Tadaaa ! Bonne lecture ;)
Chapitre 16 : Le lion rend les armes
Cela faisait maintenant une semaine que Godric avait obtenu officiellement sa deuxième chance, une semaine que les deux hommes dormaient ensemble. Le problème du lion résidait précisément ici, ils DORMAIENT, et rien d'autre. Il avait beau dire qu'il serait patient, il ne l'était pas de nature, et là il commençait à sérieusement arriver à ses limites. Le professeur lui dormait comme un bien heureux toutes les nuits, tandis que son colocataire se retenait pour ne pas le violer. Bon d'accord, il fallait dire aussi qu'il était maso puisque c'est lui qui rejoignait l'homme dans son lit toutes les nuits. Mais Severus devait bien se douter qu'il y avait un problème tout de même ? Il devait bien voir que le visage du Gryffondor était tout sauf reposé tous les matins ?
Effectivement il l'avait remarqué, mais n'arrivait pas pour autant à faire le premier pas, et le lion ne le ferait pas puisqu'il avait dit qu'il attendrait son signal. Il le savait, il savait que ça dépendait de lui, et pourtant il aurait bien voulu que le lion reprenne son attitude désinvolte et entreprenante et lui saute dessus. Même s'il n'était pas lui même convaincu du bienfait de la chose, c'était une solution comme une autre. Il était plus à l'aise que quelques jours plus tôt, sans doute grâce à l'habitude qu'il avait prit de sentir la présence de Godric lorsqu'il dormait. Il s'était tellement habitué à elle qu'en fait il n'était même pas sûr de pouvoir de nouveau dormir correctement en étant seul dans son lit. Pourtant il devrait le faire lorsque le fondateur repartirait. Il sentit une boule se former dans sa gorge à cette pensée, il ne voulait pas, il n'avait pas envie de voir cet homme disparaître de sa vie. Il voulait le garder, il voulait qu'il reste avec lui pour le restant de ses jours. Mais c'était impossible, Godric était mort, la vie ne lui avait été rendu que pour six mois, et il n'en restait déjà plus que quatre.
Il chassa ses tristes pensées en reprenant le chemin de ses appartements en ce vendredi soir. Il y entra et comme à son habitude Godric vint l'embrasser, un baiser sincère, doux et passionné. Plus passionné que tous ceux auxquels il avait eu le droit jusque là. Ils mangèrent tranquillement ensemble, Severus sentait le lion différent de d'habitude, plus tendu peut être. Il n'y prêta pas plus d'attention, refusant inconsciemment de voir la vérité en face. Il regagna sa chambre plus tard dans la soirée, et fila dans la salle de bain prendre une douche. Il s'attendait à retrouver le fondateur sur son lit en revenant dans la chambre mais ce ne fut pas le cas, il retourna donc dans le salon, les cheveux encore mouillés. L'objet de son attention était allongé dans le canapé, absorbé par le plafond. Il le détailla encore quelques minutes sans qu'il ne semble être conscient de sa présence, et c'était bien le cas. Le lion était totalement absorbé par ses réflexions, qui n'était autre que « Dormir ou ne pas dormir ? Le violer ou ne pas le violer ? » Aussi sursauta-t-il lorsque la voix de son tortionnaire rompit le silence de la pièce.
« A quoi est-ce que tu penses comme ça ? »
L'interpellé dirigea son regard vers son interlocuteur, l'observa quelques instants. Ce qu'il pouvait être alléchant, appuyé contre le chambranle de la porte de sa chambre, les cheveux encore visiblement humide par la douche qu'il venait de prendre. Il resta ainsi à le contempler, jusqu'à ce qu'il tombe sur ses pupilles obsidiennes qui le fixaient sans vraiment comprendre. Il cessa de le regarder et se redressa pour répondre.
« Je pense que je vais dormir dans le canapé pour cette nuit... »
Le professeur fut un instant surpris par ce que venais de dire le lion, mais il se reprit rapidement et répondit simplement :
« Comme tu veux. »
Il fit ensuite volte face et disparu dans sa chambre, Godric resta plusieurs minutes à regarder le vide laisser par le propriétaire des lieux, avant de détourner le regard et de soupirer. Ce n'était plus possible, il espérait sincèrement que le serpent allait se réveiller un peu.
Le dit serpent lui comprenait parfaitement la décision de son compagnon, pour autant il était prêt à faire un caprice pour le récupérer, comme un enfant le ferait pour un jouet. Il se traita d'imbécile, il détestait quant il était comme ça. Il resta assis sur son lit plusieurs minutes, puis finit par s'y allonger et ferma les yeux. A peine quelques minutes plus tard il tendit par pur réflexe sa main dans le vide à ses côté, habitué à y trouver le corps du lion contre lequel il dormait depuis maintenant une semaine. Il rouvrit les yeux et les laissa errer dans la pièce, qu'il trouva désespérément vide. Plus ses yeux rencontraient le vide, plus il gagnait en intensité et en détermination. Il finit par se lever et se dirigea d'un pas décidé vers le salon, il n'hésita pas une seule seconde sur le parcours qu'il devait suivre.
