Le voilà ! Oui je sais j'ai mis énormément de temps mais bon... Pour la suite il faudra attendre après le bac, et j'essayerais de publier plus régulièrement pendant les vacances

Bonne lecture !


Chapitre 6 : Un pas en avant ?

« Mais qu'est-ce que t'as foutu ? »

Le blond regardait Severus d'un air malicieux, il répondit en levant les mains d'ignorance :

« Mais rien du tout, tu l'as dit toi même, c'est le vent qui as dû faire tomber quelque chose, même si nous sommes dans les cachots bien entendu. »

Rogue bouillonnait, il commençait vraiment à en avoir assez du caractère du gryfffondor.

« Et qu'est-ce que tu aurais fait si Draco était entré dans la chambre hein ? »

« Je me serais présenté, c'est simple. »

Le professeur porta une main à sa tête et soupira. Exaspérant, c'était le mot. Puis le blond ajouta :

« Tu compte vraiment me cacher dans tes appartements pendant les six mois à venir ? »

« Jusque là j'avais bon espoir d'y arriver, oui. »

« Eh bien, vivement que Dumbledore revienne et qu'il me sorte de là. »

Le serpent leva les yeux au ciel et sortit de la chambre. Que voulez-vous répondre à cela ? Particulièrement quand vous êtes sûr que le directeur en question se fera une joie d'accéder à la requête du gryffondor. Le serpentard mis son manteau et allait sortir, mais une main s'abattit sur la porte l'empêchant de l'ouvrir.

« Tu vas où ? »

Le blond était juste derrière Severus, bien trop près au goût de ce dernier.

« Manger. »

Godric passa son bras libre autour de la taille de l'autre homme. Il lui murmura dans l'oreille :

« Et si je te retenais ici comme tu le fais avec moi ? »

La voix dans son oreille et le bras autour de sa taille perturbait notre pauvre professeur de potion. Il n'était pas habitué à une telle proximité.

« Tu sortiras avec l'autorisation de Dumbledore. »

« Promis ? »

Ce blondinet était vraiment un gamin à ses heures, et il en imitait parfaitement la voix d'ailleurs.

« Oui. »

Quelques secondes passèrent, secondes pendant lesquelles le serpent cru bien que le lion ne le lâcherait jamais. Puis il eu enfin un léger mouvement de recul, mais avant d'abandonner sa proie il lui demanda :

« Tu me ramène à manger hein ? »

Severus soupira et leva les yeux au ciel. Ce lion allait le tuer. Il répondit d'un ton ironique :

« Non. J'ai décidé d'essayer de te faire mourir de faim, on sait jamais, ça pourrait marcher. »

Le blond prit une voix faussement choquée :

« Quel cruauté ! Tu oserais me faire ça, à moi ? »

Severus tourna la tête vers le blond et répondit fièrement :

« Oui sans aucune hésitation. Bon tu me lâche maintenant ? Si ça continu je vais arriver une fois que tous le monde auras fini. »

Godric sourit malicieusement, ce qui glaça le sang déjà froid du serpent. Et tout à coup il repris conscience de la position délicate dans laquelle il se trouvait. Et au passage la scène du bar et la manière dont le blond était parvenu a attirer son attention lui revint en mémoire. Il ne laissa rien paraître, bien entendu c'était Severus Rogue tout de même, mais il détourna la tête, on ne sait jamais. Et ce qu'il redoutait arriva, la réponse du gryffondor était loin d'être celle que le serpentard espérait.

« Tu m'embrasse et je te laisse partir. »

L'embrasser ? Mais qu'est-ce qu'il avait ce sale blond à la fin ? En tout cas il était en train de totalement désaccorder les petites grenouilles chanteuses de notre pauvre Rogue. Mais ce dernier se renfrogna et répondit :

« Je n'ai pas pour coutume de céder au chantage, et encore moins de ce genre là. »

« Bon ba tu mangeras pas alors. »

« Toi non plus je te signal. »

Visiblement Gryffondor n'avait pas pensé à ça.

