Je vous promets un jour je publierais en temps et en heure... Je vais aller sur une île déserte pendant un mois comme ça vous aurez tout les chapitre en temps et en heure...


Chapitre 40 : petite trêve

Severus bu une nouvelle gorgée de whisky avant de s'adresser au lion, sans le regarder. Il ne voulait pas risquer de laisser transparaître le trouble qui naissait en lui.

« Godric, ce n'est vraiment pas le moment... »

Le fondateur le savait parfaitement, mais il ne pouvait pas simplement retourner dans ses appartements et laisser Severus ainsi. Il voyait très bien que ça n'allait pas, et il ne serait pas tranquille tant qu'il ne l'aurait pas vu se coucher, voir s'endormir.

« Je veux juste m'assurer que tu vas aller te coucher et ne pas t'effondrer avant. Je vois très bien que tu ne vas pas bien. Je te jure de ne rien tenter, et de partir dès que tu te trouveras dans ton lit. Laisse-moi rester jusque-là, s'il-te-plaît Severus. »

Le professeur soupira après avoir bu une troisième gorgée, il comprenait parfaitement la requête de Godric. Après ce qu'ils avaient vécu elle était normale, et c'est pour cela qu'il ne put que répondre :

« Très bien. »

De plus il était épuisé, et n'avait pas envie de devoir argumenter pendant des heures. Il savait que son amant était du genre têtu.

Le lion ne s'attendait pas à avoir une réponse positive aussi vite. Il sourit et s'approcha simplement pour se poster de l'autre côté du bar où se trouvait Severus. De cette façon il était sûr que l'homme ne se sentirait pas acculé.

« Merci, comment tu te sens ? »

Un sourire en coin étira les lèvres du potionniste. Il observait maintenant le blond, mais sans le fixer dans les yeux. Il appréciait l'attention du fondateur de laisser une certaine distance entre eux. Il n'avait pas envie de franchir un pas qu'il pourrait regretter, ce ne serait bon ni pour lui ni pour Godric.

« Bien, cela ne se voit pas ? »

Godric fit la moue avant de répondre :

« Severus... »

Le sourire de l'interpellé s'étira d'avantage, il adorait voir cette moue sur le visage de l'autre homme. Il répondit sur un ton semi-innocent :

« Quoi ? »

« Je peux avoir une réponse sérieuse et honnête ? »

« Non. »

Le blond soupira en secouant doucement la tête, irrécupérable. Son attitude semblait amuser Severus puisqu'il souriait, ce sourire qu'il n'avait pas vu depuis ce qui lui semblait une éternité.

Le maître des potions ne voulait pas répondre honnêtement à la question de Godric, parce qu'il ne voulait pas qu'il s'inquiète davantage. Et puis de toute façon il ne pourrait rien faire, alors autant qu'il ne sache rien. Une fois son verre vide il contourna le bar pour aller récupérer son collier qui se trouvait toujours sur la table du salon. Il l'attacha de nouveau autour de son cou, même s'il ne lui était plus très utile maintenant. Le sort de protection qui était inscrit dessus ne servait plus à rien puisqu'il avait retrouvé sa place auprès de Voldemort. Mais il se sentait tout de même mieux avec.

« Je vais aller prendre une douche maintenant, alors reste là. »

Godric sourit en voyant que l'homme remettait le bijou qu'il lui avait offert. Cela voulait dire que tout n'était pas perdu, sa simple présence ici en était déjà une preuve, mais ce petit détail la renforçait. Et ça le rendait très heureux, bien plus encore même.

« Je ne bouge pas d'ici. »

Il sentait bien que le serpent craignait une attaque en traître, mais jamais il ne ferait ça. Il était bien content d'être ici et aussi près de lui, il n'allait pas ruiner ses chances stupidement. Même s'il ne pouvait pas nier que l'envie de rejoindre son homme sous la douche ne manquait pas. Il s'assit dans le canapé et attendit patiemment de voir réapparaître l'homme, guettant tout de même tout bruit anormal. Il se sentait tellement bien ici. Il avait l'impression de rentrer chez lui après une longue absence.

Une boule de poil apparut à la porte de la chambre et sembla ravit de voir le blond dans le canapé. Léo le rejoignit et sauta sur ses genoux pour lui ronronner des mots d'amours vraisemblablement. Si seulement Severus pouvait en faire autant... Godric rit doucement à cette pensée totalement irréaliste. Il serait déjà heureux que l'homme s'assit près de lui. Il avait beau l'avoir laissé rester, il s'était arrangé pour ne pas l'approcher de trop près.

Cette attitude témoignait très clairement de la confiance que Godric avait perdue. Il avait cependant espoir de ne pas l'avoir perdu en totalité. Après tout il ne l'aurait pas laissé rester s'il n'avait plus un gramme de confiance en lui non ? Il s'accrochait à ça, à ce petit rien qu'il allait devoir faire grandir à nouveau. Il avait bien réussit à le conquérir une fois, il devrait y parvenir une seconde fois. Bien que l'on parlait d'un serpentard et qu'avec eux rien n'était gagné d'avance.

