent un regard écœuré. Harry était leur Sauveur, oui, mais pas du tout quelqu'un qu'ils appréciaient. Encore moins un ami. Autant sceller l'Héritage, entre eux deux, ne les dérangeaient pas, autant pas avec le morveux.
Lucius se savait bi depuis bien longtemps, et savait que les plaisirs entre hommes ou avec une femme sont deux choses très différentes. Il savait que Severus était gay et qu'il ne rechignerait pas contre une bonne partie de jambe en l'air avec lui. Mais ils ne coucheraient pas avec un gosse, héritage ou pas. Pis, ils ne forceraient pas ce môme à une relation dont il ne voulait pas.
Les barrières d'Harry se brisèrent et il s'effondra dans les bras de Sirius, venu à la rescousse. Lucius et Severus ne purent se retenir de tendre la main vers Harry, voulant l'ôter des bras de son parrain. Un pincement de jalousie leur étreignit le cœur, mais ils se reprirent vite et se calèrent au fond du canapé. Muent par un instinct puissant, Lucius et Severus se rapprochèrent sur le sofa, laissant leurs cuisses s'effleurer. Ils soupirèrent de soulagement sous le contact, leur douleur refluant sans s'effacer pour autant : Harry n'acceptait pas.
Hermione était désolée de la réaction de son ami, bien qu'elle s'y soit attendue. Elle se rapprocha d'Harry et Sirius et caressa le dos du plus jeune. Apparemment celui-ci c'était calmé. Que les choses ne soient pas aisées, elle voulait bien. Elle espérait seulement qu'Harry réagissait comme ça parce qu'il était sous le choc, et priait presque pour que le lien soit suffisamment douloureux pour qu'il accepte le bonheur que l'Héritage lui offrait… Malgré lui.
Sirius remonta Harry dans sa chambre. Si le jeune s'endormit vite après tout ceci, tout le monde entendit ses cris alors qu'il cauchemardait, et personne ne passa à côté des visages crispés de Lucius et Severus, ni à côté de leurs efforts pour ne pas laisser leurs dragons monter avec le plus jeune pour le rassurer.
Les temps calmes du Terrier ne reparaitraient pas avant longtemps semblait-il…
Après la discussion… Étrange qui s'était déroulée entre l'Ordre et les trois éveillés, Hermione avait rejoint Remus qui s'était isolé dans la chambre quand Harry était monté.
Elle était heureuse que Remus « accepte » le nouveau coup du sort que le Destin réservait à Harry. Elle savait que le loup avait constitué une espèce de meute avec elle et Harry, et que, pour le bien être de sn « louveteau », il accepterait la relation peu conventionnelle qui s'annonçait. Cependant, elle sentait qu'il n'acceptait pas que ce ne soit pas Harry qui choisisse avec qui il voulait faire sa vie, construire un avenir. Ils en avaient discuté longuement et maintenant, Remus était plongé dans ses pensées. Elle les interrompit en lui caressant le dos. Il releva la tête vers elle et plongea ses yeux ambre dans l'océan caramel de ceux de la jeune femme. Il cala ensuite sa tête sur l'épaule ronde et qu'il savait douce, de son Hermione. Car elle était à lui, et uniquement à lui. Le loup en lui grogna de satisfaction et lui fit savoir qu'il devait la revendiquer, encore. Si Remus avait pu, il aurait emmené la jeune femme loin de tout ça pour qu'elle lui appartienne tous les jours, toutes les heures, toutes les années qu'ils leur restaient encore. Merlin, qu'il l'aimait…
« Je t'aime, Hermione. »
La sorcière fut surprise, ces mots étaient rares dans la bouche de son amant, bien qu'il sache lui prouver de mille autres façons différentes. Avec la fatigue, la frustration et l'angoisse qui pesaient, elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Agir comme une hufflepuf ne lui plaisait pas, mais parfois, elle avait besoin que ça sorte. Ça, tout. Tout ce qui la rongeait au jour le jour depuis leur première année et qui ne semblait jamais vouloir s'arrêter. Les mots de Remus avaient fait sauter son cœur dans sa poitrine et elle sentit un élan d'amour la saisir. Bien qu'elle sache que la Revendication y était