Ils passèrent la nuit à se retrouver. Au petit matin, Milo se réveilla avant Camus. Il resta allongé quelques minutes en observant l'élu de son cœur qu'il avait failli perdre. Quand il eut fini sa contemplation, il se leva et partit préparer le petit déjeuner.
Ce fut une délicieuse odeur de café et de viennoiserie qui réveilla le verseau. Lorsqu'il ouvrit les yeux, le scorpion venait d'entrer dans la chambre, un plateau dans les mains.
Celui-ci posa ce qu'il tenait sur la table de nuit, embrassa son verseau puis se leva et se mit à danser sensuellement. Il voulait vraiment se faire pardonner de son attitude et pour cela, il avait décidé de tout mettre en œuvre.
Le français regarda avidement le spectacle avec des paillettes dans les yeux. Au moment où ils allaient de nouveau s'embrasser, on frappa à la porte d'entrée.
D'un regard déçu mais chargé de désir, Milo se rhabilla et sortit de la pièce pour aller ouvrir. Quelques minutes plus tard, le verseau entendit la voix paniquée de son amour et il se leva en vitesse puis s'habilla en quelques secondes. Il apparut ensuite dans la pièce principale et ce qu'il vit le cloua sur place.
Eaques se trouvait dans les bras de son fils, le corps tuméfié. Très vite, le français alla aider le grec et lui demanda de lui apporter le nécessaire pour le soigner. Avec calme, malgré la colère noire qui bouillait en lui, Camus réussit magnifiquement bien à soigner le garuda. Ensuite, il demanda à son compagnon de rester auprès du blessé pendant que lui allait voir son père.
Avant qu'il ne sorte, Eaques ouvrit les yeux et dit d'une voix faible :
- Ce n'est pas lui qui a fait ça, Camus. Même...même si on s'est fâchés ou si on n'est plus ensembles, je sais et lui aussi qu'aucun ne fera de mal à l'autre.
- En es-tu sûr Eaques ? Tu as bien vu comment cela s'est passé pour...pour Milo et moi, répondit le français une pointe d'émotion dans la voix.
- Je sais et d'ailleurs fiston, je te demande pardon pour ce que je t'ai dit hier. Je n'ai pas voulu te blesser.
- J'ai déjà oublié ça papa, répondit le scorpion retenant difficilement ses larmes, dis-nous qui t'as fais ça.
- Laissez tomber s'il vous plaît.
- Pardon, s'écria Milo, tu voudrais qu'on laisse tomber alors que l'on vient de te retrouver esquinté de partout avec des blessures qui prouvent que tu t'es battus ? Tu rêves là !
- Je ne peux qu'être d'accord avec lui Eaques mais je sais que tu ne nous livreras pas le nom de ton ou tes agresseurs donc ce sera à Milo et moi de trouver. Reposes-toi et dis-toi que tu es en sécurité ici. Viens Milo !
- Merci, répondit le garuda touché par les paroles de Camus, va avec lui mon fils.
- Non ! Je reste auprès de toi.
- Milo, viens s'il te plaît. Je...je dois...je dois te dire quelque chose.
- Vas-y, il a besoin de toi et moi de dormir pour récupérer et me soigner.
- Non, non et non. Je ne bougerais pas d'ici.
Camus se tut mais utilisa ses pouvoirs pour enfermer le scorpion dans un cercueil de glace. Une fois le silence obtenu, il se tourna vers le juge qui lui demanda s'il allait lui révéler le sombre secret. Le verseau lui répondit qu'il aurait aimé attendre un peu et qu'il aurait voulu que ce soit lui qui le fasse mais les circonstances faisaient que c'était Camus qui s'y coller.
Le garuda le remercia et lui demanda de faire attention à eux deux. Le verseau prit congé du spectre tout en prenant la statue de glace que représentait à présent Milo.
Une fois arrivé dans la chambre, le verseau libéra le scorpion et lui posa une couverture sur les épaules. Le grec s'éloigna du français sans un mot et commença à se diriger vers la porte mais c'était sans compter sur l'anticipation de Camus qui avait fermé et glacé la porte. Milo se retourna et dit d'une voix doucereuse :
- Laisses-moi sortir.
- Non.
