Tada ! Oui je sais c'est long mais bon... Non en fait j'ai pas d'excuse... Tant pis ! Bonne lecture ! Merci pour vos reviews, continuez comme ça !


Chapitre 5 : Visite Surprise

Le lendemain Severus se réveilla à nouveau dans son lit, alors qu'il n'avait pas le souvenir de l'avoir regagné. Décidément ça devenait une habitude. Il se leva et se prépara pour sa journée. Il sentait moins la douleur, mais elle était toujours présente. Lorsqu'il sortit de la chambre il fut surpris de trouver le lion paisiblement endormi dans le canapé, sans même une couverture. Il retourna donc en chercher une dans sa chambre, puis il la déposa sur l'endormi. Pour la première fois depuis trois jours il put prendre son café et lire son journal tranquillement. Il quitta ses appartements sans que le gryffondor n'ait ouvert un œil. Comme souvent son premier cours rassemblait les gryffondors et les serpentards. Il remarqua que, derrière son masque, son filleul semblait inquiet. Mais il n'eut pas le temps de l'attraper à la fin du cours, tant pis ce serait pour plus tard. Il ne retourna à ses appartements qu'après le repas de midi, pour apporter à son colocataire par obligation sa pitance. Mais le lion dormait toujours, à croire qu'il était entré en hibernation. Severus posa l'assiette sur le bar et cria presque :

« Eh ho, réveil toi ! Je t'ai apporté à manger ! »

Aucune réponse. Le serpent réitéra mais le lion ne bougeait toujours pas. Ça sentait le piège à plein nez, mais il s'approcha tout de même du canapé et entreprit de secouer le fondateur pour le sortir de son inertie. Juste après le premier coup, le bras de Severus fut saisit par la main du blond qui l'attira violemment vers lui. Le pauvre Rogue se retrouva donc coincé entre le dossier du canapé et le corps du lion, beaucoup trop proche à son goût.

« Hey, lâche moi ! »

Il essayait de se débattre, mais plus il se débattait plus le blond resserrait sa prise. Alors Severus cessa de bouger et attendit. Il espérait qu'il serait libéré à temps pour son cours de l'après midi. Puis, sans qu'il ait ouvert les yeux, la voix de Godric se fit entendre :

« C'est bon t'a fini de gesticuler dans tous les sens ? »

Rogue se sentit rougir légèrement, mais il se ressaisit et répondit sèchement :

« J'aimerais que tu me lâche. »

« Non. »

La réponse avait était tellement net et naturelle qu'elle avait laissé Severus bouche bée quelques instants.

« Et je peux savoir pourquoi ? »

« Parce que je n'en ai pas envie. »

« Ce n'est pas une réponse ça. »

« C'est la seule que j'ai. »

Un silence suivit, puis Severus tenta le tout pour le tout, il sortit sa dernière arme, son dernier argument :

« Je t'ai ramené à manger, ça va être froid. »

Le gryffondor ne put s'empêcher de rire face à cette défense quelques peu douteuse.

« Je le réchaufferais c'est pas grave. »

Le blond ouvrit enfin les yeux, et le serpent se retrouva avec deux yeux verts qui le fixaient a à peine dix centimètres de son visage. Le lion approcha son visage de celui de l'autre homme, le pressant un peu plus contre le dossier du canapé. Severus ne savait plus ou se mettre et ne voyait aucune échappatoire. Et Godric qui s'approchait de plus en plus. Mais la douleur qu'il était parvenu à oublier se rappela à lui. Il ne put retenir le gémissement qui traversa ses lèvres, et arrêta net Godric. Ce dernier s'éloigna et se leva précipitamment.

« Désolé ! Je t'ai fais mal ? Sa va ? »

Il semblait quelques peu paniqué. Quant à Severus il s'allongea sur le dos, et respira lentement par la bouche. Il remerciait intérieurement cette douleur qui avait arrêté l'autre homme. Il ne voulait pas savoir ce qui se serait passé autrement, même s'il en avait une vague idée. Et il avait eu raison de ne rien prendre pour se soulager, après tout il avait l'habitude et n'aimait pas user de ce genre de substances.

« C'est bon, sa va. Va manger. »

Le lion ne semblait pas vraiment rassuré, mais il obéit tout de même. Severus ferma les yeux et tenta de récupérer des forces, même s'il était déjà sur les réserves. Il n'avait qu'une petite heure pour se remettre en état avant son cours avec les poufsouffles et les serdaigles. Il tentait de se reposer mais il sentait un regard posé sur lui et cela l'agaçait au plus haut point. Alors il ouvrit les yeux et regarda en direction du bar. Godric y était installé et mangeait tranquillement. Mais il ne cessait de regarder Rogue. Le serpent décida donc d'expliquer les petites choses de la vie au lion :

« Arrête de me regarder ou je te tue. »

Le lion sourit de toutes ses dents et répondit fièrement :

« Tu peux pas je suis déjà mort. »

Severus remarqua intérieurement la pertinence de cette réponse. Effectivement comment serait-il possible de tuer un mort ? Certes la magie fait des miracles, mais pas celui là malheureusement. Et même si Godric avait était ramené à la vie, il gardait son statut de mort, sans avoir les désagréments que cela occasionne. On ne pouvait donc pas le tuer, enfin d'après ce que savait notre professeur de potion. Mais Rogue trouva tout de même un autre argument :

« Bon alors j'arrêterais de te nourrir. »

« Oh non ! Pitié pas ça ! »

Le gryffondor avait répondu sur un ton de midinette qui fit rire le serpentard. Le blond ajouta alors :

« Ah, tu me rassure, tu sais rire finalement. J'avoue que je commençais à m'inquiéter sérieusement. »

L'autre homme ne répondit pas, il ferma à nouveau les yeux et y posa son bras, un sourire planait toujours sur ses lèvres. Il les rouvrit peu avant l'heure de son prochain cours, et tomba sur les yeux du blond, qui se trouvait assis par terre juste devant le canapé. Severus le regarda un instant, puis il se redressa. Mais à ce moment là sa tête se mit à tourner légèrement, il y porta ses mains comme si cela allait pouvoir la stabiliser. Décidément son dernier cours de la journée s'annonçait périlleux. Le lion le regardait, inquiet, mais ne dit rien. Puis la tête de Rogue se remit en place, alors il se leva et failli tomber. La seule chose qui l'en empêcha fut la main du blond qui avait saisit son bras à temps.

