Et voilà nous entamons gaiement la dernière ligne droite... Qui sera sans doute assez longue ;)
Merci pour vos reviews !
Chapitre 31 : Mauvaise surprise ?
Severus n'aurait jamais dû laisser Godric faire. Il aurait dû le faire dormir dans le canapé. Oui, il aurait dû faire ça. Ça lui aurait évité de ne dormir que deux heures, et d'entendre son réveil sonner alors qu'il avait l'impression qu'il venait de fermer les yeux. Il soupira longuement, et jeta un coup d'oeil en direction de son amant. Ce dernier dormait encore à point fermé. Il le fusilla du regard, et se redressa, s'asseyant dans le lit. Léo vint le voir et se mit à ronronner, lui infligeant en plus une douce mélodie qui ne lui inspirait que le sommeil. Il le caressa quelques minutes, avant de finalement se lever. Mais avant de partir s'habiller il prit soin de pousser le lion du lit, le faisant tomber durement au sol. Un gémissement se fit entendre, étirant les lèvres du professeur qui partit dans la salle de bain satisfait.
Il prit le temps de se doucher, après avoir soigneusement verrouillé la porte pour éviter une visite impromptu. Il régla l'eau de manière à ce qu'elle soit fraîche, l'aidant ainsi à se réveiller. Il sortit de la douche et s'essuya rapidement avant de sortir de la salle de bain avec une serviette autour des reins. Le blond ne s'était pas dégonflé et s'était recouché, il dormait de nouveau. Severus fronça les sourcils, il prit des vêtements dans son armoire et les enfila avant de prendre le chemin de sa cuisine. Il y remplie un verre d'eau gelée et retourna dans la chambre. Il vida avec application le liquide sur le visage du blond qui se réveilla en sursaut et se redressa immédiatement.
« Mais t'es malade ?! »
Le professeur ricana, avant de s'éloigner en répondant.
« Absolument pas. Je tiens juste à ce que tu te lève également. »
Le blond soupira et se leva pour suivre le serpent.
« Et je peux savoir pourquoi ? »
« Parce qu'il n'y a pas de raison que je sois le seul à devoir supporter une journée complète après la nuit que tu nous as fait passer. »
Et puis avec un peu de chance comme ça il dormirait la nuit prochaine plutôt que de lancer à nouveau ce genre d'activités. Le lion sourit doucement avant de stopper son amant en l'enlaçant.
« Il me semble que tu étais plus que consentant... Qui plus est je t'ai laissé dormir, tu m'avais dit que tu n'avais besoin que d'un peu de sommeil. »
Severus tourna la tête pour le fusiller du regard, mais cela n'eut aucun effet sur le blond qui en profita pour l'embrasser. Et bien sûr le maître des potions ne put que répondre à ce baiser, c'était plus fort que lui, c'était devenu un réflexe. Il en profita néanmoins pour mordre la lèvre inférieur du fondateur. Ce dernier grimaça, et éloigna un peu ses lèvres.
« Tu vas m'en vouloir pendant longtemps ? »
Severus fit mine de réfléchir.
« Ça je ne sais pas, on verra. »
Il quitta les bras du blond et entra dans sa réserve de potions. Il y prit la potion de vieillissement et retourna dans la salle de bain. Il ingéra l'entièreté de la petite fiole et ferma les yeux le temps que l'effet se fasse sentir. C'était comme si le vent balayait son corps alors qu'il le sentait changer. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il faillit mourir sur place. Sa vie était fini. Non il n'avait pas quatre-vingt ans, non il n'était pas chauve. C'était pire que ça.
Il devait avoir pris une dizaine d'année, jusque là pas de soucis. Ses yeux étaient désormais vert émeraude, soit, pas de problèmes. Ses traits étaient désormais un peu plus rond, faisant disparaître celui qu'il était. Mais ses cheveux... Là il y avait un GROS problème. Il était... roux. Lui, Severus Rogue, était ROUX. Et quand je dis roux, c'est aussi roux qu'un de ces maudits weasley. Il allait devoir se balader comme ça pendant il ne savait même pas combien de temps. Il voyait déjà le sourire moqueur de Dumbledore. Il soupira longuement. Il n'avait pas le choix. Il décida d'éviter le plus possible les miroirs et tout autre parois réfléchissante. Aller l'effet n'était que d'une journée. Ce soir il serait de nouveau lui.
