Ce chapitre fut long et douloureux... Pour moi rassurez-vous :p

J'ai eu beaucoup de mal à l'écrire, saleté de syndrome de la page blanche (Hyaku m'en est témoins), c'est pour ça que j'ai été aussi longue, toutes mes excuses ^^

Bonne lecture !


Chapitre 37 : Que faire ?

Godric se réveilla le lendemain matin avec une sensation de manque, de froid même. Il aurait tellement voulu pouvoir serrer Severus dans ses bras. Mais c'était impossible et peut-être ne pourrait-il même plus jamais le faire. Il se força à mettre cette idée de côté, y penser n'arrangerait rien. Alors qu'il ruminait sous ses couvertures, sans songer un seul instant à sortir de son lit, une tornade brune débarqua dans sa chambre.

« Godric ! Debout ! Vite ! »

Le lion interpréta rationnellement ces exclamations comme une urgence qui nécessitait sa présence et fut levé en deux petites secondes, prêt à courir à l'autre bout de l'école en caleçon s'il le fallait.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? »

Sa voix était pressante, mais Helga souriait très largement, ce qui contre disait les hypothèses de Gryffondor.

« Petit déjeuner dans quinze minutes à la grande salle. Alors habilles-toi on part dans dix minutes. »

Et sur ces mots elle fit volte-face et ressortit de la pièce. Le blond resta un instant sans bouger, ne croyant pas qu'il ait pu se faire avoir aussi facilement. Il sourit de sa propre crédulité, et s'assit à nouveau sur son lit. Son esprit combattant tant bien que mal l'idée de s'y laisser sombrer à nouveau. Mais Rowena s'arrêta dans l'encadrement de la porte qu'Helga n'avait pas fermé.

« Je te conseille de t'habiller rapidement. Elle va revenir dès qu'il sera temps de partir, et tu n'auras pas le choix. Alors soit tu t'habilles et tu déjeunes de manière décente, soit tu vas te retrouver à prendre ton petit déjeuner en caleçon dans la grande salle. »

Elle n'attendit pas de réponse et continua sa route, mais ses paroles furent assez efficaces. Godric alla s'habiller et ressortit de la salle de bain juste à temps. Helga venait le chercher comme l'avait prédit Rowena. La brune lui attrapa le bras en chantonnant.

« Rejoignons la grande salle, afin de goûter au splendide petit déjeuner qui nous attend. »

Le blond secoua doucement la tête en souriant devant l'attitude de la femme. Ils quittèrent leurs appartements tous les quatre, Salazard se contentant de marcher à côté d'eux, sans prononcer une seule parole. C'était le seul avantage de cet homme, il ne parlait pas tant qu'il n'avait pas pris son petit déjeuner. Ils entrèrent dans la grande salle alors que seul Dumbledore et quelques professeurs étaient présents. Les fondateurs s'installèrent à la grande table et commencèrent à discuter de tout et de rien avec les autres personnes présentes. Sauf Godric, lui regardait inlassablement les personnes qui franchissaient les grandes portes qui se dressaient devant lui. Espérant sans cesse qu'il s'agirait de Severus. Mais l'homme aux robes noires ne franchit pas la porte cette fois-ci.

Godric passa la matinée à se demander ce qui s'était passé, et pourquoi Severus n'était pas venu au petit déjeuner. Il décida qu'il le verrait de toute façon au déjeuner. Même s'il ne lui adresserait sans doute pas la parole. Après tout le professeur ne serait sans nul doute pas disposé à lui parler. Il quitta la grande salle avant les autres, sans prêter attention à leurs paroles à son égard. Il alla marcher dans le grand parc du château, profitant du calme du matin. Cela avait un effet apaisant, même s'il lui était impossible d'oublier totalement les événements, il parvenait à les faire passer au second plan. Ce qui était assez agréable.

