Oui je sais je suis longue mais je vous rassure je compte bien la finir !
Version revue et corrigé cette fois ^^
Bonne lecture !
Chapitre 10 : Le serpent s'assagit
Godric observa l'homme endormi devant lui, il déposa une main fraîche sur son front, constatant avec soulagement que la température de Rogue avait baissé. Il commença par s'asseoir sur une chaise qui se trouvait près du lit, et attendit patiemment que l'objet de son attention se réveille. Mais après plusieurs heures d'attentes, et son angoisse de la journée retombant, il commença à avoir sérieusement envie de dormir. La chaise n'étant pas des plus confortable, il finit par céder à l'appel du lit qui se trouvait devant lui. Il s'allongea à côté de Severus, mais en laissant une distance entre eux, par simple sécurité. Finalement il ne résista pas longtemps, quelques instants plus tard il dormait avec son serpent dans les bras.
Severus se réveilla enveloppé d'une chaleur confortable, qu'il savoura dans un premier temps. Puis dans un deuxième il ouvrit les yeux, et compris que cette chaleur était dû à la personne qui le tenait dans ses bras. Il pensa d'abord à Lucius, mais il comprit rapidement que ce n'était pas lui, tout simplement à cause de la couleur des bras qui l'entouraient. Ces bras n'étaient pas assez blanc pour appartenir à Lucius Malfoy, et surtout ils n'avaient pas la marque des Mangemorts. Il tourna la tête pour confirmer ses soupçons, mais c'était bel et bien Godric Gryffondor qui se trouvait dans son lit. Ce dernier dormait encore, mais fut réveillé par les tentatives d'évasion de son serpent, il s'écarta alors de lui même. Il savait qu'il n'aurait qu'une chance de se rattraper et n'avait pas envie de la laisser filer, enfin cela ne voulait pas dire qu'il n'allait pas tout faire pour convaincre Severus de la lui donner pour de bon.
« Qu'est-ce que tu fais ici ? »
L'accueil du professeur n'était pas engageant, mais c'était fait pour, il n'avait aucune envie de donner des illusions à Godric. Il n'avait pas encore pris sa décision, et Lucius n'avait pas arrangé les choses. Il les avaient même plutôt aggravé, et de la pire façon qui soit. Maintenant le serpent n'était même plus sûr d'être capable de prendre une décision.
« Un certain Lucius Malfoy est venu me chercher, il m'a dit que je devais rester avec toi. »
« Lucius est venu te chercher ? »
Le lion acquiesça, c'était bel et bien cela. Severus était sidéré, pourquoi donc l'autre Serpentard était allé chercher cet homme ? Il n'y comprenait plus rien. Godric prit les devant et posa la question qui lui trottait dans la tête, enfin la seconde, la première il ne voulait pas la poser, pas tout de suite.
« Tu veux que je parte ? »
Le serpent hésita, mais fini par répondre un faible oui. Il n'était pas sûr de lui, mais c'était sans doute la meilleur solution. Il observa le lion se diriger vers la porte et tenter de l'ouvrir, il eu beau s'acharner dessus pendant plusieurs minutes rien n'y fit, la porte ne s'ouvrit pas. Godric se tourna alors de nouveau vers Rogue :
« On dirait que ça ne vas pas être possible, la porte est fermé par un sort. »
Severus se redressa et tandis la main pour attraper sa baguette, mais celle-ci ne rencontra que le vide. Il chercha sa baguette sans la trouver, et finit par jeter un regard noir à Godric.
« Qu'est-ce que tu as fait de ma baguette ? »
« Ce n'est pas moi, c'est Malfoy qui l'a prit. »
Le professeur retint les insultes qui lui brûlaient les lèvres et soupira. Le fondateur ne savait pas quoi faire, il ne bougea pas de sa position près de la porte. Finalement le serpent se décida a réengager la conversation, et à débloquer la situation.
« Bon on dirait bien qu'on est bloqué là pour un bon moment. Ne reste pas planté là. »
Le lion avança donc vers le lit, il s'assit au bord, pas trop près du serpent pour ne pas l'indisposer. Le silence régna à nouveau, mais Godric avait vraiment envie de savoir si Severus avait une réponse à lui donner.
