oui je sais noël au mois de juillet rien de plus normal... XD
Bonne Lecture ^^
Chapitre 27 : Merry Christmas !
Le jour de noël était enfin arrivé, Godric et Severus se préparaient à rejoindre Kaï pour le dîner. Le professeur avait encore dormi une partie de l'après midi, puisque le lion ne lui avait pas laisser le choix, aussi allait-il beaucoup mieux. Ses blessures qui guérissaient enfin étaient en bonne voie, et les quelques douleurs qu'il pouvait encore ressentir par moment étaient très supportables. Le serpent avait donc décidé que ce soir, ou plutôt cette nuit, leur vie sexuelle allait reprendre du service. La seule chose c'est qu'il était sûr que le fondateur allait tergiverser de peur de lui faire mal. Il réfléchissait donc à toutes les parades possibles pour le convaincre. Bien qu'après deux semaines d'abstinence Godric ne devrait pas être trop résistant.
Le regard de Severus sur lui interpella le lion qui finissait de boutonner sa chemise. Il portait un jean gris et une chemise rouge, alors que le professeur avait de nouveau choisit du noir.
« Je te plaît mon amour ? Ou est-ce mon imagination qui me joue des tours et qui me fait croire que tu me reluques allègrement depuis tout à l'heure ? »
Le ton était taquin, et la remarque fit sourire Severus. Si le fondateur savait ce qui se tramait dans sa tête...
« Je crains que ce ne soit ton imagination mon pauvre Godric, mais à bien y regarder tu n'es pas trop mal. »
Le blond sourit, amusé de la réponse de son amant. N'avouera-t-il donc jamais ?
« Toi par contre... Ce n'est pas possible. »
Un sourcil perplexe lui répondit alors que le lion se dirigeait vers son armoire et y fouilla allègrement. En ressortant une chemise gris anthracite qui traînait au milieu des vêtements noirs. Godric revint vers lui, posant la chemise sur le lit juste derrière, et se mit en tête de déboutonner la chemise noire qu'il venait de finir de boutonner.
« Je peux savoir à quoi tu joues le lionceau ? »
Le surnom fit doucement rire le fondateur, qui ne s'arrêta pas pour autant. Ses doigts effleuraient par intermittence la peau de Severus, qui avait terriblement envie de lui sauter dessus maintenant. Mais il se contrôla, Kaï les attendait et il n'était pas question qu'il passe la soirée seul. Et puis il aurait une bonne partie de la nuit et toute la journée du lendemain pour assouvir son besoin.
« J'habille mon cher amant avec autre chose que du noir. Je te jure que ce n'est pas la seule couleur qui existe, et que les autres t'iraient tout aussi bien. »
Le regard du blond glissa sur la cicatrice encore fraîche qui traversait le torse de l'homme. Ses pupilles s'attristèrent à cette vue et cela n'échappa pas au serpent. Ce dernier attrapa doucement le menton de son compagnon et releva délicatement sa tête vers lui, avant de l'embrasser avec force. Cela faisait un moment qu'il en avait envie, mais il se retenait pour ne pas rendre l'attente plus difficile. Sauf que là, avec la tête qu'avait fait son amant, avec son air de chiot le plus triste du monde, il n'avait pas pu se retenir. Godric avait répondu au baiser, toujours avec cette retenue qu'il avait depuis que le professeur était rentré. Cette retenue qui l'agaçait et qu'il espérait bien lui faire perdre ce soir.
Ils se séparèrent pour reprendre de l'air, restant front contre front, leurs bouches ne parlant pas mais leurs pupilles disant mille et une chose. Godric laissa ses mains glisser sur la peau découverte de Severus, remontant vers ses épaules, puis faisant doucement glisser le tissu sombre le long de ses bras. Le professeur avait fermé les yeux, appréciant ainsi d'avantage la caresse sur sa peau, il se rendait compte à quel point il en avait besoin. Mais ne n'était pas encore le bon moment. Il rouvrit les yeux et repoussa doucement le blond.