- Pourquoi ? Tu veux qu'il arrive quelque chose à mon père ?
- Ce n'est pas mon intention et même si je détestais ton père, je ne lui souhaiterais pas ça. Tu me connais, non ?
-Hum... peux-tu me laisser sortir s'il te plaît Camus chéri? demanda Milo en appuyant volontairement sur les deux derniers mots.
- Je ne peux pas... pas avant de t'avoir révéler quelque chose.
- Je ne veux pas t'entendre ! Lâches-moi ! cria le grec en se dégageant de la main du verseau, tu te fous de ce qui peut arriver à mon père tout comme ce qui peut m'arriver. Je te déteste, je te hais Camus! Tu ne veux servir que tes propres intérêts ! Va t'en, laisses-moi. Tu n'es qu'un...
Milo ne put terminer sa phrase car sa joue le brûla. En effet, Camus, les larmes aux yeux, venait de le gifler. Quelques secondes passèrent rapidement mais cela sembla incroyablement lent pour les deux amants. Ils se regardèrent dans les yeux puis le français, des larmes roulants sur ses joues, commença à partir en courant presque.
Milo reprit ses esprits et venait de réaliser ce qui venait de se passer. Se tournant rapidement vers la porte, il put juste apercevoir les larmes de son compagnon avant que celui-ci ne disparaisse. Il tenta de le rattraper mais en vain.
Dépité, il retourna dans sa maison et s'affala dans un fauteuil près de son père. Celui-ci se réveilla et vit immédiatement que son fils n'allait pas bien. Il lui demanda ce qui s'était passé et Milo lui raconta.
Pendant ce temps, le verseau était partit se promener afin de mettre ses idées au clair et de commencer à chercher des indices par rapport à l'incident qu'avait eu Eaques. Il ne savait pas trop quoi penser de cette énième dispute. Bien que son cœur saignait, il prit sur lui et décida de mettre la priorité sur Eaques.
Ensuite, il repartirait en Sibérie puis au Sanctuaire comme le lui avait demandé Athéna. D'un pas lent, il commença à retourner chez Milo lorsqu'il sentit une présence derrière lui. Il n'eut pas le temps de se retourner qu'il sentit une lame s'enfoncer dans son ventre. Son cosmos jailli et emprisonna son agresseur dans un cercueil de glace. Une main sur la plaie, il se dirigea vers sa destination tenant le cercueil de son autre main.
Il arriva chez son compagnon épuisé et pâle. Il tenta d'ouvrir la porte mais s'effondra avant de réussir. A l'intérieur, Eaques entendit le faible bruit que fit Camus en frappant. Il leva la tête et demanda à son fils d'aller voir. Celui-ci se leva avec un mal de tête et partit ouvrir. La surprise et l'état dans lequel se trouvait le français le stupéfia. Avec une douceur inouïe, il prit le blessé dans ses bras et l'amena dans le deuxième canapé de sa maison. Eaques aida son fils à soigner le chevalier.
Peu de temps après, le garuda obligea l'ancien scorpion à attendre que les soins fassent effet. Celui-ci se tenait à côté de son amant, des larmes coulant sur ses joues. Il tenait les mains du verseau tout en lui murmurant des douces paroles. Au bout d'un moment, il finit par s'endormir, sa tête près de celle de Camus.
Quelques heures plus tard, le français se réveilla. Son cœur se serra lorsqu'il vit Milo à ses côtés et sa blessure le tiraillait. Avec précaution, il réussit à extirper ses mains de celles du grec, sans le réveiller, et à se lever. Lentement, il se dirigea vers la cuisine où il trouva Eaques. Celui-ci s'affola quand il l'aperçut et l'obligea à s'asseoir. Ensuite, il lui prépara un encas et attendit qu'il mange. Lorsque Camus eut fini de manger, il demanda :
- Ceux qui s'en prennent à nous sont ceux dont vous m'avez parlé la dernière fois ?
- Je le pense en effet. Promets-moi de n'en parler à Milo que si elle se montre.
- Je te le promets.
- Merci. Je ne pensais pas qu'elle referait surface aussi vite.
- Sa mère ? Mais, je croyais que...
- Je sais et je le pensais également.
