Tada ! Bonne Lecture en espérant que ce chapitre vous plaise :)


Chapitre 43 : Réconciliation ?

Un silence léger et simple régna plusieurs minutes. C'était comme-ci tout avait disparu autour d'eux, plus rien d'autre n'existait que les yeux de l'autre. Ils se redécouvraient mutuellement, après une bien trop longue séparation. Godric observait avec admiration les magnifiques obsidiennes qui lui faisaient face, ce sourire amusé qu'il avait failli oublier faute de pouvoir en être gratifié. Severus savourait l'apaisement qui émanait de l'instant, les yeux du blond qui l'observait sereinement, ces yeux qui lui avait tant manqué. Finalement le blond se redressa en rattrapant la main qui était dans ses cheveux une seconde plus tôt. Il y déposa un baiser léger avant de la relâcher, il ne voulait pas prendre le risque de déraper et de tout gâcher. Il prit ensuite la parole, rompant presque l'instant magique, mais pas complètement.

« Pas trop mal à la tête ? »

Severus rit doucement à cette remarque. Et Godric ne put que savourer ce son qu'il avait cru ne plus jamais pouvoir entendre. Il en assimila chaque variation, comme si c'était le dernier qu'il entendait.

« Non ça va, j'ai connu pire. Bien pire même. Mais en tout cas félicitation. »

Le blond leva un sourcil interrogateur. Il préférait ne pas comprendre, ou plutôt ne pas essayer de comprendre, de peur de mal interpréter. Il ne voulait pas espérer pour rien, et se retrouver de nouveau à la porte, seul.

« Pourquoi donc ? »

« Pour avoir résisté. J'ai la chance de ne pas faire partie des personnes qui oublient tout ce qu'ils font sous l'emprise de l'alcool. Je me rappel donc très bien tout ce que j'ai fait, et ce que toi tu n'as pas fait. »

Tout à coup le mot « félicitation » prenait un tout autre sens, une dimension bien plus étendu. Celle qu'il espérait tellement atteindre depuis des dizaines de jours. L'espoir brillait dans les pupilles du fondateur, devant le regard amusé du serpent. Severus savait ce que ces paroles déclenchaient chez son vis-à-vis, et il aimait bien le faire mariner un peu. Le laisser comprendre ce qu'il voulait, et le laisser avec un infime doute. Après tout il avait bien le droit de s'amuser un peu. Godric tenta d'avoir de plus amples informations :

« Ça veut dire que je suis pardonné ? »

Le professeur s'était assis dans le lit pendant que l'homme parlait, et il lui sourit en réponse. Il avait prévu de le faire languir, mais ce qu'il n'avait pas prévu c'était d'en pâtir lui aussi. Alors il abandonna sa stratégie et se pencha vers le lion pour l'embrasser délicatement, chastement, juste assez pour le goûter, l'effleurer. Juste ce qu'il fallait pour se rappeler de cette sensation, délicieuse, qui leurs manquaient tant. Pour se rappeler de tout ce qu'ils avaient failli faire disparaître, de tout ce qu'ils avaient vécu. Pour se souvenirs d'eux, tout simplement.

« A ton avis ? »

Godric était encore en train de savourer le baiser qui venait d'avoir lieu. Si bref, si chaste, et pourtant si intense. Si suffisant et si insuffisant à la fois. Il aimait tellement cet homme, il aurait tout fait pour lui. Et il pouvait bien lui faire subir cette douce torture pour l'éternité, il était volontaire. Mais il décida que même si les torts lui appartenaient, il voulait être sûr de ce qu'il comprenait et qu'il n'y ait aucun non-dit cette fois.

