N.B : A partir de ce chapitre Draco fait quelques apparitions pour divers problèmes, ces petits problèmes en question font l'objet d'une autre fic que je mettrais plus tard, car elle est pour le moment en pause. Voilà, soyez pas trop frustré...

Chapitre 1 : Sortilège

[Bureau de Dumbeldore]

« Bonjour mon bon Severus, comment vas-tu ? »

« Très bien, mais je vous amène une nouvelle qui va nécessiter une décision difficile à prendre. »

Le grand sérieux de Rogue déçu notre directeur, mais ne réussit cependant pas à lui retirer son sourire.

« Eh bien vas-y je t'écoute »

« Voldemort m'a demandé d'exécuter la formule nécromancienne et, ne me demandez pas comment, mais il a réussi à réunir tous les ingrédients sans exception. La question est donc : dois-je lui obéir ou trouver une raison de ne pas le faire ? »

« Tout d'abord tu ne m'as même pas dit qui il veut que tu lui ramène. »

« Salazard Serpentard »

A ce nom Dumbeldore se mit à rire sous le regard surpris de Rogue.

« Eh bien, je n'avais jamais songé à cela, pourtant ça paraît évident ! Quoi de mieux que de faire revenir un fondateur pour s'assurer la victoire de la guerre. Tu peux faire ce qu'il t'a demandé, ramène lui donc Salazard Serpentard puisque c'est ce qu'il veut. »

« Mais enfin Dumbeldore ! Vous rendez-vous compte que si je lui ramène Serpentard nous sommes perdus ? »

« Allons allons, mon bon ami, cesse donc de t'inquiéter. Il y a une chose à laquelle Voldemort ne semble pas avoir beaucoup pensé, Salazard avait, et a très certainement toujours, un sale caractère qui l'oblige à faire tout le contraire de tous les ordres qu'on lui donne. Qui plus est je suis certain que, même si c'est le créateur de la maison Serpentard, il ne suivra jamais Voldemort. »

Rogue resta totalement décontenancé devant l'assurance dont faisait preuve Dumbeldore fasse à une demande aussi folle qu'elle pouvait être dangereuse.

« Etes-vous vraiment sûr de ce que vous avancez ? Si jamais Serpentard rejoint Voldemort... »

« Mais oui, fais donc cette potion et ramène Serpentard à Voldemort. »

« Bien comme vous voudrez. »

Severus sortit du bureau sur ces derniers mots, il avait l'impression d'avoir tenu une conversation avec un fou allié. Pourtant une part de lui même était plus qu'heureuse à l'idée de pouvoir utiliser tous ses trésors, et de mettre son savoir et son pouvoir à l'épreuve, afin de ramener un mort à la vie. Peut être était-il fou lui aussi, oui certainement, mais bizarrement cette révélation ne lui déplut pas le moins du monde.

[Salle de classe]

« Je vois que messieurs Potter et Weasley sont en retard dés le premier jour. »

Un silence lourd de signification s'abattit sur la salle. Rogue commença son cours, puis les deux retardataires arrivèrent, en essayent de se faire les plus discrets possibles, ce qui amusa beaucoup Severus puisqu'ils étaient aussi discret qu'un troll dans les toilettes des filles. Leur cher professeur eu la gentillesse de les envoyer en retenue tous les deux, le soir même, plutôt que d'enlever des points à leur maison.

Pendant que messieurs Potter et Weasley effectuaient leur retenue en écoutant leur tant aimé professeur de potion répéter le cour du matin, monsieur Malfoy ayant besoin de son parrain entra dans la salle, sans se préoccuper de ses occupants. Rogue, qui détestait les personnes qui entraient dans une salle sans frapper, jeta un regard plein de colère à son filleul.

« Qu'y a-t-il monsieur Malfoy, auriez-vous oublié vos leçons de politesse ? »

Draco, qui avait oublié la retenue des deux griffondors, s'excusa et dit qu'il reviendrait plus tard voir son parrain. Puis il quitta la pièce sans attendre de réponse, laissant un Rogue furieux aux deux pauvres griffondors qui n'avaient rien demandé.

Rogue avait réprimandé son filleul pour son impolitesse, puis avait écouté sa demande. Draco voulait qu'il lui donne une potion pour lire dans les pensées, qu'il avait vu dans un livre. Bien entendu Rogue lui expliqua tout d'abord les « conditions d'utilisations », notamment que s'il pensait à autre chose que la personne dont il voulait lire les pensées, c'est toute l'école qui entendrait les siennes. La seule chose que Malfoy trouva à répondre fut:

« En effet, c'est bon à savoir... disons que ce serait quelque peu embêtant. »

« Ce serait bien plus qu'embêtant, crois moi. »

Draco regarda alors son parrain d'un air interrogatif, et insinua, avant que Rogue puisse changer de sujet, que celui-ci avait déjà fait l'expérience. Ce n'était absolument pas le cas, mais Rogue n'en menant tout d'un coup plus très large devant son filleul finit par répondre, d'un ton agacé et des plus sérieux :

« Pas du tout, c'est juste que si ce qui traine dans ta petite tête venait à être en libre service beaucoup de monde auraient du soucis à se faire et chercheraient à te tuer pour garder leur liberté. »

Cette révélation déstabilisa Draco quelques instants, puis il demanda s'il pouvait avoir la potion maintenant. Severus, se rendant compte de la dureté de ses propos la lui donna et le laissa partir. Tout d'un coup un détail lui revint à l'esprit mais son filleul était déjà partit.

Arrivé dans ses appartements, son devoir de professeur terminé, Rogue commença à sortir ce dont il avait besoin pour satisfaire la folie du seigneur des ténèbres. Il concocta la potion en suivant les instructions de son livre de potion. Une fois tous les ingrédients utilisés, il se retrouva face à un liquide noir parsemé d'ondes rougeâtres. Severus avait l'habitude de l'aspect des potions souvent étrange, mais il n'en avait jamais vu de telle. Il resta quelques instants a regarder la potion dans sa fiole, il était littéralement subjugué par la beauté qu'elle pouvait avoir. Puis tout à coup il vida la fiole dans sa gorge, avala tout le contenu sans en laisser une goutte. Il s'attendait à ressentir quelque chose de fort, mais rien ne se passa. Il resta sur ses gardes, pris le livre et entama la formule, même s'il la trouvait totalement stupide, avec une voix sérieuse. Et un esprit près à être assailli de toutes part à n'importe quel moment :

« J'en appelle à toi, grand dieu qui règne sur la mort, qui participe à la sentence, toi le grand Hadès. J'en appelle à ta puissance, et te prête la mienne, afin que tu me permettes... »

Ce que son esprit redoutait arriva, il fut assailli d'une douleur aigu, pendant qu'il sentait son pouvoir se répandre hors de lui. Il tomba à genoux, mais résista et continua de prononcer les mots qui le plongèrent de plus en plus dans les ténèbres :

« … De ramener une personne dont j'ai besoin. Cette personne est... Salazard Serpentard. »

Ces derniers mots ne furent qu'un léger murmure, Rogue venait de s'effondrer, sous le poids de cette puissance qui l'accablait. Il avait l'impression qu'on lui prenait plus que son pouvoir, qu'on lui prenait son essence vitale même. Tout à coup il vit une ombre apparaître dans son salon, il n'eut cependant pas le temps de distinguer son visage car déjà les ténèbres l'engloutissaient.