Ma foi, je me trouve d'un efficacité à toute épreuve ! Voilà déjà le 4ème chapitre de la fic, les choses avancent, les choses avancent, j'espère que la mise en place de l'histoire (sur trois chapitre tout de même) ne vous aura pas parue trop longue !

Gros bisous à Tous et bonne lecture !

Chapitre 4 : La naissance du Mal

Harry était dans un état de fatigue qui surpassait même ce qu'il avait pu ressentir pendant la chasse aux horcruxes, l'année précédente… Des cernes soulignaient maintenant sont regard de jade et la nouvelle stature qu'il avait acquise quelques jours auparavant ressemblait de plus en plus à celle du jeune homme malingre et sans Héritage… Il était épuisé et ses cauchemars à répétition ne l'aidaient pas à reprendre pieds… Une part de lui refusait de voir l'évidence : s'il voulait survivre et remplir son rôle de défenseur du monde, il devrait accepter le Pouvoir et les deux hommes qui allaient avec. Mais comment, alors qu'il se savait hétéro, qu'il s'était toujours soumis à ce qu'on lui imposait, comment pouvait-il accepter ce nouveau coup du sort ? S'il ne pouvait nier l'attirance qui naissait avec Lucius, il ne pouvait pas, non plus, renier ce qu'il avait été jusqu'à maintenant. Il était enfermé dans sa chambre depuis une semaine et personne n'avait pu l'en faire sortir. Il en était là de ses pensées quand deux légers coups à sa porte se firent entendre.

« Harry ? »

Remus venait d'entrer, doucement, à pas de loup, ne sachant pas si le garçon dormait.

« Remus, je souhaite être seul, s'il te plaît… »

« Non, Harry, tu es seul depuis une semaine, et il faut que l'on parle. »

Harry soupira, et se résigna à la discussion. Il devait bien rassurer au moins quelqu'un s'il voulait qu'on le laisse tranquille.

« Je ne veux pas que tu me rassure, que tu me dises que tout va bien. Tu sais, je suis passé par ce que tu vis. »

« Non, Rem, non. Tu n'es pas passé par là : tu as vécu la Revendication, certes, mais elle n'a pas remis en cause tes certitudes, et tu ne peux pas te plaindre d'Hermione… »

« Harry, il faut bien que tu comprennes que je n'ai pas choisit mon statut de loup, pas plus que celui de compagnon d'Hermione. Comme elle, j'ai subi la Revendication. Harry, j'aimais Tonks, de tout mon cœur, mais cette nuit de pleine lune à tout changé. Je savais qu'un tel phénomène existait, mais je refusais que ma destinée soit de nouveau dirigée par le loup en moi. C'est mon loup qui a parlé cette nuit là, et qui a revendiqué Hermione. Pas moi, pas moi en tant qu'homme. »

« N'empêche, tu es heureux et lié à jamais à la femme que tu aimes, alors : où est le problème ? »

« Le problème Harry, c'est que ni moi ni Hermione n'avons choisit cette relation. Elle l'a subit autant que toi tu subis ton Héritage. Mais, il faut que tu saches que, au-delà de sauver le monde par l'appartenance aux Dragons, les liens magiques sont très forts et tu te détruis autant que tu détruis Severus et Lucius en agissant ainsi. Tu ne seras pas heureux, vraiment tant que vous ne serez pas ensemble. »

« Mais je ne veux pas d'eux… »


Lucius sentit son cœur se tordre.


« Harry, les seuls compagnons qui pourront t'accompagner, te soutenir et te rendre heureux, ce sont eux. Sinon le lien ne se serait pas établit ainsi. Tu fais partie d'un tout par ton Héritage. »

« J'en ai marre des prophéties, des héritages de tout ce bordel ! On me dicte ma conduite depuis toujours, j'ai affronté les coups de mon Oncle, les brimades de mon cousin… J'ai fait face à Voldemort ! Mais je ne peux pas me laisser dicter ma vie amoureuse… Surtout pas avec deux hommes. »


Le cœur de Severus rata un battement.