- Qu'est-ce qui s'est passé réellement.
Eaques commença son récit. Au fur et à mesure, Camus comprenait à quel point il était important de protéger Milo. Lorsque le garuda eut finit, un long silence s'installa entre eux avant que le verseau reprenne :
- Je le protègerais même si ça doit être de loin.
- Pourquoi de loin ?
- Il a dû te dire ce qu'il s'est passé entre lui et moi tout à l'heure.
- Oui, c'est vrai.
- Eh bien, je...j'ai décidé de...de prendre du recul sur notre relation. Je sais qu'il n'appréciera pas mais...je ne veux pas revivre...ces moments de douleurs. J'ai besoin d'être sûr et rassuré.
- Bien que je ne sois pas tout à fait d'accord avec toi, je ne peux m'empêcher de t'approuver car j'ai été dans la même situation il y a peu de temps.
- Je te remercie de ta compréhension Eaques. Puis-je te demander un service ?
- Lequel ?
- C'est...c'est d'être là quand je lui annoncerai.
- Quand tu m'annonceras quoi, Camus ? demanda le scorpion qui venait d'apparaître sur le seuil de la porte.
Après un rapide regard échangé avec Eaques, Camus se retourna vers Milo et dit, d'une voix mal assurée :
- Milo..., je...je tiens à toi plus que tu ne le croies mais...je n'ai pas envie de revivre ce qu'on a vécu depuis notre dernière et plus importe séparation.
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ? demanda le grec en plissant les yeux, ce qui n'était pas bon signe.
- Ce...ce que je veux dire, c'est que...c'est que je...j'aimerais qu'on réfléchisse chacun de notre côté, seul, avant que l'on se remette ensemble.
- Pardon?..., répondit le scorpion médusé, très bien, fais comme tu veux puisque c'est toi qui décide.
- Milo...
- Non ! Tais-toi ! Pars et va réfléchir si ça te chante mais je te conseille de ne revenir vers moi que lorsque tu auras décidé.
Le verseau commença à partir tristement lorsqu'il sentit une douleur lancinante au niveau de sa blessure. Se pliant en deux tellement il avait mal, il entendit à peine Eaques ordonner à son fils d'aller chercher Minos. Une fois Milo partit, Eaques prit le français dans ses bras et se téléporta dans une clinique privée dont le directeur connaissait l'existence des enfers, des spectres et des chevaliers. Pendant le trajet, le chevalier avait demandé au garuda de le laisser mourir et celui-ci lui répondit qu'il ne fallait pas qu'il perde espoir, que se soit pour sa douleur ou pour sa relation avec le grec et qu'il essaierait de le faire changer d'avis. Camus, touché par ses paroles, lui promit de se battre.
Lorsque le seigneur fut totalement prit en charge, le spectre regagna les enfers. Il scruta de son cosmos les lieux pour y chercher son fils et son compagnon avec qui, il s'était réconcilié. Ceux-ci l'attendaient avec impatience et anxiété. Lorsqu'il se retrouva face à eux, il les rassura mais lança néanmoins à son fils ce que Camus lui avait dit. Il fut content de voir que cela bouleverser sa progéniture. Il partit ensuite épauler son compagnon qui en avait besoin, laissant Milo face à ses pensées. Celui-ci ne savait plus quoi penser et l'émotion l'emportant, il préféra s'isoler dans sa chambre pour réfléchir. Au bout d'un moment, il se décida chercher à entrer en contact avec le cosmos du verseau, qui était infime. Lorsqu'il le trouva, il lui dit : " Camus! Je t'en pries, je t'en supplies, ne meurs pas, ne te laisses pas mourir! J'ai besoin de toi, ton père et le mien ont besoin de toi! Je t'en supplies, ne fais pas cela! Je t'aime du plus profond de mon âme et de mon cœur. Ne pars pas!".
