Voilà la suite pour vous défrustrer un peu ^^
Bonne Lecture !
Chapitre 32 : Le temps se couvre...
Godric se reprit et fit volte face en essayant de rattraper le coup, même s'il était sûrement déjà trop tard.
« Nous parlions de Severus Rogue, il veut vous voir d'ailleurs professeur. »
L'interpellé se rendit compte de sa bourde et acquiesça.
« Oui, bien sûr, veuillez m'excuser. »
Le premier serpent chantonna presque :
« Oh mais il n'y a pas de mal, après tout il est normal de s'intéresser à une conversation lorsque l'on y entend son nom. »
Severus fronça les sourcils, jouant le jeu. Salazard lui commençait à comprendre et était certain de ses déductions.
« Certes, mais ce n'était pas le mien. Auriez-vous des problèmes de mémoire ? Je suis le professeur Burnes, et je suis bien loin du professeur Rogue. »
« Oh voyez vous ça, alors pourquoi avoir parlé en son nom ? »
Godric avança vers le professeur Burnes et lui attrapa le bras en répondant à sa place.
« Simplement parce qu'ils se connaissent très bien, maintenant si vous permettez nous allons y aller, Severus n'aime pas attendre. »
Salazard sourit, en emboîtant le pas aux deux hommes. Il avait hâte de rencontrer ce professeur Rogue.
« Eh bien puisque je veux également le voir je vais venir avec vous, ce sera l'occasion. »
Godric se stoppa, mais ce fut Severus qui répondit.
« Impossible, il n'est pas en état de vous recevoir Monsieur Serpentard. Nous lui ferons part de votre requête, et il vous convieras dés que possible pour que vous discutiez. »
Le fondateur décida alors de changer son jeu, et de reporter de quelques heures sa vengeance, après tout elle n'en serait pas moins savoureuse. Et il était fort amusant de voir le lion se débattre dans le piège qu'il était en train de tendre autour de lui.
« Bien, dans ce cas je m'incline pour aujourd'hui. Bonne soirée messieurs. »
Les deux hommes respirèrent à nouveau et retournèrent dans les appartements du maître des potions sans un mot. Ils ne voulaient pas parler et risquer que quelqu'un les entende. Severus se tourna vers Godric dés que la porte fut fermée et croisa les bras.
« Tu m'explique maintenant ? »
Godric glissa ses mains sur la taille de l'homme, sans le prendre dans ses bras.
« Il n'y a rien à expliquer. Serpentard ne m'aime pas et il ferait n'importe quoi pour me pourrir la vie. »
Severus leva un sourcil, il avait l'impression qu'il y avait autre chose, quelque chose de plus grave que son amant ne voulait pas lui dire.
« N'importe quoi ? »
Godric caressa la joue de Severus, comme pour l'amadouer, le calmer. Il ne voulait pas en parler, il ne voulait pas aller sur ce terrain glissant. Parce qu'il savait qu'avec le caractère qu'avait le professeur il ne laisserais pas passer ce genre de chose.
« Oui n'importe quoi. Alors, quoi qu'il te dise, fais moi confiance, et ne le croit pas. »
Un mauvais pressentiment s'immisçait dans l'esprit du professeur, mais il décida de l'ignorer et de faire confiance à Godric. Il avait réussit jusque là, ce stupide lion était parvenu à gagner sa confiance, alors il ne pouvait pas lui retirer comme ça.
« Très bien, même si ça ne répond pas à la question, je finirais bien par savoir. »
Sur ses mots il passa ses bras autour du cou de son amant, et à ce moment là il sentit l'effet de la potion se dissiper et retrouva son apparence. Le blond sourit face à cela, et le prit dans ses bras, glissant son visage dans son cou. Il espérait sincèrement que jamais Severus n'apprendrai ce que Salazard voulait lui dire, jamais.
Severus caressa doucement les cheveux de son amant, avant de l'obliger à relever la tête, il sentait que quelque chose n'allait pas. Que le fondateur de la maison des serpents venait de remuer quelque chose qui lui faisait du mal. Et peut être qui en ferait également au professeur. Il embrassa son blond tendrement, avant de finalement rendre le baiser langoureux.
