Désolé pour l'attente petit problème de bêta

Bonne lecture !


Chapitre 26 : Noël approche

Severus tournait et retournait dans les rues commerçantes du chemin de traverse, ne trouvant toujours rien pour les deux hommes avec qui il allait passer noël. Il s'installa dans un bar pour boire un café, il commençait à fatiguer sérieusement, mais il ne voulait pas rentrer bredouille. Il resta trente bonnes minutes dans le bar, reprenant un peu de force, puis il décida de reprendre ses investigations. Il s'arrêta devant une vitrine, et décida d'acheter un balais à Kaï, ça lui permettrait de s'amuser un peu. Et puis c'était aussi une solution de facilité, il entra dans la boutique et demanda le dernier modèle de balais sorti. Il fit un tour du côté des vêtements, et prit une cape d'un bleu roi magnifique pour aller avec le balais. Le vendeur s'occupa des paquets, en donnant une autre apparence au balais pour rendre la surprise totale. Bien, pour Kaï c'était fait. Maintenant il fallait encore qu'il trouve pour Godric.

Il soupira à cette idée, qu'allait-il bien pouvoir lui offrir ? Il ne savait pas, il n'en avait absolument aucune idée. Quoi qu'il trouve, il avait l'impression que c'était stupide, éphémère, inutile. Après tout dans moins de trois mois maintenant il disparaîtrait, et Severus devrait retourner à sa vie de solitaire. Il secoua la tête, ne pas y penser, ne surtout pas y penser. Il serait mit devant le fait accompli bien assez tôt. Il ne faisait pas vraiment attention où il marchait, son regard étant rivé sur les vitrines alentours, le froid engourdissait ses membres. Ce qui devait arriver arriva, il trébucha et faillit bien tomber, mais une main attrapa son bras et l'en empêcha. Il se rétablit et libéra son bras avant de regarder la personne qui venait de l'aider.

« Godric ? Mais qu'est-ce que tu fiches ici ? »

Le blond hésita avant de répondre un mensonge, après tout il ne pouvait pas dire au serpent qu'il le suivait parce qu'il avait une trouille bleu qu'il lui arrive quelque chose.

« Comme toi, je fais des emplettes. »

Un sourcil dubitatif lui répondit, le sorcier n'était pas stupide.

« Ça n'a pas l'air très probant tu n'as pas un seul sac. Pitié, Godric, dit moi que tu n'étais pas en train de me suivre. »

Le lion sourit doucement avant de répondre au professeur.

« Je n'étais pas en train de te suivre. Mais où vas tu chercher une idée pareille ? »

Son ton était faussement offusqué, et il croisait les bras sur sa poitrine. Severus soupira en secouant la tête, mais finalement il ne tombait peut être pas si mal. Son erreur de parcours lui avait permis de réaliser l'état de son corps, l'engourdissement générale dont il était victime, et la fatigue qu'il pouvait ressentir. Il reviendrait un autre jour pour le cadeau de Godric, après tout noël était samedi, et ce n'était que le lundi après midi, il avait le temps encore.

« Bon, passons, j'allais rentrer de toute façon. Tu m'accompagnes ou tu as encore d'autres pseudo emplettes à effectuer ? »

« Je t'accompagne. »

Et sur ces mots ils reprirent le chemin de Poudlard, ils restèrent un bon moment silencieux, avant que la curiosité de Godric ne prenne le dessus.

« Tu as trouvé tout ce qu'il te fallait ? »

Un sourire amusé étira les lèvres du professeur, alors qu'il voyait son amant loucher sur le sac qu'il tenait à la main.

« Ne te fatigues pas, et évite de te dévisser la tête ça pourrait être embêtant. Je n'ai pas encore trouvé pour toi, ce qui est là est pour Kaï. »

La moue déçu qu'afficha le lion fit sourire tendrement le serpent.