Il ne pensait plus qu'au léger vent qui balayait son visage, au soleil qui le réchauffait petit à petit. Personne d'autre que lui n'était dans les parages, seul le chant des oiseaux l'accompagnait. Il avait l'impression d'être hors du temps, et c'était très agréable. Il avait fermé les yeux sans s'en rendre compte, et lorsqu'il les rouvrit la réalité reprit ses droits. Il se rappela qu'il était seul, que Severus ne voulait plus de lui. Il soupira lourdement, il avait envie de courir jusqu'à la salle de cours de son amant et de l'enlever devant tous ses élèves. Mais s'il faisait ça il était sûr qu'il n'aurait plus aucune chance. Il sourit à l'idée de la réaction qu'aurait le professeur s'il faisait ça, et ce qu'il ferait pour se faire pardonner.

« GODRIC ! »

Il s'arrêta net en entendant la voix de Rowena derrière lui. Il se retourna en souriant et attendit que la femme le rejoigne.

« Eh bien, qu'as-tu fais de Helga ? »

Il était rare de voir la fondatrice des Serdaigles seule.

« Je l'ai abandonnée dans les cuisines, j'en avais assez de l'entendre élaborer des recettes douteuses avec les elfes. »

Le blond rit doucement alors qu'il tendait son bras afin que Rowena y glisse le sien. Ils commencèrent ensuite à marcher tranquillement le lion suivant docilement son amie.

« J'imagine bien le genre des dîtes recettes. Je ne veux même pas savoir de quoi il retourne ! »

« Tu as bien raison. »

Un silence agréable s'installa entre eux, sans qu'aucun ne sente réellement le besoin de parler. Ils marchèrent de longues minutes ainsi, avant que Rowena ne prenne la parole à nouveau.

« Comment vas-tu Godric ? »

La question surprit le blond qui répondit en souriant :

« Bien, je ne vois pas pourquoi ce serait le contraire. »

La jeune femme sourit, amusée par la mauvaise foi de son ami.

« Eh bien, laisse-moi réfléchir... parce que ton petit ami va peut-être te larguer à cause de Serpentard qui a trop parlé, et qui a révélé la plus grosse connerie de ta vie ? »

Le fondateurs reconnu la véracité des paroles de la jeune femme d'un mouvement de tête. Il resta un temps silencieux avant de finalement répondre.

« Le pire n'est pas vraiment ce que Salazard a fait, de toute façon Severus aurait fini par le savoir. Le pire c'est que je ne sais pas du tout ce qu'il va décider pour nous, et que je ne peux rien faire pour l'influencer parce que je sais qu'il ne me fait plus confiance. »

« C'est vrai que ce ne sera pas facile, mais peut-être que malgré tout il fera le bon choix. Et puis tu peux sûrement l'influencer en fait. »

Le blond leva un sourcil curieux, soudain emplit d'intérêt pour les paroles de son amie.

« Comment ça ? »

« Eh bien en lui montrant que tu penses toujours à lui, que tu veux prendre soin de lui. Envoi lui des petites attentions. »

Le fondateurs réfléchit à l'idée, et décida de la creuser, peut-être que ça marcherais.

« C'est vrai, ce n'est pas bête. »

Rowena le regarda de haut en répondant.

« Je suis Rowena Serdaigle, rien de « bête » ne peut sortir de ma bouche je te signale. »

Godric rit doucement devant l'air supérieur de son amie.

« C'est vrai, excuse-moi d'avoir oublié ton indéniable supériorité spirituelle. »

« Veille à ne plus l'oublier, jeune impudent. »

Ils partirent tous les deux dans un rire joyeux qui s'épuisa plusieurs minutes plus tard, laissant un silence tranquille prendre place.

Ils rejoignirent le château à l'heure du déjeuner, auquel Godric ne vit pas non plus son amant. Ça commençait à l'inquiéter. Il décida donc de passer l'après-midi près de la salle de potion, afin de voir s'il assurait ses cours. Et c'était bel et bien le cas, les élèves entraient et sortaient de la salle. Il passa l'après-midi dans le couloir, à attendre le dernier cours. Et lorsque celui-ci arriva il se dissimula dans un renfoncement et attendit que Severus se montre.

