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Chapitre 45 : Brocéliande
Severus rejoignit rapidement l'extérieur, avant que Godric ne cède à ses pulsions. Le blond quant à lui prit quelques minutes pour se changer à son tour et reprendre ses esprits. Il n'avait jamais imaginer qu'il était possible de désirer autant un seul homme. Et pourtant s'il s'était écouté il lui aurait encore sauté dessus. Il fallait vraiment qu'il arrive à se contrôler, sinon le serpent allait l'assommer d'ici peu. C'est sûr cette résolution qu'il rejoignit son amant sur la terre ferme.
Severus ferma les yeux quelques minutes, savourant la sensation fantastique du lieu. Il sentait la magie tout autour de lui, et c'était absolument merveilleux. A côté de ce lieu Poudlard aurait presque pu passer pour une école moldu. Il sentit la présence de son amant à ses côtés et rouvrit les yeux pour les tourner vers lui. Il lui sourit avant de lui prendre la main. Le blond lui rendit son sourire puis le suivit docilement non sans demander :
« Où allons-nous ? »
« Hum, je dirais que là où le vent nous mènera est une excellente destination. »
« Ça me paraît effectivement prometteur. »
Sur ces paroles un silence complice et agréable s'installa. Ils divaguèrent dans la forêt au gré de leurs envies, sans jamais être en désaccord sur la voie à suivre. Ils arrivèrent bien vite en dehors du sanctuaire de leur camping, sans pour autant rencontrer de moldus. Par contre ils croisèrent des fées qui vinrent voleter autour d'eux. Ils se stoppèrent pour admirer le spectacle, ils semblaient tout aussi fascinés par les petits êtres qu'elles par eux.
Les deux hommes se retrouvèrent face à face durant leur observation, et alors deux fées les poussèrent doucement l'un vers l'autre en poussant dans leur dos. Enfin ce n'était pas vraiment les fées qui les poussaient, mais plus leur magie. Godric sourit devant ce manège, et glissa un bras autour de la taille de son amant, alors que sa main libre allait caresser doucement sa joue. Severus souriait également, même s'il n'était pas sûr que ce soit une bonne idée. Le blond était ravi de la situation et ne put s'empêcher de commenter :
« Je crains que nous n'ayons pas le choix. Ses demoiselles semblent vouloir que nous nous embrassions. »
Sur ces mots une autre légère poussée se fit sentir dans leur dos. Severus glissa ses bras autour du cou de son amant avant de répondre :
« Eh bien, je crois qu'il ne faudrait pas les décevoir... »
Sur ces mots le serpent déposa simplement ses lèvres contre celles de Godric, juste pour y goûter, avant de les séparer à nouveau mais sans s'éloigner. Le lion, terriblement frustré de ce court échange, reprit les lèvres offertes dans un baiser plus profond. Severus lui laissa bien volontiers l'accès à sa bouche et leurs langues entamèrent un balai sensuel, délicat et empreint de l'amour qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre.
C'est alors qu'une vague de magie les traversa, arrivant de la terre pour remonter jusqu'à leurs têtes et simplement ressortir de leurs corps. La sensation fut si intense qu'ils tombèrent à genoux dans un même mouvement vers le sol, rompant le baiser mais sans s'éloigner. Ils restèrent dans les bras l'un de l'autre, essoufflé et encore secoué par cette magie pure. Severus posa son front contre celui du blond avant de prendre une grande inspiration et d'expirer doucement. Il ouvrit les yeux qu'il avait fermés par réflexe pour s'ancrer aux prunelles chocolat de son amant.
« Waow. »
A ce mot le blond répondit en souriant :
« Je confirme, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais waow... »
Le professeur observa les alentours, les petites fées riaient sous cape et semblaient ravies de leur coup. Puis son attention se tourna vers le sol, et il y découvrit un cercle de petits champignons qui les entourait.