Il sortit de la salle de bain et retourna dans la cuisine où une tasse de café l'attendait sagement. Godric fit un arrêt sur lui, le détaillant et restant surpris. Avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit le professeur le fusilla à nouveau du regard en disant :
« La ferme. »
Godric sourit en levant sa main libre en signe d'innocence. Après tout, même comme ça, le serpent restait le serpent. Et il n'en était pas moins appétissant. Après avoir finis sa tasse le fondateur se glissa aux côtés de son amant, et attrapa son menton afin de pouvoir croiser son regard. Il le détailla sous le regard menaçant des orbes désormais vertes.
« Allons allons Sevy ne fait pas cette tête, ce n'est pas la fin du monde. Et ce n'est pas définitif qui plus est. »
Le professeur posa sa tasse et croisa les bras en grommelant.
« Encore heureux. »
Le blond rit doucement avant d'embrasser son amant, qui n'avait plus l'apparence de celui qu'il aimait, mais qui, heureusement, en avait toujours le goût. Au moins il n'avait pas l'entière impression d'embrasser quelqu'un d'autre. Le serpentard sentit les mains de son amant glisser dans son dos pour l'enlacer, alors que leur langues se mêlaient. Mais le professeur devait aller assurer ses cours, aussi repoussa-t-il doucement le blond.
« Je dois y aller Godric. »
« Je sais... La potion fait effet combien de temps ? »
« Jusqu'à ce soir, normalement. »
« Comment ça normalement ? »
« Ce n'est pas une durée exacte, mais ça tiendra jusqu'à la fin de mes cours au moins. A ce soir. »
Il sortit sur ses mots, il n'avait pas envie de tergiverser sur les risques qu'il prenait pendant des heures. Il circula dans les couloirs de l'école de son allure habituelle, après tout même s'il n'avait pas la même apparence, il n'en restait pas moins Severus Rogue. Et il ne serais pas capable de changer son attitude, elle était trop ancré en lui. Il remonta jusqu'à la grande salle où déjà se pressaient de nombreux élèves, presque tout ses collègues étaient présent. Et tous sauf Dumbledore furent surpris de le voir se mettre à sa place habituelle. Ils n'étaient donc pas au courant de la situation, sans doute pour éviter les fuites. Le vieux citronné tenta de dissimuler son sourire amusé, ce qui agaça Severus immédiatement en lui rappelant son apparence.
Une fois tout les élèves dans la salle, le directeur se leva et réclama l'attention de tous.
« Bonjour chers élèves, bonne rentrée à vous tous. J'aimerais vous présenter le professeur Burnes qui remplacera le professeur Rogue pour une période encore indéterminé. »
Le désormais roux professeur de potions fit un simple hochement de tête en guise de salutation. Il s'attendait à ce que Albus s'asseye à nouveau mais au lieu de ça il continua. Et annonça quelque chose de bien plus intéressant, et de bien plus encombrant.
« Comme vous le savez tous désormais Godric Gryffondor est revenu afin de nous honorer de sa présence pour un certain temps. Et bien j'ai eu la surprise, pendant le passage à la nouvelle année, de recevoir en mes murs les trois autres fondateurs de notre école. Je vous pris d'accueillir convenablement Elga Poufsouffle, Rowena Serdaigle, et Salazard Serpentard. »
Impossible. Et pourtant, les portes de la grande salle s'ouvrirent sur ses trois personnages de légendes de manière tout à fait naturelle. Comment ? Severus jeta un regard en direction de Dumbledore, mais il n'obtint qu'un clin d'œil en réponse à ses multiples questions. Les jours à venir risquaient d'être plus que mouvementés. Les fondateurs s'installèrent à la table des professeurs, qui s'agrandit rien que pour eux. Salazard jeta un coup d'oeil en direction de Severus, qui resta simplement impassible malgré sa surprise. Puis le fondateur de sa maison tourna son attention sur le directeur.
