Hum hum... Je me sens très, très nulle de revenir que maintenant sur cette fic ._.

Merci à Anabesse, L1109, beletta, monkey D Alice, MJ Read, LiliOtakuGeek, Guest et loulou380 !

Désolé de vous avoir fait attendre, je ne répèterai pas les détails de mes pannes d'inspi' x) brefouille voici le chap 26 !


Chapitre 26 : Sombre piège

Sa lame frôla de peu mon visage. J'en restai paralysée mais n'eus pas le temps de m'en remettre car il me fauchait déjà les jambes. Je m'écrasai dans la terre avec une grimace.

-T'y vas un peu fort Arlong…

-Relève-toi.

-Je ne peux pas.

Le dos sur la mousse, j'avais une vue magnifique sur le ciel et la cime des arbres, qu'Arlong vint rapidement couvrir de son sourire meurtrier. Il saisit violemment mon bras et me jeta sur mes pieds… Non, aucune galanterie. Et je me voyais finalement désirer son affection plutôt que cette brutalité que j'étais obligée d'affronter. J'essuyai la sueur qui suintait de mon front et le laissai approcher. Lorsque l'homme-requin voulut me mettre à terre de la même façon, j'esquivai d'un petit saut et lui mettais un coup de poing dans la mâchoire. Bien qu'il ne sentit pas grand-chose, j'eus le temps de récupérer ma dague tombée au sol. Respirer commençait à devenir un exercice difficile et toute cette crasse sur ma peau me démangeait.

-Arlong… soupirai-je. Ça fait plus de deux heures que je tiens face à toi !

-Oui, et tu ne m'as pas blessé une seule fois. C'est pitoyable.

-Pitoyable ?! Je crois que y a comme même une large différence de muscles entre nous ! rétorquai-je en chassant les cailloux qui me piquaient la main.

L'homme-poisson, quant à lui, grommelait des choses incompréhensibles.

-Laisse-moi rentrer, prendre une douche, et on continuera plus tard parce que là je suis morte.

-Oui, c'est sûr que tes adversaires vont te laisser le temps de te faire belle…

-Nan mais t'as vu à quoi je ressemble là ? Je suis recouverte de boue et de terre par ta faute !

-Dis-toi que ça aurait pu être pire.

-Je vois pas comment ça pourrait être pire !

-Au total j'aurais pu t'achever 52 fois.

-Oh ! Quel gentil capitaine… ironisai-je.

-Mais concentre-toi un peu si tu veux pas racler le sol !

-C'est toi qui va racler le sol sale prétentieux !

Je me jetai sur lui et profitai de ma petite taille pour esquiver son attaque et répliquer avec mon couteau. Une tache rouge s'imprima dans le tissu. Je détestais me battre avec Arlong car je n'avais pas envie de le blesser volontairement, mais il me poussait toujours dans mes derniers retranchements, avant de me faire à nouveau mordre la poussière… Je tombai dans les racines en pestant contre l'homme-poisson.

-C'est trop te demander que de me laisser une chance ?

-C'est comme ça que tu vas combattre la Marine ? En leur demandant de t'épargner ? Relève-toi !

-J'ai la tête qui tourne imbécile…

Il approcha de mon cou les dents de son épée. Je puisai dans mes dernières forces et me relevai, pour retomber aussitôt face contre terre. Il s'était servi de l'autre côté de son arme pour me renverser les jambes une deuxième fois.

-Nan mais c'est quoi ton problème ?! Tu me dis de me relever et tu me remets au sol !

-Ben quoi ? Tu tiens pas sur tes pieds ?

Je lui paralysai les bras avant qu'il ne m'inflige un coup sur la nuque, mais il répondit par une bonne frappe du pied que je ne pus esquiver. Mon dos percuta violemment le tronc d'un arbre. Cette fois j'étais vraiment sonnée… Ma tête semblait balancer de tous les côtés pendant que je m'agrippai à la main qu'il me tendait. L'homme-requin me jeta sur son épaule en ricanant.

-C'est bon ? Tu tiens le coup ?

-Vais vomir…

-Tu ne voudrais pas voir ta tête tomber.

-Cruel, sans cœur et tyran… je te hais. Et un jour je vais définitivement défoncer... murmurai-je en peinant à gérer mes tripes douloureuses.