« Tu ferais mieux de rester là, tu tiens même pas debout. »

Severus soupira. Son colocataire avait raison, mais le travail avant tout. Le serpent libéra son bras de l'emprise du lion et répondit :

« J'ai un cours à assurer, je dois y aller. »

« Si tu t'écroules en plein cours je suis sûr que tu seras d'un grande utilité à tes élèves. »

« Je ne vais pas m'écrouler pour si peu, j'en ai vu d'autres je te rassure. »

Le lion soupira et regarda l'autre homme s'avancer vers la porte. Severus s'écroula purement et simplement, malgré son affirmation la fatigue et la douleur avait eus raison de son professionnalisme. Le blond alla le ramasser, et lorsqu'il le souleva Severus passa inconsciemment ses bras autour de son cou. Le gryffondor sourit en se demandant si le serpent était conscient de ses actes pousses aux vices. Mais notre petit lionceau avait décidé d'être sage, et puis profiter d'une personne endormie n'était pas drôle. Il déposa donc le serpent dans son nid et prévint Minerva de son absence. Severus ne refit surface qu'en fin de journée. Il se leva et sortit de la chambre, à peine eu-t-il mit un pied dans le salon que Godric se leva du canapé et esquissa un début de phrase. Mais le serpentard qui venait de se réveiller le stoppa dans son élan en levant la main. Il passa devant le lion sans même le regarder et se dirigea vers la cafetière. Il la mit en route et regarda le café couler. Lorsque celui-ci eu finit il attrapa une tasse et la remplie. Il souffla doucement sur la surface du liquide, en but une gorgée et soupira d'aise. Le café était sa drogue, il lui permettait d'être capable de réfléchir, et dans l'état actuel des choses il en avait bien besoin. Puis il se retourna et se retrouva face à un Gryffondor plié en deux de rire. Rogue le dédaigna, détourna les yeux et finit sa tasse de café. Soudain on toqua à la porte, un simple bruit qui vint rompre le silence de la pièce.

« Severus ! Ouvre j'ai besoin de te parler ! »

C'était Draco. Rogue jeta un regard à Godric qui s'était lui aussi figé. Le serpent lui chuchota d'aller se cacher dans la chambre. Le blond fit un pas dans cette direction puis il se retourna vers l'autre homme et lui chuchota :

« Je croyais que j'avais pas le droit ? »

Pour seule réponse Rogue le fusilla du regard, ce qui fit sourire le lion qui alla s'enfermer dans la chambre. Tandis que Severus allait ouvrir à son filleul.

« Bonsoir Draco, que puis-je faire pour toi ? »

Le blondinet entra et alla s'asseoir dans le canapé, sans même avoir la politesse d'attendre que son parrain l'y invite. Ce qui exaspéra ce dernier, mais comme Draco semblait avoir un gros problème il ne releva pas. Il alla s'asseoir à côté de lui et attendit une réponse, qui ne tarda pas.

« Si tu avais entendu un truc que tu n'aurais jamais dû entendre et qu'en plus tu y avait répondu et t'étais enfui avant que la personne ne te voie, tu ferais quoi maintenant ? Sachant qu'il est fort possible que la personne en question est reconnu ta voix. »

Severus réfléchit un instant, ce qui était difficile vu son état. Mais il fut interrompu dans ses pensées par un bruit venant de la chambre. Mais que pouvait bien fabriquer cet imbécile de lion ? Ne savait-il donc pas ce qu'était la discrétion ? Non, à l'évidence il n'en savait rien. Et bien entendu, en petit curieux qui se respecte, Draco ne put s'empêcher de demander ce qui avait provoqué ce bruit. Alors Rogue inventa la petite histoire suivante, il avait ouvert la fenêtre et le vent avait dû faire tomber quelque chose. Ce qui prouva son état déplorable, comment voulez vous ouvrir une fenêtre dans des cachots ? Le vent avait beau avoir bon dos, là il ne pouvait pas assurer. Il enchaina directement sur sa réponse à Draco, ce qui évita les plus amples questions. Il lui répondit que tous dépendait des détails de l'affaire, mais que si la personne avait effectivement reconnu sa voix, alors il ne servait à rien de nier. Le blondinet acquiesça mais n'était pas convaincu pour autant. Il allait partir quant une idée lui traversa la tête :

« Au fait, quand MacGonagal est venu te voir, j'ai vu un homme blond lui ouvrir, c'était qui ? »

Severus fit un arrêt sur cette question. Que pouvait-il répondre ? Que c'était Godric Gryffondor qui s'était trouvé là par hasard ? A l'évidence non.

« C'est un ami, tu ne le connais pas. »

Cette réponse sembla satisfaire le jeune Malfoy, qui avait d'autres problèmes auquel penser, et qui partit sans demander son reste. Quant à son parrain il se dirigea vers la porte de sa chambre, pour régler son compte à un certain lionceau mal élevé...