Ce fut le professeur Burnes qu'il vit, mais lui savait qui se cachait derrière ses cheveux roux, et il fut rassuré de le voir en bonne santé. Plus que soulagé même, il aurait voulu l'approcher, mais il savait qu'il valait mieux qu'il reste à sa place et ne se montre pas. Il l'observa donc s'éloigner sans bouger, même si toutes les cellules de son corps voulaient se rapprocher du professeur.

Il se rendit encore une fois dans la grande salle pour le dîner, mais de nouveau il ne vit pas son amant. Dumbledore voyant qu'il semblait attendre quelque chose lui adressa la parole.

« Comment allez-vous Godric ? »

Le blond porta alors son regard sur le vieil homme, délaissant pour la première fois la grande porte de bois.

« Je vais bien, merci. J'aurais simplement bien voulu le voir. Mais il semble qu'il en ait décidé autrement. »

« Ne vous inquiétez pas, je suis sûr que tout va s'arranger, laisse lui un peu de temps. »

« J'aimerais être aussi optimiste que vous Dumbledore. »

Sur ces mots il se leva et quitta l'immense pièce, rejoignant lentement ses appartements. Une fois dans sa chambre il s'allongea sur son lit et observa le plafond, avant qu'une idée lui traverse l'esprit. Rowena lui avait dit d'essayer de montrer à Severus qu'il pensait à lui. Il se redressa et appela un elfe de maison, celui-ci apparu tout de suite.

« Oui maître ? »

« Je n'ai pas vu le professeur Rogue à la grande salle, a-t-il demandé un repas aujourd'hui ? »

« Je ne crois pas maître, je vais vérifier. »

L'elfe disparu, puis réapparu quelques secondes plus tard.

« Non, le maître Rogue n'a demandé aucun repas aujourd'hui. »

« C'est bien ce que je pensais, alors amène lui un dîner conséquent, qu'il mange au moins un repas correct aujourd'hui. Et si tu le peux ne lui dis pas que ça vient de moi. »

« Bien maître. »

Le petit être disparu, laissant le fondateur seul à nouveau. Il allait devoir s'assurer que Severus mangeait, cet imbécile était capable de se priver de repas pendant plusieurs jours sans s'en rendre compte. Il s'allongea à nouveau et reprit sa contemplation inutile du plafond. Il n'avait pas grand-chose d'autre à faire. Il rêvassait quand l'elfe apparu de nouveau.

« Le maître Rogue m'a demandé de vous informer qu'il n'avait pas besoin d'une mère. »

Godric sourit à cette réponse et demanda :

« A-t-il accepté le repas ? »

« Oui. »

« Était-il seul ? »

« Non, Monsieur Malfoy était avec lui. »

« Père ou fils ? »

« Père, maître. »

« Bien, merci tu peux t'en aller. »

L'elfe disparu sans se faire prier. Bien, au moins Severus n'était pas seul. Il préférait ça, même s'il allait sans doute devoir faire face à Lucius dans peu de temps. Il était peu probable que l'aristocrate ne vienne pas lui régler son compte après avoir appris ce qui s'était passé entre eux. Severus ne lui dirait peut-être pas tout, mais au moins une bonne partie c'était certain. Et c'était mieux ainsi. Parler pouvait l'aider à éclaircir ses idées. Bien qu'il ne faille pas trop rêver, ce n'était certainement pas Malfoy qui allait le pousser dans ses bras.

Un peu plus tard Helga débarqua dans sa chambre, l'interrompant dans ses rêveries.

« Godric, vient donc avec nous au lieu de te morfondre sur ton lit. »

Et sur ses mots elle lui attrapa le bras, il eut à peine le temps de se lever qu'elle le tirait déjà vers le salon commun. Elle le fit s'asseoir dans le canapé où se trouvait déjà Rowena. Salazard lui était installé dans un des fauteuils et lisait en silence. Il ne se priva cependant pas pour lancer un « comme c'est mignon » à l'arrivé du blond. Mais tout le monde l'ignora, Helga entrant dans le vif du sujet.