« Pas faux. Mais bon t'as dit que tu voulais me laisser mourir de faim alors. »

« J'ai menti imbécile, évidemment que je vais te nourrir sinon je vais avoir droit à une scène de Dumbledore dés qu'il sera rentré, alors très peu pour moi. »

« Tu marques un point. »

Un silence suivit, Severus ne bougeait pas d'un pouce. Puis Godric soupira, et pour torturer encore un peu sa proie lui susurra au creux de l'oreille :

« Je vais être gentil et te laisser partir, pour cette fois, la prochaine ne se terminera pas aussi facilement, mon p'tit Sevy. »

Il s'écarta de Severus, qui s'enfuit courageusement sans demander son reste. Il avait vraiment cru qu'il était foutu cette fois, mais non il avait gagné finalement. Enfin gagné c'était vite dit, la guerre n'était pas fini, loin de là même. Il allait devoir supporter ce lionceau mal élevé et beaucoup trop entreprenant pendant six long mois. Il était pas sorti de là. Severus mis tout cela dans un coin de sa tête lorsqu'il entra dans la grande salle. Il manquait déjà certaines têtes parmi les élèves, dont celle de Draco, alors que le reste de la bande était encore là, étrange. L'équipe professorale était encore au grand complet. Rogue rejoignit sa place et profita du repas sans trop prendre part aux conversations. Lorsqu'il eut finit il alla aux cuisines récupérer le repas de Godric. Il avait ordonné aux elfes de lui préparer une assiette midi et soir jusqu'à nouvel ordre, et il venait la chercher lui même pour que les elfes ne voient pas Godric. Il retourna dans ses appartements l'assiette camouflé en livre grâce à la magie. Il entra dans l'appartement, posa l'assiette sur le bar et fila dans la chambre. Il ne voulait pas tenter le diable. Godric soupira et alla manger, il se demanda comment il allait pouvoir réparer l'erreur qu'il avait faite. Non pas qu'il abandonne loin de là, il voulait capituler pour mieux reconquérir plus tard. Il se dirigea vers la porte de la chambre et toqua, mais personne ne répondit. Il frappa à nouveau et patienta cinq bonnes minutes, mais toujours aucune réponse. De son côté Severus était absorbé dans un livre, au sens figuré bien entendu, et ignorait royalement les bruits s'échappant de la porte. Mais le lion en avait décidé autrement, il ouvrit la porte et pénétra dans la pièce. Le serpent ne lâcha pas son livre des yeux. Godric soupira et s'approcha du lit, il s'arrêta à une distance qu'il jugeait raisonnable.

« Je suis désolé pour tout à l'heure. »

Severus leva les yeux de son livre et les planta sur le blond. A qui ses yeux disaient clairement que notre petit professeur de potion n'était pas dupe.

« Pourquoi t'excuse tu pour quelque chose que tu ne regrette absolument pas ? Je ne suis pas idiot tu sais. »

Le lion fit semblant de réfléchir un instant, puis son sourire malicieux fendit à nouveau son visage.

« C'est vrai, je ne regrette absolument pas. Mais bon, au moins j'aurais essayé. »

Rogue ne répondit rien et replongea dans son livre. Le blond, qui avait bien envie de l'embêter, s'assit sur le lit juste à côté de lui.

« Qu'est-ce que tu lis ? »

Le serpent répondit sans même lever les yeux de son livre.

« Un truc qui ne t'intéressera pas. »

La réponse ne satisfit pas le lion, qui était décidé à faire parler son reptile préféré.

« Et c'est quoi comme truc ? »

Severus soupira et posa son livre à côté de lui. Il s'assit en tailleur et planta ses yeux sérieux dans les yeux malicieux de l'autre homme.

