Hey ! Vous allez bien ?

J'ai été agréablement surprise de découvrir que ce début de fiction vous avait plu, le titre vient d'une des chansons du groupe nirvana que j'aime beaaaaaucoup.

Je tiens à vous remercier pour tout ces commentaires, ces favoris ainsi que ces follows qui m'ont fait chaud au cœur et bien évidemment tout ceux qui me lisent mais je tiens aussi à remercier iiiinfiniment ma béta qui a corrigé ce chapitre hinataemiai.

Disclaimer: One piece appartient au génialissime Oda-sama.

Sur ce je ne vous retiens pas plus longtemps et je vous souhaite une bonne lecture !

Ally.


POV LAW :

Une vingtaine de corps ont été découverts à l'adresse que m'a refilé ce grand malade. Un vrai carnage. La plupart des victimes avaient des organes manquants. Certains pensaient qu'il était cannibale, d'autre qu'il était sataniste. Moi je pensais juste qu'il avait une l'imagination débordante.

Quoi qu'il en soit, il est temps d'aller lui rendre visite. Je m'empare de mes clefs de voiture ainsi que de mes dossiers et direction la prison.

Et merde.

Ces enfoirés de journalistes sont devant chez moi. Calme, respire et avance.

« Docteur Trafalgar, que pensez-vous de l'affaire Kid ainsi que des corps découverts récemment ? Y aurait-il vraiment eu des signes de rituel satanique ? »

« Aucun commentaire. »

Putain, qui est le demeuré qui est parti balancer ça aux médias. Les chaînes de télé vont en parler, les civils vont s'exciter et ce sera reparti pour un tour.

Comme si on n'avait pas assez d'emmerdes comme ça.

Tandis que je prends la route habituelle pour me rendre à la prison départementale, mes pensées sont pour lui. Il est la personnification de la psychopathie.

La psychopathie est, par définition, un trouble mental caractérisé par un certain nombre de troubles du comportement tels la paranoïa, la pyromanie, la mythomanie et bien d'autres. Les différents symptômes sont :

- incapacité à se conformer aux normes sociales qui déterminent les comportements légaux, comme l'indique la répétition de comportements passibles d'arrestation

- tendance à tromper par profit ou par plaisir, indiquée par des mensonges répétés, l'utilisation de pseudonymes ou par des escroqueries.

- impulsivité

- irritabilité ou agressivité, indiquées par la répétition de bagarres ou d'agressions

- mépris inconsidéré pour sa sécurité ou celle d'autrui

- irresponsabilité persistante, indiquée par l'incapacité répétée d'assumer un emploi stable ou d'honorer des obligations financières

- absence de remords, indiquée par l'indifférence à la souffrance d'autrui et le fait de ne pas se justifier après avoir blessé, maltraité ou volé autrui

Les personnes qui ont une telle personnalité manquent souvent d'empathie et tendent à être immoraux et à mépriser les sentiments, les droits et la souffrance des autres. Ils peuvent avoir une opinion orgueilleuse et arrogante d'eux-mêmes. Ils peuvent être charmeurs, superficiels et séducteurs, et avoir la parole facile. Le manque d'empathie, l'opinion orgueilleuse de soi et le charme superficiel sont des caractéristiques habituellement incluses dans les conceptions traditionnelles de la psychopathie.

D'après son dossier et son casier judiciaire Eusstass Kid remplissait parfaitement toutes ces conditions.

Je reprends mes esprits en me garant ; je reprends également ma routine habituelle : détecteurs, détecteurs, détecteurs et encore détecteurs. Cet endroit vaut bien sa réputation de prison la plus sécurisée du pays. Néanmoins je ne m'attarde pas et me dirige directement vers la salle d'interrogatoire. Je me fais heurter par je ne sais quelle abrutie. Décidément aujourd'hui est bien mon jour. Petite, des cheveux noirs coiffés en chignons, elle doit être un peu plus âgée que moi. Elle bredouille des excuses.

- Docteur Trafalgar.

- Vous êtes ?

- Appelez-moi Tashigi, assistante du procureur. J'hausse un sourcil. Qu'est ce peut bien me vouloir le procureur ? Généralement mon travail se limite à rédiger des rapports.

- Que puis-je faire pour vous ?

- J'aimerais discuter avec vous de l'affaire Eustass.

- Je vous écoute.