« Je comprends mieux, nous sommes au milieu d'un cercle de fées. Il a dû concentrer la magie qui a réagi à notre... nos sentiments. »
Le lion sourit devant l'hésitation de son amant, ce qu'il pouvait avoir du mal à dire les choses. Il fit glisser sa main sur sa joue avant de répondre :
« Notre amour. Tu peux le dire tu sais, je pense que ce n'est plus à prouver. »
Severus acquiesça simplement, il le savait, mais il n'arrivait pas à le dire. Alors comme pour se faire pardonner il déposa un nouveau baiser sur les lèvres de Godric, qui se fit une joie d'y répondre. Une nouvelle vague de magie les traversa, mais cette fois elle ne les sépara pas, au contraire. Leur baiser prit une saveur encore plus forte grâce à elle, ils gémirent doucement de plaisir en sentant cette vague les traverser. C'était comme-ci elle renforçait tout, et c'était une des plus belles preuves d'amour silencieuse possible.
Lorsque cette magie se dissipa et qu'ils rompirent leur baiser, ils restèrent l'un contre l'autre plusieurs minutes encore. Godric sourit de plus belle, en se disant que faire l'amour juste ici devait être fantastique. Mais il dû penser trop fort car son amant s'éloigna doucement en disant :
« N'y pense même pas ! »
Il avait décidé qu'aujourd'hui serait une journée sans sexe. Enfin, jusqu'au soir au moins. Il se releva et tendit la main au blond qui la prit avec plaisir en se relevant à son tour. Il répondit finalement :
« Dommage, je suis sûr que ce serait fantastique. »
« Sans doute. Mais pas de sexe avant ce soir. »
Le blond fit la moue, et demanda :
« Défini ce soir. »
Le serpent sourit en coin, d'un sourire plus machiavélique que pervers.
« Quand je le déciderais. »
Sur ces mots ils reprirent leur routes après avoir salué les fées qui virevoltaient autour d'eux.
Ils circulèrent plusieurs minutes à l'abri des arbres, avant de finalement tomber sur un chemin. Ils le suivirent et se retrouvèrent rapidement à croiser plusieurs moldus. Ils les ignorèrent sans mal, même si certains regards s'attardaient trop sur eux à leur goût. Ils débouchèrent autour de ce qui au premier abord n'était qu'un amas de pierres, et qui en y regardant d'un peu plus près formait un creux dans le sol où de l'eau s'écoulait.
Soudain un cri qui pourrait être qualifié de déchirant attira leur attention. Un jeune enfant se tenait près des pierres et pleurer à tout rompre. Sans réfléchir Godric s'approcha et s'accroupit devant l'enfant, attirant son attention. Les yeux bleus emplies de larmes l'observèrent avec attention, et lorsque le fondateur sourit doucement, un grand sourire lui répondit.
« Eh bien bonhomme, qu'est-ce qui t'arrive dit moi ? »
Severus observait la scène un peu en arrière, les enfants ce n'était pas son truc, et il en voyait bien assez tout au long de l'année. Mais il ne put s'empêcher de sourire tendrement en voyant l'expression douce de son amant. Le garçon renifla avant de répondre :
« J'ai perdu ma maman et mon papa. »
« Eh bien on a plus qu'à les retrouver ! Je suis sûr qu'ils ne sont pas très loin. J'ai une idée, je vais te porter sur mes épaules comme ça tu pourras les voir plus facilement, d'accord ? »
L'enfant acquiesça vivement, le lion le souleva du sol pour l'asseoir sur ses épaules, tenant fermement ses jambes pour qu'il ne tombe pas.
Severus sourit et se détourna finalement de la scène pour observer l'endroit où ils se trouvaient. Il vit un petit panneau non loin de là et s'en approcha. Quelque chose le poussait à s'approcher de l'eau, sans qu'il ne comprenne pourquoi. Et c'est en lisant les quelques lignes sous ses yeux qu'il comprit.
Ce qu'il avait d'abord prit pour un amas de pierre était en fait la fontaine de Barenton. Une fontaine qui exauçait les vœux. D'après le panneau, si lorsque vous formuliez un vœu l'eau se mettait à faire des bulles, alors votre vœux serait exaucé. Severus laissa échapper un léger rire amer. Quelle ironie du sort, il avait justement un vœu à formuler, quelque chose qu'il souhaitait plus que tout au monde, quelque chose pour quoi il aurait été près à tout. Mais quelque chose qui était purement et simplement impossible.
