Voilà le petit chapitre de la semaine ^^
Déjà la chapitre 22... Si on m'avais dit que je ferais une fic aussi longue je crois que je ne l'aurais pas cru... comme quoi tout est possible !
Bonne lecture !
Chapitre 22 : Calmons nous
Severus fut de nouveau réveillé par des éclats de voix dans la pièce d'à côté.
« Qu'avez-vous fait ? »
C'était Dumbledore, et le professeur se fit la remarque qu'il ne l'entendait pas souvent crier ainsi, pour ne pas dire que c'était la première fois.
« Je suis allé chercher Severus, qui n'était absolument pas en mission comme vous le pensiez mais qui se faisait torturé depuis lundi soir. »
La voix de Godric était calme, mais on sentait tout de même son énervement face au vieil homme.
« Je vous avais interdit d'y aller ! Vous rendez-vous compte des possibles conséquences de vos actes ? »
« Tout ce que je vois c'est que j'ai sauvé la vie de Severus, et c'est le plus important, il n'avait pas a payer pour les autres et encore moins pour vous ! »
Le professeur qui sentait que la conversation allait mal tourner décida de les rejoindre. Il se leva tant bien que mal, et avança doucement jusqu'à la porte de sa chambre. Tout son corps criait au meurtre, et menaçait de l'abandonner à tout moment, mais il ne l'écouta pas et ouvrit la porte. Il s'appuya un instant sur le chambranle, tandis que les deux hommes qui avaient entendu la porte s'ouvrir avaient tourné leur attention sur lui. Le fondateur se désintéressa totalement du directeur pour se diriger d'un pas rapide vers son amant.
« Severus, qu'est-ce que tu fais debout ? Tu n'aurais pas dû te lever. »
L'interpellé voulu à nouveau parler, mais en fut de nouveau incapable, tandis qu'un bras puissant se glissait autour de sa taille pour le soutenir. Il reprit son chemin vers le canapé, même si ce n'était pas tout à fait la première destination à laquelle le lion avait pensé, il ne dit rien et l'accompagna. Godric sentait Severus s'appuyer sur lui, il savait qu'il souffrait de se déplacer ainsi, mais il ne le contredit pas. Il savait que si le professeur avait décidé de venir s'installer dans le canapé il ne le ferait pas changer d'avis.
Une fois assis, Severus fit comme s'il écrivait dans le vide, tout en regardant le fondateur. Celui-ci leva un sourcil interrogateur.
« Tu veux de quoi écrire ? »
Le professeur acquiesça, il sentait ses membres commencer a trembler sous l'effet de la douleur. Il en fit abstraction, et reporta son attention sur Dumbledore en attendant que le nécessaire d'écriture arrive.
« Severus je... »
Le professeur le coupa en levant la main, il voulait pouvoir parler, et pour ça il avait d'abord besoin d'écrire. Godric rapprocha la table basse de lui, y déposa une feuille, un pot d'encre, et tandis la plume à Severus. L'homme la prit dans sa main, trempa la plume dans l'encre et réussit à écrire lisiblement malgré les léger tremblements qui le parcourait. Il montra la feuille au directeur qui lu à haute voix.
« Silencio ? »
Severus leva les yeux au ciel devant l'incompréhension des deux hommes, il ouvrit donc la bouche et fit comme s'il parlait mais aucun son n'en sorti. Le vieil homme ajouta alors en sortant sa baguette :
« Oh, je vois. »
Et sur ces mots il rendit sa voix au professeur. Il voulut s'en servir, mais seul un chuchotement réussi à sortir, ses cordes vocales étant depuis trop longtemps muettes pour qu'un son plus fort sorte de sa bouche. Elles étaient aussi abîmé par les hurlements qu'il avait poussé durant ses heures de tortures.
« Vous comptez vous hurlez dessus pendant encore longtemps ? »
Les deux hommes sourirent à cette réflexion, si le professeur était capable de ronchonner c'est que ça allait un peu mieux que ce qu'ils pensaient. Dumbledore répondit en premier.
« J'essayais de faire comprendre à Godric les risques qu'il fait courir à tout le monde. »
Le fondateur croisa les bras.
« Et moi j'essaye de lui faire comprendre qu'il était plus important de te sauver. »
Severus soupira, et jeta un regard dur au blond, plus pour la forme et faire partir le directeur que pour faire la leçon à son amant.
