Bonjour mon petit Bataillon d'Exploration,

Voilà le premier chapitre de ma Fanfiction Levi x OC!

Je vous souhaite une agréable lecture, et j'attends vos précieux avis avec impatience. Positif ou Négatif, dans la mesure ou ils pourraient aider à l'amélioration de cette fiction (pas de place pour les haters ici, faites vous high-kicker les dents par Levi).

Réponse à la review de Nastasia: merci beaucoup pour ton commentaire, cela m'a donné encore plus envie d'écrire! Et pour répondre à ton interrogation, Kehra est bel et bien une femme. "Gamin" n'est que l'équivalent en français de la célèbre expression "Brats" de Levi (je pensais que sa serait pas mal de l'ajouter *rire diabolique*). Donc non, pas de yaoi ;)

Vous voulez entrez complètement dans l'ambiance de l'histoire ? Alors je vous recommande fortement d'écouter cela en parallèle: "Woodkid- Iron"

Bonne lecture à tous! :)


12 heures plus tôt

POV Kehra :

La lune battait son plein au travers d'un ciel voilé de nuages lorsque je me rendis au point de rencontre. A cette heure aussi tardive, rares étaient les passants en raison du couvre-feu imposé par les ministres de Sina. Depuis l'attaque survenu à Shiganshina, des mesures de sécurités n'ont pas tardé à se créer et de nouvelles recrues ont fait leur apparition parmi les brigade spéciales. Et des rumeurs sur la mise en place d'un renforcement du mur Maria ont commencé à circuler de bouches à oreilles.

Des coups de cloches émanant d'une église appartenant au culte du mur résonnèrent dans la pénombre du soir. Marquant de manière solennelle l'arrivée des minuits.

« Le messager est en retard » pensais-je en jetant un œil aux alentours. Seules de fines torches enflammées éclairaient les recoins de l'infime ruelle. « Si jamais les choses tardent, je vais être contrainte de refuser sa proposition ».

Ce n'était pourtant pas la première fois que l'on faisait appel mes talents pour obtenir des informations sur ce que le gouvernement trouvait trop « confidentiel » à partager.

Agir avec l'adresse d'un félin, mais la furtivité d'un caméléon. Obtenir ce qui m'a été ordonné de prendre. Desseller ce qui se cache aux yeux du monde. Voilà de quoi était faite la vie d'une agent de pénétration.

Un léger goût d'amertume me parvint au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient. « Le messager ne s'est toujours pas présenté au point de rendez-vous ». Quelque chose m'échappais, serait-ce en raison de l'assourdissant silence qui régnait ici ? Ou encore à cause de cet étrange pressentiment qui commençait peu à peu à se mouvoir à travers mes entrailles tel une araignée tissant sa toile ?

« Non, il y a définitivement quelque chose qui ne tourne pas rond »

Tout à coup, j'aperçus durant l'espace d'une fraction de seconde un bout de métal étinceler sur l'un des toits. Avant même que mon esprit ne puisse former une hypothèse cohérente sur ce que je venais de voir, mes membres se déplacèrent de leurs propres grès. Me faisant esquiver d'un réflexe vif la flèche qui m'était adressée. Celle-ci frappa le mur d'un bruit sourd, s'enfonçant tel un couteau dans du beurre dans la paroi de pierre. La tige de métal parvint à rester intacte, mais la fiole de sédatif contenu dans l'embout se brisa en milles morceaux. Le liquide verdâtre commençant à s'échapper des minuscules crevasses.

Mon cœur battait la chamade tel un tambourin, et mes pas résonnèrent dans l'allée calme alors que je tentais de prendre la fuite vers la droite. Où se situé un escalier débouchant sur une petite intersection. Mais je n'étais pas seule car il semblait qu'une troupe de capuchons verts ait décidé de se joindre à moi.

« J'ai été berné, pensais-je, berné et maintenant à deux doigts de rejoindre le cachot des autorités »

Alors que je me précipita en direction du carrefour, quelques soldats tentèrent de hisser un filet de manière horizontale. Bloquant toute possibilité de sortie étant donné que quelques uns se trouvaient déjà à mes trousses.

Sans attendre, je m'emparai d'une des troches enflammées et augmenta la vitesse. Fonçant tel un taureau endiablé vers le traquenard.

Cet prise d'élan déconcerta les soldats qui se mirent à redoubler d'effort pour hisser le piège à temps. Mais il était déjà trop tard pour eux car je me trouvais à plus que quelques mètres de leur position.

Ajustant la torche dans ma main, je pris une bouchée d'air avant de lancer le bâton de feu au centre du filet. Celui-ci se coinça automatiquement, pris entre une multitudes de nœuds et de câbles. La torche ne tarda pas à consumer les cordons de sisal. Tel une braise consumant de la poudre de canon. Cela alerta suffisamment les soldats aux alentours qui stoppèrent la mise en place du piège. Laissant une petite brèche de sortie entre le bout et le sol.

« Il serait peut être temps de changer le matériau de vos cordes, ce coup là marche à tout les coups » pensais-je avant de passer avec agilité sous le filin de feu tel une héroïne tout droit sortie d'un livre fictif.

Je jeta un œil juste à temps par dessus mon épaule pour apercevoir l'un d'eux, qui se distinguait des autres en raison de ses étranges binocles de verres, s'affoler en tentant de souffler et de secouer ses mains en direction du feu dans l'espoir d'arrêter sa progression. Puis, voyant que ces futiles tentatives n'aboutiraient à rien, le soldat se mit à hurler un charabia incompréhensible tout en courant et agitant ses bras dans les airs.

