Et un nouveau chapitre un !

Merci à tous pour vos reviews et surtout pour votre patience, merci de me suivre malgré mon irrégularité de publication horrible XD


Chapitre 38 : Sueurs froides

Severus s'était mis à la hauteur de l'autre homme et ils marchaient silencieusement vers le bureau de Dumbledore. Mais il fallut que Serpentard brise le silence pourtant si agréable.

« Que me vaut cet honneur au juste ? »

« Vous le saurez au moment voulu. »

Le fondateur parut contrarié par la réponse du professeur, ce qui satisfaisait parfaitement ce dernier. Et il espérait que cela ferait taire Salazard, mais non.

« Ne devriez-vous pas éviter que quelqu'un vous voit en dehors de vos appartements ? »

Severus leva un sourcil face à cette remarque. L'homme n'était pas au courant de ses problèmes, et ne pouvait pas l'être, aussi ne comprenait-il pas pourquoi il lui demandait ça.

« Je ne vois pas pourquoi. »

« Eh bien vous n'assurez pas vos cours actuellement, du moins pas sous cette apparence. »

« De quoi parlez-vous à la fin ? Je n'assure pas du tout mes cours. »

Severus sentit alors que le fondateur tentait de lire son esprit, mais il l'éjecta sans ménagement. Il ajouta donc :

« Ne jouez pas à ce jeu avec moi. Je suis un excellent occlumens, vous ne tirerez rien de mon esprit. »

Salazard en fut agréablement surpris, il leva les mains en signe d'abandon en répondant.

« Très bien, je n'essayerai plus. Et je parle du fait que le professeur Brunes et vous n'êtes qu'une seule et même personne. Les potions pour changer d'apparence sont assez efficaces pour faire cela, je le sais parfaitement. Et je suis certain que j'ai raison. J'en déduis donc que pour une raison ou une autre les élèves ne doivent pas vous voir. Ce qui me fait dire que vous ne devriez pas être en dehors de vos appartements sous cette forme. »

« Vous avez beaucoup d'imagination dîtes-moi. C'est impressionnant. »

Pour son plus grand malheur un stupide élève pointa le bout de son nez au bout du couloir, et par pur réflexe de survie il se stoppa une fraction de seconde avant de se rappeler qu'il n'était pas seul et continua à avancer. De toute façon si tout allait bien tout serait régler aujourd'hui. Salazard lui en profita pour l'attraper et le bloqua contre le mur le plus proche, dissimulé derrière une colonne. Ainsi l'élève passa sans vraiment leur porter attention, surtout qu'il n'avait aucunement le droit d'être ici à cette heure, alors il n'allait pas aller chercher les problèmes.

Severus fusillait le fondateur du regard, il n'appréciait pas du tout leur proximité.

« Poussez-vous. »

Salazard glissa une main sur le visage du professeur, ce dernier étant dans l'incapacité de bouger ses bras sans doute à cause d'un informulé. Il était bloqué.

« J'ai une toute autre idée en tête voyez-vous... Surtout que vous me prenez pour un idiot, et que je suis loin d'apprécier cela. »

« Je ne... »

« Si, vous le faites. Je sais que je n'imagine rien de ce que j'ai dit il y a quelques minutes, et que tout est vrai. J'en ai une preuve grâce à votre réaction, aussi fugace fut-elle, devant cet élève. Alors cessez de mentir. »

Le fondateur ne laissa pas le temps à Severus de répondre, il se pencha pour l'embrasser. Et même si ce ne fut qu'un chaste baiser, le professeur en fut tout sauf ravi. Il avait déjà envie par moment d'assassiner ce maudit serpent, mais maintenant c'était encore pire. Il réalisa qu'il pouvait bouger les jambes, et même si c'était une technique toute sauf sorcière, il envoya un coup de genoux bien placé pour se libérer. Ce qui marcha à ravir.

Salazard s'éloigna sous l'impact, et le sort qui retenait ses bras se dissipa. Alors Severus sorti sa baguette et la pointa sur le fondateur. Ce dernier prenant la parole en premier :

« Pas très sorcière comme technique pour se défendre professeur. »

« Peut-être, mais elle est tout à fait efficace. Recommencez ce que vous venez de faire et je m'arrangerais pour que le fait d'être mort soit la meilleure chose qui vous soit arrivé dans votre misérable vie. »

Serpentard sentit que la menace était tout à fait sérieuse, et décida de s'en tenir là pour le moment. Severus ajouta en accompagnant ses mots d'un mouvement de baguette :

« Maintenant avancez, on est attendu je vous rappelle. »

Le fondateur obéit docilement, l'arme qu'on agitait sous son nez jouant assez bien son rôle pour l'en persuader. Ils se retrouvèrent rapidement dans le bureau de Dumbledore, où Lucius les attendaient également. Severus rangea sa baguette avant de franchir la porte afin d'éviter les questions.