« Il vaudrait mieux s'arrêter là pour l'instant, sinon nous allons être en retard. Nous verrons la suite plus tard... »
Les yeux du lion s'écarquillèrent légèrement de surprise, ce qui fit sourire le serpent. Ce dernier enfilait la chemise grise que l'autre homme lui avait choisi, et commença à la boutonner alors que son homme demandait :
« Severus... Tu, tu es... »
Il ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase, l'embrassant à nouveau, plus chastement. Il lui lança un regard déterminé, dans lequel il mit le désir qu'il éprouvait. Le fondateur n'ajouta rien, il savait que quoi qu'il dise rien n'irait. Il se contenta de sourire, et de rendre son regard à son amant. Même s'il n'était pas sûr d'être capable de quoi que ce soit le moment venu. Il avait tellement peur de lui faire du mal, de rouvrir ses plaies, de le briser à nouveau alors qu'il commençait à peine a aller vraiment mieux.
Severus n'était pas dupe, il savait que même si l'homme lui rendait son désir, le moment venu la chanson ne serait pas la même. Il savait qu'il allait devoir le convaincre et ,ce, sans doute de diverses manières. Il se dirigea de nouveau vers son armoire, et en sortit une cravate noir avant de se diriger vers Godric. Ce dernier leva un sourcil perplexe en le voyant s'approcher et sourit alors que son compagnon passait la cravate autour de son cou. Il le laissa la mettre correctement, lui ne savant pas vraiment y faire avec les nœuds de cravate de toute façon.
« Voilà, maintenant tu es parfait. »
Et surtout il gagnait un magnifique ustensile pour plus tard, en cas de tentative de fuite. Godric tendit son bras au maître des potions, qui le refusa et prit simplement sa main. Ils rejoignirent le salon et attrapèrent chacun leur sac de cadeaux avant de passer la cheminée.
Ils furent accueillit par Kaï qui avait un immense sourire, visiblement heureux de fêter ce noël. Severus fut surprit en entrant dans le salon, il était décoré de manière très travaillée, du plafond jusqu'à la table, en passant pas le traditionnel sapin.
« Mais quand est-ce que tu as fait tout ça Kaï ? »
« Oh, je n'ai pas fait tout ça tout seul, Godric venait m'aider quand tu dormais. »
« Et tu dormais beaucoup ses derniers jours alors on a eu le temps de peaufiner. »
Le professeur resta un instant surpris, le lion était toujours là quand il se réveillait, peut être à deux ou trois exceptions près. Mais c'était peu en comparaison du travail qu'avait dû demander cette décoration. Des guirlandes pendaient au plafond, au milieu de dizaines de bougies qui voletaient, à l'image du plafond de la grande salle de Poudlard. La table était recouverte d'une nappe rouge, avec un centre de table noir et des assiettes dorées. Ces trois couleurs remplissaient la pièce, même si c'était les couleurs de Gryffondor, en ce jour de noël, elles collaient parfaitement. Le plus jeune l'interrompit dans sa contemplation en demandant :
« Tu aimes ? »
Il lui sourit.
« Oui, beaucoup. »
Godric sourit également à ses côtés, déposant un baiser sur sa tempe. Les cadeaux furent déposés au pied du sapin, Severus s'amusait de voir les deux autres lorgner sur les paquets, sans doute pour tenter d'en deviner le contenu. Finalement il s'installa dans un fauteuil devant la cheminée où brûlait déjà un feu. Il avait prit le temps de se servir un verre de whisky pur feu, alors que Kaï en proposait un à Godric, qui l'accepta. Ils s'installèrent près du feu et commencèrent à discuter tranquillement. Le professeur en profita pour demander des nouvelles de l'hyppogriffe, puis finalement alla le voir au final.
Ils y allèrent tous les trois, entrant dans le bâtiment alors que l'animal avançait gaiement vers eux. Il vint frotter doucement sa tête contre l'épaule du professeur, tout en regardant Godric d'un mauvais œil. Le blond rit en constatant cela.
« Je crois qu'il ne m'aime pas. »
« Ce n'est pas qu'il ne t'aime pas, il se méfie. Je te rappelle que la dernière fois tu lui a lancé un sort... »
Godric se rappela de l'erreur qu'il avait commise ce jour-là, erreur qui avait envoyé son amant dans un mur. Kaï ajouta :
« S'il ne t'aimait pas tu serais déjà en dehors de ce bâtiment... La manière de te faire sortir dépend du degré d'animosité. »
Le jeune homme s'était à son tour approcher pour caresser l'animal. Alors Severus avait attrapé la main du blond, le faisant s'approcher lui aussi, et il tendit doucement cette main en direction de Détraqueur. Ce dernier l'observa perplexe, mais comme son maître avait laissé sa main avec celle de l'inconnu il approcha doucement ses naseaux. Et finalement Godric le caressa à son tour.