« Harry, tu ne pourras pas aller contre ton instinct de Dragon longtemps. Et, crois-moi, je sais de quoi je parle en matière d'instinct… »

Le jeune homme se prit la tête dans les mains, ne sachant plus quoi penser. Il savait qu'au fond, Remus avait raison, et que la Revendication et l'Héritage pouvait se ressembler. Il savait que, sans doute, son bonheur dépendait de cela. Mais il avait peur, il était terrifié à l'idée de ce qu'induisait cette relation non désirée. Il ne voulait pas. Son esprit ne voulait pas, pas plus que son corps.

Cependant, son cœur, en accélérant brusquement lui fit bien comprendre que « le cœur à ses raisons, que la raison ignore. »

Il voulait être égoïste pour une fois, et laisser le monde se démerder avec ses casseroles. « Sauveur », il ne voulait pas de ce titre. Et il aurait aimé, une fois la guerre terminée, retourner dans le monde moldu et vivre une vie où il n'y aurait qu'Harry. C'était ça : il voulait être Harry et pas « Potter » ou « l'Élu ». Et il ne voyait pas dans quelle mesure le maître des potions pouvait voir en lui autre chose que le fils de James Potter, et Lucius, autre chose qu'un moyen de se réhabiliter aux yeux du monde sorcier. Il ne voulait plus être utilisé. Pourtant, il ne sut jamais pourquoi, il dit à Remus :

« Je veux bien essayer d'être ami (il cracha ce mot) avec eux. Essayer. Si ça ne fonctionne pas, tant pis, ils crèveront et moi aussi. Je te promets juste de tenir jusqu'à ce que Voldemort meure. »

Remus ne sut pas s'il devait être soulagé ou non. Pour l'instant, il laisserait les choses se faire, priant simplement pour ne perdre aucun des dragons…


Lucius et Severus s'étaient accordés un moment de pause dans la chambre du potionniste. C'était le seul endroit de la maison où la douleur refluait et où ils trouvaient un minimum d'intimité.

« Alors, on fait quoi maintenant ? »

« Je ne sais pas Lucius. Je ne veux pas de Potter, jamais je n'aurais imaginé être avec toi. Je ne suis même pas sûr de te supporter. »

« Ne sois pas acide s'il te plaît, on se supporte depuis Poudlard. Et on a vécu bien pire ensemble. »

« Certes, mais vivre en amis ou vivre en couple change bien des choses… »

« En « trouple » tu veux dire. »

« Non, Lucius, nous ne forcerons Potter à rien, je ne me forcerais pas à aimer un gamin aussi insupportable. »

« Tu sais pourtant, aussi bien que moi, que si un lien c'est créé entre nous, nous ne résisterons pas longtemps. Et puis, si ça peut te rassurer, vu les regards que me lance Potter, je peux t'assurer qu'il n'est pas si indifférent que ça aux hommes. »

« J'ai bien remarqué votre petit jeu, mais Lucius tu es… Tu ferais tourner la tête à n'importe quelle personne, et Potter n'échappe sans doute pas à la règle. »

« Merci du compliment. Peut-être que tu as raison. Peut-être aussi que c'était déjà le lien qui faisait ça. Mais s'il me trouve attirant et que le lien renforce son besoin de nous, alors, il nous reste une chance de survivre à ça. Il faut d'abord que toi tu accepte aussi ce lien. »

« Lucius je… Je me suis laissé aller trop longtemps, j'ai toujours… Accepté. Toujours. Je suis lucide, et jamais je ne pourrais résister à ce type d'attirance. Surtout vu sa puissance après si peu de temps. Mais je ne peux pas promettre une amélioration fulgurante. »

« Déjà, tu veux bien faire un effort… »

Severus hocha la tête.