« Bien puisque tu semble vouloir parler, alors réponds à ma question. Pourquoi c'est toi qu'ils m'ont envoyé et pas Serpentard ? Et d'abord c'est qui ils ? »

Le blond sourit, mais c'était un sourire amer.

« Ils, se sont ceux qui régissent le monde des morts. Et ne m'en demande pas plus je ne sais rien sur eux. Mais ils aiment beaucoup s'amuser aux dépends des autres, surtout quand ces autres en question tentent de ramener un personne importante. En gros tu demande le pire des salops et tu te retrouve avec un ange bien pur et innocent. Ou demande Salazard Serpentard et tu te retrouve avec son opposé, c'est-à-dire moi. Ça répond à ta question ? »

« Oui. Ils me font penser à Dumbledore, lui aussi il aime s'amuser aux dépends des autres. »

« C'est vrai qu'il leur ressemblent. Mais dit moi plutôt, après cette superbe réponse j'ai bien droit à une petite récompense non ? »

Ses yeux verts reflétaient pleinement son autorité et son désir, ce qui ne laissait aucun doute possible sur la nature de la récompense en question.

« Je ne crois pas non. »

Severus refusait, naturellement. Mais au fond de lui une part de folie se libéra et le poussait intérieurement à aller plus loin avec le blond. Mais bien entendu la fierté l'emportait. Cependant cet instant d'égarement n'échappa pas à Godric qui en profita.

« Tu ne crois pas ? Donc tu n'es pas sûr de toi... Intéressant. »

Il s'approcha du serpent, qui le regardait faire sans bouger. Le blond caressa délicatement la joue de l'autre homme, qui ne bougeait toujours pas. Bon d'accord la fierté l'emportait presque toujours. Le lion approcha son visage de celui de son serpent et murmura du bout des lèvres :

« Et si on essayaient pour voir si tu arrives à te décider ensuite ? »

Alors Godric approcha ses lèvres de celles de Severus, qui eu un léger mouvement de recul, mais pas assez conséquent pour stopper le blond. D'autant plus que les yeux des deux hommes ne se lâchaient pas. Leurs lèvres s'effleurèrent d'abord, en un simple baiser délicat. Puis elles se rencontrèrent de nouveau, plus violemment cette fois-ci, et ce fut au tour de leurs langues de faire connaissance. Elles le firent dans un baiser bien plus avide que le précèdent. Godric passa une main dans la nuque de son compagnon afin de l'empêcher de s'écarter, et il approfondit d'avantage le baiser. Severus quant à lui se laissait faire, mais lorsqu'il sentit une main dans son cou sa conscience se réveilla brutalement. Mais qu'était-il en train de faire ? Il était en train d'embrasser un stupide lionceau, et à pleine bouche s'il vous plaît. Il n'en revenait pas lui même. Mais le pire c'était qu'il aimait ça, et il ne se gênait pas pour répondre activement au baiser. Mais il fallu se séparer, oxygène oblige, alors une énorme gêne s'empara de Severus. Il n'était même pas capable de regarder Godric dans les yeux.

« Alors, penses-tu vraiment que je ne méritais pas cette récompense ? »

Le serpent se mit a grommeler, c'était sa manière de se défendre.

« Peu importe maintenant que tu l'as eu. »

« C'est vrai... »

Le blond s'installa sur le lit, sous le regard interrogatif de sa victime.

« Qu'est-ce que tu fabriques ? »

« Je dors ici cette nuit. J'en ai marre du canapé, t'inquiète pas je te sauterais pas dessus sauvagement dans la nuit. »

Le blond retint un petit « enfin je vais essayer » pour ne pas se faire virer de la chambre, il en avait vraiment assez du canapé. Pour Rogue rien n'était moins sûr, il savait le blond capable de tout. Mais il n'avait pas envie de débattre pendant des heures, alors il laissa couler. Heureusement il n'avait pas cours le lendemain, il allait pouvoir faire une nuit blanche et être sûr de son intégrité lorsque le soleil se lèverait. Du moins l'espérait-il...