Et c'est l'arrivée en trombe du chapitre 5 qui passe en tête ! ^^
J'espère que vous apprécierez !
Gros bisous et bonne lecture !
Chapitre 5 : Subir pour vivre ou laisser mourir…
Alberforth était arrivée dans la nuit, peu après l'appel au secours d'Hermione. La jeune femme l'avait accueillit avec soulagement et espoir. Malheureusement, les ouvrages et son savoir n'annoncèrent rien de bon pour Ron et pour l'auror. En même temps, la radio sorcière annonçait tous les jours de nombreuses victimes de cette mystérieuse maladie qui semblaient attaquer les noyaux magiques. Puis l'épidémie devint une pandémie, le monde sorcier entier en parlait. De la France à l'Afrique du Sud, en passant par le Japon et l'Amérique. Personne n'était épargné…
Après deux nuits de recherches intenses, Hermione et Alberforth commencèrent à comprendre ce qu'il se passait. Si Hermione savait déjà que la Naissance des Dragons avait provoqué celle du Mal (ou inversement), elle ne s'attendait pas à cela : le Mal rongeait les noyaux magiques pour survivre, en commençant par les sorciers les plus faibles. Si une infime partie de l'Ordre était touchée pour le moment, personne n'allait y échapper si LA solution n'était pas mise en place. Les Dragons devaient s'unir et combattre. Telle était leur Destinée.
L'état de Ron ne s'améliorait pas. Son noyau magique se détériorait petit à petit et rien n'y faisait. Severus avait tenté des potions, Remus des sorts… Tout, tout avait été essayé durant la semaine qui suivit. Les douleurs cardiaques des éveillés ne s'amélioraient pas mais ils passaient outre, Lucius soutenant Severus et Harry restant au chevet de son meilleur ami. Hermione et Alberforth avait déjà réuni l'Ordre pour donner le résultat de leur recherches. Ainsi que l'unique solution qui s'offrait à eux pour détruire le Mal. Harry avait été sous le choc : pour sauver son meilleur ami (et des milliers d'autres vies) il devait, absolument, répondre à l'appel de l'Héritage. Il avait supporté la douleur corporelle jusqu'à maintenant bien que les cauchemars soient devenus de plus en plus violents et forts. Depuis peu, il rêvait que Severus et Lucius mourraient devant ses yeux sans qu'il ne puisse rien faire. Et chaque réveil commençait par un cri pour finir par des larmes, incontrôlables. Il repoussait toujours plus loin son instinct de Dragon qui voulait l'Union.
Ron avait changé la donne. Il ne pouvait pas rester sans rien faire et regarder son ami mourir. Puis, plus tard, il le savait, sa famille, et les autres membres de l'Ordre.
Lucius et Severus n'avaient pas pu mettre leur « plan » en place pour séduire Harry. Trop de choses s'étaient passées en trop peu de temps. Ils ne savaient pas s'ils devaient se réjouir que le Mal pousse inévitablement Harry vers eux ou se lamenter du fait que ce serait par obligation que le jeune homme s'unirait à eux. Mais, d'abord ils devaient approfondir, ensemble, tous les trois, leurs connaissances sur les Dragons. Ils devaient connaître les tenants et les aboutissants de cette histoire. Or, seules trois personnes connues avaient déjà vécut l'Union. Slytherin, Gryffindor et Morgane. Ils ne voyaient plus qu'une chose à faire : essayer, par tous les moyens, d'établir un contact.
« Tu as quelque chose Lucius ? »
Penché sur un ouvrage de magie noire, celui-ci, sourcils froncés ne répondit pas à Severus.
« Lucius ! »
« Hum ? Quoi ? »
« Tu as quelque chose ? »
Le maître des potions dit cela en se pinçant l'arête du nez. Il ne supportait pas de se répéter. Même au près de l'homme qui partageait sa vie maintenant, qu'il le veuille ou non.
