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Chapitre 12 : Lucius entre en scène

Godric s'installa dans le fauteuil en face de Lucius, et répondit en allant droit au but.

« Je ne vais pas passer par quatre chemins, je veux que vous couchiez avec Severus. Enfin que vous essayez tout du moins. »

Le grand Malfoy faillit bien s'étouffer tout seul. Il scruta un instant le blond, pour être sûr de ce qu'il venait de comprendre. Il comprit au regard de l'autre homme qu'il était tout ce qu'il y a de plus sérieux, mais il ne comprenait pas pourquoi il lui demandait ça.

« Ne m'avez-vous pas dit que vous étiez intéressé par Severus ? »

« Si, et je le suis toujours. Mais il ne se laissera jamais aller avec moi tant qu'il ne sera pas au clair avec vous. »

Le blond réfléchit un instant, en profitant pour demander à un elfe de leur apporter du thé.

« Vous rendez-vous compte de ce que cela pourrait engendrer ? »

« Oui. Je sais que je pourrais le perdre définitivement, qu'il est possible que cela le pousse vers vous et non vers moi. Mais c'est la seule solution que j'ai trouvé pour débloquer la situation, et je sais que vous en mourrez d'envie et que vous ne refuserez pas. »

Le blond afficha un rictus, qui rappela à Godric l'expression que Severus arborait de temps à autre.

« Ce que vous ne semblez pas comprendre c'est que ce n'est pas la seule chose en jeu. Il est possible que cela fasse énormément souffrir Severus, alors que ferez-vous ? Que ferez-vous s'il vous reviens en milles morceaux ? Que pourriez-vous faire pour lui ? »

Le fondateur se retrouva un instant sans réponse, en effet il avait été stupide, il n'avait pensé qu'à lui. Il n'avait pensé qu'à sa propre situation, sans réfléchir aux répercussion qu'une telle chose pourrait avoir sur le serpent. Cependant il ne pouvait plus rester ainsi, et même si cela devait détruire Severus, il était sûr que ça le ferait avancer. Il repris un regard déterminé, et répondit avec assurance.

« Si cela devait le faire éclater en milles morceaux, alors j'utiliserais les quatre mois et demi qu'il me reste avec lui pour les recoller un par un. Même si cela veut dire faire une croix sur ce que j'espérais. Mais ma demande tiens toujours, je pense que même si cela le détruit dans un premier temps, ça ne pourra que l'aider au final. »

« Et s'il refuse votre aide ? S'il se referme sur lui même, s'il ne vous laisse même plus l'approcher ? Que ferez-vous ? »

Le fondateur sentait que l'homme blond le testait, il voulait vérifier qu'il y aurait quelqu'un pour réparer ses fautes si cela tournait mal. L'elfe revint et déposa les tasses de thé sur la petite table à côté d'eux.

« Eh bien je forcerais le passage, je l'obligerais à m'accepter à ses côtés, même si je dois supporter de me prendre des coups ou des sorts. Et si je vois que ça aggrave la situation alors je ferais appel à quelqu'un d'autre, comme Kaï, pour l'aider. Mais je ne le laisserais pas se détruire, sous aucun prétexte. »

L'aristocrate ne répondit pas immédiatement, il prit le temps de boire sa tasse de thé, Godric en fit donc de même. Un silence pesant commençait à s'installer dans la pièce, alors Lucius répondit enfin.

« Très bien, je vais faire le nécessaire. Comme vous l'avez si bien dit j'en meurs d'envie, mais ne venez pas vous plaindre auprès de moi si les choses ne tournent pas en votre faveur. »

« J'y veillerais. Je vais vous laisser maintenant, au revoir. »

Sur ces mots le fondateur quitta la pièce, laissant l'aristocrate dans ses pensées, et repris le chemin du manoir Prince. Dès qu'il fut arrivé Kaï lui sauta dessus :

« Alors ? Tout c'est bien passé ? »

L'homme afficha un faible sourire, il n'était désormais plus sûr de rien.