« Bien, maintenant j'ai besoin de ton avis. Rowena critique mes idées de recettes ! »

Sujet houleux... Il aurait préféré ne pas être au milieu, mais tant pis maintenant il n'avait plus le choix. Rowena répondit :

« Il faut voir quelles idées farfelues tu as, c'est indigeste rien que de l'entendre. »

Godric attendit que la brune lui expose l'une de ses fameuses idées, ce qui ne tarda pas.

« Eh bien que penses-tu par exemple de cookies avec des sardines ? »

Le lion du se retenir pour ne pas imager le haut le cœur qui avait suivi la production de son imagination pour rendre concret ce plat. Il se racla la gorge avant de répondre :

« Comment dire... C'est... Spécial. »

Le serpent se mêla de la conversation :

« Abominable serait plus juste. »

La brune répondit à ce dernier de manière plutôt acerbe :

« Toi le serpent à sonnette on t'a rien demandé. »

« C'est vrai, mais il est difficile de rester silencieux devant une idée aussi horrible. »

« Je suis certaine que ça peut être délicieux. »

« Eh bien j'en doute. »

« C'est vrai, ce n'est pas un plat assez goûtu pour Môsieur l'aristocrate. »

L'ouverture de la porte et l'annonce du tableau coupa court à la conversation.

« Le professeur Rogue. »

Godric ne vit alors plus rien d'autre que l'homme qui apparut dans leur salon. Il ne se demanda même pas pourquoi il était sous sa véritable apparence. La seule chose qui le taraudait était la raison de sa présence.

Les yeux de Severus se posèrent d'instinct sur Godric, et il fut heureux de le voir si bien entouré. Il garda cependant son attitude froide habituelle et salua poliment tout le monde.

« Mesdames, Godric. »

Sa voix était involontairement plus chaude en prononçant le prénom de l'homme qui occupait ses pensées. Mais elle devint totalement glaciale lorsqu'il s'adressa à la dernière personne présente.

« Salazard. »

Ce dernier ne s'en formalisa absolument pas, et demanda en souriant, délaissant son livre.

« Professeur, qu'est-ce qui vous amène ici pour mon plus grand plaisir ? »

Ce type donnerais presque envie de vomir à Severus, mais il dut se résoudre à lui répondre la vérité, au lieu de lui dire le fond de sa pensée.

Godric désespérait que le sujet de la venue de l'homme ne soit nul autre que lui, mais il doutait que ce soit le cas. Il avait cependant remarqué l'attitude de l'homme vis-à-vis de lui, et celle qu'il avait vis-à-vis de Salazard. Ce qui était tout à fait réconfortant.

« Je dois vous emmener dans le bureau de Dumbledore, nous devons vous parler. »

« Avec plaisir. »

Le serpent lança un regard de triomphe au lion, mais celui-ci ne vit absolument rien. Toute son attention était concentrée sur Severus. Il finit par lui adresser la parole.

« Severus, le dîner t'a-t-il plût ? »

L'intéressé tourna un visage qui sembla souriant au blond, seul lui pouvait le voir.

« Oui, j'espère que tu as bien reçu ma réponse par ailleurs. »

Un sourire étira les lèvres du blond avant qu'il ne réponde :

« Oui je l'ai eu. »

Severus savait que cela voulait dire qu'il n'en tiendrait pas vraiment compte, mais au moins c'était dit.

« Bien, Serpentard allons-y. »

Il laissa le fondateur passer devant lui, afin de pouvoir jeter un dernier regard à Godric.

Le blond regarda les deux hommes disparaître, il ne lui plaisait guère de voir son amant partir avec Salazard mais il n'avait pas le choix. Et puis c'était pour aller voir Dumbledore après tout. D'ailleurs il faudra qu'il se renseigne pour savoir quel était le sujet de la conversation. Celle-ci lui semblant soudainement très bizarre...


Alors qu'en dîtes vous ? J'ai réussit à faire quelque chose de bien ?