« Peut-être… Un sort qui permettrait de faire venir les fantômes des trois morts. Rien ne garantit qu'ils puissent nous parler mais j'ai bon espoir. »
Harry redressa brusquement la tête, un souvenir lui revenant en mémoire.
« Attendez ! Je viens juste d'y repenser… »
En s'entendant dire cette f=phrase, il eut que l'idée ne lui soit pas revenue avant cela leur aurait épargné bien des heures de travail inutile…
« Je pense que ça peut servir… En quatrième année je… Alors que j'essayais de me défendre contre Voldemort, une sorte de sphère s'est formée autour de nous deux et… Mes parents sont apparus, en fantôme je veux dire. »
«Lucius et Severus le regardèrent avec des yeux exorbités (cela ne dura qu'une seconde). Lucius se souvenait vaguement de la « bulle » qui s'était formée autour des deux combattants, mais personne n'avait pu voir ce qu'il se passait dedans. Severus grogna :
« Tu n'aurais pas pu nous le dire avant ? »
« Oh ça va hein ! Excusez-moi, môsieur d'avoir été préoccupé par bien d'autre chose qu'une histoire de fantôme ! Je vous rappelle que pour sauver le monde il va falloir que je vous laisse me passer dessus, et je ne VEUX PAS de ça ! »
La voix d'Harry partit franchement dans les aigus sur la fin de sa phrase. Une nouvelle fois il sentit une peur-panique et un élan de culpabilité le saisir C'était comme ça depuis une semaine, depuis qu'il s'était décidé à redescendre, sortir de sa chambre. A chaque fois qu'ils entamaient une discussion, Harry et Severus se prenaient le bec et l'un comme l'autre finissait, inévitablement, par ressentir une pointe douloureuse dans leur poitrine.
« Rah ! Satané Dragon ! TA GUEULE ! J'en ai marre ! »
Harry avait le cerveau à mille à l'heure. Il regardait partout. Soudainement il attira l'attention les deux plus âgés et leur dit :
« À chaque fois que j'ai eu besoin d'aide, mes parents sont apparus. Là, maintenant, j'ai besoin d'aide, ils vont forcément se manifester ! J'ai besoin d'eux ! »
Harry sentait, une fois de plus les larmes arriver. Il ne voulait plus pleurer pour rien, désirer les bras des deux hommes en face de lui pour rien, ne plus cauchemarder sur leur sort… Harry voulait juste, ne plus ressentir, le temps que son surplus d'émotions s'apaise… Lucius et Severus, s'ils n'entendaient pas les pensées du plus jeune, en comprenait parfaitement la teneur. Et, tenus en laisse par leurs instincts, ils vinrent l'entourer de leurs bras, à moitié écœurés par leur conduite et à moitié apaisés par ce contact. Si Harry eut un frisson… de pl.. Dégoût, il ne dit rien, et se laissa faire. Alors, doucement, une bulle de magie les enveloppa. Une lueur dorée perça sans être trop violente. Ils se redressèrent et se séparèrent. Lucius continuait de presser le bras de Severus dans le dos d'Harry. Au moindre danger, ils interviendraient pour sauver leur Cœur… Ils frémirent en s'entendant penser, mais ne relevèrent pas, ne voulant comprendre ce qu'impliquait cette réflexion.
« Tu devras pourtant. »
Lucius sursauta et se retourna, dégainant sa baguette au passage.
« Oh là ! Tout doux serpent ! Retiens-toi ! »
Devant Malfoy se tenait un homme d'une trentaine d'années. Il avait les cheveux très noirs, la peau très blanche et un corps presque trop fin pour être humain. Mus par son instinct, Lucius se tourna vers Severus et vit qu'il faisait face à un autre homme, vêtu comme au moyen-âge. À son flanc se présentait une épée. Dans son dos, ses longs cheveux châtains étaient noués en catogan. Il levait les mains en signe de bonne volonté face à un Severus avec un sectumsempra au bord des lèvres. Lorsqu'il regarda en face d'Harry, l vit que celui-ci était hypnotisé par une femme brune, dont les yeux améthyste laissaient transparaître un caractère taquin.