« Même pas drôle, alors qu'as-tu trouvé ? Moi je ne sais toujours pas quoi lui acheter... »

« J'ai pris un balais et une cape. On aura qu'à revenir demain après midi si tu veux. »

« Je te signale que tu es censé te reposer, pas passer tes journées à marcher dans le froid. »

« Je te signale que c'est toi qui a décrété que l'on devait fêter noël, donc c'est ta faute. Je te propose simplement de t'accompagner pour t'aider à trouver quelque chose pour Kaï, si tu ne veux pas que je vienne tu le dis et c'est tout. »

Les élans de protectionnisme de son amant le fatiguait, et il avait tendance à y répondre de manière plus direct maintenant, reprenant son ton froid. Après tout il n'allait pas non plus rester en mode larve le restant de ses jours, il ne fallait pas abuser. Il était Severus Rogue, et il avait une réputation de terreur des cachots à maintenir. Il garda une attitude neutre, mais Godric savait qu'il l'avait énervé, et que s'il refusait son aide il serait vexé. Alors il se résolu, et comme ils approchaient de Poudlard et que personne ne se trouvait dans les environs, le blond glissa sa main dans celle de son amant.

« D'accord, je veux bien que tu m'aide, mais on ne passera pas l'après midi dehors. Je ne veux pas que tu souffres d'avantage... »

« Il faudrait que je sois sourd et aveugle pour ne pas l'avoir compris. J'irais acheter ton cadeau mercredi, et je t'interdis de me suivre. Je demanderais à Kaï de m'accompagner. »

« Si Kaï t'accompagne pas de problème. »

Le fondateur savait que l'autre homme était agacé, mais il ne le laisserait pas sans surveillance. Il savait que malgré l'assurance qu'il affichait il devait être engourdi par le froid, et il avait sans doute mal partout. Alors si jamais il n'avait plus la force de marcher, il préférait être là pour le récupérer, quitte à ce qu'il le jette dehors ensuite. Il préférait qu'il le tue plutôt que de le voir souffrir d'avantage. Ils entrèrent dans les appartements du professeur et celui-ci délaissa la main du blond pour retirer sa cape et la suspendre. Il se dirigea ensuite vers la chambre où il déposa son sac, puis revint dans le salon. Godric n'avait pas bougé et l'observait, le professeur se stoppa au milieu de la pièce et croisa les bras sur sa poitrine.

« Tu comptes rester dans l'entrée combien de temps au juste ? »

« Oh je ne sais pas trop, j'avoue que la vue que j'ai d'ici n'es pas trop mauvaise, et elle me plaît assez. »

Severus leva les yeux au ciel, avant de reprendre sa route vers sa cuisine pour se servir un verre de whisky pur feu. Il n'en proposa pas à Godric puisqu'il se plaisait à rester dans l'entrée, et vida son verre cul sec. Le fondateur l'observait toujours, se demandant si le verre d'alcool n'était là que pour le plaisir ou s'il était un médicaments de substitution. Finalement le professeur retourna dans la chambre, ne supportant pas que son amant le fixe ainsi. Il retira ses chaussures et se laissa aller sur le lit, soupirant de bien être d'enfin retrouver une position horizontale. Il ferma les yeux quelques instants, avant de les rouvrir lorsqu'il entendit Godric approcher. Le blond s'appuya sur le chambranle de la porte et recommença à l'observer, il avait retiré sa cape. Rogue soupira, il se redressa doucement, avant de s'allonger de façon à laisser de la place pour une deuxième personne. Il observa un instant le lion, mais voyant qu'il ne bougeait pas il finit par parler.

« Tu ne veux pas me rejoindre plutôt que de rester tout seul dans ton coin ? »

« Je ne sais pas, serais-je mieux avec toi ou ici... »

Il sembla réfléchir, mais le professeur ne le laissa pas faire bien longtemps, il était encore gelé par le froid extérieur, et n'arrivait pas vraiment à se réchauffer. Et il en avait assez du jeu de l'autre homme.

« Je ne sais pas mais ce qui est sûr c'est que moi j'ai froid, alors viens ici. »

Un sourire étira les lèvres du blond, avant qu'il ne s'avance vers le lit en répondant.

« Demandé de cette manière je ne peux qu'accepter... »

Il s'assit au pied du lit le temps de se débarrasser de ses chaussure et s'allongea ensuite dans le dos de Severus, le prenant délicatement dans ses bras, de peur de lui faire mal quelque part. Il murmura ensuite dans le creux de son oreille :

« Ça va mieux ? »

« A part le fait que j'ai la vague impression d'être en porcelaine, oui. »

Godric rit doucement dans son cou, avant d'y déposer un doux baiser. Un léger soupir de bien être s'échappa des lèvres du professeur, alors qu'il se détendait doucement dans les bras de son amant et fermait les yeux. Une douleur vive et inattendue dans la poitrine le fit sursauter, avant qu'il ne porte sa main à l'endroit où trônait une énorme coupure. Le blond se redressa immédiatement.