Trois jours passèrent, mais Salazard ne lâchait pas et voulait absolument rencontrer Severus, alors ce dernier, sous couverture du professeur Burnes, l'invita dans ses appartements à la fin de la journée. Severus rentra de ses cours et reprit son apparence quelques minutes plus tard, il savait désormais combien de temps il avait pour regagner ses appartements après son dernier cours. Godric était là, mais il n'était pas au courant de la visite prochaine de Serpentard, et le maître des potions avait le sentiments qu'il ne devait pas l'être.
« Godric, j'ai des copies à corriger, tu ne voudrais pas aller voir si Kaï va bien pendant ce temps là ? »
Le blond sourit doucement, embrassant son amant tendrement.
« Je rêve ou tu me fou dehors au profit des copies de tes élèves ? »
Severus sourit à son tour.
« Non tu ne rêve pas, je te fou dehors au profit des copies de mes élèves. Alors file ! »
Le fondateur embrassa à nouveau son serpent avant de s'éloigner.
« Très bien je m'incline, à plus tard Sevy. »
Le professeur fronça les sourcils mais n'eut pas le temps de répondre, son amant ayant disparu dans la cheminée. Il rangea tout ce qui faisait partit de la vie du professeur Burnes avant que le fondateur de sa maison n'arrive. Ce qui ne tarda pas d'ailleurs, le tableau annonça la venu de l'homme qui ne se fit pas prier pour entrer. Severus se présenta à lui et le salua.
« Bonsoir M. Serpentard, ravie de faire votre connaissance. »
Le premier serpent inclina légèrement la tête en affichant un sourire en coin.
« Moi de même Professeur Rogue. »
Ils s'installèrent ensuite dans le salon et Severus leur servit des verres de whisky pur feu. Salazard jubilait presque d'être là, seul avec l'homme qui plus est. Il ne se gênait pas pour l'observer, et il était vrai qu'il était assez agréable à regarder. Ses gestes étaient souples et parfaitement dosé, il était fin, gracieux, on sentait le maître des potions habitué aux mouvements précis. Il l'observa déposer les verres sur la petite table devant lui, puis s'installer dans le fauteuil qui lui faisait face, sans en perdre une miette.
Severus se sentait scruté, observer sous toutes les coutures, et c'était très dérangeant. Il détestait ça. Surtout qu'il ne savait rien des intentions du fondateur à son égard. Il s'installa à son tour et planta son regard dans celui de l'homme, afin d'être sûr de savoir où celui-ci se baladait.
« Vous vouliez discutez m'as-t-on dit ? »
« Effectivement, parlez moi donc de Poudlard, après tout cela fait une éternité que je ne suis pas venu. »
Severus leva un sourcil, il ne voyait pas où voulait en venir l'homme.
« Je ne vois pas ce que je pourrais vous dire que vous n'auriez pu observer par vous même. »
Le fondateur sourit en buvant une gorgée de whisky, sans quitter le directeur de sa maison des yeux.
« C'est vrai, mais je n'ai pas pu vous observer, vous. »
Ah, il était donc frustré de ne pas pouvoir l'observer à longueur de temps c'est ça ? Mais qu'est-ce qu'il avait fait pour mériter autant d'attention de deux fondateurs en même temps ? Severus n'en avait aucune idée, tout ce qu'il savait c'est qu'il allait devoir y faire face.
« Je ne vois pas ce qu'i observer chez moi, et de toute façon je ne peux assurer mes cours actuellement. »
« Moi je vois très bien. C'est bien dommage, puis-je vous demander pour quelle raison ? »
Severus croisa les jambes et bu une gorgée de whisky.
« C'est privé. »
Il fit passer le reste de ses pensées dans son regard, faisant comprendre à son invité qu'il n'aurait pas de réponse. L'ambiance était très étrange, tous deux étaient calme, mais le maître des potions se sentait attaqué. Il redoutait ce que le fondateur allait bien pouvoir lui dire d'autre, sans réellement savoir pourquoi. Il décida d'attaquer le premier.