« Bonjour messieurs. Je suis Morgane –elle s'inclina doucement-, compagne des deux énergumènes qui vous font face. Nous avons sentit l'appel à l'aide de nos Héritiers. Que voulez-vous savoir ? »
« Vous… Vous êtes la compagne de… Deux hommes ?! »
Elle rit doucement en voyant l'air ahuri d'Harry. L'homme châtain vint appuyer son bras sur l'épaule du jeune sorcier.
« Eh bien jeune pousse ? Choqué ? Tu es pourtant bien le compagnon des ces DEUX hommes, non ? »
« Je… Pas vraiment. »
Les anciens Dragons ouvrir grands leurs yeux devant la révélation.
« Commença « pas vraiment » ? »
« Nous n'avons pas établit de lien… Charnel. »
Les trois s'exclamèrent
« QUOI ?! »
Et Morgane reprit :
« Mais, vous avez eut l'Héritage il y a plus de quelques jours non ? »
« Trois semaines. »
« Je n'y crois pas, répondit Salazar, vous avez l'Héritage depuis trois semaines et vous ne l'avez pas consommé ? Pourquoi ? »
Severus et Lucius se regardèrent, puis se tournèrent vers Harry. Celui-ci prit la parole, à moitié honteux, sans vraiment savoir pourquoi.
« Parce que je ne veux pas m'unir à deux hommes dont je ne souhaite pas devenir le… Compagnon. »
« Mais tu n'as pas le choix, dit doucement Morgane. »
« Je… »
Morgane regarda ses deux amants et alla prendre Harry dans ses bras. Elle le prit à part et commença :
« Tu sais Harry, je suis bien plus jeune que Godric et Salazar. C'est lorsque mon Héritage c'est révélé que le leur est apparu. J'avais 17 ans. Godric et Salazar, 15 de plus. J'ai été secouée et j'ai voulus me révolter. Mais le lien s'est avéré plus fort, plus puissant que tout mon être. J'ai cédé à leurs avances. Et, Harry –elle prit son visage en coupe- Je ne le regretterai jamais. Ils sont mes âmes sœurs, mes amis, mes amants, mes confidents. Vous avez été choisis, mais je suis sûre que tu aurais fini avec, au moins, l'un d'entre eux. »
Harry songea aux regards qu'il avait déjà échangé avec Lucius.
« Harry, il n'y a pas lien plus fort et plus puissant que celui des Dragons. De plus, si tu es, comme je le crois, le Dragon du Cœur, tu auras leur protection et leur amour à jamais. »
« Hermione, une amie, nous a parlé de cette histoire de cœur de corps et d'esprit mais… »
« Je vois… Comment expliquer la chose… Vu les marques que j'ai pu voir sur toi et Severus, Lucius est le Dragon de l'Esprit, le plus âgé et le plus sage, comme Salazar. Severus doit être le Dragon du Corps, vu sa ténacité et son absolue dévotion à ta cause. Enfin, toi, tu es le Dragon de Cœur, comme moi. Le plus jeune, le plus petit mais le plus courageux. Tu seras le ciment entre tes deux compagnons, leur lien. Mais aussi leur pire faiblesse, comme leur plus grande force. Tu es celui qu'ils doivent protéger afin que les sentiments mais surtout l'espoir, continus d'exister. De notre refuge de mort, nous avons observé. Je sais ce que tu as subi jusque là, et tu es un garçon bien plus courageux que la jeune femme que j'ai été. Si tu veux te rebeller contre ce que tu as vécu jusqu'à maintenant fait le. Mais ne refuse pas le bonheur que t'accorde le Destin. Ils sont tes… Piliers pour affronter tes peurs passées et celles à venir. Alors écoute ton cœur, vas vers eux, beaucoup de sorciers n'ont pas la chance de trouver leur âme sœur, ils ne cherchent pas assez, ne s'écoutent pas. Toi tu n'as pas à faire tout ça : tu as la solution à toutes tes questions en eux. »
Harry regarda Lucius et Severus. Morgane venait de réaliser, en un claquement de doigt, ce que Remus s'était évertué à faire comprendre à Harry. Son regard commença à changer. À accepter. Et la douleur reflua. Lucius et Severus, en pleine discussion le sentir et les regardèrent. Une lueur de soulagement passa dans leurs regards et deux sourires naquirent sur leurs lèvres. Jamais Harry n'avait vu autant de douceur et de calme dans leurs visages. Ils étaient apaisés comme il l'était à présent. Si le chemin était encore long pour parvenir à l'amour, il acceptait, au moins, de laisser une chance aux deux hommes de se glisser dans sa vie.