Godric releva la tête en entendant les pas de l'autre homme revenir vers lui, et il ne comprit pas ce qu'il se passait. Le professeur semblait décidé, à quoi ? Il n'en avait aucune idée, mais en tout cas il marchait droit sur lui. Il lui saisit le bras et le força à se lever, avec une force qu'il lui découvrait, et l'attira vers la chambre. Le lion tenta quelques protestation sans que cela ne fasse se stopper son kidnappeur.
« Severus, je peux savoir ce qu'il t'arrive ? »
Le Serpentard répondit sans regarder son interlocuteur, il avait beau avoir un ton assuré, il savait pertinemment que ces paroles n'avaient pas lieu d'être.
« Je n'arriverais pas à dormir si tu n'es pas là, donc je ne te laisse pas le choix. »
Cette remarque, digne d'un enfant récupérant rageusement son doudou, fit sourire le lion. Qui se dit qu'il dormirait un autre jour, que ne ferait-il pas pour cette homme ? Sans doute peut de chose, pour ne pas dire rien. Il se laissa attirer sur le lit, prenant Severus dans ces bras comme à son habitude. Mais celui-ci le poussa doucement, il hésita un instant puis se jeta à l'eau. Il se mit à califourchon sur le fondateur, et se pencha vers lui pour l'embrasser. Il ne fit qu'effleurer ses lèvres, laissant à l'autre le temps d'assimiler ce qu'il se passait, il voyait ses yeux s'écarquiller de plus en plus, au fur et à mesure que les informations arrivaient au cerveau.
« Se-Severus, qu'est-ce que tu fabriques ? Si tu.. »
Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase que le professeur scella à nouveau leurs lèvres. Il n'avait pas envie de parler, c'était sa manière à lui de lui signifier qu'il savait très bien ce qu'il allait dire, et qu'il était parfaitement conscient de ce que ses actes allaient engendrer. Le lion, lui, essayait de connecter ses neurones, le serpent l'embrassait, il était à califourchon sur lui et il l'embrassait. Il se demanda un instant s'il n'était pas en train de rêver, mais le contact de ses lèvres était bien trop réel pour que ce soit le cas. Il observa encore un temps l'homme qui le dominait, la détermination n'avait pas quitté son regard, même si Godric y trouva aussi une pointe d'appréhension. Le professeur essayait de faire passer tout ce qu'il voulait dire par le regard, ce qui sembla marcher puisque le lion l'embrassa enfin.
Les mains du blond se glissèrent dans le dos de l'autre, le rapprochant d'avantage de lui, collant leur deux corps, alors que leurs langues dansaient un balais dont elles seules connaissaient le rythme. Les cheveux de Severus laissant échapper quelques gouttes d'eau froide sur la peau chaude de Godric. Ce dernier laissa la position de dominant à l'autre homme pour le moment, il la reprendrait plus tard. Il sentait que le serpent pouvait se crisper à tout moment, et il ne voulait en aucun cas que cela arrive. Il caressa son dos, glissa une main dans ses cheveux, dans son cou, approfondissant le baiser d'avantage. Severus quant à lui laissait une de ses mains visiter la chevelure de son vis-à-vis, tandis que l'autre restait pour le moment inactive sur l'épaule de l'autre homme. Le baiser dû prendre fin, pour leur laisser le loisir de reprendre de l'oxygène, ils ne s'écartèrent pas d'un centimètre l'un de l'autre, leurs bouches se frôlant toujours.
Leur regard étaient ancré l'un à l'autre, ne pouvant se résoudre à quitter l'autre une seule seconde. Ce que chacun voyait dans le regard de l'autre le rassurait, il n'y avait plus que désir et amour qui transparaissait à travers leur pupilles. Godric reprit les lèvres de Rogue, alors qu'il aventurait lentement ses mains sous son t-shirt. Le souvenir de la vision très proche du mur de sa dernière tentative le convaincant d'aller doucement, malgré ses envies plus que pressé. Tandis que ces mains caressaient les muscles du dos de Severus il le sentit frissonner, pas se raidir, ni essayer de l'arrêter, juste de délicieux frissons qu'il attribuait à son désir. Il décida donc d'inverser les rôles, lentement et avec toute la douceur dont il pouvait faire preuve il fit basculer son amant sous lui, sans rompre leur baiser.