« J'imagine que vous n'êtes pas là que pour ça ? »
« Effectivement. J'aimerais que vous me confirmeriez une petite chose, bien que cela relève également du domaine privé. »
« Je vois que ma vie vous intéresse beaucoup. Demandez et je verrais s'il est nécessaire que je vous réponde ou non. »
Le serpent ne perdit pas son sourire, à aucun moment, et c'était peut être ça qui dérangeait Severus. Parce qu'il connaissait ce sourire, il avait le même, ce sourire qui disait qu'il avait une bonne longueur d'avance sur la personne qui lui faisait face. Ce sourire qui disait qu'il s'amusait grandement à prendre part à une conversation, à mener la danse. Ce sourire qui voulait dire qu'il dominait la situation. Et il n'aimait pas le voir sur le visage de l'homme qui lui faisait face et dont il ne savait rien de plus que ce qui était écrit dans les livres.
« Ce serait dans votre intérêt plus que dans le mien. Êtes-vous réellement... en couple avec Godric Gryffondor ? »
C'était donc ça. Bien que ça n'éclairait toujours pas le professeur sur le but final de l'intervention de cet homme dans sa vie. Sans doute voulait-il ruiner son couple pour faire du mal au lion.
« Effectivement, c'est le cas. Cela serait-il indigne du directeur de votre maison ? Si vous comptez me faire la morale, je vais vous prier de bien vouloir quitter mes appartements. »
Salazard rit doucement devant la réparti du serpent. Au moins les choses étaient clair.
« Loin de moi cette idée. Ça ne me pose pas de problèmes que vous soyez avec un homme, je m'en contre fiche en fait. Mon problème est qu'il s'agit de Gryffondor. »
Ce fut au tour de Severus de sourire en coin, enfin. C'était amusant. Parce que maintenant il y avait au moins une chose qu'il savait et lui non, Godric l'avait prévenu de son intervention.
« Ah oui, et bien c'est dommage parce que voyez vous je ne compte pas le quitter. »
Serpentard souriait encore et toujours, amusé lui aussi de cette conversation, et de l'espoir de contrôle qu'avait le maître des potions sur celle-ci.
« Ce n'est pas comme-ci vous alliez avoir le choix, vous n'allez pas pouvoir le garder avec vous, vous le savez n'est-ce pas ? »
Attaquer là où ça fait mal. Typiquement Serpentard. Severus resta impassible, même si ce nouveau retour à la réalité lui déplaisait au plus haut point. Il ne voulait pas penser au départ du lion, même s'il se rapprochait à grand pas.
« Je le sais. »
Le fondateur sembla satisfait de sa réponse. Severus ne comprenait pas pourquoi il venait essayer de leur mettre des battons dans les roues s'il savait que de toute façon tout serait fini dans peu de temps.
« J'imagine qu'il vous a déjà parlé de moi et vous as mis en garde, je me trompe ? »
La conversation quittais donc cette précision désagréable, tant mieux. Même si c'était pour enlever au professeur son unique carte.
« Non, il l'a bien fait. »
« Et que vous a-t-il dit exactement ? »
« De ne pas croire un seul mot à son propos qui sortirait de votre bouche. »
Un léger rire s'échappa des lèvres du fondateur.
« Je m'en doutais, il est bien normal de vous dire cela en sachant que ce que j'ai à vous dire pourrait grandement lui nuire. »
« J'ai cru comprendre que c'était votre passe temps favori. »
« C'est vrai, mais je ne suis ici que pour vous dire la vérité et vous faire comprendre avec qui vous partagez votre vie. »
« Voyez-vous ça... »
Un petit silence passa, sans qu'aucun d'eux ne dise quoi que ce soit. Ils s'observaient, buvant tranquillement leur whisky. Finalement Salazard reprit la parole, faisant encore un peu durer le suspens.