Il sursauta lorsque la main de son amant se posa sur son épaule, il ne l'avait pas entendu arriver. Il l'observa avec inquiétude, avant de porter son attention sur les lignes devant lesquelles ils se trouvaient. Et le blond comprit pourquoi son serpent avait soudainement la mine aussi sombre. Mais le professeur ne lui laissa pas le temps de commenter, il se retourna en souriant et demanda :
« Tu as retrouvé ses parents ? »
Godric le suivit, non sans être conscient de ce qui devait trotter dans la tête de l'autre homme.
« Oui, ils n'étaient pas très loin. On essaie ? »
Sur le coup Severus leva un sourcil interrogatif, il ne comprenait pas de quoi son amant parlait. Alors le blond fit un léger mouvement de tête vers la fontaine, et les yeux du serpent s'agrandir de surprise. Voilà que son lionceau se mettait à croire aux contes moldus.
« Ne soit pas ridicule. C'est stupide. »
« On a rien à perdre. »
Sur ce point il n'avait pas tort. Mais Severus se détourna.
« Ça ne servira à rien. »
Il n'avait pas envie d'espérer pour rien, il ne voulait pas de ce sentiment vain et inutile. Rien ne pourrait changer leur triste destin. Mais quand la main de Godric se referma doucement sur son avant-bras, le retenant à ses côtés, il comprit qu'il n'aurait pas le choix. Parce que lorsqu'il tourna ses obsidiennes vers les yeux noisettes de son amant, il sut que de toute façon il ne pourrait rien lui refuser.
« Severus, s'il-te-plait. »
Le professeur soupira doucement en souriant avant de répondre :
« Tu vas vraiment tout me faire... bon très bien, allons donc faire un vœu. »
Sur ses mots la main du blond glissa dans la sienne et il la serra sans se soucier des regards alentours. Ils s'approchèrent de la fontaine et s'accroupirent, un regard entendu fut échangé et ils fermèrent les yeux priant silencieusement pour la même chose. Du moins c'est ce que pensait Severus, qui malgré la stupidité de la situation demanda de toute son âme à la magie qui régnait en ce lieu de lui permettre de garder son amant pour le restant de ses jours.
Mais de son côté Godric fut bien plus réaliste, contrairement aux apparences. Lui savait qu'il n'aurait jamais la possibilité de rester. Alors il pria pour que Severus soit heureux sans lui, pour que quoi qu'il arrive, l'amour de sa vie continu de sourire. Et même si pour cela il devait tout oublier de ce qui s'était passé entre eux, même si pour cela le lion devait disparaître entièrement de sa mémoire. Peu importe, tout ce qu'il voulait c'était que Severus garde le sourire.
Ils rouvrirent les yeux dans un même mouvement, chacun attendant une réaction à sa prière. Au début rien ne se produisit, Severus se releva, entraînant Godric dans son sillage.
« C'est ridicule, allons-y. »
Mais alors qu'il allait se retourner quelques petites bulles éclorent à la surface de l'eau. Ça ne dura qu'une fraction de seconde, au point qu'il ne sut pas vraiment s'il s'agissait d'une illusion ou non. Mais quand il vit le sourire radieux du lionceau il sut qu'il n'avait pas rêvé. Il rit doucement devant cette vision et attira son amant avec lui.
« Bien, maintenant que ton vœu est exaucé allons-nous-en. »
Le blond sourit en répondant malicieusement :
« Qui te dit que c'est le mien qui sera exaucé ? »
« Eh bien, je doute fort que le mien le puisse, et puis de toute façon ça ne veut rien dire. Ce n'est qu'une stupide légende, si ça se trouve cette eau fait des bulles à intervalles réguliers et nous sommes tombés au bon moment. »
« Tu ne veux pas y croire, juste un peu ? Qu'est-ce que ça te couterait hein ? »
Le professeur n'avait pas envie de répondre, il n'avait pas envie de sentir cette main de fer enserrer davantage son cœur. Ils s'éloignèrent en silence du site touristique et le serpent entraîna son amant hors du chemin. Il en avait assez, il voulait rentrer. Il voulait se perdre dans les bras du lion et tout oublier.