Le maître des potions ne pouvait pas retenir les frissons qui le parcourait au contact des mains de Godric sur son dos, il avait oublié toute appréhension, toute hésitation. Il profitait du moment et tant pis pour le reste, il avait décidé que l'homme méritait sa confiance. Lorsque le blond le fit basculer pour prendre le dessus il le laissa faire, même s'il n'avait été que dominant dans les quelques aventures qu'il avait eu après Lucius, pendant sa relation avec lui il était principalement passif. Il ne détestait pas cette position, mais il ne l'accordait pas à n'importe qui. Dans le cas présent il avait envie d'être passif, il voulait sentir Godric en lui, et puis il ne voyait pas le lion en passif. Absolument pas même.
Le fondateur retira son t-shirt à Severus, qui lui en profita pour lui retirer le sien, ce qui l'obligea à se redresser, et visiter son torse. Il en effleura chaque muscle, mettant les sens de leur propriétaire à rude épreuve, tellement qu'il finit par se pencher à nouveau vers le professeur pour l'embrasser et l'obliger à cesser cette douce torture. Non pas qu'il n'appréciait pas, tout au contraire, mais dans l'état actuel des choses il avait trop envie de l'homme sous lui pour le laisser faire ce genre de choses, sous peine de le prendre sans préavis. Il quitta les lèvres de son amant pour déposer des baiser le long de sa mâchoire, allant ensuite titiller le lobe de ses oreilles, ce qui déclencha de nouveaux frissons chez leur propriétaire, qui retint un faible gémissement.
Godric revint aux lèvres du professeur, murmurant tout contre elle :
« Ne te retient pas... Je veux t'entendre... »
Rogue fut un peu déstabilisé par cette remarque, il pensait que sa retenue était passé inaperçue, mais ce n'était visiblement pas le cas. Et comme pour l'obliger à accéder à sa requête, la lion glissa une de ses main sur son bas ventre et plus bas encore, ce qui eu l'effet escompté. Le professeur ne pu cette fois pas retenir son gémissement, ce qui fit sourire de ravissement la tête blonde qui le dominait. Celle-ci l'embrassa de nouveau, mais l'homme ne comptait pas se laisser faire, il repris la stratégie de son vis-à-vis pour le faire craquer. L'une de ses mains descendit lentement sur son dos, se glissant entre eux, puis descendit plus bas, avant même qu'elle ne soit arrivé à son but son propriétaire recueillit un gémissement sourd. Le blond attrapa sa main et la remonta, en fait il aurait même attaché ses mains au lit s'il avait été sûr que cela ne vexerait pas le professeur, mais c'était tout le contraire.
Il quitta de nouveau les lèvres et descendit plus bas, s'aventurant dans le cou de son amant, sans pour autant lâcher la main qu'il avait rattrapé. Il le gratifia de nouveaux frissons, et même de léger gémissements tout à fait charmants à son oreille. Severus voulut récupérer sa main, mais le lion n'était pas enclin à lui rendre, il remonta celle qui était libre dans le dos de Godric, jusque dans ses cheveux. Il le sentit laisser une trace de son passage dans son cou, ce qui le fit doucement grogner tandis que ces doigts se crispaient dans la chevelure blonde. Tandis que celle-ci continuait lentement sa descente sur son épaule, il articula une demande :
« Ma main... »
Le blond s'arrêta une fraction de seconde et le professeur savait qu'il souriait. La main qui enserrait la sienne remonta délicatement le long de son bras, jusqu'à son visage qu'elle caressa tendrement. Godric commença à titiller un des tétons du professeur, le léchant consciencieusement avant de le mordiller tendrement. Severus avait remis sa main enfin libéré dans le dos de son amant, et retint ses gémissements lorsqu'il s'attaqua à son téton, mais quand des dents vinrent à sa rencontre il n'y parvint plus et laissa échapper des gémissements plus ou moins fort. Mais ils se firent encore plus entendre lorsque le lion s'attaqua au jumeau de sa première victime.
Pendant ce temps les mains du Gryffondor descendaient le long de son torse jusqu'à la limite de son pantalon. Il sentit les mains se faufiler sous le tissu et le faire glisser vers le bas, lui tirant de nouveau gémissements accompagné de soupir cette fois. Rogue fit lui aussi glisser ses mains jusqu'au pantalon de Godric, qu'il entreprit de faire descendre lentement, ce qui arrêta net le blond qui respira plus fortement. Le professeur pris un malin plaisir a faire durer la chose, faisant gémir et soupirer son partenaire. Le blond avait tous les sens tournés vers son amant, vers ses mains caressantes qui faisaient glisser atrocement lentement son pantalon vers le bas. Tellement lentement qu'il finit par le retirer lui même, ne sachant pas combien de temps il aurait encore tenu sinon.
