Dire que ça fait plus d'une semaine que ce chapitre est prêt ! Un vilain problème de fichier m'a empêché de vous le soumettre plus tôt T-T
Bref, bonne lecture ! :)
Chapitre 39 : Le lion revient dans la danse
Après le départ de Severus, Godric n'avait plus vraiment écouté ni Rowena ni Helga, se contentant de donner quelques signes d'intérêt de temps à autre. Il était trop occupé à chercher ce que pouvait concerner la conversation qui se déroulait actuellement dans le bureau du directeur de l'école. Il ne voyait pas vraiment pourquoi ils avaient besoin de Salazard, pour lui il ne leur était d'aucune utilité. Peut-être prévoyait-il quelque chose de spéciale pour la maison Serpentard et ils avaient logiquement besoin du fondateur.
Mais à ce moment-là il y avait une incohérence, Severus n'avait pas besoin de se présenter sous son vrai jour, il aurait très bien pu venir sous les traits du professeur Burnes. A moins qu'il n'ait pas voulu reprendre une potion tout de suite. Oui sans doute était-ce ça. A moins que... si Severus ne se montrait pas devant les élèves c'était à cause de Voldemort, alors peut-être tout ça avait-il un rapport avec lui. Non impossible, après ce qu'il s'était passé Severus ne retournerait pas là-bas.
Mais le doute s'installa dans l'esprit du blond, le poussant à se lever pour aller envoyer un message à Dumbledore, il devait en avoir le cœur net. Les fondatrices ne dirent rien lorsqu'elles le virent se lever et partir sans un mot, elles savaient à quoi il pensait, et étaient heureuses de le voir enfin agir. Godric espérait sincèrement que le directeur était encore dans son bureau, et qu'il pourrait aller le voir immédiatement. Il fut grandement soulagé en voyant le hibou revenir avec un message. C'était son tour de rendre visite au vieil homme.
Lorsqu'il entra dans le bureau celui-ci était uniquement occupé par son propriétaire, ce qui ne le rassura pas vraiment.
« Bonsoir Godric, comment allez-vous ? »
« Bien, merci Dumbledore, mais j'ai besoin de savoir ce qu'il se passe. »
« Je sais, mais je doute que Severus apprécie que je vous raconte tout, au vu de la situation actuelle. »
En fait il s'en fichait éperdument, c'était juste une bonne excuse pour voir l'homme argumenter pour avoir sa réponse.
« Écoutez, si cela concerne vous savez qui, j'ai le droit de savoir. C'est moi qui suis allé le chercher la dernière fois, alors je me fous des conséquences sur vous ou sur moi, je veux savoir si cela concerne bel et bien cette immondice. »
Bien, maintenant le directeur était certain que s'il y avait un problème il pourrait se servir de Godric pour rattraper le coup. Le fondateur en avait assez d'attendre, il voulait savoir, son esprit avait déjà fait mille et une hypothèses et les pires en faisaient partis.
« Bien, je vais vous expliquer, asseyez-vous. »
Ils s'installèrent autour du bureau avant que le directeur ne reprenne la parole.
« La discussion que j'ai eu avec Severus, Salazard et également Lucius, concernait effectivement le mage noir. Ce dernier a proposé un marché à Severus, il doit lui ramener Salazard afin d'être pardonné. Enfin, pas totalement j'imagine, mais assez pour pouvoir reprendre son poste. »
C'était bien ce que craignait Godric. Mais pour rien au monde il ne voulait revivre les jours d'angoisses qu'il avait vécu lorsque Severus avait été emprisonné par le sorcier. Et, si c'était encore possible, il ferait tout pour que ça ne se reproduise pas.