« Bien alors… Il va falloir que nous donnions le meilleur de nous même, je ne tiens pas à ce que P… Harry, nous tue en nous rejetant. »

« Lucius, je n'aime pas, du tout, ton insinuation… »

« Severus, il va falloir que nous… Draguions Harry. Que nous le courtisions. »

« Ah non ! Je suis désolé, mais çà, non ! Je ne suis pas une midinette échaudée qui tient à reconquérir sa proie ! Non Lucius je ne courtiserai JAMAIS Harry Potter. »

« On ne pas avoir le choix Severus, et je ne te demande pas de te transformer en … En quoi ? … Midinette pour le Survivant. Juste essayer de lui montrer que nous ne sommes peut être pas si pourris que ce que tout le monde lui a dit. Juste ça. »

Severus acquiesça dans un grognement injurieux bien sentit…

Lucius, ricana de la réaction de son nouveau compagnon et, sans vraiment savoir pourquoi, juste par besoin, agrippa sa main.

Il ne faudrait pas qu'ils lésinent sur les moyens employés pour calmer puis séduire le grand Harry Potter. Lui, en tout cas, ne voulait pas mourir en passant à côté de ce qui pouvait être sa rédemption.


Hermione était dans le jardin avec Draco et Ron et essayait de les calmer. Autant elle pouvait comprendre la réaction de Draco, autant Ron lui tapait sur le système avec ses idées limites homophobes ! Alors que la dispute s'envenimait, Ron blanchit tout d'un coup et tomba par terre, les jambes tremblantes.

« Qu'est ce que… »

Hermione lui attrapa le bras. Rapidement elle lança un sort de diagnostic. Si le corps du rouquin ne présentait aucune lésion, il n'en allait pas de même pour son noyau magique. Alors qu'elle regardait la magie qui semblait quitter le corps de son ami, un des aurors présent sortit du Terrier, aussi blanc que Ron et présentant les mêmes symptômes.

Hermione ne savait pas ce qu'il se passait, si c'était un nouveau coup de Voldemort ou non mais rien n'était normal. La magie d'un sorcier ne quittait pas son noyau ainsi, du jour au lendemain. Son inquiétude grandit lorsqu'elle s'aperçut que les épines des pins alentour brunissaient puis tombaient. Prise d'un doute horrible, elle se précipita dans sa chambre, saisit une pincée de poudre de cheminette et plaça son visage dans l'antre demandant Alberforth Dumbledore. Le vieil homme était un puits de savoir sans fond. Et sa bibliothèque plus que remplie ne pourrait que l'aider à résoudre cette énigme.

Lorsqu'elle eut finit de raconter au sorcier tout ce qu'il s'était passé, ce dernier l'observa un moment avant de lui demander :

« Miss Granger, la situation est gravissime. Les Dragons sont éveillés depuis plus d'une semaine. Cela veut dire que les scènes auxquelles vous venez d'assister sont symptomatiques de l'apparition du Mal. Croyez-moi, des temps obscurs nous attendent. Je prends quelques ouvrages et vient vous rejoindre ».

Hermione ne put décocher un mot, Alberforth était déjà partit.


Bien loin dans l'Angleterre, au fond d'un lac, une étrange forme noire semblait se gonfler et se dégonfler comme un poumon se remplit et se vide d'air. Une légère lueur bleutée perçait de temps à autres, entre les sortes de bourrelets énormes de la masse. Des milliers de filaments argentés parvenaient jusqu'à elle depuis la surface et semblaient la nourrir.

Autour d'elle, il n'y avait que le vide… Comme si un immense trou noir rongeait tout ce qui existait : plus de poissons, plus d'algues, plus de roche, plus d'eau… Plus rien.


Aloooors ? je suis toute excitée toute seule en écrivant tout ça ! j'espère que ça vous plaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit !^^

Désolée mais je suis contente que les choses se passent vite et bien !

Bisous bisous !

Et à très vite ;)

Rasta