« Professeur Rogue, Salazard, nous vous attendions. Lucius vient de m'informer de la proposition qui vous est faites. En avez-vous parlé avec l'intéressé Severus ? »

« Non, j'attendais que nous soyons ici. »

« Bien, avant tout qu'en pensez-vous professeur ? »

« Je pense que c'est une bonne chose. Réintégrer ma position sera bénéfique pour tout le monde. »

Et surtout pour Lucius. Severus savait qu'il allait sans doute être torturé en arrivant. Il n'avait même aucun doute là-dessus. Après tout il fallait bien que le maître le punisse, qu'il montre l'exemple. Mais ça en valait la peine, il pourrait ainsi reprendre ses activités d'espion, et ne plus avoir à se cacher surtout. Le fondateur lui commençait à être agacé par cette discussion.

« J'aimerais bien savoir pourquoi on m'a fait venir ici, il semblerait que le sujet me concerne également et pourtant je n'en sais toujours rien. »

Dumbledore se chargea de tout expliquer au fondateur, il commença par le début en lui expliquant le rôle de Severus dans la guerre actuelle, et pourquoi il avait voulu l'invoquer. Puis il en arriva au vif du sujet :

« Et maintenant le mage noir propose au professeur Rogue de le réintégrer dans ses rangs, mais uniquement s'il vous ramène au château Jedusor avec lui. Vous êtes le prix à payer pour qu'il puisse se racheter auprès de notre ennemi et reprendre sa place d'espion. Mais nous ne pouvons vous obliger à faire cela, par conséquent la décision vous revient. »

« Vous me demandez donc d'aller voir votre ennemi pour lui faire plaisir, et lui dire que je ne veux pas prendre part à cette guerre ? »

Lucius prit alors la parole, afin de pousser un peu la réponse à venir.

« Si vous avez peur vous pouvez toujours dire non. »

Salazard se tourna de toute sa hauteur vers l'aristocrate, et répondit d'une voix pleine d'assurance :

« Je n'ai pas peur. Et je vais le faire. De toute façon je suis déjà mort, il ne pourra rien me faire du tout. Ce qui m'inquiète c'est plutôt ce qu'il fera au professeur Rogue lorsque j'aurais dit non. »

Severus se chargea de la réponse :

« Cette partie ne vous regarde pas. Tout ce que l'on vous demande c'est de vous montrer, de refuser son offre, et de repartir. De toute façon je lui suis plus utile vivant que mort. »

« J'en suis certain mais cela ne l'empêcheras pas de vous torturer. »

« Je répète que ce n'est pas votre problème. Si vous êtes d'accord pour m'accompagner alors venez allons-y tout de suite. »

Lucius acquiesça :

« Je vous accompagne. »

« Non Lucius, tu ne ferais que lui confirmer ses doutes. Reste ici avec Dumbledore. »

« Il a raison Lucius, vous devriez restez ici. »

L'aristocrate acquiesça finalement à contre cœur, il aurait préféré accompagner son ami, mais il devait reconnaître qu'ils n'avaient pas tort.

« Bien, nous allons emprunter la cheminée de mes appartements, ce sera mieux. »

Sur ses mots ils se dirigèrent vers les appartements du professeur, Lucius les suivant, Dumbledore devant les rejoindre quelques instants plus tard, un hibou le retenant. Severus informa le fondateur avant de s'engager dans la cheminée.

« Le maître ne va pas m'accueillir à bras ouvert, mais quoi qu'il fasse vous ne devez pas intervenir. Il faut bien que vous compreniez ça. »

« S'il vous torture je dois rester à regarder et ne rien dire c'est ça ? »

« Tout à fait, le contredire ne ferait qu'aggraver les choses. »

« Je ferais ce que je pourrais mais je ne vous promets rien. »

« J'imagine que c'est toujours ça. »

« Mais je comprends maintenant pourquoi vous restiez dans vos appartements... »

Severus ne répondit pas, il n'avait pas envie de donner corps aux pensées du fondateur. Le potionniste prit le temps de retirer le collier que Godric lui avait offert, celui qui était ensorcelé et qui l'empêchait d'être localisé où qu'il se trouve. Il le déposa sur la table du salon puis se dirigea vers la cheminée dans laquelle il entra seul. Salazard le suivrait ensuite.