-Espère ma belle, espère…

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Je me rends compte là que je préférais quand ça n'était que des jeux entre nous. On n'était pas sérieux. Rien qu'au temps Tiger on était encore les gamins qui se disputaient pour ne pas avoir de corvées. Il n'y avait bien que ce foutu misanthrope pour m'énerver autant ! Au moins les choses ne changent pas, il me soûle vraiment. J'en viens à le détester parfois, quand il se lève du mauvais pied et fait tout ce qui lui passe par la tête ! Personne n'ose imaginer quelle galère c'est de vivre avec un homme pareil. Cette galère me manque pourtant, le monsieur possessif me manque… Chaque seconde qui passe est un pas plus loin, j'aimerais dire sans douleur, si les murs du Arlong Park n'étaient pas en train de lentement s'effondrer. C'est du moins l'image que j'en ai gardé avant de tomber la piscine. Mon énergie s'échappait par chaque pore de ma peau. Quelle idée de manger un fruit du démon ? Ma vue se troublait elle aussi, tout comme mes souvenirs. Un sentiment de terreur étranglait ma gorge et emplissait mes poumons. J'avais affreusement mal et tout devenait soudain glacé autour de moi ! Pourquoi je pensais soudain à ces fois où Arlong me plongeait la tête dans le bain ? Aucun rapport, ça n'était pas si violent ni effrayant.

Je fermais inconsciemment les yeux. C'était dur à supporter, tout ce bleu magnifique, et pourtant pas d'oxygène ! Le soleil à la surface me faisait envie, mais évidemment j'étais incapable de l'atteindre, et je perdais lentement conscience d'être en vie. J'avais une contraste entre ma poitrine qui me brûlait et l'eau qui me gelait sur place. Une enveloppe chaude autour de moi vint me tirer hors de cet hiver. Je tentai de rouvrir mes paupières. Le fond de la piscine s'écartait de nous à une vitesse vertigineuse et j'apercevais un long filet d'encre rouge nous suivre, se mêler à l'eau, mais provenir de l'homme en train de me sauver de la noyade, et qui s'avéra être Arlong. Si j'en avais eu la force c'est sûr j'aurais souri ! Néanmoins je n'en eus pas le temps, et ni de m'inquiéter pour sa blessure au côté gauche, car un rideau noir se fermait déjà sur moi.

A quel point notre travail avait été anéanti ? A quoi ressemble donc Cocoyashi maintenant ? Je me le demandais bien en me réveillant, tandis que je sentais enfin l'air pénétrer mes poumons. J'inspirai, expirai, encore et encore sans me soucier de la lugubre surprise qui m'attendait. Ces nuances de gris tout autour de moi me donnèrent le tournis et ces barreaux me plongèrent dans une sombre colère. J'avais le fer aux poings. Un soldat vêtu de bleu et blanc me fixait. Je le fixai à mon tour.

-Qu'est-ce qui s'est passé ? lui criai-je d'une voix menaçante.

Il serra plus fort son fusil.

-Vous avez perdu, répondit-il.

-Quoi ? Non ! Où est Arlong ? Où est-ce que je suis ?

-Votre capitaine a aussi été capturé, il est sur un autre de nos bateaux.

-Non… c'est pas possible… je peux pas le croire !

-Vous allez tous les deux passer divers interrogatoires, avant que l'on ne décide de votre peine.

J'en gardai le souffle coupé ! Mais pourquoi… pourquoi si vite ? Alors que tout allait bien ! Et on a tout perdu du jour au lendemain ! Ça m'angoisse de ne rien savoir ! Si je ne m'étais pas évanouie… qu'est-ce que j'aurais vu ? Sûrement les combats acharnés entre humains et hommes-poisson, ce qui m'auraient donné encore plus mal au coeur, et les blessures d'Arlong et de son équipage qui m'auraient achevée. Le marin m'avertit que nous étions les seuls capturés, et que les autres avaient pu s'échapper grâce à l'intervention du requin, qu'il traita de "poiscaille". Je lui jetai un regard noir, alors que dans mon fort intérieur je reprenais un peu de joie à savoir que Octy, Smack, Eric, et tous les autres avaient pu s'en sortir ! Et d'autre part je me doutais que c'était précisément de cette manière-là que mon capitaine s'était fait emmené. Et moi ? Comment était-ce arrivé ?