Le verseau, toujours endormit et qui venait de remonter de la salle d'opération, sentit son cœur se serrait lorsqu'il entendit ses paroles et la voix suppliante et désespérée. Essayant de garder une voix froide et impersonnelle, le rembarra : " Milo! Ça ne peut plus durer ainsi entre nous. Il y a déjà trop eu de souffrance! Je te donne une chance, UNE CHANCE pour me convaincre de revenir avec toi sinon malgré le fait que j'ai toujours des sentiments envers toi et que cela nous feras souffrir, ce sera fini entre nous, DEFINITIVEMENT! Trouve les paroles qui nous feront revenir ensembles. Je ne VEUX pas te voir pendant TROIS semaines, tu en auras deux ensuite pour me prouver ton amour et si tu n'y arrive pas ou que tu n'en a pas, alors...nous nous quitterons bien que cela nous fera souffrir et je ne reviendrais pas sur cette décision! Alors réfléchit!".
Camus coupa net la communication et Milo s'effondra en larmes dans les bras de son père, qui venait s'assurer que tout allait bien car il avait sentit la détresse de son fils et le déploiement de son cosmos.
Le juge essaya tant bien que mal de le consoler, après que le grec lui ai raconté la discussion qu'il venait d'avoir avec le verseau. Minos l'aida également mais l'arachnide mis beaucoup de temps avant de se calmer, épuisé. Il finit par s'endormir dans les bras des deux juges.
A la clinique, Camus pleurait silencieusement. Il savait que ses paroles avaient été dures à entendre pour le scorpion. Cela lui faisait mal également. Il espérait sincèrement que le grec saurait trouver les mots. Il l'aimait plus que tout et cela serait vraiment un déchirement de se séparer de lui. Il s'endormit le cœur lourd avec et un mal de tête.
Aux enfers, Minos et Eaques veillaient sur le sommeil du grec. Ils n'étaient pas vraiment surpris de la décision du verseau même s'ils la trouvaient un peu dure. Ils savaient également que Camus devait souffrir de sa décision. Avant de s'endormirent aux côtés de l'arachnide, ils s'étaient concertés et avaient décidés d'aider le scorpion à reconquérir Camus. Le sommeil les emporta rapidement.
Le lendemain, Milo se réveilla de bonne heure. Il resta un long moment allongé, savourant la présence de ses deux aînés à ses côtés. Un mal de crâne le tenaillait tant il avait pleuré suite à la décision de son amour. Il comprenait cette décision et donnait raison au verseau. Son impulsivité, ses paroles et ses actes avaient été les causes de cette séparation.
Il finit par se lever en faisant attention de ne pas réveiller les deux juges puis se dirigea vers la cuisine, ses pensées tournées vers l'élu de son cœur.
Distraitement, il se servit un café et le touilla pensivement jusqu'à ce que Minos le rejoigne.
Après quelques minutes de silence, Minos prit la parole :
- Ça va mieux ?
- Bof.
- Milo, sache que ton père et moi, on fera tout pour t'aider. N'hésite pas à nous demander et à évacuer ce que tu ressens. Que ce soit de la colère ou de la tristesse, on est là, à tes côtés et on ne t'en voudra pas si jamais tu nous blesses moralement ou physiquement.
- Merci, répondit le grec, j'essaierais de faire attention quand même. Si tu savais comme je regrette ce que je lui ai fait...depuis le début. Il me manque tellement...
- Milo...
Le griffon, touché par la détresse du jeune homme, le prit dans ses bras et le consola à nouveau. Eaques, qui venait d'arriver silencieusement, s'était adossé au chambranle de la porte de la cuisine et regardait avec tendresse la scène qui se jouait sous ses yeux. Il s'approcha, embrassa Minos et fit un énorme câlin à son fils.
Peu après, le griffon partit voir Camus en espérant le faire revenir sur sa décision. Milo l'espérait aussi. Il se morfondait en essayant de trouver les mots qui pourraient faire revenir Camus lorsque lui et son père furent appelés par Hadès. Une mission venait de leur être confiée et le seigneur des enfers demanda à Eaques de prévenir Minos. Celui-ci laissa, à contrecœur, son fils avec qui il avait eu une longue et éprouvante discussion. En rejoignant son compagnon, il masqua sa tristesse pour laisser place à son sérieux.
Leur mission serait difficile surtout si le scorpion apprenait la vérité. Le griffon prévint son fils en espérant que celui-ci soutienne le grec. Une heure plus tard, ils étaient en dehors des enfers aux aguets.