« Reprendre son poste ? Et pourquoi faire hein ? Pour mourir la prochaine fois que ce monstre aura décidé qu'il ne lui plaît plus ? Dîtes moi au moins qu'il a refusé ! »
Le regard de Dumbledore réduisit les maigres espoirs du fondateur à néant. Severus était déjà là-bas. Godric se passa une main sur le visage en disant plus pour lui qu'autre chose :
« Par la barbe de Merlin... »
Il pria alors Merlin pour que rien de grave n'arrive, pour que son amant lui revienne en un seul morceau. Même s'il ne voulait plus de lui, même s'il le perdait pour toujours, du moment qu'il revenait en vie.
« Il fait ça parce qu'il veut récupérer son statut d'espion, et ainsi en libérer Lucius. De plus je doute que le fait de rester caché lui plaise énormément. Vous deviez bien vous douter que ça arriverait. »
Cet imbécile ne comprenait-il donc rien ? Ne pouvait-il donc pas ne serais-ce qu'essayer de comprendre ? Apparemment non, Godric devait tout formuler oralement.
« Oui, mais j'espérais me tromper. Il va sûrement se faire torturer à peine arriver, et on ne sait même pas ce que Salazard répondra à votre ennemi. Que ferez-vous s'il décide de l'aider ? »
Parce que Godric était certain que cela restait une possibilité. Quel que soit les arguments des deux camps, Serpentard resterait Serpentard et décidera en fonction de ses conditions uniquement. Il ne se préoccupera que de lui-même.
« Ça n'arrivera pas. Je sais que l'on parle de son dernier descendant, mais rappelez-vous que c'est également un sang-mêlé. Et en cela il n'a que très peu d'intérêt aux yeux de Salazard. Je n'ai aucune inquiétude concernant sa réponse, je sais qu'elle sera négative. »
L'intérêt ça pouvait très bien se gagner, il suffisait de miser sur la bonne contrepartie.
« J'aimerais être aussi confiant que vous. »
« Ce n'est pas bien difficile, essayez je suis sûr que vous y arriverez. »
Si c'était difficile, lorsque que l'on se trouvait dans la position du lion, que l'on avait été aux côtés de Severus tout le long de sa convalescence et que l'on avait vu l'état dans lequel il se trouvait dans sa cellule, c'était même impossible. Et le fait de connaître aussi bien Serpentard n'aidait en rien. Le directeur repris la parole devant son absence de réponse :
« Je dois rejoindre Lucius dans les appartements de Severus pour attendre son retour, vous voulez vous joindre à nous ? »
Godric savait qu'il ne devrait pas suivre Dumbledore, qu'il ne récupérerait pas la confiance de Severus ainsi, et que le trouver dans ses appartements risquait de ne pas lui plaire. Mais il ne pouvait pas tout simplement rentrer et se coucher, c'était impossible. Il devait être là, il devait savoir ce qui s'était passé, et il devait voir de ses propres yeux l'état dans lequel reviendrait son serpent. Parce qu'il savait que le professeur ne dirait jamais la vérité sur son état, et qu'il était un des rares qui savait voir à travers son masque.
« Oui. »
Sur ces mots ils se dirigèrent vers les appartements du potionniste en silence. Godric craignait le pire, et priait Merlin pour récupérer son amant vivant. Il ne voulait pas revivre ce qui s'était passé, jamais. Mais avant toute chose Godric allait devoir affronter Lucius. A peine furent-ils entrés que l'aristocrate fronça les sourcils et s'adressa à Dumbeldore.
« Que fait-il ici ? »
Son ton était tout sauf accueillant, mais au moins il n'avait pas encore sortit sa baguette, ce qui était plutôt une bonne chose.
« Lucius calmez-vous, il est aussi inquiet que vous, c'est pour cela qu'il est ici. »
« Parce que vous lui avez tout dit en plus ? Il n'avait pas à être au courant de ce qu'il se passe, ça ne le concerne pas. »
Godric serra les poings et répondit avant le directeur cette fois. Il ne pouvait pas le laisser dire ça.