Godric sentit le malaise grandissant mais ne rajouta rien, il suivit docilement l'autre homme jusqu'à ce qu'ils se retrouvent à l'abri des arbres. Il s'arrêta et retint la main de son amant pour qu'il en fasse de même, mais le serpent resta dos à lui, ne voulant pas être confronté à cette conversation. Le lion s'avança et se positionna devant lui. Il glissa sa main libre sur le visage de l'autre homme, l'obligeant à relever la tête. Mais les obsidiennes le fuyaient toujours.
« Severus... regarde-moi. »
Un bruit se fit entendre non loin d'eux, alors le professeur les enveloppa d'un voile de ténèbres grâce à un informulé. Un groupe de moldu passa à quelques mètres d'eux, sans les voir. Une fois qu'ils eurent disparu, le professeur observa enfin son amant. Mais il ne dit pas un mot, à la place il déposa un léger baiser sur les lèvres du blond, glissant sa main libre dans son cou. Mais le blond n'avait pas dit son dernier mot, il relâcha la main de son amant pour le prendre dans ses bras, les rapprochant agréablement. Il murmura alors, le front posé contre celui de l'autre homme :
« Je t'en prie, parle-moi. »
La main de Severus se trouvant dans la nuque du blond se fit caressante, alors qu'un sourire triste ornait ses lèvres. Son autre main glissa dans le dos du lion.
« Que veux-tu que je te dise que tu ne saches déjà ? »
« Tout. Je veux tout de toi, je veux des certitudes, pas de simples suppositions faite par mon esprit sur ce que contient le tiens. »
Un soupir à fendre l'âme s'échappa des lèvres du serpent. Il n'avait aucune envie de formuler en mot ce qui se tramait dans sa tête. Il n'avait pas envie de rendre cela plus réel. Mais après tout il devait bien ça au blond.
« Je ne veux pas y croire même un peu. Parce que je sais que quel que soit la force de mon vœu, il m'est impossible de te garder près de moi pour toujours. Alors je ne veux pas espérer vainement. »
Il allait souffrir bien assez comme ça. Il ne comptait pas aggraver son cas. Godric l'embrassa, le tirant de ses pensées, un baiser lent, tendre. C'était presque un baiser désespéré. Mais Severus s'appliqua à le rendre langoureux. Il n'était pas question de désespoir, il ne voulait pas de ça. Il s'éloigna finalement de son amant, et sortit la clé de leur cabane.
« Rentrons. »
Le blond afficha un sourire pervers, avant de commenter :
« Je croyais que tu voulais profiter de cet endroit. »
« Et je l'ai fait, mais maintenant c'est de toi dont j'ai envie Godric. »
L'expression du blond changea, et le serpent pu voir avec ravissement que son amant était tout à fait du même avis. Ils rentrèrent presque en courant, et à peine furent-ils arrivés dans le cocon de leur cabane que le lion se jeta sur la bouche tant désiré de son amant. L'effet que lui faisait cet homme était incommensurable, et le simple son de sa voix était le meilleur des aphrodisiaques. Alors que leurs bouches se dévoraient avidement, les mains du blond glissèrent sous les vêtements du professeur pour aller caresser la peau tendre de son ventre.
Severus frissonna à ce contact, puis il glissa ses propres mains sous les vêtements du blond, caressant avec attention le dos ainsi offert. La bouche du fondateur quitta la sienne pour aller s'égarer dans son cou, auquel il lui offrit un total accès. Les mains du lion remontèrent sous les vêtements jusqu'à ce qu'il s'écarte légèrement. Severus retira alors ses mains du dos de son amant pour lever les bras et lui permettre de retirer son pull et son t-shirt si gênant.
Il fit rapidement de même avec ceux de Godric, juste avant qu'il ne revienne dévorer sa gorge de baisers. Le serpent se laissait aller contre le bois dans son dos, égarant ses mains dans le dos de l'autre homme. La langue du blond remonta alors du bas de son cou vers son oreille, faisant courir un délicieux frisson dans son dos. Puis elle glissa derrière le lobe de son oreille avant que des dents taquines ne viennent le mordiller doucement, envoyant une décharge dans tout son corps et le faisant gémir doucement. Comment était-il possible qu'un si insignifiant bout de chair provoque autant de sensation ?