« Pourquoi donc ne sommes nous que trois ? Auriez vu tué ce stupide lionceau agaçant ? »
Le professeur de potions ne pu s'empêcher de froncer les sourcils. Il n'y avait que lui qui avait le droit de traiter SON lionceau de stupide et d'agaçant. Dumbledore rit doucement avant de répondre :
« Absolument pas, j'imagine qu'il dort encore, il n'est pas très matinale. »
Les lèvres du maître des potions s'étirèrent imperceptiblement, non il ne dormait plus, il l'avait soigneusement réveillé. Bien que, en y réfléchissant, il était tout à fait capable de s'être recouché dés qu'il s'était retrouvé seul. Stupide lionceau. Il aurait dû l'obliger à venir dans la grande salle avec lui pour le petit déjeuner. Ou pas, cet individu obsédé aurait été capable de faire une tentative de viol en route...
« Professeur Burnes, tout va bien ? »
Severus mit quelques secondes avant de réagir à ce nom qui était désormais le sien. Il répondit d'un ton neutre habituel.
« Parfaitement. »
« Puis-je savoir pourquoi le directeur de ma maison n'est pas là où il devrait être ? »
Severus avait donc la confirmation que le directeur n'était pas totalement stupide, il ne leur avait rien dit. Sur le principe il n'avait aucune raison de leur en parler, mais avec Dumbledore il fallait s'attendre à tout.
« Il est malheureusement dans l'impossibilité d'être parmi nous, mais je m'arrangerais pour que vous le rencontriez avant votre départ si vous le désirez. »
Un sourire en coin étira les lèvres du premier des serpents, un sourire qui n'annonçait rien de bon. Severus ne savait pas ce que lui voulait cet homme, mais il allait devoir s'en méfier.
« Oui, j'aimerais beaucoup le rencontrer... Et c'est donc ça qui le remplace ? »
Ce type était décidément exécrable. Ce ton dédaigneux et presque dégoûté l'agaçait. Severus se leva et se dirigea vers la sortie, sans oublier de répondre au fondateur en passant prés de lui.
« Sachez que votre nom ne vous permet pas de douter des qualifications des autres. »
Son ton était glaciale, et il n'attendit aucune réponse. Il rejoignit tranquillement sa salle de cour tranquillement puisque de toute façon il avait le temps. Il trouva son blond devant la porte de sa salle, et sourit doucement en constatant qu'il ne s'était pas recouché.
« Je t'ai déjà dit que je ne voulais pas de toi pendant mes cours Godric. »
Le lion sourit face à cette remarque qu'il n'avait absolument pas oublié, mais entra à la suite de son homme malgré tout. Le fondateur referma soigneusement la porte derrière eux et enlaça à nouveau son amant.
« Mais techniquement ton cours n'est pas encore commencé. »
Il déposa un baiser dans la nuque du professeur, en croisant les doigts pour que son amant ne lui en veuille plus.
« C'est vrai, alors disons que tu dois partir avant que mes élèves n'arrivent. Surtout que tu risque de griller ma couverture si quelqu'un nous surprend. »
Godric le savait, et il savait qu'il ne devrait pas être là, mais après autant de temps passé avec le serpent, à être avec lui constamment, quelques minutes sans lui étaient une torture. Severus se tourna vers lui, il voulait lui dire que les autres fondateurs étaient là, mais au lieu de ça il l'embrassa. C'était sidérant de voir à quel point ce lion lui avait manqué en même pas une heure. La journée risquait d'être longue. Ils se séparèrent avant de déraper et le professeur mis son amant à la porte.
La journée suivit son cours, le lion ne sortant pas beaucoup des appartements du professeur. Même pas pour le repas de midi, il s'était endormi sans s'en rendre compte et s'était réveillé trop tard. C'est à la fin des cours de Severus que le lion sortit pour aller retrouver son roux. Mais il fut interpellé en chemin, non loin de la salle de potions.
« Te voilà enfin petit lionceau, je commençais à croire que tu te cachais de peur que je ne te tue. »
Godric se tourna avec une expression incrédule sur le visage, par Merlin comment Salazard Serpentard était-il arrivé ici ? Ce dernier compris d'ailleurs cette question intérieur puisqu'il enchaîna :
« Surpris hein ? Vois-tu il semblerais que puisque tu as eu le droit de venir te balader ici, et bien nous aussi. Formidable n'est-ce pas ? »
« Nous ? »
« Oui, Serdaigle et Poufsouffle sont ici également, elles ont passé la journée à bavasser avec leurs stupides élèves. »
Eh bien, pour une nouvelle, c'était une nouvelle. Très certainement ce que leur avait caché Dumbledore la veille au soir.