« Qu'est-ce qui se passe ? »

« Rien, c'est bon, ce n'est rien. »

Severus prit une grande inspiration, avant d'expirer doucement, ses yeux toujours fermés. Le fondateur n'aimait pas ça du tout, ce n'était pas rien, loin de là, le serpent semblait énormément souffrir. Il se leva doucement et passa devant lui, s'agenouillant prés du lit.

« Je vais chercher Pomfresh, ne bouge pas. »

Le blessé rouvrit les yeux et les planta dans ceux de son amant.

« Non, ce n'est pas nécessaire, elle ne pourra rien faire de plus de toute façon. »

Le lion n'était pas de cet avis, il se leva. Il savait que c'était sans doute vrai, mais ça le rassurerait tout de même.

« Elle pourra te soulager en te donnant quelque chose. Je vais la chercher. »

Il commença à s'éloigner, alors Severus se leva et essaya de le rattraper en criant presque :

« Par Merlin Godric reste ici ! »

Soudain ses jambes se défilèrent, l'abandonnant lâchement après à peine quelques pas. Mais l'avantage c'est que le bruit de sa chute avait fait faire demi tour au Gryffondor.

« Severus ! »

Il se précipita vers lui et le soutint, cherchant ce qu'il devait faire. Rogue serrait les dents, finalement il avait peut être un peu trop forcé. Beaucoup trop même. Le professeur ne perdit pour autant pas le nord, et s'accrocha au lion. Il posa sa tête contre le torse de l'autre homme, le temps de récupérer une respiration normale.

« Tu es sûr que tu ne serais pas mieux à l'infirmerie finalement... Si tu y étais au moins Pomfresh saurait quoi faire dans ces moments là elle... »

Severus resserra son emprise sur la chemise du blond avant de répondre.

« Écoute moi bien, je ne le dirais pas deux fois. La seule chose que sait faire Pomfresh c'est me faire d'avantage souffrir, et me donner des potions que je peux très bien prendre tout seul. Je préfère largement rester dans mes appartements avec toi, je peux te jurer que tu es bien plus utile qu'elle. Alors maintenant, aide moi à retourner sur le lit, et amène moi une potion de soin qui se trouve dans la salle de bain. »

Sur ces mots il commença à essayer de se relever, Godric laissa un bras dans son dos, et glissa l'autre sous ses genoux. Il le souleva du sol, sans se préoccuper de l'espèce de grognement qui émana du serpent. Ce dernier n'aimait pas qu'on le porte, loin de là, même si dans la situation présente il fallait bien avouer qu'il n'avait pas le choix. Le blond le déposa sur le lit délicatement, avant de prendre rapidement la direction de la salle de bain. Les paroles du Serpentard l'avaient touché, mais pas rassuré le moins du monde. Cependant il comprenait parfaitement qu'il ne veuille pas que l'infirmière vienne le torturer davantage.

Il revint dans la chambre avec une potion de soin, que Severus bu entièrement alors que l'autre homme s'installait à ses côtés. Le professeur se mit face à lui et s'installa dans ses bras grands ouverts, son visage enfoui dans son cou. Sa respiration était forte, rendu difficile par la douleur, les mains de Godric caressaient doucement son dos. Il se calma finalement quelques minutes plus tard, la potion faisant effet, et le lion le constatant s'inquiéta de la situation.

« Ça va mieux ? »

La réponse ne fut qu'un murmure.

« Oui, tu vois que tu es plus efficace que cette maudite infirmière. »

« Moui... C'est surtout ta potion qui est efficace. »

Le professeur recommença à se détendre.

« Je t'assure que tu aides. »

Un baiser fut déposer sur sa tête, alors qu'il devinait qu'un sourire ornait les lèvres du fondateur. Il soupira doucement, commençant à plonger dans le sommeil.