Severus se glissa sous le jet d'eau froide, la morsure était dure mais malgré tout le soulageait. Aucune brûlure n'était apparente sur sa peau, pourtant il lui semblait qu'il était gravement brûlé par endroit. C'était étrange. Mais pour le moment tout ce qui lui importait c'était de faire disparaître cette sensation désagréable. Il resta un moment sous l'eau, n'augmentant jamais la température, et cela finit par faire effet. La sensation ne disparut pas totalement mais en partie, et c'était déjà ça.

Il repensa à Godric qui attendait sagement dans le salon, contre toute attente. Il pensait que le blond chercherait à se rapprocher de lui, à le toucher, même sans le vouloir. Après tout lorsque l'on avait passé autant de temps avec quelqu'un on ne se débarrassait pas de ses automatismes aussi facilement. Mais il semblait que cela ne posait pas de problèmes au fondateur. Severus ne savait même plus s'il devait en être heureux ou au contraire en être profondément déçu. C'était très énervant comme situation, comme-ci il était composé de deux personnes dont les avis étaient opposés, et pour qui il était impossible de trouver un compromis.

Il finit par sortir, il s'essuya tout en guettant tout signe du retour de la brûlure, et elle ne tarda pas énormément malheureusement. Ce foutu sort était donc fait pour durer, le contraire aurait été étonnant remarque. Il finit de se sécher et s'habilla avant de fouiller dans le meuble de la salle de bain pour voir ce dont il disposait comme potion. Il en prit une pour la douleur, mais il n'avait rien pour les brûlures malheureusement. Il sortit et alla fouiller dans sa réserve de potions, mais rien non plus de ce côté là. Il hésita entre se coucher sans en prendre ou aller en chercher une dans la réserve de l'infirmerie. Surtout que Godric était là...

Mais au vu de la façon dont ses membres le brûlaient de plus en plus cette potion était indubitablement nécessaire. Tant pis, il faudrait que le blond se tienne à carreau. Il sorti finalement de la salle de bain et rejoignit le salon où se trouvait le fondateur. Il se dirigea dans un premier temps vers sa cuisine pour se servir un autre verre de whisky pur feu qu'il but d'un trait avant de reporter son attention sur son invité.

Godric observa le professeur sortir de la chambre pour aller se servir un deuxième verre de whisky pur feu. Il ne savait pas ce qu'il s'était réellement passé mais l'homme n'allait pas bien. Il se leva et se rapprocha du serpent, il laissa à nouveau le bar entre eux. Puis Severus porta enfin son attention sur lui pour dire :

« Je dois aller chercher une potion à l'infirmerie. »

Godric voulu répondre qu'il pouvait y aller à sa place, ainsi il n'aurait pas à s'imposer ça en plus. Mais le regard de l'homme fit mourir les mots sur ses lèvres, aussi le blond répondit en souriant simplement.

« D'accord, je t'accompagne. »

Severus aurait préféré que l'homme retourne dans ses appartements et le laisse tranquille. Mais il savait parfaitement que Godric s'était déjà retenu pour ne pas lui proposer d'aller chercher la potion à sa place, alors il décida de ne pas l'obliger à partir. Il acquiesça simplement avant de se diriger vers la porte, le lion lui emboîta le pas, laissant une certaine distance entre eux. Le potionniste s'arrangea pour qu'ils marchent à la même hauteur une fois sortit de ses appartements, sentir l'homme marcher derrière lui le rendait mal à l'aise.

Godric observait Severus attentivement, cherchant à trouver ce qui n'allait pas. Mais le professeur avait repris son masque impénétrable, l'empêchant de deviner quoi que ce soit. Tout ce dont il était sûr c'est qu'il souffrait.

« Tu ne veux vraiment pas me dire ce qui ne va pas Severus ? »

L'interpellé ne réagit pas immédiatement, ne s'attendant pas à cette question et étant plus que distrait par la sensation de brûlure qui le taraudait. Il observa le lion un instant, pouvait-il encore lui faire assez confiance pour lui parler ? En avait-il envie ? Oui il en avait envie, mais il craignait aussi les répercutions. Bien que s'il y réfléchissait il ne voyait pas vraiment comment le blond pourrait utiliser sa réponse contre lui. Il reporta son regard vers le couloir qui s'étendait devant lui avant de répondre :

« J'ai l'impression d'avoir été brûlé vif. J'ai besoin d'une potion contre les brûlures et je n'en ai pas dans mes appartements. »

Godric ne s'attendait pas vraiment à avoir une réponse aussi claire. Et celle-ci l'inquiéta d'avantage, il esquissa un mouvement vers le serpent mais se ravisa rapidement. Il ne devait pas en profiter, il n'était pas pardonné. Il devait réussir à rester à sa place et ne pas dépasser les limites.

« Je peux faire quelque chose ? »

Severus sourit doucement devant l'attitude de l'homme, il était heureux de voir que Godric avait compris qu'il ne devait pas dépassé les bornes.

« Non, tout ce dont j'ai besoin c'est cette potion. »

Et justement ils arrivaient à l'infirmerie, Godric acquiesça et s'avança pour ouvrir la porte à Severus mais celui-ci l'arrêta d'un geste de la main.