« On peut dire ça oui. Je vais rentrer à Poudlard, il vaut mieux que je sois revenu avant Severus. D'ailleurs si tu pouvais ne pas lui dire que je suis venu te voir... »

« T'inquiètes, je ne lui dirais rien, ni que tu es venu me voir ni pourquoi. Mais il faudra que tu m'explique la prochaine fois qu'on se verra. »

Le lion acquiesça et disparu à nouveau dans l'âtre de la cheminée. Il se retrouva nez à nez avec Severus, qui semblait être un peu paniqué. Il s'empressa de s'expliquer avant que l'autre homme ne lui passe le savon du siècle.

« Je suis allé voir Kaï, Je sais que tu ne veux pas que je sorte, mais je me suis dit que ce n'était pas grave si c'était juste pour aller chez toi... »

Il faisait désormais sa moue la plus appitoyante. Mais contrairement à ce que pensait le lion son vis-à vis ne semblait pas le moins du monde énervé. Au contraire il semblait soulagé, ce qui surprit un peu Godric.

« C'est bon, mais préviens moi la prochaine fois, je me demandais où tu était passé. »

Le professeur retourna vers son canapé, suivit de son compagnon.

« Désolé, je pensais être rentré avant toi. Mais dis moi, te serais tu inquiété pour moi ? »

Il avait dit la fin de sa phrase en inclinant la tête sur le côté. Severus qui était maintenant assis sur le canapé, croisa les bras sur la poitrine et détourna la tête.

« Ah ! Sûrement pas ! »

Le lion s'assit à ses côtés et prit son menton dans sa main, il le força à tourner la tête vers lui et l'observa avant de murmurer.

« Tes lèvres disent non, mais tes yeux disent oui... »

Severus ne savait pas quoi répondre, et les lèvres qui vinrent se poser sur les siennes lui coupèrent de toute façon toute possibilité. Ils s'embrassèrent d'abord doucement, puis le baiser se fit plus passionné, Godric voulait profiter des dernières heures qu'il était sûr d'avoir avec le serpent. Il poussa Severus sur le canapé, le professeur se laissait faire, mais il savait qu'il n'avait pas le droit d'aller trop loin. Il s'allongea sur lui avant de rompre le baiser, il en déposa de léger dans le cou du professeur, tandis que ses mains se baladaient le long de son corps. Il sentait Rogue se contracter sous lui, même si pour l'instant sa bouche ne l'arrêtait pas, elle n'allait sans doute plus tarder. Il l'embrassa donc à nouveau, remontant ses mains sur son torse et les glissant sous lui. Il rompit le baiser et enfoui son visage dans la nuque de l'autre homme, le gardant dans ses bras. Il sentait que l'autre homme n'était pas vraiment à l'aise, aussi murmura-t-il pour le rassurer :

« Je n'irais pas plus loin, détend toi. Laisse moi juste rester un peu comme ça s'il-te-plait... »

Le professeur se rendit alors compte qu'il était tendu presque à l'extrême, il se détendit immédiatement, se traitant de nouveau d'imbécile, et rendit son étreinte au lion. Il glissa sa main dans les cheveux d'or, laissant l'autre sur les hanches de Godric. Ce dernier fut heureux de sentir Severus se détendre immédiatement, et encore plus lorsqu'il sentit ses bras dans son dos, puis sa main dans ses cheveux. Le blond savourait cette étreinte comme la dernière, il était tellement à l'aise qu'il finit par s'endormir.

Severus ne s'en rendit pas tout de suite compte, en fait il le remarqua lorsqu'il sentit le lion peser plus lourd et qu'il voulut bouger. Il n'eut cependant pas le cœur de le réveiller. Le lion s'en chargea lui même une bonne heure plus tard, il ouvrit lentement les yeux, savourant l'odeur du professeur qui lui emplissait les narines. Il déposa un baiser dans la nuque qui lui faisait face, avant de se rendre compte qu'il était toujours allongé sur Severus, et que cela faisait sans doute un moment qu'il dormait. Il se redressa, permettant ainsi au professeur de s'asseoir et de détendre ses muscles endoloris.