« Dumbledore à raison, le fait que tu sois venu me chercher va engendrer de nombreuses conséquences. Maintenant il n'a plus aucun informateur chez l'ennemi. »
Godric écarquilla les yeux, il n'y croyait pas, il ne pouvait pas entendre ça, ce n'était pas possible. Il répondit avec rage, malgré l'état de l'homme qui lui faisait face.
« Alors j'aurais dû te laisser mourir ? Je doute que tu aurais plus servi à quelque chose en étant mort ! »
Il essaya de se calmer, de retrouver un peu de sérénité, puis il ajouta en regardant le directeur.
« De plus Lucius Malfoy m'as dit qu'il prendrait la place d'espion de Severus. S'il ne vous a pas encore contacté, il ne devrait pas tarder. »
Rogue écarquilla les yeux à son tour, comment ça Lucius allait prendre ça place ? Il ne pouvait pas, c'était bien trop risqué pour lui. Le directeur fut aussi surpris que lui, mais il ne se formalisa pas des risques que pouvait prendre le mangemort en faisant ça.
« Je ne l'ai pas encore vu effectivement. »
Il observa son maître de potion qui faiblissait à vu d'œil, et décida de laisser les deux hommes tranquilles. Il les salua et sortit des appartements du blessé. Le fondateur reporta son attention sur lui, et malgré les visibles faiblesses de l'homme, il demanda :
« Comment peut tu dire ça ? Comment peut tu croire une seule seconde que je t'aurais laissé là bas ? Que je t'aurais laissé mourir en toute connaissance de cause ? »
Severus se laisser aller contre le dossier du canapé, prenant une grande bouffé d'air.
« Godric, vient t'asseoir. »
Le fondateur obéit, il voulait une réponse, mais pas se lancer dans une joute verbal pour laquelle de toute façon le professeur n'aurait pas assez de force. Il s'assit juste à côté du professeur, posant simplement son avant bras entre eux. Severus plongea son regard dans le sien, et murmura à nouveau.
« J'ai dit que Dumbledore avait raison, pas que j'étais totalement d'accord avec lui. Il va y avoir des conséquences, c'est inévitable. »
« Je me fiche des conséquences, tout ce qui m'importe c'est ta vie. »
un léger sourire étira les lèvres du professeur.
« Je sais... »
Il posa sa tête sur l'épaule de Godric, fermant les yeux, tandis que sa main glissait sous celle de son amant et que ses doigts se faufilaient entre les siens. Le fondateur déposa un baiser sur son crâne, avant que Severus n'ajoute à demi mot :
« Merci d'être venu me chercher... »
Le lion sourit, avant d'embrasser doucement son amant.
« Je ne t'aurais jamais laissé tomber... Tu devrais retourner te coucher. »
Le corps du professeur était parcouru par de léger tremblement, mais cela suffisait largement pour dire qu'il souffrait. Celui-ci secoua la tête doucement en grognant faiblement, pour signifier sa désapprobation. Il était bien là, même s'il avait mal, de toute façon il avait mal quelque soit sa position, alors autant qu'il ne bouge pas. Godric caressa doucement sa joue, il souffrait de le voir ainsi, s'il n'avait pas eu autant de scrupules à le laisser seul il serait retourné tuer Voldemort tout de suite. Mais il ne pouvait se résoudre à abandonner Severus, ne serais ce que quelques minutes. Il tenta à nouveau sa chance.
« Laisse moi au moins aller te chercher une potion antidouleur. »
« Ne bouge pas. »
Le fondateur sorti alors sa baguette et fit venir la potion à lui, ainsi il n'avait pas à bouger. Le professeur avait rouvert les yeux et observait la potion se déposer dans la main de son amant. Il sourit.
« Bien joué... »
Le fondateur sourit d'un air narquois avant de répondre.
« Tu ne pensais pas m'avoir aussi facilement tout de même ? »
« Qui sait... »
Sur ces mots le professeur s'apprêtait à attraper la potion, mais Godric fut plus rapide et vida le contenu de la fiole dans sa bouche. Il attrapa ensuite délicatement le menton de Severus, lui faisant relever la tête et la tourner vers lui, tandis que le professeur ouvrait docilement la bouche. La potion passa de l'une à l'autre, avant que la langue de Rogue n'aille titiller celle de son amant qui répondit à son baiser avec douceur. Le fondateur avait peur de faire souffrir son amant, aussi y allait -il aussi doucement qu'il le pouvait. Quand leur lèvres se séparèrent le professeur déposa son front contre celui du lion, fermant les yeux. Ce fut le blond qui brisa le silence par un simple chuchotement.
« Tu a bien failli me faire mourir de peur... »
Un léger sourire étira les lèvres de Severus, avant qu'il ne réponde.