Le professeur ne se réveilla que quand la sonnette de la cheminée retentit, annonçant l'arrivée de Kaï pour le dîner. Il se leva doucement encore légèrement engourdi, il était seul dans la chambre, il s'assit sur le bord du lit et étira doucement ses bras devant lui. Il entendait parler dans l'autre pièce, mais ne comprenait pas le contenu de la conversation. Il se leva finalement et rejoignis les deux autres hommes. Ils s'installèrent pour manger, et Kaï informa Severus qu'il viendrait avec lui pour les achats de cadeaux du mercredi. Le professeur jeta un coup d'œil vers son amant, il était certains que c'était la première chose qu'il avait dîtes au jeune homme à son arrivée. C'était agaçant.

Le lendemain il aida Godric comme convenu, même si celui-ci essayait de faire tout ce qu'il pouvait pour rentrer le plus vite possible. Finalement il acheta deux cadeau pour Kaï, une écharpe, étrangement aux couleurs de Gryffondor, et un livre sur les créatures magique. Dès qu'ils furent rentrés le blond obligea le blessé à se reposer, même si celui-ci n'était pas très coopératif.

Puis vint le moment de trouver un cadeau pour Godric, Kaï n'avait pas encore trouvé non plus et espérait que Severus allait l'aider. Mais il avait déjà du mal à trouver ce que lui allait acheter, alors il voyait difficilement comment il allait pouvoir aider le plus jeune. Ils firent plusieurs magasins, sans qu'aucun ne trouve l'inspiration. Le professeur pensait que sa sortie de la veille avec le fondateur l'aurait aidé mais c'était loin d'être le cas, ce dernier avait été tellement obnubilé par le fait de ne pas traîner qu'il ne l'avait pas vu un seul instant lorgner sur quelque chose. S'en était désespérant. Un long soupir lui échappa et attira l'attention du loup.

« Ça va ? »

« Oui oui, je me demande juste ce que je vais bien pouvoir lui trouver. »

« Oh, c'est vrai que c'est pas facile, on ne le connaît pas assez finalement. »

Severus avait vu lui deux ou trois objets qui aurait pu plaire au lion, mais l'idée que bientôt il disparaîtrait revenait toujours lui prouver que ce n'était pas assez bien. Au bout du compte, Kaï trouva son cadeau avant lui, mais il ne voulut pas lui révéler ce que c'était. Rogue se demanda pourquoi, mais n'insista pas, il savait que le jeune homme était une tête de mule, et de toute façon il saurait samedi. Il tourna encore un moment, passant et repassant toujours devant les mêmes boutiques, son regard accrochant de nouveau les mêmes choses. Une surtout, mais il s'y refusait, ce serait trop stupide. Il finit par acheter une chemise bleu roi, puis ils prirent le chemin du retour.

Le loup en voyant le regard du professeur se stopper de nouveau sur une vitrine, toujours la même, finit par s'arrêter devant et observa le contenu. Mais il trouva rapidement ce que Severus regardait. Une chevalière en argent avec un lion sur fond noir en son centre. Kaï regarda l'autre homme qui commençait déjà à s'éloigner, il lui attrapa le bras et l'emmena de force dans la boutique.

« Je peux savoir ce que tu fais Kaï ? »

« Attend tu vas voir. »

Le jeune homme s'approcha de la caissière, sans lâcher le serpent, pour éviter toute tentative de fuite.

« Bonjour, je voudrais la chevalière avec le lion que vous avez en vitrine s'il-vous-plaît. »

La jeune femme acquiesça, et alla chercher le bijou. Rogue était surpris que le loup ait compris, celui-ci se tourna vers lui.

« Voilà, maintenant je suis sûr que tu vas être satisfait des cadeaux que tu lui as acheté. »

« J'étais déjà satisfait je te signale. »

« Mais oui mais oui. »

Severus régla le bijou, puis ils rentrèrent. Même s'il ne le dira jamais, il remerciait Kaï de lui avoir forcé la main, il serait sans doute revenu la chercher plus tard en vérité. Lorsqu'ils rentrèrent les appartements du professeur étaient vide, Kaï hésita à retourner au manoir, mais Rogue lui répondit que de toute façon il comptait aller dormir jusqu'au dîner. Une fois le plus jeune partit, il rangea les cadeaux qu'il venait d'acheter, et s'écroula purement et simplement sur son lit.

Les deux jours qui suivirent le serpent ne fit pour ainsi dire que dormir, sous le regard attentionné du lion qui veillait à satisfaire ses moindres désirs. Ils purent constater jeudi soir que les blessures commençaient enfin à cicatriser correctement, Severus serait donc en plus grande forme pour la fête qui approchait.


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