« Je veux l'entendre de ta bouche. »

Severus ne s'attendait pas vraiment à ça, il espérait plutôt que l'autre homme passe aux travaux manuels, mais peu importe. Il s'éloigna du blond, laissant une place vide à ses côtés dans le lit. Il tapota l'emplacement en disant :

« Alors viens là d'abord. »

Godric se leva et esquissa un mouvement vers le lit, avant de se stopper. Il avait peur de se tromper, et d'aggraver encore une fois les choses. Il était terrifié à l'idée de tout briser, et de ne plus jamais avoir une occasion de réparer. Il se cacha derrière une fausse méfiance pour demander :

« Tu es vraiment complètement dessaoulé ? »

Severus rit de nouveau. Il s'y attendait encore moins à celle-là, même s'il pouvait la comprendre. Il admirait même la réserve du blond. Après tant de temps séparé n'importe qui aurait sauté sur l'occasion et posé les questions ensuite. Mais pas Godric. Il reconnaissait bien là la droiture des gryffondors. Cette éthique qui était si agréable.

« Oui Godric, je t'assure que j'ai l'entier contrôle de mon esprit et qu'aucune substance n'altère actuellement mes décisions. Tu viens maintenant ? »

Le blond acquiesça et s'assit à côté du serpent sur le lit. Ce dernier l'attira à lui et l'embrassa à nouveau, de façon plus appuyé cette fois. Il en mourrait d'envie, et pour une fois dans sa vie il n'avait pas envie de se contrôler, de se retenir. Il aimait cet homme et il voulait profiter de sa présence pour le peu de temps qui leur était encore imparti. Le fondateur avait du mal à y croire, enfin tout semblait reprendre son cour. Il savoura encore d'avantage ce baiser, et glissa ses bras autour du corps de Severus. Ce corps qu'il n'avait pas serré depuis bien trop longtemps. Le baiser rompu, le potionniste reprit la parole pour rassurer son amant :

« Tu as de nouveau ma confiance pleine et entière. Je conçois l'évolution de tes sentiments et le fait que le jeu du début soit devenu une histoire sérieuse. De plus si ça avait toujours été un jeu, tu ne te serais pas gêner pour profiter de la situation cette nuit. Hors tu n'as rien fait. »

Godric sourit tendrement et glissa une de ses mains contre la joue de l'autre homme, savourant le moment. Severus ferma à demi les yeux, appréciant le contact enfin retrouvé.

« Merci. Tu m'as terriblement manqué tu sais. »

Oh oui il savait, lui aussi avait ressenti ce manque, cet abandon. Et il se rendait compte à quel point il avait été idiot de leurs infliger ça à tous les deux, leur temps était déjà compté, et il leur en avait fait perdre d'avantage.

« Je sais, parce que toi aussi tu m'as manqué figure toi. Maintenant que tu es rassuré sur mon état mental, si tu m'aidais à faire passer cette migraine ? »

Le sourire du blond changea pour passer en mode pervers, et celui de Severus n'était pas en reste. Ce dernier glissa ses mains sur les épaules du blond, puis dans son cou, avant de l'embrasser langoureusement. Godric le serra dans ses bras en répondant au baiser, et le souleva légèrement de façon à ce que le potionniste se retrouve assit sur ses jambes. Le baiser ne fut rompu que lorsque l'air leur manqua, et chacun pu observer le brasier qui irradiait dans les pupilles de l'autre.

Enfin, ils étaient de nouveau réunit, enfin ils pouvaient se toucher et s'observer dans l'intimité. Plus rien ne les séparaient, plus de doutes, plus de mauvaises langues, plus d'histoires de vengeances, rien. Ils étaient simplement là, seul au monde, à observer l'effet qu'ils faisaient de nouveau sur l'autre. Et c'était magique, fantastique, comme si une force extérieur les électrisait, les poussait l'un vers l'autre de toute ses forces.

Après un temps qui sembla une éternité, Godric reprit délicieusement les lèvres de Severus, réunifiant leur corps dans une même idée. Le ballet de leur langue était tantôt lent, savourant avec grâce la joie de se retrouver, tantôt plus rapide tant leur désir était ardent. Si bien que le désir l'emporta et le professeur les fit basculer, allongeant ainsi le lion sous lui, et gardant l'avantage de la hauteur sans rompre le baiser.

Au début ils avaient dans l'idée dans profiter, et commencèrent à caresser respectivement la peau de l'autre sous les vêtements. Mais très rapidement ces derniers commencèrent à être de trop, et en une seconde furent volatilisé par un informulé. Le contact soudain de leurs peaux l'une contre l'autre les firent doucement gémirent de bonheur. Leur bouche ainsi libéré, Severus alla déposé une pluie de baisers dans le cou qui s'offrait à lui, alors qu'ils profitaient du contact nouvellement retrouvé.