-On vous a retrouvée à l'intérieur de votre repaire. Vous étiez déjà inconsciente.

Je me laissai glisser un peu plus contre le mur de ma cellule. Ça me dépassait complètement ! Et ça me mettait en colère car je savais aussi qui était le véritable responsable. Ce dernier se nomme Strawberry, le Contre-Amiral Strawberry, l'homme qui nous avait déjà pris Tiger. Comment je le sais ? Je n'ai cessé d'entendre son nom dans mon sommeil étranger.

Le soldat qui gardait ma porte me traîna de couloir en couloir. J'ignorai qu'un bateau de guerre puisse être si grand. Je me laissai conduire sans protester j'avais cessé de lutter depuis un moment déjà. Il me fit pénétrer dans une pièce du bateau qui se trouva être le bureau du Contre-Amiral, et m'assit face à lui, puis se posta dans un coin. Je détaillai mon ennemi de la tête aux pieds. Sa grande casquette blanche me paraissait ridicule.

-Enchanté, entonna-t-il d'un air ennuyé.

-…

-J'imagine qu'on vous a déjà raconté l'incident.

-Vous savez pas ce que vous avez détruit.

-Rien de bon.

Imbécile. Il y avait enfin un espoir de faire cohabiter humains et hommes-poisson !

-Qu'est-ce que vous me voulez ?

-Vous interroger. Et si ce que vous avez m'intéresse, je pourrais éventuellement l'inclure dans mon rapport et par la suite raccourcir votre peine.

-Laissez-moi voir Arlong.

-Vous attendrez notre prochaine escale.

-Alors vous attendrez pour votre interrogatoire !

Le marin m'ignora et sortit un carnet vierge de son tiroir, bien décidé à me questionner.

-Commençons. Depuis quand connaissez-vous Arlong la scie ?

-Fisher Tiger. Vous le savez très bien… grognai-je en tournant le menton.

-Quelles raisons aviez-vous de rejoindre des hommes-poisson ?

-Hum… Question inutile encore. Peu importe ce que je dirais vous ne me croirez pas. Ce que vous voulez entendre c'est qu'ils m'ont forcée, peut-être même torturée. Vous voulez que les journaux parlent de la violence des hommes-poissons sur tout Grand Line.

-Visiblement vous ne tenez même pas à votre liberté. Et c'est amusant d'ailleurs, votre ami a donné une version tout à fait opposée. D'après lui vous étiez leur prisonnière, et non un membre de l'équipage. C'est plausible, quand on sait qu'il n'aime pas notre espèce… Je me demande bien lequel de vous deux a menti.

-Je dirais rien.

-Ça fera un motif de plus pour vous enfermer.

-C'est pas comme si on allait y échapper.

-Maligne. Vraiment.

-Vous seriez surpris… Laissez-moi voir Arlong, ou je pourrais dénoncer ce qu'a fait Nezumi à Cocoyashi.

-Les paroles d'une femme pirate ne valent rien.

Mes sourcils se froncèrent lorsque le soldat revint m'agripper et me tirer loin du Contre-Amiral, que je maudissais du regard. C'est la Marine qui ne vaut rien ! On me jeta de nouveau dans ma cellule, je bouillonnais de rage, et j'imaginais bien que c'était le même sentiment humiliant pour le requin scie. Lui il a déjà été Impel Down, il n'en a d'ailleurs jamais parlé avec moi, alors je devine le mauvais souvenir que ça a été, comme il ne parle que rarement de ce qui le blesse. La Marine avait au moins compris que séparée de lui j'étais complètement vulnérable. Et Strawberry nous connaît mieux qu'on ne le pense. Arlong va continuer de mentir, je serais silencieuse, et à travers tout ça il apprend la vérité. Peu importe ce qu'on dira il n'y aura pas de "chance" de partir. Et d'ailleurs je n'espère même pas m'en tirer. Être avec Arlong, même si c'est une prison, je crois que c'est suffisant. C'est facile de se dire que ça aurait pu être pire, car ça va l'être.


Encore désolé pour ce (lourd) retard é.è

Je m'assurerais que le prochain chapitre soit plus long :/