Loin de là, Camus ressassait la conversation qu'il avait eue avec son père. Le récit qu'il avait entendu lui avait fait mal. Il n'avait plus de doutes concernant l'amour de l'arachnide. Certes, il pouvait stopper cette séparation mais il tenait néanmoins à ce que son compagnon prenne conscience que son comportement pouvait blesser le verseau. La demande du griffon concernant le soutien qu'il devait apporter au grec était un peu futile car il le ferait de toute façon. Imperceptiblement, il suivait le cosmos du grec. Leur mission s'annonçait dure et éprouvante et Camus commençait à regretter ce qu'il avait dit à l'arachnide.
Le trio était arrivé dans une plaine où l'on pouvait apercevoir de loin une immense bâtisse. Très vite, ils masquèrent leur aura et partirent en direction de la maisonnette. Au fur et à mesure, Eaques faisait tout pour cacher ce qu'il ressentait à son fils. Minos l'aider en dirigeant la conversation sur la relation du verseau et du scorpion. Milo livrait tant bien que mal ce qu'il ressentait lorsque soudain, la terre explosa non loin de lui et les deux juges et lui furent propulsés quelques mètres plus loin. Se relevant avec rapidité, leur cosmos afflua et ils engagèrent une bataille des plus éprouvantes. Bientôt, le grec ne fut plus que le seul debout.
En effet, les deux juges avaient étaient blessés et ne pouvaient plus continuaient à avancer. Ils incitèrent Milo à les laissés et à terminer la mission qui leur avait été confiée. Le cœur serré, le scorpion continua son chemin et lorsqu'il arriva dans la pièce principale, il se retrouva face à une femme d'une beauté sans nom. Ses yeux étaient semblables aux siens, sa chevelure d'un noir de jais lui descendait jusqu'aux fesses, son visage était extrêmement délicat. Le reste de son corps était tout comme le visage.
Ils se regardèrent un moment sans prononcer un mot puis la femme éclata de rire. Un rire léger et sensuel qui étonna le fils d'Eaques. Alors qu'il contemplait celle qu'il avait en face de lui, le scorpion entendit faiblement mais distinctement la voix de Camus à travers son cosmos.
Celui-ci lui demandait de ne pas écouter et surtout croire ce que la merveilleuse créature, qui était en face de lui, allait lui dire. Il répliqua en lui posant la question du pourquoi. Le verseau lui répondit simplement que c'était leur ennemi et que malgré leur séparation, il ne voulait pas le perdre. Malgré cela, Milo commençait à douter des sentiments du verseau à son égard et se demandait s'il n'allait pas rejoindre cette femme. Alors qu'il était en train de se poser ses questions, Minos et Eaques firent irruption derrière lui. Il se retourna et Eaques lui dit :
Ne la crois surtout pas Milo, je t'en supplie ! Elle te trahira et te détruira comme elle l'a fait avec moi.
Moi, je t'ai détruit ? Laisses-moi rire ! C'est toi le traître, tout comme lui, répondit la jeune femme en désignant Minos du menton.
Pardon ? Ce n'est pas moi qui aie poussé la mère de Camus à quitter Minos et à abandonner son fils quelques années plus tard.
C'est quoi cette histoire ? demanda le grec en regardant tour à tour les deux juges dans les yeux.
Je… je ne voulais pas que tu le découvres … mais cette traîtresse est…
Il n'est pas au courant ?! Ha haha ! Je te reconnais bien là Eaques ! Toujours à protéger ceux qui te sont chers. Milo… ce que ton père ne veut pas te révéler, c'est que… je suis…. ta mère.
La révélation fut lourde et difficile à encaisser pour le scorpion. Il n'aurait jamais cru que son père lui cacherait un tel secret qui avait failli le tuer ainsi que le français. Il était abasourdi et réfléchissait à toute vitesse car il ne savait pas quoi faire. Il était furieux car il savait qu'en dehors de son paternel, Minos et Camus étaient au courant et avait envie de découvrir qui était cette personne qui prétendait être sa mère. Il hésita encore quelques instants puis se décida et sa décision fut sans appel. Cependant, il se laissa le droit de revenir sur celle-ci mais cela il ne le mentionna pas lorsqu'il annonça ce qu'il avait choisi.