« Dit moi, je suis quasi sûr que ce n'est pas le cas puisque tu es malade, mais tu as réfléchi à ce que je t'ai dit hier soir ? »
Rogue ne savait pas quoi répondre, oui il y avait réfléchi, beaucoup, mais il n'avait toujours pas de réponse. Une partie de lui avait envie de lui laisser sa deuxième chance, tandis que l'autre refusait catégoriquement.
« Je n'ai pas encore de réponse à te donner. »
« Très bien, j'attendrais. »
Le fondateur était déçu, il aurait bien aimé avoir une réponse tout de suite, positive de préférence. Mais il savait que l'autre homme avait besoin de temps, et il avait décidé de lui laisser.
« Ça va mieux ? »
Severus chercha un instant avant de comprendre de quoi parlait l'autre homme. Le fait d'avoir eu de la fièvre lui était totalement sorti de la tête, surtout qu'il n'en avait plus du tout. Ou du moins c'est l'impression qu'il avait, et c'était très bien comme ça.
« Oui, ce n'était que de la fièvre. Dit moi, Lucius t'a-t-il dit autre chose ? »
Godric ne savait pas s'il pouvait rapporter la conversation qu'il avait tenu avec l'aristocrate, en fait il n'en avait pas vraiment envie.
« Non, juste que je devais venir te voir, et rester avec toi. Pourquoi il aurait dû me dire autre chose ? »
Severus regarda Godric dans les yeux, il avait l'impression qu'il lui cachait quelque chose. Il finit par détourner le regard et par répondre par la négative, avant de passer sa main sur sa bouche. Il espérait sincèrement que son ami n'avait rien dit de plus, mais il avait le sentiment que ce n'était pas le cas. Il ne ferait cependant aucune remarque, car il n'avait pas envie de lancer ce sujet, pas du tout. Il savait quelles questions l'autre homme allait lui poser, pour la simple et bonne raison qu'il se les posait lui même, mais il n'avait pas de réponse à donner. Avait-il encore des sentiments pour l'aristocrate ? Certainement, mais pour autant il n'était pas capable d'outre passer les à côtés qu'une potentielle relation engagerait maintenant. Avait-il des sentiments pour Godric ? Il ne savait pas, il ne pouvait pas dire qu'il le détestait, mais il ne pouvait pas non plus dire qu'il l'aimait.
Le lion restait silencieux, laissant le serpent dans ses pensée, et espérant secrètement qu'ainsi il parviendrait à obtenir une réponse. Mais il en doutait beaucoup, en repensant à ce que Lucius lui avait dit il fut certain que la réponse de Severus dépendrait de lui. Cette pensée ne lui plut pas du tout, il n'aimait pas le fait qu'une réponse aussi importante dépende d'un autre homme. Mais c'était sans doute la vérité, il sentait que le serpent était particulièrement attentif à cet homme. Il finit par soupirer, il n'aurait sans doute pas sa réponse tout de suite, loin de là même.
« Dis moi, puisque tu n'as pas de réponse, on peut peut être faire une trêve en attendant non ? »
Severus leva un sourcil en dirigeant son regard vers le blond, pour lui cette trêve était déjà engagé.
« Oui, c'était déjà le cas de mon point de vue. La preuve est que je t'adresse la parole et que mon premier réflexe en te voyant n'a pas été de chercher ma baguette. »
Le fondateur souris à cette dernière remarque.
« C'est vrai, je t'en remercie d'ailleurs, j'avoue que revoir le mur d'aussi près ne me tente pas vraiment. »
Le serpent eu un sourire, non un rictus, des plus sadiques.
« Ça ne dépend que de toi... »
Le lion décida d'entrer dans le jeu, et s'approcha un peu plus de Severus.
« Et de en l'occurrence, puisque c'est lui qui a ta baguette. »
Le serpent avait oublié ce détail, il laissa échapper un « tsss » réprobateur.
« Je suis convaincu qu'actuellement ce n'est pas Lucius qui a ma baguette, pour la simple et bonne raison qu'il ne doit plus être dans cette maison depuis bien longtemps. »
Ce fut au lion de lever un sourcil interrogateur.