La soirée continua tranquillement dans une ambiance bon enfant, ce qui fit du bien à tout le monde après ses deux semaines d'angoisse. Cette fête était définitivement une bonne idée. Bientôt le repas fut terminé, et la conversation se tarit. Kaï tenta alors sa chance, même s'il se doutait que Severus ne la lui laisserait pas.
« Bon et si on ouvrait les cadeaux maintenant ? »
Les yeux de Godric s'illuminèrent.
« Très bonne idée ! »
Severus sourit et secoua la tête en répondant :
« Allons allons les enfants, il faut attendre minuit, et il n'est encore que 23h. »
« Rabat joie ! »
Les deux avaient parlé en même temps ce qui fit rire tout le monde. Puis les deux enfants s'approchèrent du fauteuil où était assis Severus et s'accroupir de part et d'autre de lui. Le professeur leva un sourcil perplexe, alors que les deux protagonistes se jetaient un regard entendu.
« S'il te plaîîîîîîîîîîîîîîît »
Les regards suppliants qu'ils offraient à Rogue ne firent que faire redoubler son rire. Il avait l'impression que cela faisait une éternité qu'il n'avait pas rit autant.
« Non, je serais intransigeant. Vous allez devoir attendre encore une heure, et plus vous demanderez plus vous attendrez. »
Kaï abandonna. Il savait que son parrain était capable de les faire attendre des heures et des heures s'ils continuaient. Il soupira en reprenant place dans son fauteuil.
« T'es pas drôle. »
Severus sourit à son protégé.
« Oui je sais. »
Mais Godric n'avait pas bougé, aussi son attention se reporta sur lui. Le fondateur se releva et s'assit sur l'accoudoir du fauteuil sans quitter le professeur des yeux. Il l'embrassa ensuite, chastement, une première fois, puis une deuxième, puis une troisième. Avant de murmurer contre ses lèvres.
« S'il-te-plaît... »
Rogue sourit à nouveau amusé par la tactique adopté par son amant.
« Le chantage émotionnel ne marche pas sur moi Godric. »
Puis il ajouta en chuchotant à son oreille.
« Qui plus est tu devrais arrêter avant que je ne décide de te sauter dessus et de reporter les cadeaux à demain soir... »
Il sentit le fondateur se raidir légèrement, ce qui l'amusa encore plus. Celui-ci se recula finalement et retourna s'asseoir dans son fauteuil en silence. Kaï l'observa surpris, avant de regarder Severus sans comprendre.
« Je ne sais pas ce que tu lui a dit mais c'est vachement efficace ! »
Le maître des potions rit de la remarque du jeune homme, mais surtout de l'air renfrogné que prit le fondateur en croisant les bras suite à celle-ci. Finalement Kaï le suivit dans son rire, ce qui renforça l'attitude boudeuse du fondateur. Qui en réalité ne boudait pas vraiment, mais il était surpris et un peu prit de cours par le serpent aujourd'hui. Il n'avait jamais eu droit à tant de démonstration de désir. C'était bien plus souvent lui qui faisait le premier pas, Severus se contentant de répondre et de l'accepter pleinement. Mais aujourd'hui les rôles étaient inversés, c'était le professeur qui avançait et lui qui reculait.
Non pas qu'il n'ai pas envie de faire l'amour avec lui, mais il était terrorisé à l'idée de lui faire du mal. A l'idée de risquer de rouvrir ses blessures, et de le faire souffrir à nouveau terriblement. Même si Severus avait admirablement garder son masque de « tout va bien », lui avait vu à travers. Il avait vu la douleur qui le tiraillait tout les jours, à chaque mouvements. Il avait constaté comme la moindre petite chose lui était plus difficile, plus douloureuse. Il l'avait vu paniqué au réveil, il avait fait semblant de ne pas le remarquer, et de le prendre dans ses bras simplement parce qu'il en avait envie. Il l'avait rassuré sans en avoir l'air, parce qu'il savait que s'il montrait au serpent qu'il voyait à travers son masque il risquait de s'éloigner. Et pour rien au monde il ne voulait qu'il s'éloigne.
