Yo tout le monde! J'ai voulu reprendre mon rythme de parution pendant ces vacances mais il s'avère que je suis tombée malade ces derniers jours résultats je n'ai rien pu écrire, néanmoins j'ai pu rédiger ce 4eme chapitre de Lake of Fire à la va-vite pendant mes heures perdues j'espère du moins que cela vous plaira et que ce chapitre sera à la hauteur des trois premiers.

Que pensez-vous si je prenais cette fiction pour illustrer le quotidien de Law ? Un peu pour montrer comment il traite les différentes affaires sur lesquelles il travaille ^^ Top ? Flop? Ce chapitre en est un avant-gout, si cela ne plait pas et que vous préférez la fin précédente j'aurai qu'à supprimer ce chapitre et re-boucler la fiction c'est vous qui voyez ;)

Allez j'vous retiens pas plus longtemps et j'vous souhaites une belle lecture.

Ally.


21 Janvier 2016, Hôpital psychiatrique de Seattle.

Je jette un dernier coup d'œil à la fenêtre et j'enfile ma blouse pour me diriger vers la salle de consultation de l'hôpital. Il ne fait pas tellement beau aujourd'hui, il pleut à grosses gouttes mais j'apprécie, ça rafraîchit l'atmosphère. Je m'installe près de la seule table présente et dépose mes dossiers dessus, je l'attends. Je suis psychiatre spécialisé dans la criminologie. Il m'arrive souvent d'être appelé par le gouvernement pour certains cas particuliers comme pour l'affaire Eustass, mais j'ai une nette préférence à la consultation publique. Mes dossiers sont alignés grossièrement sur la table, Roronoa Zoro, Nico Robin, Marco Newgate, les noms commencent à s'entasser, il faudrait que je commence à faire du tri. Il arrive. Portgas D Ace. Son dossier indique qu'il souffre d'une psychose aggravée, doublée d'une folie suicidaire. Intéressant. Il ne me reste plus qu'à confirmer ou à parjurer tout ça. Il pénètre dans la pièce accompagné de deux infirmiers. A première vue, c'est le portrait de l'adolescent typique. Brun, pas très grand et de là ou je suis, je peux apercevoir des taches de rousseurs. Je note aussi qu'il est énormément pale. Il est guidé et soutenu par les infirmiers jusqu'à moi, une fois qu'il est installé je me permets d'entamer la conversation.

-Il fait beau aujourd'hui. Je lance, l'air de rien.

-Ils sont tout proches. Me crache-t-il en claquant des dents. Monsieur veut passer au vif du sujet dès maintenant ? Parfait.

-Qui sont-ils ? Je lui murmure sur le ton de la confidence. Il lève les yeux vers moi et pour la première fois je croise son regard. J'y perçois de l'angoisse teinté de lassitude, ce gosse à visiblement marre de vivre. Il me sourit de toutes ses dents.

-Vous pensez que je suis fou. Ils le pensent tous, ou finissent par le penser. MAIS CE N'EST PAS VRAI, hurle-t-il. Non, non, non, non. C'est juste que vous ne pouvez pas les voir, du moins pas encore. Il se met à cogner sa tête contre la table incessamment jusqu'à ce que les infirmiers interviennent pour le calmer.

La psychose désigne un trouble de l'esprit. Les différents symptômes de celle-ci sont : hallucinations, délires et catatonie. Pour sur, d'un point du vue médical, le terme de psychose ne peut donc être utilisé comme diagnostique spécifique précis. Malgré cela, le terme est généralement attribué aux déficits notables perçus dans des comportements dits « normaux » (signes négatifs) et plus communément à divers types d'hallucinations ou délires : mégalomanie, délires de persécution, paranoïa et j'en passe. Un infirmier m'informe qu'ils lui ont injecté des calmants et que dorénavant, il se montrera beaucoup plus coopératif, je l'espère.

Il revient, escorté par les infirmiers. Il a l'air plus calme, mais ses joues sont marquées par la rougeur de l'effort effectué précédemment.

- Bien, reprenons Ace. Il me regarde droit dans les yeux.

