Déjà le sixième chapitre ! J'espère qu'il vous plaira ! les choses avancent, les choses avancent ! Et se dégradent ... oupas ^^

Bref,je vous laisse la surprise !

Merci à tous ceux qui me suivent et qui sont toujours plus nombreux ! Merci pour vos adorables reviews ! Bref, vous participez autant à cette histoire que mes petits doigts sur mon clavier ^^

Un grand MERCI !

Bisous !

Chapitre 6 : Consommer pour sauver

Harry avait courut voir Hermione, une fois remis du discours de Morgane. Il lui avait résumé la situation. Elle et Remus se réjouirent de voir que le jeune agissait pour le bien de tous et accepte de se plier à l'Union. Remus ne dit rien mais lui donna une tape dans le dos et Hermione l'embrassa.

« Merci, Harry. »

Le jeune homme décida de retourner voir son meilleur ami.

« Salut Ron ! »

« Yo… »

Toujours blanc comme un linge et épuisé, le sorcier n'offrait pas un spectacle très encourageant… Il décida de lui dire les causes de sa maladie. Puis la solution qui s'imposait pour vaincre l'Essence. Ron s'offusqua :

« Non ! Tu n'vas pas t'unir à ces deux… Bâtards pour sauver les gens ?! Tu ne peux pas ! Tu es hétéro ! »

Harry baissa les yeux, en colère.

« Si. Je vais le faire, je ne suis peut-être pas si hétéro que ça. Et si tu me connaissais vraiment tu saurais que je ne vais pas sacrifier les sorciers du monde pour une histoire de coucherie. Je ne suis même pas sûr que tu te rende compte que tu préfèrerais mourir et laisser mourir, plutôt que de vivre avec un meilleur ami…. Possiblement heureux, même si ce bonheur serait dû à deux hommes. »

Ron grimaça, et tourna la tête pour ne plus faire face à Harry.

« Mon meilleur ami n'est pas un tapette. »

Harry eut l'impression qu'on venait de lui planter un couteau en plein cœur. Sentant sa douleur, Lucius et Severus firent claquer la porte de la chambre du malade.

« Harry ?! Est-ce que ça va ? »

Entre deux hoquets de douleur celui-ci répondit :

« Je… Ça va… Je… »

Lucius l'attrapa et l'attira contre con torse en lui caressant le dos. Le plus jeune soupira, sentant la douleur refluer. Severus prit la place d'Harry près du lit, s'assit bien droit sur la chaise. Il attendit que Ron tourne la tête vers lui. Fixant ses orbes noires dans celle, bleues, du rouquin, il lâcha, froidement :

« Vous ne méritez qu'une chose, que le Mal vous tue. Si Harry est une tapette, alors montrez-moi que vous avez le courage d'aller détruire le plus grand mage que nous ayons connu, et, par la même occasion, allez vaincre ce qui vous ronge. »

Il ponctua sa phrase d'un violent coup de poing qui fit craquer la mâchoire du jeune Weasley.

Lucius et Harry le regardèrent, surpris.

« Je suis la Force, c'est à moi d'agir. Et si vous êtes en danger, alors je détruirai la menace. »

Harry n'en revenait pas, comment son professeur de potion avait-il pu changer à ce point en trois semaines ? Oh, bien sûr, il n'était pas devenu hufflepuf ou toute autre guimauve dégoulinante, mais… Il avait choisit les bons mots pour rassurer Harry, pour lui prouver qu'il n'était pas seul. Et qu'il ne le serait plus jamais. Ils sortirent de la chambre, Lucius derrière ces deux conjoints, une main dans leurs dos.


Lucius était assis dans le salon, Harry était par terre, entrain de feuilleter le livre de Bertilda Satiresec et Severus avait calé un fauteuil près de celui de l'Esprit pour lire un ouvrage de… Potions… Soudain, Sirius déboula dans le salon, affolé et tremblant.

« C'est Ambre ! Elle est touchée ! »

Harry sauta sur ses pieds, suivit rapidement par Severus et Lucius. Ils sortirent dans le jardin et virent Ambre, prise de spasmes au pied du banc où elle discutait (et câlinait) Sirius quelques secondes auparavant. L'animagus s'agenouilla auprès d'elle, lui caressant les cheveux d'un geste tendre et lui murmurant des paroles apaisantes dans le creux de l'oreille. Harry trembla en pensant qu'il était injuste que la maladie soit si forte chez Ambre, si violente, pendant que, chez Ron elle avançait doucement, leur laissant presque le temps de le sauver. Son parrain ne méritait pas cela, pas après tout ce qu'il avait enduré.