Godric sourit doucement, ravi de l'effet qu'il faisait à son homme. Et tout autant ravi de l'avoir pour lui tout seul, et de le voir s'abandonner entre ses bras. Il revint l'embrasser langoureusement alors que les mains du professeur s'immisçaient entre eux. Elles vinrent caresser son torse, titiller ses boutons de chair, pour finalement retourner dans son dos. Mais elles ne restèrent pas sage pour autant, elles descendirent sur les fesses du blond, et appliquèrent une savante pression pour faire se rencontrer davantage leur bassin. Ils gémirent de concert, rompant le délicieux baiser pour s'observer.
Chacun pouvait clairement voir le désir dilater les pupilles de l'autre, et cela ne rendait leur envie que plus présente. Godric formula d'une voix délicieusement roque :
« Tu sais que tu me rends fou ? »
Le serpent sourit en remontant ses mains dans le dos du blond, l'une d'elles se glissa dans sa nuque.
Il répondit d'une voix tout aussi évocatrice :
« Je te retourne le compliment. J'ai l'impression d'être un ado en rut depuis une semaine, et c'est entièrement ta faute... »
Le fondateur sourit de fierté, il était ravi d'apprendre cette nouvelle.
« Eh bien sache que j'en assume l'entière responsabilité... Et je vais tout faire pour remédier à ce petit problème... »
Un sourire carnassier éclaira les lèvres de Severus qui répondit sur un ton sensuel :
« J'espère bien... »
Sur ces mots il reprit les lèvres du blond de plus belle, alors que celui-ci le pressait davantage contre le mur, les faisant gémir tous deux. Godric abandonna encore une fois ses lèvres, reprenant une progression vers le bas, déposant des baisers sur son chemin. Il arriva bientôt auprès d'un téton, qu'il embrassa presque religieusement, avant que sa langue n'en trace délicieusement les contours. Le serpent ne put retenir les légers gémissements qui naissaient dans sa gorge grâce à ces caresses. Il avait envie de prendre son temps, et en même temps il avait tellement envie de plus. Il n'hésita pas bien longtemps avant de prendre sa décision, après tout ils avaient tout le week-end pour trouver une occasion de prendre leur temps.
« Godric... »
Le blond savait très bien ce que ce ton voulait dire, et il avouait volontiers qu'il était d'accord avec lui. Mais il avait envie de titiller encore un peu son amant. Il continua sa descente, jusqu'à être à genoux devant Severus. Ce dernier posait sur lui des yeux d'un noir ardent, ce regard auquel lui seul avait le droit. Il ancra ses pupilles au siennes, tout en défaisant la ceinture puis la braguette du jean du professeur. Il fit glisser les vêtements jusqu'au sol, et en profita pour se débarrasser des chaussures de son amant. Seul restait le caleçon de Severus, qui au goût de celui-ci était très gênant.
Godric vint déposer un baiser sur le tissu tendu, obtenant un gémissement plus profond cette fois. Et il le fut encore plus lorsqu'il mordilla tendrement la chair à travers ce dernier obstacle. Ses mains remontèrent le long des jambes du sorcier, passant sur son caleçon, puis en dessous de façon à aller caresser tendrement les fesses tant désirées. Un son sortit de nouveau de la bouche de son amant, un peu plus exigeant cette fois :
« Godric. »
Le blond sourit en répondant :
« Oui mon amour ? »
Severus hésitait entre le tuer et les faire avancer à sa façon. Mais il n'eut pas le temps de choisir que le blond était déjà de nouveau debout en train de dévorer ses lèvres. Le contact de leur bassin les fit gémir lourdement. Et alors que Godric s'éloignait à nouveau, attendant une réponse, le serpent fit simplement disparaître les vêtements qui subsistaient encore entre eux. Le lion rit doucement en revenant déposer des baisers dans sa nuque pour murmurer à son oreille :
« On dirais que tu es pressé... »
Severus glissa une main appuyé à l'arrière de la nuque du blond, avant de susurrer au creux de son oreille :
« Tu n'as pas idée... »
Sur ses mots il fit glisser la pointe de sa langue au creux de l'oreille du blond, obtenant un petit gémissement délicieux. Le blond glissa ses mains dans son dos, puis les fit descendre vers ses fesses, avant de se glisser juste en dessous. Severus glissa ses bras autour du cou de son homme qui le souleva alors que ses jambes s'enroulaient autour de sa taille. Leurs bouches se retrouvèrent avidement alors qu'un gémissement commun se faisait entendre face à ce nouveau contact délicieux. Le blond repartit ensuite à la conquête de la nuque du serpent, alors que l'une de ses mains se glissait entre ses fesses. Severus commenta :
« Le canapé nous tend les bras Godric. »
Un léger rire des plus agréables s'échoua sur sa peau.