Les mains du lion caressaient avec bonheur le dos nu de son amant, savourant chaque muscle, chaque courbure dont il se rappelait parfaitement. Il avait presque cru ne plus jamais y avoir droit, mais il s'était bien trompé. Il sentit des dents mordiller légèrement le lobe de son oreille droite, ce qui le fit gémirent lourdement alors qu'un courant électrique circulait dans sa colonne. Il resserra son étreinte autour du serpent, et comptait bien reprendre le dessus.

Severus sourit en entendant l'effet qu'il faisait à l'autre homme, et compris la manœuvre lorsque les bras de ce dernier se resserrèrent autour de son torse. Mais il comptait bien garder sa position encore un peu. Il fit lentement descendre ses lèvres sur le torse de son amant, tout en prenant appui sur se bras et jambes pour se relever, avant de s'asseoir sur le bassin de ce dernier. Lui enlevant ainsi toute chance d'inverser leur position.

Comme ils étaient tout deux complètement nus cette position occasionna un contact entre leurs deux intimités qui les firent gémirent d'une même voix rauque. Le potionniste parvint malgré tout à poursuivre son cheminement vers un premier téton, qu'il embrassa, avant de faire glisser la pointe de sa langue autour, puis de le mordiller doucement. Ce dernier point créa un mouvement de bassin de la part du lion qui les fit gémirent de nouveaux ensemble.

« Severus... »

La voix suppliante du lion en disait long sur ces envies. Et il fallait bien avouer que le serpent en avait des identiques. Mais, ce dernier sachant que les choses allaient être plus précipités qu'espéré, il décida de jouer un peu.

« Oui ? »

Le regard de brasier obscurcit par ses iris que le lion lui lança était plus qu'équivoque. Bien plus. Mais tout les derniers événements méritaient bien une petite vengeance. Le serpent se pencha pour aller susurrer au creux de l'oreille du fondateur.

« Que veux-tu, Godric ? »

Cette façon de prononcer son nom, suave, chaude, sensuel, électrisa complètement le lion, peut être plus encore que tout contact physique.

« La même chose que toi.. »

« hum, il n'y a aucune certitude là dessus. Explicite donc ton propos veux-tu ? »

Si Godric avait encore eu quelques neurones à ce moment là, il aurait pu frissonner de peur et de doute sur les intentions du professeur, et sur son véritable pardon. Mais, avec le timbre mielleux et plein de promesses qui coulait dans son oreille, c'était impossible.

« J'ai terriblement envie de toi, et je n'ai pas envie de prendre mon temps cette fois. »

Severus sourit contre l'oreille de son lionceau, et répondit toujours sur le même ton.

« Et si c'était moi qui te prenait pour une fois ? En aurais-tu autant envie ? »

Là, le fondateur retrouva quelques neurones, et se figea presque quelque secondes, avant de répondre :

« Oui. »

Non sans s'inquiéter quelques peu de la suite, mais il avait toute confiance en Severus. Ce dernier sourit, et embrassa avec force son amant, tout en glissant une main sous sa nuque avant de les faire basculer. L'idée lui plaisait bien, mais pas maintenant, maintenant il avait envie de sentir Godric en lui, et de toute façon il fallait être honnête, une première fois ne se fait dans la précipitation. Une fois le baiser rompus le lion se redressa et questionna son amant du regard. Le professeur lui sourit en caressant délicatement les muscles de son dos.

« Je voulais juste savoir ce que tu répondrais. Mais pour aujourd'hui j'ai beaucoup trop envie de toi pour ça. »

Cette simple phrase suffit bien largement au fondateur pour reprendre leurs activités. Il déposa une pluie de baisers sur le torse de Severus, alors qu'un premier doigt lubrifié commençait à préparer le terrain. Les gémissements du potionniste se renforcèrent à cette sensation, et encore d'avantage lorsque les suivants entrèrent en lui. Si bien qu'il griffa involontairement le dos du fondateur, qui ne le sentit même pas tellement il était extatique en entendant les sons qui sortaient de la bouche qu'il aimait tant.