Lucius et Severus sentirent la colère du jeune homme et s'approchèrent instinctivement, tentant de le calmer. Harry déclara simplement :

« La chambre de Ron va devenir l'infirmerie. Je veux qu'il voie. Qu'il sache ce que l'Essence fait. Qu'il voie la chance qu'il a. »

Ils acquiescèrent et montèrent Ambre doucement dans la chambre-infirmerie. Le plus dur fut de monter les escaliers : lancer un sort de lévitation sur la compagne de Sirius risquait de rendre son noyau encore plus instable.

Le parrain d'Harry était pâle. Ambre n'avait pas reprit conscience depuis sa crise de spasmophilie. Sa respiration était sifflante et son visage reflétait la souffrance qu'elle devait endurer. L'homme se leva, et interpella Harry, qui s'apprêtait à monter dans sa chambre.

« Harry… Tu es mon filleul et je ne veux que ton bonheur. Je ne souhaite que ça. Je sais que la situation n'est pas simple pour toi, je… -sa voix se brisa- Je t'en supplie… Sauve-la. »

Je le jeune sorcier vit avec étonnement son parrain, si fort et drôle habituellement s'effondrer. Il le prit dans ses bras et dit :

« Je sais Sirius et … Je te promets de tout essayer. »


Personne ne dormit ce soir là. Le futur s'assombrissait et tous souffrait, ensemble, avec les malades. Au lever du jour, Ambre était décédée, son noyau magique s'étant vidé de toute source de vie. Harry n'avait jamais tant souffert, tant compatit à la cause des autres. Lucius et Severus étaient à ses côtés lorsque le corps fut mis en terre dans le jardin pourrissant du Terrier. Ils lui prirent les mains, les serrant avec force. Ce fut la seule qui l'empêcha de pleurer la mort de celle que le mal avait empêché de rendre son parrain heureux.

Le soir tombait lorsqu'Harry entraîna ses compagnons dehors. Ils le suivirent sans rien dire. Le jeune homme s'arrêta devant la tombe.

« Je veux que tout se stoppe. Je veux empêcher ces morts et nous sommes les seuls qui peuvent détruire le Mal. »

« Que veux-tu Harry ? » dit Lucius, le poussant à mettre des mots sur leur futur.

« Je veux que… »

Le jeune homme retint un frisson.

« Que nous nous unissions. »

Severus, jusque là rester en retrait vint poser sa main sur l'épaule du jeune homme.

« Nous le ferons Harry. »

Un rire clair échappa aux trois hommes. Lucius s'exclama, presque joyeux :

« Et bien ! Il semblerait que nos Dragons se réjouissent à cette idée. Mais je ne peux pas vous cacher que, moi aussi je suis impatient. Et malgré la douleur de la perte subie aujourd'hui, je ne peux pas m'empêcher d'être heureux. Bêtement heureux. »

Les deux autres ressentaient la même chose. Leurs apaisés résonnèrent de nouveau, synchrones.

Harry, rougissant mais ne pouvant s'empêcher, vola la main de Severus et les attira tous deux dans les bras de Lucius, qui les accueillit sans broncher. Et, cette fois, Harry en était sûr, son Dragon frissonna de plaisir.

Le Gryffondor n'osait pas rompre la magie de cette instant mais ile ne put s'empêcher de demander :

« Dites… »

« Quoi, Harry » grogna Severus.

« Promettez-moi ne m'obliger à rien et … De m'écouter si je dis stop. Je veux sauter le pas, oui, mais pas me forcer. Je veux que notre Union se fasse le mieux possible. »

Lucius pouffa en disant :

« Nous ne t'obligerons à rien. Nous sommes de vieux abrutis (ou bâtard comme à si bien dit ton meilleur ami) et, crois-moi, je ne suis pas pressé de devoir assouvir les pulsions hormonal d'un jeune homme de 18 ans. »

Harry rit aussi. Et ne put que murmurer :

« Merci. »

Alors, pour la première fois, Lucius accueillit, en plus de Severus habituellement, Harry, dans le grand lit de sa chambre aux tons beiges et marrons.

Le futur n'était peut-être pas aussi sombre que cela, finalement.


Voili voilou ! ^^ En priant pour que vous ayez aimé ! Comme d'hab : pour vos questions ou autres, les MP sont toujours lus et j'y réponds aussi rapidement que possible !

Bisous ^3^