« Ça fait longtemps que je dors ? »

« Une bonne heure je pense... »

« Et tu es resté comme ça tout ce temps ? Tu aurais dû me réveiller, tu dois avoir mal partout maintenant. »

« Pas faux, mais c'est pas grave. »

Godric sourit et déposa un baiser sur les lèvres de l'autre homme. Ce dernier s'étira ensuite de tous son long, faisant ainsi craquer certaines articulations. C'est alors qu'un elfe apparu par la cheminée et tendis une lettre à Severus, ce dernier la prit et renvoya l'elfe. Il se leva et ouvrit la lettre, elle venait de Lucius. Godric s'en doutait et ne bougea pas du canapé, il n'avait pas vraiment envie de voir la réaction qu'aurais son compagnon en la lisant, quoi qu'elle contienne. Severus ouvrit la lettre avec un peu d'appréhension, il se demandait ce que pouvait bien vouloir l'aristocrate. Il n'y avait qu'une phrase : « j'aimerais te voir ce soir, viens dès que possible. », le professeur ne put s'empêcher de s'inquiéter pour l'autre homme. S'il voulait le voir c'était sans doute qu'il avait un problème. Mais il décida de rester avec Godric et de dîner avec lui.

Le blond fit mine d'être au courant de rien.

« Il se passe quelque chose ? »

Rogue ne savait pas trop s'il devait dire la vérité ou non, mais il opta pour la seconde solution, il ne voulait pas blesser le lion.

« Kaï veut me voir ce soir, j'irais quand on aura mangé. »

Godric dissimula un sourire amer en entendant l'autre homme lui mentir si facilement, mais c'était lui qui avait décidé de ce qui allait se passer, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même. Il continua de faire bonne figure en suivant la logique qu'il aurait eu s'il n'avait été au courant de rien.

« Je pourrais t'accompagner ? »

« Non, il veut me parler de quelque chose dont tu n'es pas au courant, il te le dira lui même quant il décidera que ce sera nécessaire. »

« Que de mystère... Mais bon, tant pis je t'attendrais bien sagement ici. »

Cette remarque fit sourire le professeur, il n'aurait pas forcément mis l'adjectif sage et le prénom Godric dans la même phrase.

« Oui, c'est possible que je rentre tard, alors ne te sent pas obligé de m'attendre. »

Godric venait de se prendre une autre claque en pleine figure, il garda son air insouciant autant que possible, il s'efforçait de ne rien laisser transparaître pour ne pas que Severus se soucie de lui. Ou pire qu'il se doute de quelque chose. Ils mangèrent en silence, chacun étant perdu dans ses pensées, le regard du fondateur s'égarant parfois sur le corps du professeur. Puis l'heure arriva et le professeur le quitta, il kidnappa une dernière fois ces lèvres avant de le laisser partir avec un « À tout à l'heure. » qu'il espérait sonner vrai. Puis Severus disparu, il alla s'asseoir sur le canapé, et décida de prendre son mal en patience. L'heure à laquelle l'homme allait rentrer lui dirait sans doute ce qu'il aurait fait ou non.

Severus sentait que quelque chose n'allait pas avec Godric, mais il décida de mettre cela de côté. Il se dirigea vers son salon et y trouva Kaï, qui sembla surpris de le voir.

« Severus ? Qu'est-ce que tu fais ici ? »

« Je viens voir comment tu vas, tout s'est bien passé cette nuit ? »

« Oui ne t'inquiète pas pour moi, depuis le temps je suis habitué maintenant. »

« Être habitué à quelque chose ne veut pas dire que tu n'en souffre pas. Godric m'as dit qu'il était venu te voir cette après midi. »

Kaï fut surpris d'entendre le professeur parler de la visite du fondateur, alors que ce dernier lui avait demandé de ne rien dire.

« Oui, il m'a tenu compagnie une partie de l'après midi, pourquoi ? »

Severus hésita, mais finit tout de même par demander :

« Et tu lui as dit quelque chose de spéciale ? J'ai eu l'impression qu'il était bizarre quant il est rentré... »

Le jeune homme tint sa promesse et fit celui qui ne savait rien.