« Comment peut tu en être sûr ? »
« C'est simple, je sais qu'il n'a pas assez de temps à perdre pour rester ici, et qu'il n'est jamais sûr de son emploi du temps. Et il sait très bien que je ne vais pas supporter d'être enfermé ici bien longtemps, donc il a dû confier ma baguette à Kai et lui expliquer comment nous ouvrir. »
« Donc il suffirait d'appeler Kai pour qu'il nous ouvre ? »
« Ce serait trop simple, il doit avoir un certain temps à attendre avant de nous ouvrir. Et tel que je le connais on aurait beau l'appeler une centaine de fois il ne nous ouvrira pas avant que ce temps soit écoulé. »
« Donc nous sommes coincé là jusqu'à ce que Kai décide qu'il est temps de nous libérer. »
« Exactement. »
Cette nouvelle n'était pas des plus réjouissantes, enfin pour le serpent en tout cas. Le lion lui ne trouvait pas cela spécialement désagréable. Cela faisait presque une semaine qu'il n'avait pas réussit à se tenir aussi proche du professeur sans que celui-ci ne fasse un scandale. Et rien que ça c'était un grand pas en avant, il avait envie de l'embrasser, mais il savait que ça ne passerais sans doute pas aussi bien. Il se retenait, de toute ses forces, vraiment, il essayait de se distraire, de tourner ses pensées vers autre chose. Il finit par se laisser aller sur le lit, et regarda le plafond.
Severus lui jeta un regard interrogateur, il l'observa un certain temps, laissant son regard se balader sur le corps de son partenaire de cellule. Godric s'en rendit compte et finit par dire :
« Tu compte me reluquer longtemps comme ça ? »
Le professeur détourna rapidement le regard, sans rien répondre, se demandant à nouveau ce qu'il fabriquait. Mais ce regard avait eu un effet plutôt rassurant sur le lion, visiblement l'autre n'avait plus l'intention de le tuer. Severus s'affala à son tour sur le lit, fermant les yeux en même temps. Godric dirigea son regard vers lui, et le scruta sous tous les angles, tout comme l'homme l'avait fait peu avant. Celui-ci ouvrit un œil et constata l'activité de son compagnon.
« Tu peux parler... »
Le lion sourit, il se redressa et se pencha au dessus de Severus, dans le but de l'embrasser. Il ne devait pas, il le savait, mais c'était plus fort que lui. Il resta un instant en suspens, guettant la réaction du professeur, mais celui-ci avait refermé les yeux. Il était certains qu'il le sentait tout de même, et il n'avait pas tord, mais le serpent ne savait pas comment réagir, aussi décida-t-il de laisser couler pour le moment. Il n'en fallut pas plus au lion pour le décider à poser ses lèvres sur celles de l'autre homme, puis d'aller à la rencontre de sa langue. Elles dansèrent un ballet sensuel, se retrouvant enfin. Le lion retrouvait enfin le délicieux goût du professeur de potion, qui n'était pas vraiment en reste. Severus y prit plus de plaisir qu'il ne voulait bien l'avouer, peut être bien plus qu'avec Lucius même. Godric se contenta de ça, même s'il avait envie de bien plus, il n'alla pas plus loin. Il était déjà ravi d'avoir pu l'embrasser comme il l'avait fait. Il tenta tout de même à nouveau sa chance.
« Est-ce que je peux prendre ça pour une confirmation de deuxième chance ? »
Severus sourit légèrement à cette remarque, ce lion ne perdait décidément jamais le nord.
« Je ne sais pas moi même, mais peut être que oui. »
« Peut être que oui ? »
Le serpent ne répondit rien, exprès, il ne savait pas si c'était bel et bien un oui. Le lion finit donc par ajouter :
« Bon très bien, c'est toujours mieux qu'un non, va pour le peut être que oui. »
Cette réplique amusa le serpent, tandis que le lion reprenait sa place initiale allongé à ses côtés. Ils passèrent encore plusieurs heures ainsi, sans vraiment parler. Godric avait lié ses doigts à ceux de Severus, qui s'était laissé faire ou du moins n'avait pas réagit. En réalité le professeur était à nouveau plongé dans ses réflexions, mais plus il réfléchissait moins il trouvait de réponse. Il soupira et rouvrit les yeux qu'il maintint fermé jusque là, resserrant légèrement, sans vraiment s'en rendre compte, ses doigts autour de ceux de Godric.
Ce dernier apprécia cette réaction, même s'il ne savait pas vraiment à quoi elle était dû. Il se rapprocha un peu plus de son compagnon, posant sa tête sur son épaule. Il lui murmura ce qu'il avait pensé pendant la majorité de la semaine qui venait de passer.