« Je regrette mais ça me concerne. C'est moi qui suis allé le chercher la dernière fois, et c'est vous même qui m'avez expliqué comment procéder. Ce n'est pas parce que Severus et moi sommes actuellement en froid que je me désintéresse de lui. »
Lucius croisa les bras, énervé par la répartie de cet imbécile. Surtout qu'il avait raison, et c'était bien ça le problème. L'aristocrate décida donc de frapper là où ça fait mal, pour calmer les ardeurs de ce lionceau.
« Et c'est à cause de vous et ce que vous lui avez fait que vous êtes en froid. Vous n'avez pas à être ici, je doute qu'il apprécie de voir celui qui l'a blessé plus encore que le maître. »
Cette phrase serra le cœur du blond, l'aristocrate ne pouvait pas dire ça, ce n'était pas vrai. Il ne pouvait pas lui avoir fait pire que Voldemort. Bien que si on résonnait en serpentard alors c'était bien possible, la torture n'était rien à côté de la trahison.
« Je sais ce que j'ai fait, et je le regrette plus que n'importe quoi d'autre. Je ferais tout ce que je peux pour me rattraper, même si je devais aller le chercher à l'autre bout du monde pour ça. Je sais que les mots ne valent pas grand-chose, mais je l'aime plus que tout et si je le pouvais je donnerais ma vie pour lui. »
Lucius manifesta très clairement son dédain par un léger rire avant de répondre :
« Comme vous le dites, les mots ne valent pas grand-choses. »
Godric ne pouvait rien ajouter à ça, et Dumbledore n'en eut pas le temps puisque la cheminée s'activa, laissant apparaître Salazard suivit rapidement de Severus. Ce dernier semblait plutôt bien au premier regard, mais si on y regardait de plus près on pouvait voir que ça n'allait pas vraiment. Lucius et Dumbledore s'approchèrent d'eux, Godric restant à l'écart pour le moment. Il ne voulait pas brusquer les choses.
Severus ne laissa rien paraître de la douleur qu'il ressentait encore, et observa les deux hommes qui s'avançaient vers eux, ignorant le regard de Salazard. Il remarqua ensuite une troisième personne, Godric était là. Une partie de lui en était heureux, une autre totalement outrée. Il resta donc impassible et ne fit aucune remarque, reportant son attention sur ses deux interlocuteurs. C'est Lucius qui prit la parole en premier :
« Comment ça s'est passé ? »
Godric ne s'offusqua pas de l'ignorance que lui témoignait son amant, il était plutôt heureux de ne pas encore avoir été mis à la porte. Il se contenta donc d'écouter et d'observer sans mot dire.
Severus répondit rapidement, pour que Salazard n'intervienne pas avant.
« Plutôt bien. Je suis réintégré, et Serpentard à su le remettre à sa place en refusant correctement son offre. »
Le serpent fondateur ajouta malgré tout, agaçant Severus au plus haut point :
« Ce qui ne l'a pas empêché de vous torturer sous mes yeux. »
Severus fronça les sourcils, voyant déjà Lucius s'inquiéter. Il n'avait même pas osé regarder Godric.
Ce dernier n'avait pas besoin qu'on lui dise que le professeur avait été torturé, il le voyait. Et il s'inquiétait déjà depuis un moment, ce qui lui permit de jeter un regard inquisiteur à Salazard. Même si celui-ci ni répondit pas, il savait que le message était passé.
« Ce n'était rien du tout par rapport à ce qu'il aurait pu me faire subir, ce que vous avez vu c'est presque sa façon de dire bonjour. »
« Eh bien il a une drôle de façon de dire bonjour. »
Dumbledore prit finalement la parole pour mettre fin à l'altercation. Il n'avait pas envie que cela dégénère, surtout que ce n'était absolument pas le but de cette soirée.
« Bien, tout c'est donc passé comme prévu. , puisque Severus à retrouver sa place d'espion, vous n'avez plus aucune obligation envers nous. J'aimerais donc savoir ce que vous comptez faire. »
L'aristocrate ne réfléchit pas et répondit tout de suite, sa décision était déjà prise depuis un moment.