« Non, je ne vois pas ce que j'aurais pu dire. Mais il m'a semblé bizarre à moi aussi, un peu déprimé peut être. »

« Humm, oui peut être. Bon tu es sûr que tout va bien ? »

Le jeune homme leva les yeux au ciel en soupirant.

« Mais oui, tout va bien. Tu peux rentrer chez toi l'esprit tranquille, va donc tenir compagnie à ce pauvre Godric. »

« Eh bien en fait je ne rentre pas tout de suite, Lucius m'as demandé de venir le voir, donc je vais chez lui. »

« Oh, et qu'en penses notre fondateur ? »

« Il n'est pas au courant, je lui ai dit que je venais te voir c'est tout. »

« Donc je te sers de couverture si je comprends bien ? »

« Tout à fait. »

« Soit, mais fait attention à toi. Ne te laisse pas embobiner par Lucius. »

Le professeur sourit à cette remarque.

« Je suis assez grand pour m'occuper de moi même, jeune louveteau, et je connais assez Lucius pour qu'il n'arrive plus à m'embobiner. »

Ce fut au jeune homme de sourire.

« Permet moi d'en douter... »

« Penses donc ce que tu veux, j'y vais, et si tu as un problème n'hésite pas à me prévenir. »

« Oui oui. »

Sur ces mots Severus fit volte face et reparti dans l'autre sens, il se dirigea de nouveau vers la cheminée et disparu pour réapparaître dans le manoir Malfoy. Ce manoir qu'il connaissait absolument par cœur, chaque couloir, chaque pièce, chaque recoins était ancré dans sa mémoire. Il se dirigea tout d'abord vers le salon, mais le trouva vide, ce qui lui sembla bizarre puisque c'était toujours là que Lucius le recevait. Il ne trouva qu'un verre à whisky vide qui empêchait un petit papier de s'envoler, sur celui-ci l'aristocrate l'informait qu'il se trouvait dans sa chambre. Il monta donc l'escalier de marbre menant à l'étage, même s'il trouvait cela bizarre, très bizarre. Il toqua à la porte mais on ne lui répondit pas, il finit donc par l'ouvrir et entra dans la pièce.

« Lucius ? Tu es là ? »

La porte se referma derrière lui, plongeant à nouveau la pièce dans le noir, mais cela ne dérangeait pas le professeur, il connaissait parfaitement cette pièce. Deux bras vinrent enlacer sa taille tandis qu'une tête s'engouffrait dans sa nuque. La voix du propriétaire des lieux murmura alors son nom, il en connaissait toutes les intonations et toutes les variantes. Et il savait que le ton que venait d'utiliser l'autre homme n'augurait pas tout à fait une discussion. Il se retourna vers lui, et demanda tout de même :

« Lucius, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu voulais me voir ? »

L'autre homme fit glisser ses mains dans le dos du professeur, descendant dangereusement. Lucius appuya son front contre celui de Severus.

« Parce que mon manoir est totalement vide ce soir, et que j'ai terriblement envie de toi depuis plusieurs jours maintenant. »

Le maître de potion resta sans voix, aussi le blond en profita pour l'embrasser, et il ne pu se résoudre à laisser ce baiser sans réponse. Il sentit les mains de l'aristocrate lui retirer sa cape, tandis qu'il le poussait vers le lit, et lui le laissait faire. Il n'avait ni l'envie ni la force de le repousser. Il le laissa l'allonger sur le lit et continuer de le déshabiller, alors que lui se rendit compte que Lucius ne portait qu'un simple peignoir. Il glissa ses mains sous le tissus léger et savoura le contact de la peau du blond, qui venait à bout de sa robe de professeur et commençait à déposer des baisers sur son torse.


Non ne me tuez/maudissez/immolez pas tout de suite, de 1, vous n'auriez jamais la fin de cette histoire. Ce qui serait embêtant non ?

Et de 2 : Le chapitre suivant est dans les mains de la bêta ^^

Dîtes un grand merci à Yugai qui corrige toutes mes vilaines fautes enfin normalement, j'avoue que je ne relis pas derrière elle... XD