« Il y a bien une chose que tu peux faire pour m'aider. »

Godric répondit sans hésiter une seconde :

« Tout ce que tu voudras. »

« Si jamais Mme Pomfresh se montre fais ton possible pour qu'elle ne me voit pas ici. »

La demande fit sourire le fondateur qui répondit :

« Pas de problème. »

Le lion observa l'intérieur de l'infirmerie avant de faire signe à Severus d'entrer. Celui-ci ne se fit pas prier et fila à la réserve de potion chercher ce dont il avait besoin. Il prit cinq potions pour les brûlures et quelques potions antidouleur qui viendraient rejoindre celles qui lui restaient. Il s'apprêtait à ressortir quand il entendit la voix de l'infirmière.

« Godric, je peux savoir ce que vous faites ici à cette heure ? »

Le blond maudit cette femme de ne jamais quitter son lieu de travail. Il lui sourit d'un air charmeur avant de répondre :

« Mais je venais vous voir Mme Pomfresh. »

La femme ne parut pas convaincue.

« Que vous arrive-t-il donc ? »

Le blond décida de tenter le tout pour le tout pour la faire fuir.

« Votre si jolie visage me manquait, alors je suis venu l'admirer encore une fois. »

Cette fois l'infirmière fut visiblement surprise et mal à l'aise elle répondit en s'éloignant déjà vers ses patients.

« Cessez vos imbécillités Godric, j'ai des patients à m'occuper. »

Severus n'en croyait pas ses oreilles, Godric avait osé ! Il sortit en entendant Mme Pomfresh s'éloigner et se dépêcha de quitter les lieux, suivit par le fondateur. Une fois dans le couloir il regarda l'autre homme d'un regard en coin. Celui-ci haussa les épaules en levant les mains.

« Quoi ? Tu m'as demandé de m'arranger pour qu'elle ne te voie pas non ? Tu n'as pas précisé de mode opératoire je te signale. »

Severus sourit, cet homme était inimaginable.

« Et je vois que tu as un mode opératoire très particulier. »

« Mais il marche ! Je suis sûr que tu n'as jamais réussie à la faire fuit aussi vite ! »

Le sourire du serpent s'élargit avant qu'il ne réponde :

« C'est vrai, elle aurait même pu faire un arrêt cardiaque je pense. »

« N'exagère pas, je ne suis pas si moche que ça ? »

Le serpent rit doucement.

« Je ne suis pas assez objectif pour répondre à cette question, il va falloir que tu demandes à quelqu'un d'autre. »

La réponse fit sourire le blond, qui couva un instant son amant du regard. Il aimait tellement cet homme. Il aurait voulu le prendre dans ses bras, l'embrasser. Mais pour le moment il n'en avait plus le droit.

Severus sentit le regard du lion sur lui, mais il préféra l'ignorer. Il ne voulait pas le pousser à faire quoi que ce soit. Ils furent rapidement de retour dans les appartements de Severus, qui se dirigea vers sa salle de bain pour ranger les potions qu'il venait de chaparder. Il en bu ensuite une contre les brûlures, savourant cette dernière comme un enfant savoure sa première glace de l'été. Puis il se changea d'un coup de baguette pour aller se coucher.

Godric attendit le retour de Severus dans la chambre, il resta sur le seuil de la porte, lui laissant de l'espace. Ce qui lui permit de se recentrer pour ne pas faire d'impair. L'homme ressortit de la salle de bain en pyjama, et s'adressa à lui.

« Je vais aller me coucher maintenant. »

Le blond fit un mouvement du bras en souriant doucement pour inviter l'homme à rejoindre son lit.

« Je t'en prie, je partirais ensuite ne t'inquiète pas. »

Une partie du professeur avait envie de garder le blond avec lui, mais l'autre lui rappelait ce que l'homme avait fait. Quelques secondes se passèrent avant qu'il ne quitte le fondateur des yeux. Il se décida alors à aller se coucher, et une fois sous la couette il demanda :

« Satisfait ? »

Godric sourit devant cette vision. Et aussi parce que les quelques secondes où leurs regards ne s'étaient pas quittés avaient été un délice.

« Oui, tout à fait. »

« Bien, alors bonne nuit Godric. »

Severus se tourna dos à la porte, s'enroulant dans sa couverture, et ferma les yeux.

« Bonne nuit Severus, prends soin de toi. »

Sur ses mots le fondateur éteignit toute source de lumière et s'éloigna comme convenu, refermant la porte de la chambre derrière lui.

Le potionniste l'écouta s'éloigner, jusqu'à entendre la porte d'entrée se refermer. Il soupira de dépit, il ne savait pas quoi faire, et ça l'agaçait.

Godric verrouilla soigneusement la porte d'entrée derrière lui, satisfait de ce qu'il avait pu voir ce soir. Il savait désormais qu'il allait pouvoir arranger les choses, il ne savait pas encore exactement comment et combien de temps cela lui prendrait, mais c'était possible.


Alors j'ai bien travaillé ? (pas assez vite ok je vous l'accorde)