« Harry –le rappela gentiment à l'ordre Morgane- Il faut que tu saches que Voldemort n'est rien à côté de se que vous allez devoir affronter. »
« Qu'est ce que ce mal ? »
« C'est l'Essence du Néant. Elle absorbe toute la magie dont elle a besoin pour évoluer. Pour le moment. Elle cherche dans les êtres les plus faibles d'abord, et dans la nature pour ce faire. C'est pour cela que ton ami va mal, pour cela que la nature pourrit. Il ne faut plus que ton combat se réduise à l'Angleterre, car il s'étendra par delà les frontières. Il va vous falloir créer le lien au plus vite, et partir à la recherche de la source de l'Essence. »
« Lucius et Severus te soutiendront toujours, sans faillir. On ne te dit pas que la relation va être facile. Vous imaginez facilement que Salazar et moi ne nous sommes pas tout de suite adorés. »
« Je ne t'aime pas plus qu'avant… »
« Quoi ?! Sal' ! Comment oses-tu après… Hier »
Godric fit un clin d'œil appuyé à son compagnon. Morgane s'offusqua :
« Quoi hier ? Qu'est ce qu'il s'est passé ? Vous m'avez envoyé chercher je ne sais quoi dans les limbes pour vous amuser sans moi ? Mais c'est une blague ? Je vous rappelle que nous sommes TROIS dans cette histoire ! Comment avez-vous pu ? Comment… »
Une bouche impérieuse vint clore celle de Morgane. Salazar siffla contre ses lèvres et lui dit :
« Je pense que nos histoires de draps ne concernent en aucun cas nos trois héritiers. »
Elle se laissa faire, calmée par la main de Salazar dans son dos et celle de Godric dans sa main. Ils se sentirent comme aspirés. Sachant que le charme allait se rompre, Morgane plongea son regard dans celui d'Harry.
« Combat avec rage, puissance et courage. Bats-toi de toutes tes forces. Tu vas subir le lien. Mais c'est ça ou mourir Harry. Accepte-le, aime tes deux compagnons comme eux t'aimeront. Vous êtes des âmes sœurs Harry. Malgré les doutes, n'oublies jamais cela. Si vous avez le moindre problème, nous serons là.»
Alors que leurs enveloppes charnelles retournaient à l'éther, Godric et Salazar regardèrent Lucius et Severus et dirent :
« Aimez-le, choyez-le. Il est le Cœur. En vous unissant, vous vaincrez. En vous unissant, vous vous révélerez, n'ayez pas peur. Avancez. »
Puis ils disparurent.
OMFG ! J'ai cru que je n'allais jamais arriver au bout de façon satisfaisante ! En plus, j'ai eu le droit à une p***** de coupure d'électricité, bref, s'était pas la joie en ce mercredi soir !
Dans tous les cas, j'espère que ce nouveau chapitre aura apaisé quelque peu vos curiosités et que vous ne m'en voudrez pas de faire évoluer la relation de nos trois chéris d'un pas ) de toute façon il faut bien que ça avance !
Bref, gros bisous à tous et merci aux reviewers anonymes, à tous ceux qui me suivent ! Vous êtes toujours plus nombreux et ça, ça n'a pas de prix )
Bisous ! et à très vite ;)