« J'ai bien cru que je ne te reverrais jamais... »
Godric glissa l'une de ses mains sur le visage de son amant, ce dernier savourant encore ce contact. Il avait beau être la terreur des cachots, cette fois c'était lui qui avait eu peur. Il était prêt à se sacrifier s'il le fallait, mais ça n'enlevait rien à la peur qui pouvait venir s'immiscer en lui. Si Godric était arrivé ne serais ce qu'une heure plus tard, il n'était pas sûr qu'il aurait été encore en vie.
« Je suis là maintenant. »
Un silence confortable s'installa, qu'un nouveau murmure vint troubler plusieurs minutes plus tard.
« Si tu étais arrivé plus tard, je ne sais pas si j'aurais été encore en vie... »
Le fondateur fronça les sourcils.
« Bien sûr que si, ne dis pas de bêtises. De toute façon je suis arrivé à temps, c'est tout ce qui compte. »
« J'étais prêt à tout arrêter moi même, c'est en quelque sorte une chance que je n'ai pas eu assez de force pour attraper ma baguette avant que tu n'arrive. »
Godric prit le visage de Severus entre ses mains en s'écartant légèrement, faisant rouvrir les yeux à l'autre homme.
« Qu'est-ce que tu raconte ? »
Le professeur ne détourna pas le regard en se justifiant.
« Il cherchait à savoir ce qu'il se passait en fouillant dans mon esprit, il avait failli trouver ton existence à la dernière séance. Je ne pouvais pas prendre le risque qu'il te découvre... »
Le fondateur se crispa sensiblement, mais qu'est-ce qu'il racontait cet imbécile ? Il s'en fichait que l'autre futur mort le découvre, il aurait même aimé qu'il vienne le voir tiens ! Ça lui aurait donné une bonne excuse pour le tuer !
« Je me fiche qu'il me découvre ! Tu n'avais pas à te sacrifier de la sorte à cause de moi !Et d'ailleurs que voulait-il que tu fasse ? »
« … Il voulait que j'essaye à nouveau de ramener Salazar... Mais je ne voulais pas risquer de te renvoyer là bas en l'invoquant... »
« Tu es stupide. »
Le serpent ouvrit de grands yeux, il ne comprenait pas ce que racontait le lion, la potion qui commençait à faire effet n'aidant pas ses neurones à se connecter. Aussi son amant ajouta.
« C'est vrai, je serais sans doute retourner là bas à sa place, mais ce n'était pas une raison pour subir tout ça. Je ne veux pas être une source de problème pour toi, et encore moins de ce genre. »
Il se sentait fautif, c'était pour le protéger que Severus avait subit tout ça, pour qu'il garde une vie qu'il n'avait de toute façon plus depuis longtemps. Le professeur compris le malaise de Godric, et se redressa vivement, se faisant à nouveau mal au passage. Il jeta un regard décidé au fondateur et lui répondit, il aurait hurlé s'il avait pu, mais seul un murmure vaguement plus fort que les autres sortit de sa bouche.
« Ce n'est pas de ta faute ! Je t'interdis de penser ça ! C'est moi qui ais pris cette décision, j'avais parfaitement conscience des conséquences. Je suis le seul fautif, tu n'as rien à voir la dedans c'est compris ? »
« Mais c'est pour moi que tu as fait ça, pour me... »
« Peut être mais je ne t'ai pas demandé ton avis, j'ai pris cette décision seul, et même si je l'ai fait pour toi tu ne me l'a jamais demandé. Donc ce n'est absolument pas ta faute. »
La détermination dans les yeux du professeur, ainsi que la fatigue qui transparaissait de ses traits, eurent raison de Godric. Il le prit à nouveau délicatement dans ses bras, il ne voulait pas lui faire de mal, même s'il savait que c'était pour ainsi dire impossible. Severus se laissa aller dans l'étreinte du blond, soulagé de voir qu'il l'écoutait pour une fois. Il sombra à nouveau dans le sommeil peu de temps après, il n'arrivait pas du tout a rester éveillé.
Le fondateur porta le corps endormit jusque dans la chambre, où il l'installa à nouveau dans le lit. Il laissa une de ses mains glisser sur sa joue, puis déposa un baiser sur le front de son amant. Il quitta la pièce en se disant qu'il apprécierait énormément que Voldemort débarque ici, là maintenant. Qu'il soit seul ou avec ses Mangemorts, il n'en avait rien à faire, il voulait juste lui faire la peau.
Alors rassuré ? Reviews !