« Godric... »

Un seul mot, et c'était son feu vert, le fondateur retira ses doigts et plaça sa verge à l'entrée de son amant. Leur regards ne se quittèrent pas alors que le lion entrait lentement et délicatement dans cet antre chaud qui lui avait tant manqué. De long gémissement accompagnaient sa progression, jusqu'à ce qu'il se stoppe. Quelques secondes passèrent, les deux hommes plongé dans le regard de l'autre avant que finalement Severus initie un mouvement de bassin, rapidement suivit par son amant.

Ils avaient voulu prendre leur temps, et les premiers mouvements furent lents et sensuel, mais rapidement le désir ardent repris ses droits et leurs hanches commencèrent un ballet bien plus rapide. Le sexe de Godric frappant son but presque à chaque coup de butoir, faisant hurler Severus dans le silence des cachots. C'est dans cette précipitation que l'orgasme les faucha ensemble, à la même seconde, comme s'ils ne faisaient qu'un.

Godric se laissa aller contre Severus, qui resserra son étreinte autour de lui, le gardant prés de lui et en lui encore un peu. C'était comme rentrer à la maison après un long voyage. Ils étaient encore tout deux essoufflé, mais leurs regards s'accrocha et su dirent à la place de leurs lèvres tout ce qu'il y avait à dire. Ils restèrent ainsi de longue minutes, avant que finalement le fondateur ne se retirent et s'allonge aux côtés de son amant. Le professeur se tourna vers lui, et vint se lover dans ses bras si confortables. C'était une de leur meilleure partit de jambes en l'air depuis le début de leur histoire.

Ce qui obligea Severus à commenter :

« Tu sais que, rien que pour ça, ça vaudrait peut être le coup de s'engueuler plus souvent. »

Godric fronça les sourcils, avant de glisser une main sous le menton du professeur afin de lui relever la tête et l'obliger à le regarder.

« Je te jure de faire en sorte de toujours te faire l'amour ainsi, mais par pitié ne me met plus dehors. »

Le soudain sérieux de son amant fit que le serpent l'embrassa délicatement, il voulait le rassurer, lui faire comprendre que c'était bien fini. Car Godric ne voulait plus jamais revivre une telle situation, cette épreuve lui avait fait prendre conscience de tout l'attachement qu'il portait à Severus.

« Promesse accepté, et tu as intérêt de la tenir. Mais quoi qu'il advienne, plus jamais je ne te mettrais dehors. Jamais. »

Ils s'embrassèrent à nouveau avant que le professeur ne se réinstalle dans les bras de son amant. Qui lui avait besoin de parler.

« J'ai cru que jamais je ne pourrais revenir, que tu ne me pardonnerais pas. J'ai tellement eu peur de te perdre. »

Les bras du lion se resserrèrent autour de son amant, alors que celui-ci déposait un baiser sur le torse qui lui faisait face.

« Ça n'arrivera jamais. J'avais besoin de réfléchir. Mais, je crois que je n'ai jamais vraiment eu l'intention de tout arrêter définitivement. J'ai plutôt réalisé que je ne pouvais plus me passer de toi. Tu as bien réussi ton coup salopard. »

Sur le coup Godric fut surpris du langage utilisé, mais finalement il explosa de rire.

« Content de le savoir. »

Malgré tout, il était rassuré par ses paroles. Et Severus savait qu'il l'avait ainsi tranquillisé. Il savoura alors dans le silence la chaleur du lion, ses battements de cœurs à son oreille, sa respiration qui faisait écho à la sienne. Tout ce qui lui avait tellement manqué depuis presque deux semaines. Une éternité lorsqu'on pensait au peu de temps qui leur était encore impartit.

« Godric, il faut qu'on réserve notre week-end à Brocéliande demain. »

Le blond sourit à cette idée et déposa un baiser sur le crane de son amant.

« Avec plaisir, Severus. »


Alors ? Reviews please 3