La dernière barrière de tissu que chacun portait ne cachait pour ainsi dire plus rien de leur excitation respective, aussi elle suivit rapidement le même chemin que le reste de leur vêtements. Enfin totalement nu, Godric continua sa descente mais contourna le membre gonflé de l'autre homme pour aller explorer sa cuisse. Endroit où il laissa une autre marque, et fit à nouveau grogner son propriétaire. Cette réaction chez l'autre homme l'amusait beaucoup, mais ce n'était pas ça qui allait l'empêcher de lui faire des suçons. Il était à lui maintenant, et il le marquerait que ça lui plaise ou non. Il remonta finalement et s'apprêta à faire une autre marque sur l'épaule de l'homme, il caressa en même temps le membre gonflé de Severus du bout des doigts, le faisant gémir et se cambrer. Et surtout empêchant tout grognement de protestation.
La langue remplaça bientôt les doigts, et obtint plus de gémissements encore, cette fois-ci le professeur n'essayait même plus de les retenir. De toute façon il en était bien incapable. Les caresses que lui prodiguait son amant le faisait chavirer, il n'arrivait plus à penser à autre chose qu'au désir qui l'étreignait. Il se cambra et émit un gémissement sourd lorsque le lion le prit tout entier en bouche, et commença de lent va-et-vient, une des mains de Rogue alla se crisper dans la tignasse blonde. Mais il l'arrêta rapidement, ne sachant pas combien de temps il tiendrait encore à ce rythme là. Un simple soupir suffit à stopper le fondateur.
« Godric... »
Entendre son prénom prononcé dans un soupir de pur plaisir qui sortait de la bouche de l'homme qu'il désirait depuis des semaines fit frissonner le Gryffondor. Il stoppa son activité et remonta embrasser cette bouche tant convoité. Lorsqu'il rompit le baiser, il resta un instant ancré dans les yeux de l'autre homme, assez pour que celui-ci lui indique d'un regard la table de nuit. Le blond ouvrit le tiroir de celle-ci et y trouva du lubrifiant, le pot n'était pas ouvert, aussi se demanda-t-il depuis quand il était là. Mais ce n'était pas le moment pour ce genre de question, il avait un homme à satisfaire, et celui-ci avait profité de son inattention pour aller caresser son sexe du bout des doigts. Un gémissement profond lui échappa, alors qu'il tentait de stopper l'autre homme, mais il l'en empêchait par pression sur son membre. Il finit par dire les choses comme elles étaient.
« Si tu... continue je ne... vais pas tenir... encore longtemps... »
Sa respiration était difficile, mais Severus comprit et appliqua une dernière caresse sur le membre avant de le laisser en paix. Il se dit qu'il se vengerait plus tard. Godric plongea ses doigts dans le lubrifiant, et appliqua de savantes caresses sur le sexe du professeur en insérant un premier doigt, qui ne fut nullement douloureux pour l'homme qui était noyé dans le plaisir. Le deuxième qui vint le rejoindre se fit un peu plus sentir, mais sans pour autant enlever le plaisir que les caresses du blond lui prodiguait. Le troisième le fit gémir plus fort, tandis qu'un mouvement de va-et-vient commençait à s'imprimer en lui. Godric s'assura qu'il soit parfaitement préparé avant de remplacer ses doigts par son membre gonflé.
Il pénétra Severus lentement, tendrement, il ne voulait pas lui faire mal. Son amant gémissait sous lui, se cambrait légèrement par moment, soupirait, bref il ne savait plus où donner de la tête. Il était noyé dans toutes les sensations qui l'assaillaient, et Godric n'était pas beaucoup mieux. Cela faisait tellement longtemps qu'il avait envie de faire l'amour avec cet homme que ça dépassait toutes ses attentes. Il resta un moment immobile à l'intérieur de son amant, attendant qu'il s'habitue à sa présence, que sa respiration haletante reprenne un rythme plus normale. Lorsque ce fut fait et que les reins de son partenaire commencèrent à onduler sous lui il imprima le même rythme aux siens.
Il alla de plus en plus vite au fur et à mesure que le plaisir montait, gémissant à l'unisson avec Severus. Pour l'un comme l'autre ils étaient les seuls à compter, plus rien d'autre n'existait, juste eux et ce plaisir dévorant. Ils parvinrent à la jouissance en même temps, dans un râle de plaisir commun. Le blond se retira et se laissa aller contre son amant, qui resserra ses bras autour de ses épaules, ne voulant en aucun cas le laisser s'éloigner. Godric déposa un baiser sur les lèvres du serpent, ils souriaient tous les deux, heureux de ce qui venait de se passer, mais n'étant pas capable de s'exprimer avec des mots.
Finalement le lion bascula sur le côté, Severus utilisa un informulé pour les nettoyer, et alla se blottir dans les bras du blond qui rabattit les couvertures sur eux.
Alors ? C'est bon vous êtes défrustré ? Vous avez bien bavez ?