Finalement l'heure tant attendu arriva, et les cadeaux furent distribués. Kaï se chargea de les répartir, faisant voleter son cadeau vers Severus, alors qu'un de ceux de ce dernier se dirigeait vers Godric, et un autre vers lui même. Il avait très bien vu que les deux hommes avaient acheté une bague pour l'autre, aussi avait-il décidé de s'arranger pour les garder en dernier. Il fut ravi de voir que le chaudron qu'il avait acheté plaisait au professeur, en même temps ce devait être un de ceux qui étaient les plus haut de gamme. Ne pas l'aimer aurait été faire la fine bouche. Le loup fut lui même ravi de la cape qu'il découvrit dans son paquet, tout comme Godric fut ravi de la chemise qu'il trouva dans le sien.
Ensuite Kaï offrit son cadeau à Godric, en précisent qu'il s'agissait plus d'un cadeau pour eux deux. Ainsi cela lui permettait de laisser la bague que Godric avait acheté pour Severus de côté, puisque c'était le dernier cadeau pour celui-ci. Enfin, l'avant dernier, l'autre était caché dans la chambre à l'étage. Ils ouvrirent le cadeau du loup ensemble, et sourirent en voyant qu'il s'agissait d'un week end pour deux au cœur de la forêt de Brocéliande. Ils échangèrent un regard complice qui fit rire Kaï. Ce dernier avait découvert avec enthousiasme le livre que lui avait acheter Godric, et avait enfilé l'écharpe. Il distribua les derniers cadeaux, et vit avec amusement les deux hommes s'observer lorsqu'ils se retrouvèrent chacun avec un écrin dans les mains.
Severus fut finalement le premier à bouger et à ouvrir doucement la boite, il se retint pour ne pas montrer sa surprise. C'était exactement la même bague que celle qu'il avait acheté pour Godric. Le blond prit un ton d'excuse en disant :
« Je leur ai demandé s'il n'en avait pas une avec un serpent, mais il n'avait que ce modèle là... »
Rogue lui sourit en répondant.
« Ce n'est pas grave, elle est parfaite. »
Il fit ensuite un signe de tête vers l'écrin que tenait le fondateur.
« Ouvre. »
Le lion s'exécuta et écarquilla les yeux, avant de finalement rire.
« J'y crois pas... »
« Moi non plus. »
Severus jeta un regard suspicieux au loup.
« Tu le savais Kaï ? »
L'interpellé leva les mains en signe d'innocence.
« Absolument pas, je savais que Godric t'avais acheté une bague, mais il ne me l'as pas montré. »
Le fondateur confirma ses dires. Puis il prit l'écrin que Severus tenait dans ses mains, en retirant doucement la chevalière. Il prit la main gauche du serpent, et la glissa à son annulaire, la taille était parfaite, comme il le pensait. Severus fit de même avec lui, aucun mot n'était prononcé, tout passait dans les gestes et dans les regards. Rien d'autre n'était nécessaire de toute façon. Finalement ils se détournèrent l'un de l'autre, et le professeur reporta son attention sur le jeune homme.
« Allez, ouvre donc ton dernier cadeau jeune homme. »
Celui-ci était perplexe face à son paquet, la forme ne laissait rien deviner du contenu. Il le déballas lentement, faisant durer le suspens, alors que Severus souriait toujours. Il était sûr que ce cadeau allait faire pétiller les yeux du jeune homme. Et ce fut le cas dès que celui-ci reprit sa vraie forme.
« Un balais ! Génial ! »
Il bondit sur ses pieds et se dirigea vers la sortie, sous l'amusement des deux hommes. Avant de les quitter, il se retourna et s'adressa à Godric.
« Godric, je te laisse lui faire découvrir son dernier cadeau... »
Severus leva un sourcil perplexe, en direction de son amant, mais prit tout de même la peine de s'adresser au loup avant qu'il ne disparaisse.
« Kaï, fait attention de ne pas tomber. »
Un « oui papa » lointain lui répondit, ce qui lui fit secouer la tête. Il porta son attention sur le fondateur.
« Alors où est donc ce dernier cadeau ? »
Le blond se leva en souriant doucement et lui tandis la main.
« Dans ta chambre à l'étage, il t'attend patiemment. »
Un nouveau sourcil perplexe se leva alors qu'il saisissait la main de Godric en se mettant debout.
« Dans la chambre ? Voyez vous ça... »
Le fondateur l'observa amusé avant de répondre d'un ton taquin.
« Ce n'est sûrement rien de tout ce à quoi tu peux penser petit pervers. »
« Dit-il... »
Un rire franchit les lèvres du lion, avant qu'il n'embrassa sagement le serpent. Puis ils se dirigèrent vers l'étage.
Suspens suspens des idées sur ce cadeau mystére ?