« Je vois, je vais donc devoir te supporter même ici. »
« Et oui, mais je n'ai malheureusement pas encore eu l'honneur de rencontrer le directeur de ma maison. Mais j'ai la certitude que toi tu sais où il se trouve... »
Godric n'aimait pas du tout la tournure que prenait cette conversation. Elle n'était pas du tout de bonne augure. Même s'il se doutait que cette vipère l'avait surveillé de près, et savait très bien ce qui se passait entre lui et Severus, il espérait encore qu'il ne s'en mêlerait pas.
« Je ne sais pas où il se trouve, qui plus est je ne vois pas ce que ça t'apportera de le rencontrer. »
Un sourire en coin et un ricanement malsain animèrent les lèvres du premier des serpents.
« Ça m'apportera une petite vengeance. Mais il est vrai que j'aimerais qu'avant tu me dise une chose. »
Gryffondor se méfiait, il fallait toujours se méfier des serpentards de toute façon, mais encore plus de celui qui en portait le nom.
« Laquelle ? »
« Comment as-tu oser faire ça ? »
Le blond leva un sourcil interrogatif, il allait lui falloir plus d'informations pour être certains de ce dont il était question.
« Je ne sais pas de quoi tu parles Serpentard. »
« Ah ! Tu ne sais pas de quoi je parle ? Je parle de ce que tu fais avec MON directeur de maison. De ce qu'un immonde gryffondor fais avec l'un de mes serpentards. »
Son ton était glacial et empreint de haine. S'en était risible. Il était prêt à le tuer, Godric en était presque certain, juste parce qu'il avait le malheur d'être en couple avec une personne appartenant à sa maison. N'importe quoi.
« Ne soit pas stupide Salazard, ta réaction n'as pas lieu d'être. Ce que je fais je le fais parce que c'est lui, il aurait très bien pu être un poufsouffle, un serdaigle, ou même un simple moldus, ça n'aurait rien changé. »
Un nouveau ricanement à glacer le sang se fit entendre, alors que les orbes grises du fondateur défiaient le blond.
« Ne me prend pas pour un imbécile sale lion. Tu ne l'as séduit que parce que c'était un serpentard, parce que tu n'avais pas réussit à me faire plier, alors tu t'es dit que celui-ci ferait l'affaire. »
Le regard de Godric se fit plus dur, même si c'était effectivement la vérité. Au début c'était ça, mais plus maintenant, plus depuis très longtemps. Il répondit d'un ton narquois.
« Serais-tu jaloux Salanounet ? »
« Ne m'appelles pas comme ça. Et non absolument pas, je tiens simplement à prévenir mon directeur de maison de la pourriture qui vit dans ses appartements. »
Godric serra les dents, ce type allait tout foutre en l'air. Il ne le laisserais pas faire, il ne leur restaient plus beaucoup de temps ensemble, il n'était pas question qu'ils le passent à s'éviter parce que Serpentard avait répandu de telles idées dans l'esprit de son amant.
« Je t'interdis de lui en parler. »
« Oh ? Et en quel honneur ? Après tout je ne ferais que dire la vérité. »
« C'est faux, ce n'est plus un jeu depuis très longtemps. »
« Mais ça l'a bel et bien été. »
« Si tu dis quoi que ce soit à Severus je vais te... »
Le professeur de potions regagnait tranquillement ses appartements lorsqu'il tomba sur son amant, aux prises avec le fondateur de sa maison. Mais les dernières paroles du blond qu'il venait d'entendre l'intriguait, et sans réfléchir à son apparence ou sa posture délicate il intervint :
« Qu'est-ce qu'on ne doit pas me dire sous peine de mort ? »
Les deux hommes se figèrent, Godric était dos à Severus, aussi ne l'avait-il pas vu arriver. Tout ce qu'il voyait actuellement c'était l'expression de Salazard Serpentard, qui était passé de la surprise à l'incompréhension avant qu'un sourire satisfait n'orne son visage. Cet enfoiré avait compris et il allait...
Non non on ne maudit/tape/crucifie/immole/pend/écartèle pas l'auteur !