« Manoir Jedusor. »

Un frisson parcouru l'échine de Severus dès qu'il réapparu dans le manoir, ce lieu ne lui avait absolument pas manqué. Quelques secondes plus tard Salazard apparu à ses côtés, ni l'un ni l'autre ne prononçèrent un mot, l'ambiance lugubre du lieu suffisait amplement. Le potionniste se dirigea vers la salle du trône pourrait-on dire, après tout ça correspondait assez bien à l'utilisation qui en était faite. Même si la personne qui s'y trouvait ne serait jamais roi, fort heureusement pour tout le monde. Les immenses porte s'ouvrirent devant eux, il savait déjà qu'ils étaient là.

"Mon cher Severus, comme je suis content de te voir enfin ! Et je vois que tu es bien accompagné."

Il y avait des personnes qui faisaient de l'ironie pour en rire, lorsque Voldemort faisait de l'ironie cela donnait des frissons dans le dos. Severus s'inclina respectueusement et salua le mage noir.

"Maître. Je vous ai ramené Salazard Serpentard comme vous le demandiez."

Il n'ajouterait rien d'autre, de toute façon quoi qu'il dise le résultat serait le même, la seule différence aurait été que s'excuser lui aurait fait mal. Ca ne faisait pas partit de son vocabulaire. Voldemort se leva et s'avança vers eux.

" Je sais très bien de qui il s'agit, il n'y a aucunement besoin de présentation Severus. On ne présente pas le plus grand des fondateurs de Poudlard."

Salazard était étrangement silencieux, il observait en silence l'homme, ou plutôt la chose, qui se mouvait devant lui. Et ça ne l'inspirait pas vraiment, de quelques manières que ce soit, à part peut-être du dégoût. Le compliment ne l'atteignit même pas, il restait sans réaction pour le moment.

Severus eu droit à son premier endoloris lorsque le mage noir passa près de lui. Celui-ci ajouta par ailleurs, assez bas pour que seul le professeur l'entende.

« Sache que je n'oublie pas ta petite fuite Severus, et que pour le moment tu n'es pas entièrement pardonné. »

« Oui, maître. »

Un deuxième endoloris, puis un troisième un peu plus fort. Severus parvenait à rester debout sans broncher pour le moment. Le mage repris l'air de rien sa discussion avec le fondateur.

« Mon serviteur vous a-t-il expliqué pourquoi je voulais vous voir ? »

Salazard porta son attention sur Voldemort et répondit stoïquement.

« Non, mais il me semble plus simple que vous me l'expliquiez-vous même, après tout c'est votre projet. »

Un sourire étira les lèvres de Voldemort, ce qui n'était pas vraiment agréable à voir.

« C'est vrai c'est vrai. Je vous ai fait venir ici afin de vous proposer une alliance, cher Salazard. Étant votre héritier il me semble en avoir le droit sans vous offensez de quelques manières que ce soit. »

Erg. Salazard avait oublié que cet être faisait partie de sa famille, ce qui en soit était très offensant. Mais il voyait parfaitement ses manœuvres vis à vis de Severus et ne voulait pas aggraver les choses.

« Je vous écoute. »

Severus ne bronchait pas face aux endoloris, mais le maître devenait plus créatif, il commença à ajouter des sorts qui donnaient une sensation de brûlure à certains endroits. Ainsi le professeur avait l'impression que des flammes lui léchaient tantôt le visage, tantôt le bras, tantôt la jambe ou le torse. C'était bien plus désagréable que les endoloris auxquels il était pour ainsi dire habitué maintenant.

« Je pense que vous le savez déjà mais je veux éradiquer ces maudits moldus qui polluent notre sang un peu plus à chaque génération de sorcier. Et avec eux ses sangs-mêlés qui ne comprennent pas notre monde et veulent le rendre comme le leur. Je veux que toutes les véritables familles de sorcier reprennent leurs droits, leur vraie place dans cette société qui ne nous appartient plus. Et pour cela je rassemble des alliés depuis plusieurs années maintenant, et la guerre qui en découlera ne saurait tarder. Mais un atout tel que vous dans mes rangs serait une victoire assuré pour nous tous ! »

Serpentard n'était pas choqué par les propos de cet homme, après tout il n'en pensait pas beaucoup moins. Mais sa façon de faire ne lui plaisait pas. Pas plus que la torture qu'il infligeait à Severus sous ses yeux. Le croyait-il aveugle ? Et il y avait quelque chose que la chose semblait oublier. Et qu'il lui rappellerait sans hésitation un peu plus tard dans la conversation.

« Pour commencer je ne vois pas ce que j'aurais à y gagner, le principe d'une alliance est normalement que chaque partie à quelque chose à y gagner. Hors il semble que vous soyez le seul à y gagner quelque chose pour le moment. »

Voldemort sembla réfléchir un instant avant de répondre. Il devait sûrement s'attendre à ce que le fondateur le félicite de son plan diabolique et lui offre son aide immédiatement.