pour quelque chose, elle ne put s'empêcher de penser qu'avec ou non, elle aurait fini par tomber dans les bras de cet homme plus âgé. Alors, voulant faire passer tout l'amour qu'elle ressentait, elle embrassa Remus, doucement, tendrement, posant ses lèvres sur les siennes et les massant. Remus répondit à son baiser de la même manière. Il aurait voulu que cela dure des années… Heureusement, ou malheureusement, il ne savait pas, son loup, bridé depuis trop longtemps (privé de sexe oui…) pris part à l'échange et le baiser devint plus violent, plus passionné. Il devait la marquer, encore et encore…
Il fit basculer la jeune sorcière sur le lit, obligeant les courbes féminines à épouser son corps masculin. Sous cette pression, elle gémit entre leurs lèvres scellées. Le sang du loup ne fit qu'un tour et il laissa ses mains voler au dessus du corps désiré. Hermione tenta, comme lors de la première fois, de déboutonner le chemisier de Remus et de caresser son torse. Bien vite ses mains se retrouvèrent liées au cadre du lit. Elle aurait essayé… Remus autant que son loup ne supportaient pas qu'elle le touche. Le loup car il pensait qu'elle voulait dominer, Remus car il avait honte de sn corps pétri de cicatrices. Alors, elle se laissa faire, se laissa sombrer dans l'abime de plaisir que lui offrait l'homme qu'elle aimait, laissant ses regrets de côtés.
Quand la pulpe des doigts de Remus vint effleurer son téton, pour laisser place à ses lèvres, elle ne put retenir un bruit de gorge, affolant les sens de l'homme. Lui sentait son érection battre plus bas et retenir l'animal devenait de plus en plus compliqué. Il s'obligea à continuer sa descente lentement, aussi tendrement que son loup le lui permettait. Enfin, enfin, il toucha du doigt la perle qu'abritait les lèvres d'Hermione. Elle se cambra, frissonnante lorsqu'il fit pression dessus. Bien vite, il commença à la préparer vraiment. Quand le troisième doigt entra en elle, Hermione tourna la tête pour mordre un oreiller, son souffle était hiératique et sa poitrine s'élançait vers Remus à chaque inspiration. C'est avec un grognement de frustration qu'elle sentit la main de son amant quitter son sexe. Elle ferma les yeux un instant, reprit son souffle. Alors que les papillons dans son ventre se reposaient un à un, elle fixa son regard dans celui de Remus. L'homme se lécha les lèvres, déboutonnant son chemisier. Elle avala sa salive, d'anticipation, lorsqu'il descendit sa braguette, pour faire glisser le pantalon usé le long de ses jambes. Il était encore musclé, et sa condition de loup-garou ne l'engraissait pas. Quelques poils blonds ornaient son torse dessiné. Il se rallongea sur sa sorcière. Tous deux frémirent lorsque leurs peaux nues entrèrent en contact. Il l'embrasse de nouveau puis fit glisser ses lèvres le long de la jugulaire de la revendiquée. En réponse au contact, elle ne put qu'ouvrir les jambes et accueillir le corps chaud (plus chaud que la moyenne) de son amant. Elle murmura un :
« Je t'aime. »
Alors qu'il la pénétrait.
De longs va et vient, et de tendres caresses plus tard, les cris d'Hermione s'étouffèrent dans sa gorge alors que Remus accélérait. Le souffle commença à leur manquer, et la morsure du plaisir les submergea, ensemble. Hermione expira lentement longuement, enfin apaisée, à l'instar du loup. Remus se souleva légèrement mais elle le retint, ne supportant pas la morsure du froid lorsqu'il découvrait son corps du sien. Il lui embrassa alors la tempe et lui caressa les cheveux.
Le matin les trouva endormis, en chien de fusil, Hermione bien au chaud dans le cocon des bras de son loup…
Un premier lemon qui n'est pas celui que vous attendiez, du moins pas en premier je pense XD Mais j'avais envie de l'écrire car j'aime beaucoup ce couple, et que je n'ai (jamais) écrit de lemon hétéro, je reconnais...
Alors ? C'était comment :D ?
Comme d'hab, pour vos questions ou autres, vos MP sont les bienvenus ;)