« Je continu. Je ne peux pas accepter ce qu'il a fait subir à Severus, alors je ferais ce que je pourrais pour vous aider, tant que cela ne mettra pas en danger mon fils. »
« Bien sûr cela va de soi. »
Severus n'aimait pas vraiment ça, il y aurait toujours un risque pour Draco. Et il n'appréciait pas du tout cette perspective, surtout en sachant que c'était pour lui que Lucius faisait ça.
« Tu n'es pas obligé Lucius, tu n'as pas besoin de faire ça pour moi. Ce qui s'est passé ne doit pas influencer ta décision, surtout que quoi que tu en dises cela met automatiquement Draco en danger. Alors réfléchit bien avant. »
« Je le sais Severus, mais je ne peux pas ne rien faire. Je ferais tout le nécessaire pour qu'il n'arrive rien à Draco. »
Le regard de l'aristocrate disait clairement qu'il ne le ferait pas changer d'avis. Il acquiesça donc simplement. Il en avait déjà marre, il voulait retrouver sa tranquillité, boire son verre de whisky pur feu, aller prendre une douche froide pour éliminer cette désagréable impression de brûlure, et enfin se coucher pour ne plus rien sentir. Aussi reprit-il la parole avant qu'un autre sujet soit lancé :
« Bon, maintenant que tout est réglé, je vais vous demander de partir tous autant que vous êtes. »
Et bien sûr un de ses invités indésirables ne put s'empêcher de répondre désagréablement.
« Quel charmante façon de nous mettre à la porte. »
La remarque de Salazard lui fit à nouveau froncer les sourcils. Ce qu'il pouvait l'énerver, il aurait dû le réduire à néant lorsqu'il l'avait embrassé dans le couloir un peu plus tôt.
« Je suis fatigué, et je n'ai plus rien à ajouter par rapport à cette situation, alors si vous voulez continuez à converser vous n'avez pas besoin de moi. »
Dumbledore coupa l'élan du fondateur en répondant, calmant à nouveau les choses entre les deux hommes.
« C'est vrai, nous allons vous laisser, venez Salazard j'aimerais vous parler. »
Les trois hommes sortirent donc ensemble, Lucius ayant compris qu'il ne servait à rien d'insister. Il jeta un regard équivoque à Godric, lui signifiant de les suivre gentiment. Ce que fit le fondateur, cependant il resta en arrière ne se mélangeant pas à eux. Le professeur fut en partie rassuré de voir le lion suivre les autres, et en partie déçu. Mais la tendance s'inversa lorsque l'homme referma la porte derrière les trois autres et la bloqua afin qu'ils ne reviennent pas.
Severus soupira et s'avança vers sa cuisine afin de s'y servir un verre de whisky pur feu, il en bu une gorgée alors que la voix de Lucius résonnait derrière la porte.
« Godric ! Sortez de là tout de suite ! »
Le maître des potions observa silencieusement le lion, celui-ci le regardant droit dans les yeux. Godric était resté à distance, près de la porte, il gardait ses mains en vus. Rien dans l'attitude de l'homme ne pouvait donner une raison à Severus de se méfier. Les yeux marron de son amant le suppliaient de lui laisser une chance.
Godric espérait de tout son être que Severus renverrait l'aristocrate qui s'excitait derrière la porte, et qu'il lui laisserait une chance de discuter. Il n'avait pas fait un seul mouvement en direction de l'homme, rien. Il le laissait simplement l'observer. Puis enfin le professeur détourna le regard en disant :
« C'est bon Lucius. Je m'en occupe. »
« Mais Severus... »
« Lucius ! »
Le ton de l'homme laissait transparaître très clairement son agacement, aussi l'aristocrate n'insista pas. Surtout que Dumbledore l'en dissuadait également.
« Très bien. Tu sais où me trouver si tu as besoin. »
Et ce fut la dernière chose qu'il entendit.
Alors ? Pas trop frustré ? Reviews pleaaase