« Mais vous pourrez y gagner ce que bon vous semble, puisque nous dominerons le monde ensuite. Tout ce que vous voudrez sera à vous, qu'il s'agisse de chose matérielle ou organique. »

Oh. Il allait donc jusqu'à lui proposer de le payer en nature, avec qui il voulait. Hum, intéressant. Salazard jeta un coup d'œil à Severus qui resta impassible, mais il savait que le professeur n'en pensait pas moins.

Rogue n'en croyait pas ses oreilles, mais à quoi est-ce qu'ils pensaient tous les deux-là ? Il n'était pas un morceau de viande ! Si seulement il avait pu dire le fond de sa pensée... Surtout à propos du regard du fondateur, non mais il y réfléchissait vraiment en plus ! Un nouveau sort de brûlure lui fit serrer les dents davantage.

« Effectivement, c'est intéressant. Et vous dîtes vouloir également éradiquer les sangs-mêlés ? C'est stupide comme paroles venant de quelqu'un qui est lui-même un sang-mêlé. »

Cette remarque ne plût pas du tout à Voldemort, le rétrécissement soudain de ses pupilles en témoigna. Et la grimace que Severus fit en recevant un nouvel endoloris accompagné en même temps d'un sort de brûlure générale aussi. Mais il n'était pas question pour le fondateur que cet homme oublie qui il était.

Il avait beau être son soit disant dernier descendant, il ne l'était qu'à moitié. Et en aucun cas il ne laisserait un sang-mêlé salir le nom des Serpentard impunément. D'autant plus qu'il était également celui à cause de qui ce même nom allait s'éteindre de la pire façon qui soit. Il décida d'intervenir en faveur de Severus lorsqu'il le vit à nouveau grimacer.

« Et je vous prierais de bien vouloir cesser de torturer cet homme, je ne suis pas là pour vous voir punir un sorcier respectable. »

Rien ne tournait comme le mage noir l'avait désiré et cela l'agaçait au plus haut point. Mais puisqu'il ne pouvait toucher à Severus maintenant il le ferait plus tard.

« Il y a des sangs-mêlés qui valent la peine d'être gardé en vie, qui peuvent nous servir. Severus en est un bon exemple d'ailleurs. Que dites-vous de ma proposition monsieur Serpentard ? »

Un léger rire échappa au fondateur avant qu'il ne réponde :

« Eh bien, j'en dis que je suis mort, et que par conséquent de je ne peux vous aider. »

« Mais si je trouvais un moyen de vous ramener réellement à la vie, et de vous garder ici, qu'en diriez-vous ? »

Salazard leva un sourcil, surpris par la proposition. Severus lui en eut des sueurs froides. On ne s'amusait pas avec la mort, elle ne faisait pas bon ménage avec la magie. Ramener un mort pour un temps donné était une chose, le ramener définitivement en était une toute autre. Salazard le comprit rapidement lui aussi, c'est pourquoi il répondit :

« J'en dis que vous êtes fou. On ne ramène pas les morts à la vie, et que cela vous plaise ou non je suis définitivement mort. J'en suis parfaitement conscient et ne cherche pas à modifier ma condition. Ma réponse à votre proposition est non, maintenant si vous le permettez j'aimerais que nous puissions rentrer. »

Le lord n'eut même pas le temps de terminer son mouvement vers sa baguette qu'il se retrouva paralysé. Le fondateur s'approcha de lui et prit la baguette de la chose, il l'observa en disant.

« C'est cela que vous vouliez ? Hum, jolie baguette. Mais je vous déconseille fortement d'essayer de l'utiliser contre moi, vous le regretteriez fortement. »

La paralysie se dissipa et étrangement Voldemort resta calme, Severus observait sans vraiment comprendre. Salazard reprit la parole :

« Bien, je vois que vous savez aussi être raisonnable. Je vais donc vous rendre ceci, et repartir avec Severus. Et je vous déconseille de vous en prendre à lui pour ce qui vient de se passer. Ma décision ainsi que mes paroles n'engagent que moi, qu'elle vous convienne ou non il n'est en rien responsable de mes mots. »

Sur ses mots il commença à marcher vers la sortie, le mage noir s'adressa à Severus, qui craignait le pire.

« Raccompagne notre fondateur Severus, j'attends de tes nouvelles à la moindre information intéressante. »

Le sorcier s'inclina en répondant :

« Bien maître. »

Et sur ces mots il rejoignit le fondateur, ils retournèrent à la cheminée sans un mot. Discuter en terrain ennemi n'était pas une bonne idée. De plus Severus sentait encore la brûlure du sort sur sa peau.


Alors ça correspond à vos attentes ? Qu'en dîtes-vous ?