« Vous voulez bien m'écouter ou dois-je partir ? »
Severus réfléchit, voulait-il vraiment savoir ce qu'avait à lui dire cet homme ? Sa curiosité était piqué à vif. Il avait laissé sa chance à Godric de s'expliquer, et il avait soigneusement éviter de lui répondre. Alors oui il voulait savoir.
« Si je ne voulais pas vous écouter vous seriez dehors depuis bien longtemps. »
« C'est vrai. Avez-vous une idée de comment ça se passe de là d'où nous venons ? »
Pourquoi cette question ? N'allait-il donc jamais rentrer dans le vif du sujet ?
« Non, aucune. Je ne sais pas vraiment d'où vous venez pour être franc. »
« Eh bien, nous ne le savons pas nous même, tout ce que l'on sait c'est que ce n'est pas ici. Et que de là bas il est possible de voir ce qui se passe sur terre de temps à autre. »
Severus commençait à être agacé, il en avait assez de voir cet homme tourner autour du chaudron.
« Je peux savoir où vous voulez en venir ? »
« Bien sûr, vous avez raison, je m'égare. Là où nous étions, Gryffondor à passé son temps à me draguer, il cherchait absolument à me mettre dans son lit sans que je ne sache pourquoi spécialement moi. »
Severus fut un instant surpris, avant de rire doucement et de répondre :
« Espérez-vous que je sois jaloux de vous ? »
Salazard ne se départit pas de son sourire, Severus avait donc toujours un coup de retard.
« Absolument pas. Surtout que de toute façon il ne s'est rien passé entre nous. Ce lionceau ne m'intéresse pas du tout. »
Severus ne répondit pas, et ignora le regard exprimant un certain sous entendu déplacé. Le premier serpent repris donc.
« Et le jour où vous avez récité cette formule est arrivé, nous savions que ça ne marcherais pas. Que ce ne serait pas moi qui vous serais envoyé. Et juste avant de disparaître Gryffondor à afficher un sourire... victorieux. »
Severus n'était pas sûr de comprendre, pas sûr du tout. Ou il ne voulait pas comprendre.
« Je ne suis pas sûr de voir où vous voulez en venir. »
« Oh si, vous voyez très bien. Mais puisque vous voulez l'entendre de ma bouche. Godric n'a pas digéré le fait de ne pas m'avoir ajouté à son tableau de chasse. Alors pour se venger lorsqu'il est arrivé ici, avec vous, il a décidé que vous me remplaceriez. Il savait que s'il touchait à quelqu'un de ma maison ça m'atteindrais également. »
Non, il ne pouvait pas croire ça. Il faisait confiance à Godric. Oui, il lui faisait confiance.
« Je ne vous crois pas. Si vraiment tout ça n'avait été qu'un jeu, il n'aurait jamais fait tout ce qu'il a pu faire dans le but de m'aider. »
« Oh, il peut être très convaincant. Mais dîtes moi, ne vous a-t-il pas dragué dès le début ? N'a-t-il pas eu un comportement explicite ? »
Effectivement, enfin peut être pas dés les premiers jours, mais Severus n'était pas non plus en état de converser. En voyant l'expression du professeur changer légèrement, Salazard compris qu'il avait créé le doute en lui. Il sourit de plus belle et se leva.
« Je n'ai pas besoin de réponse, je la connais déjà. Je vais vous laisser, je vous ai dit ce que j'avais à vous dire. Réfléchissez bien. Bonne soirée professeur Rogue. »
Sur ces mots il quitta les lieux laissant le maître des potions seul avec ses doutes et ses questions. Il secoua la tête, stop. Il ne devait pas douter de Godric, c'était trop tard et ça ne donnerais rien. Il se leva et envoya les verres dans la cuisine par lévitation. Il s'installa à son bureau et corrigea ses copies pour se changer les idées. Une bonne heure plus tard Godric rentra, et vint le serrer dans ses bras tout de suite. Severus s'appliqua à ne pas songer à sa discutions avec l'autre fondateur et embrassa son lion.