« Tu m'as manqué. »
Cette remarqua fit sourire Severus, qui fut satisfait que le lion ait les yeux fermés et ne voit pas ça. Il n'avait pas réussi a retenir ce sourire, qui c'était tout naturellement épanoui sur ses lèvres, pour témoigner de son immense satisfaction. Puis un léger cliquetis se fit entendre, ils ouvrirent tous les deux les yeux et se redressèrent en regardant la porte. Severus se leva et alla tenter de l'ouvrir, ce qu'il réussit sans aucune difficultés. Derrière Kaï l'attendait, il se pencha pour voir Godric arriver, puis reporta son attention sur le professeur.
« Vous êtes réconciliés ? »
Rogue répondit positivement tandis que Godric adressait un immense sourire au jeune homme, comme pour confirmer les paroles de son compagnon. Alors Kai tandis sa baguette à Severus qui s'empressa de la récupérer, il la glissa dans sa poche et se dirigea vers le rez-de-chaussé. Il avait faim, aussi s'installa-t-il dans le salon et appela l'elfe de maison pour qu'il lui rapporte à manger.
Godric et Kai ne l'avait pas suivit tout de suite, ils l'avaient tous les deux regardé descendre l'escalier. Le regard de Godric c'était posé sur le jeune homme, il souriait en regardant l'autre homme descendre, aussi le fondateur ne pu s'empêcher de le prévenir.
« Il est à moi. »
Kai lui lança un regard incrédule, il ne comprit pas tout de suite de quoi il parlait, puis lorsqu'il comprit enfin il éclata de rire. Ce qui surpris Godric qui croisa les bras et ajouta :
« Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle... »
« Que tu imagine qu'il puisse y avoir quelque chose entre moi et Severus. »
« C'est tout à fait plausible... »
« Absolument pas, et si tu avait fait plus attention tu l'aurait peut être vu. Severus est un père, un grand frère même si tu veux, pour moi. Mais en aucun cas il n'est un potentiel petit ami. Et j'espère bien que tu compte le garder pour toi ! »
Cette dernière remarque surpris à nouveau le fondateur.
« Ah oui ? »
« Oh oui, je te trouve bien mieux que Lucius, et tu es le seul autre homme pour lequel il a de l'intérêt qui dépasse le professionnel à ma connaissance. Enfin à part moi bien entendu. »
Ceci fit sourire de plus belle Godric, qui répondit tout de même à la pique lancer par Kai.
« oh ça va hein, tous le monde peut se tromper... »
Finalement il coupa là la conversation et se dirigea vers le rez-de-chaussé à son tour. Il mangea en compagnie de Severus, et de Kai qui les avait rejoint quelques instants plus tard. Ils passèrent le week end avec Kai, en faisant chambre à part cependant. Severus avait beau avoir établi une trêve il n'avait pas non plus envie de tenter le diable. Et Godric n'y vit pas d'inconvénients, enfin c'était surtout qu'il n'avait aucune envie de braquer à nouveau le professeur.
Le dimanche soir venu ils repartirent à Poudlard, Kai était rassuré d'avoir pu constater lui même que les deux hommes étaient réconciliés, ou du moins en bonne voie. Et aussi que Severus était guéri, et puis même si ça n'avait pas été le cas il savait que maintenant il y avait aussi Godric pour veiller sur lui. Godric fut immensément satisfait de rentrer en compagnie du professeur, il n'en avait pas espérait autant. Bon d'accord il avait espérait beaucoup plus, mais il savait que ce n'était qu'un stupide fantasme.
Plusieurs semaines passèrent, sans qu'il n'y ait de vraie évolution. Severus ne fuyait plus Godric, c'était une chose, il le laissait l'embrasser de temps à autre, s'en était une autre, c'est vrai. Mais pour autant ils s'en tenaient là, Godric dormait dans le canapé la plupart du temps, et Severus n'avait toujours pas de réponse à lui donner. Il avait beau tourner et retourner la question dans sa tête rien n'y faisait. Tant qu'il ne serait pas sûr de sa position vis-à-vis de Lucius il ne pourrait pas s'engager avec Godric. Ce dernier l'avait bien compris, et il décida qu'il allait devoir avoir une conversation avec Lucius Malfoy, quitte à tout perdre...
Alors ? Verdict ?