« Tel un poulet à qui l'on vient de couper la tête » pensais-je avec humeur malgré la situation.

Tout cette agitation attira l'attention des curieux, et de nombreuses têtes endormies firent leurs apparition à travers les fenêtres. Des cris annonçant la présence d'un feu ne tardèrent pas à se faire entendre, créant un élan de panique parmi le voisinage.

Profitant de la distraction fourni, je me dirigeai vers une petite boutique qui je crois était un atelier de couture. J'enveloppai mon poing dans un morceau de tissu provenant du bout de ma veste puis brisa l'un des carreaux de verre. Heureusement que le bruit fut absorbée par le brouhaha de l'intersection.

Je saisis promptement la poignée et me glissa à l'intérieur, veillant à me cacher derrière le comptoir le plus proche.

D'autres soldats en capuchon vert arrivèrent dans la ruelle. Leurs ombres se reflétant sur les murs en raison des torches. Ils entamèrent une course, pensant être encore après moi, et passèrent devant la boutique sans veiller à y jeter un second regard.

Soudain, alors que je pensais que le groupe était entièrement passé, l'un d'eux s'arrêta devant l'atelier. L'air plus calme et flegmatique que les autres.

Observant d'un air suffisamment suspicieux le carreau brisé et les bouts de verres parsemés sur le paillasson. La petite figure jeta un coup d'œil minutieux par delà les vitres, sa main se rapprochant de la poignée à mon grand désarroi.

« Je suis repérée, ça y est je suis repérée » pensais-je en me dissimulant un peu plus, comme si je le pouvais encore.

Un lourd silence régna tout à coup, pourquoi est ce que je n'entend plus aucun bruit ? Comptant jusqu'à trois, je tenta de passer ma tête par dessus le comptoir. Ce que je vis me sidéra.

Rien, plus rien. La porte laissée intacte et le mystérieux soldat encapuchonné disparu. Comme s'il n'avait jamais été là en premier lieu. Peut-être que l'adrénaline coulant dans mes veines aurait été assez fort créer une hallucination ? Peut-être que j'ai été tout simplement paranoïaque ?

« Décidément cette nuit ne cesse d'enchaîner les surprises... »

Sans attendre une explication divine, je me munis de mon lance-grappin avant de me projeter sur la toiture la plus proche.

Coupure

Lance-grappin : outil servant à se déplacer de manière verticale en direction d'une hauteur qui ne peut être atteint directement par l'homme.

Pistolet muni d'un crochet de fer ou de plomb à son embout par une chaîne solide. On dit que celui de Kehra à été fait à partir des composants d'un équipement de manœuvre tridimensionnelle. Celui-ci aurait d'ailleurs été trouvé sur un cadavre appartenant à une recrue du bataillon d'exploration. Durant l'attaque du mur de Shiganshina.

Fin de la coupure.

Une fois en haut je jeta un dernier regard vers ce qu'il restait de l'incendie. Quelques troupes des brigades spéciales étaient venus leur prêter main forte à ce que je vois.

Une brise vint rafraîchir ma peau de feu, j'avais presque l'impression que mon sang était devenu de la lave.

Cela faisait longtemps que l'on m'avait autant fichu la chair de poule. Trop longtemps.

Poussant mon vécu d'un côté, je soupira brièvement avant de continuer ma route. Mon imagination travaillant à son plein au sujet de tout ce qui venait de se passer. Un, une mission juteuse qui venait de me passer sous le nez. Deux, un messager qui s'est révélé être un membre de l'autorité et par dessus trois: tout l'instant où j'ai failli être capturr...

Mes pensées disparurent à l'instant même où je sentis quelque chose se planter à l'arrière de ma cuisse gauche.

Mon corps s'effondra avec la grâce d'un arbre que l'on viendrait d'abattre sur les tuiles.

- Qu'est-ce que... dis-je en passant ma main vers la source de ma douleur

Une flèche de fer, à l'embout emplit de sédatif, se trouvait profondément plantée dans ma chair. Une tâche de sang commença à se créer autour de l'objet, traversant la mince couche de tissu que constituait mon pantalon.

Et la dernière chose que je vis avant que les ténèbres ne m'atteigne, fut une petite figure familière. Dont les prunelles semblaient lancer des éclairs par delà son capuchon. « Le soldat de la boutique ! » Ainsi qu'une insigne fermement accrochée à son veston, représentant cette fameuse brigade dont le nom se trouve sur toutes les bouches.

« Le sceau du Bataillon d'exploration » pensais-je avant que ma vision plongea dans une obscurité plus sombre que la nuit même.


Fin du premier chapitre, j'espère que cela vous a plu! *effectue une danse de la joie en veillant à ce qu'il n'y ait pas de témoins aux alentours*

Petite parenthèse: vous n'avez jamais remarqué dans le mangas/anime qu'il y a toujours une sorte de "coupure" ou de pause où les scénaristes mettent de petites infos? J'ai (essayé) de recréer cet aspect là pour donner plus de réalisme à la Fiction...

Vous voulez ajouter votre propre touche personnelle à cette fiction? C'est simple: si jamais vous voulez que j'écrive quelque chose en particulier durant cette coupure (ex: personnalité de Kehra, ses armes favorites, de quels personnages je me suis inspirée pour l'a créer...) n'hésitez pas à me le faire savoir par review! :P

Je vous donne rendez-vous au prochain chapitre, et que la force du Bataillon d'Exploration soit avec vous! *faisant le salut*

Signé, NeverlandFiction