-Je ne suis pas fou. Me dit-il d'un air décidé.

-Et si tu me racontais tout depuis le début ? Il a l'air déboussolé mais pas pour très longtemps, il avale sa salive et se lance.

-Tout à commencé au printemps dernier, peu de temps après mon anniversaire je l'avais fêté comme tout les gens de mon âge, peloté des jolies filles et je m'étais même soûlé un peu. Au moment d'ouvrir les cadeaux on m'avait offert toute sortes de trucs plutôt cools, des CDs, des magazines pornos, un casque audio et parmi tout ces trucs là se trouvait une planche oui jà, c'était Sabo qui me l'avait offerte, ou Tatch j'men souviens plus. Il s'arrête quelques instants pour reprendre son souffle j'en profite pour prendre note. Il reprend. Sur le coup ça ne m'a pas interpellé plus que ça, j'avais des tas d'autres trucs pour m'occuper l'esprit mais quelques semaines plus tard, pendant que je faisais du tri dans ma chambre je l'ai retrouvé. Elle était neuve et le mode d'emploi était fourni avec, il y'avais 3 avertissement dans la notice Premièrement, ne jamais jouer dans un cimetière, deuxièmement, toujours être respectueux envers l'esprit et troisièmement, toujours quitter la partie au moment d'en finir, sur le moment ça m'a parut sacrément glauque que j'ai vite fais de ranger ça dans un placard mais la semaine ne s'est pas écoulée sans que je la ressorte, j'me disais qu'un peu d'adrénaline pouvait pas me faire de mal non ? J'aurai pas du, j'aurai pas du, j'aurai pas du, j'aurai pas du. Il se met à sangloter. S'il vous plait tuez-moi. Je vous en supplie mettez fin à mon calvaire, ils sont partout dès que je ferme les yeux ils en profitent ne les laissez pas m'emporter.

Le reste de ses paroles ne sont que lamentations. Je fais signe à un infirmier. Il faut que je connaisse la suite. C'en est impératif. Néanmoins, à la prochaine crise, je devrai me résigner à le laisser regagner sa chambre et laisser notre entrevue à une prochaine fois, je déteste remporter les choses, bon sang.

Je me lève pour aller chercher un café le temps de faire une petite pause. Je croise au détour d'un couloir une infirmière qui rougit, pas le temps de lui faire un signe de tête, pas l'envie aussi. J'ai pas mal de dossiers à gérer, le cas du jeune Portgas est un classique, il souffre visiblement d'un délire de persécution qui dans sa situation se trouve être un esprit ou un démon. L'occultisme, le spiritisme et toutes ces choses là ne sont que le fruit de l'imagination de personnes atteintes comme lui et d'escrocs, c'est triste mais c'est ainsi. Tout ce que je peux lui souhaiter est qu'il puisse recouvrir la raison dans quelques années. Enfin bon, j'espère pouvoir écouter la suite avant de signer son envoie net à l'asile. 10 minutes sont passées, il est temps de revenir dans la salle de consultation. Le boucan là-bas est infernal, la sécurité est sur place, qu'est ce qui a bien pu se passer ?

Un fiasco. Une employée me rapporte les événements. Une abrutie à décrétée que Portgas était possédé ou une bêtise dans le genre, celle-ci à eu la bonne idée de lui verser de l'eau sainte sur la figure en invoquant je ne sais quel doux esprit, pour sur, le gosse s'est déchaîné sur elle en essayant de lui arracher le nez avec les dents, et ce avec je ne sais quelle force, d'après cette même employé il se serait également mis à pousser des hurlements en diverses langues étrangères ainsi que des gémissements bestiaux, ils ont du se mettre à dix pour le maintenir le temps de lui injecter de la morphine. Le reste des employés sont traumatisés et veulent faire appels à un prêtre pour purifier le service. Néanmoins, je leurs ai bien fait comprendre que si j'apercevais un quelconque signe de prêtre, de jésus, et de je ne sais quel abruti ils finissaient tous à la porte, seigneur… et dire que cette journée débutait bien.