- Le procès est dans 4 jours, nous avons plus d'une vingtaine de chefs d'accusation contre lui. Le procureur général espère que vous coopérerez. Elle me lance un regard lourd de sous entendus et continue : Si vous vous montrez coopératif dans cette affaire, le procureur saura se montrer très reconnaissant à l'avenir.

Je lui jette un regard noir et reprend mon chemin. Elle me suit de plus belle.

- Monsieur Trafalgar !

Mais c'est qu'elle est débile. Je me tourne vers elle et lui répond clairement et fermement :

- Toute tentative de corruption est strictement inutile. Je ferais mon travail et vous le votre ni plus ni moins. J'espère à l'avenir éviter ce genre de situation embarrassante de peur que la commission de discipline ne l'apprenne malencontreusement. Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de journée.

Je ne prends même pas la peine de la regarder et continue mon chemin. Quelle perte de temps.

Je pénètre dans la salle d'interrogatoire.

- Bah t'en a mis du temps. Vingt dollars que tu te faisais défoncer le cul dans le coin d'une avenue ! me dit-il joyeusement

- Toujours aussi courtois à ce que je vois.

- Dis, tu as aimé mon cadeau ?

- Un vrai massacre. Néanmoins j'ai pu découvrir pas mal de choses intéressantes.

- Cause toujours ...

- Non. Avant ça, parle moi un peu de toi veux-tu.

-Hum pas bête. Avant d'aller à la chasse je passais toujours dans le resto du coin humm… Le Baratie ? Oui c'est ça le Baratie. Maintenant que j'y repense y'avait un gosse plutôt sexy qui bossait là bas il d'vait avoir quoi quatorze ou quinze piges ? Bordel qu'il était bandant.

L'emploi des verbes aux passé reflète un grand détachement. Son sourire vicieux ne fait que me confirmer la chose. Pauvre gosse.

Il s'arrête soudainement de parler et je lève les yeux de mon carnet.

- Et si tu me disais ce que tu sais. Son regard se fait pesant. Je soupire. Je sens que ça va mal finir.

- La maison où on été découverts les corps appartient à ton père.

- Mais encore ?

- Tu as été élevé dans un foyer qui paraissait normal et heureux n'est-ce pas Kid ? Son regard s'assombrit.

- Ah oui ?

- Mais ton père te battait à la moindre occasion. Sa mâchoire se serre.

- Il me flanquait des baffes de temps à autres, c'est pas c'que font tout les pères ?

-Non. Il sert les poings.

- ...

- Les personnalités paranoïaques se développent dans l'enfance.

- Parano quoi ?

- Paranoïaques. La paranoïa est un trouble mental se manifestant par le biais de difficultés relationnelles, de troubles du comportement et d'un sentiment de persécution pouvant aller jusqu'à un point d'irrationalité et de délire. La pensée paranoïaque inclut typiquement des croyances de persécutions liées à une menace perçue comme provenant des individus : jalousie, délires et j'en passe.

- Tu dois sans doute me faire économiser pas mal de fric avec tes analyses là, je te remercie.

Je l'ignore de plus belle. Changer de sujet est une attitude typique d'autodéfense. Je sens sa colère gonfler mais ça ne m'arrête pas pour autant.

- En fait, tu as enduré les coups, la violence. Tu as appris à sourire, mais au fond de toi tu te disais qu'un jour, plus tard tu serais assez grand et assez fort. Tu as été brutalisé, violenté, tu es devenu celui qui violentait et brutalisait. Evolution normale et logique.

-Tu penses ?

Il s'approche dangereusement. Pas de panique, il est menotté de la tête aux pieds.

Il s'approche encore plus, je sens son souffle chaud caresser ma mâchoire. Son odeur est un mélange de pamplemousse et de lavande. Merde ses lèvres sont proches, beaucoup trop proches même : la tension est palpable.

Ce doux parfum acidulé m'envoûte, il faut que je reprenne mes esprits. Il faut que je l'arrête.

Je ne vois pas le coup venir, un crochet droit. Tout se passe si vite : il se jette sur moi pour m'étrangler avec ses menottes.

L'air me manque, je me débats comme je peux mais rien n'y fait. Mes dernières forces m'abandonnent lorsque quatre gardiens s'interposent entre nous. Je reprends péniblement mon souffle et sort de la pièce tandis qu'il se débat férocement.

Ma décision est prise.

Eustass Kid. Ce fut un plaisir.

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« Un homme sain ne torture pas ses semblables, en général ce sont les victimes qui se changent en bourreaux. »

Carl Gustav Jung.