« Je croyais que tu étais trop pressé pour cela mon amour. »
« Je ne suis jamais trop pressé lorsqu'il s'agit de préserver mon dos des surfaces non appropriés vois-tu. »
Sur ses mots il reprit les lèvres du blond alors que celui-ci se mit en route vers le confort de l'immense canapé d'angle de la pièce. Il les fit basculer sur les coussins douillets et reprit ses investigations. Il immisça un premier doigt dans l'intimité de Severus qui gémit longuement devant l'intrusion, mais il se détendit bien rapidement sous les baisers de son amant. Un autre intrus rejoignit le premier alors que la langue de Godric traçait les contours du gland de l'autre homme, si bien que ce dernier sentit à peine l'intrusion. Les mains de Severus se perdaient dans les cheveux de son amant, alors qu'un flot de gémissements plus ou moins sonore s'échappaient de ses lèvres.
La langue du blond parcouru toute la longueur de son membre alors qu'un troisième intrus trouvait son chemin en lui, provoquant un long gémissement. Severus était perdu au milieu de toutes ses sensations. Godric lui faisait perdre la tête, et c'était bien le seul à en être capable. Mais il en voulait bien plus. Il dirigea son regard vers son amant :
« Godric... »
Sa voix était rauque, chaude, suave, ce qui ne manqua pas de faire réagir le lion. Il stoppa sa douce torture pour remonter embrasser le serpent, et il le pénétra lentement, le faisant gémir au creux de leur baiser langoureux. Godric dû se résoudre à libérer la bouche de son amant lorsque l'air se fit trop rare, les laissant haletant alors qu'il se trouvait immobile à l'intérieur de Severus. Ce dernier intima un premier mouvement de hanches, les faisant gémir ensemble, avant que Godric ne prenne le relais.
Les premiers mouvements furent lent et prometteur, jusqu'au moment où Godric frappa la prostate de son amant, qui hurla sous la vague de plaisir qui l'inonda. Ravit de ce son le blond continua ses mouvements, frappant sa cible à chaque coup, accélérant ses mouvements alors que le plaisir se faisait de plus en plus fort. Ils n'étaient plus que gémissement et cris, plaisir et empressement. L'inéluctable les poussaient de plus en plus l'un vers l'autre. Et lorsque l'orgasme arriva, il les faucha ensemble, à la même seconde, comme s'ils ne faisaient qu'un.
Godric retomba dans les bras de Severus, qui l'enveloppa bien volontiers alors qu'ils reprenaient leur souffle. Le lion se retira avant de revenir dans ses bras, un léger rire échappa à Severus alors qu'une idée saugrenue lui traversait l'esprit. Le fondateur leva un sourcil interrogateur, alors le professeur s'expliqua :
« Je me disais que si cette cabane n'est pas isolé phoniquement, nous venons de faire fuir tous les êtres vivants qui devaient se trouver à proximité. »
Le blond rit doucement à son tour :
« C'est certain, niveau discrétion ce n'était pas vraiment ça... »
« La faute à qui ? »
« Je ne t'ai pas entendu te plaindre... »
Ils s'embrassèrent tendrement, avant que Severus ne remarque qu'un panier repas se trouvait sur la table. Il ne savait pas s'il était déjà là avant qu'ils arrivent, mais il l'espérait sincèrement. Il proposa :
« Bon, et si nous mangions ? De la vraie nourriture j'entends. »
Le blond lui sourit et acquiesça.
J'espère que mon histoire vous plaît toujours, la fin approche à grand pas maintenant ... du coup le prochain chapitre sera un chapitre qui nécessitera l'utilisation d'un bavoir/d'une bassine au choix, on se console comme on peut !
