Corleone était une petite ville tout à fait modeste mais déjà plus grande que les villages entourant Baucina et Baucina lui-même. Ce jour là semblait être jour de marché. Les habitants se pressaient dans les rues, s'attardant devant tel ou tel échoppe. Les prix étaient criés aux quatre vents par les différents marchands. Des gamins des rues se faufilaient entre les jambes pour tenter de voler une pomme ou deux sur un étalage.
C'est dans ce joyeux bazar que les Vongolas arrivèrent. Les rares personnes les connaissant les saluèrent discrètement, ne voulant pas dévoiler à la foule la présence d'une personnalité aussi importante. Pour passer encore plus inaperçus, ils avaient tous revêtus des vêtements plus civiles pour leur petite escapade. Asari qui avait voulut venir avait du emprunter des vêtements aux autres gardiens, ses tenues japonaises n'entraient pas vraiment dans les critères de la normalité italienne du dix-neuvième siècle.
Les quatre cavaliers se frayèrent un chemin dans la foule, atteignant une zone moins encombrée. Là, un homme attendait adossé à un mur, il les salua rapidement alors qu'ils descendaient de cheval.
- Don Vongola, je suis Arturio, c'est moi qui gère vos activités dans cette ville.
- Bien, tu vas sûrement pouvoir m'éclairer sur ce qu'il se passe ici. J'ai entendu parler d'un chasseur de prime qui s'en serait prit à des civiles innocents et deux de nos hommes.
- Exact. Les deux civiles étaient des voyageurs, ils étaient ici depuis deux jours quand cet homme les a coincé dans une ruelle. Ils n'ont eu aucune chance de s'en sortir. Ensuite, pour nos deux hommes nous n'avons rien vu, mais nous supposons qu'il s'agit de la même personne, les blessures étaient semblables à celles des deux civiles.
- Quel genre?
- De larges coupures, une sorte d'épée sûrement.
- Bien, savez-vous où il se trouve actuellement?
- Nous avons seulement une zone, il n'est pas facile a repérer, il est clairement habitué à ce boulot et surtout doué.
- Bien, conduis-nous.
La petite troupe laissa les chevaux à une auberge avant de suivre le guide. Ils arpentèrent les petites rues sinueuses de Corleone pendant plus d'une heure, fouillant chaque recoin à la recherche d'un indice, mais la zone désignée par Arturio était vaste. Alaude partit rapidement seul faire ses affaires, laissant son boss et ses deux gardiens continuer leurs recherches.
Finalement, après deux heures de marches ils trouvèrent celui qu'ils cherchaient. Giotto tomba dessus par hasard alors qu'il s'avançait dans une énième ruelle sombre. Alors qu'il y pénétrait, de vagues gémissements retinrent son attention. Tous accélérèrent le pas, observant chaque recoin, derrière chaque poubelles avant de tomber sur un homme, au bord de l'inconscience gisant par terre.
Giotto voulut s'abaisser pour l'aider, mais s'arrêta brusquement, sentant une lame se poser sur son cou. G et Asari dégainèrent immédiatement, mais n'osèrent rien faire en voyant la lame si proche d'un point vital.
Au fur et à mesure, leurs yeux s'habituèrent à l'obscurité, leur permettant de distinguer qui tenait en respect le Primo Vongola. La personne semblait être un jeune adulte, assez grand. Il portait des vêtements entièrement noirs et un bandana recouvrait ses cheveux et descendait presque sur ses yeux.
- Bonjour, puis-je savoir ce que vous faites ici?
- Nous te cherchions si tu es bien le chasseur de primes.
- Ca doit être moi alors. Que me vaut l'honneur d'être poursuivi par les Vongolas? Je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit de répréhensible, je gagne juste de l'argent comme je peux.
- Et cet homme alors?
Giotto désigna la personne désormais inconsciente qui gisait au sol. L'inconnu eut simplement un léger sourire à sa vue.
- Lui, il appartient à un groupe de trafiquants d'enfants. le chef de cette ville va me donner quelques pièces pour sa capture.
- Capture? Tu ne vas pas le tuer?
- Bien sûr que non, je suis un chasseur de prime, pas un tueur à gages. Je ne tue que en dernier recours, ici ce n'est pas le cas.
- Et qu'as-tu à dire concernant les deux civiles que tu as tué?
L'épéiste s'approcha au plus près du visage du Don, ne relâchant jamais la pression de sa lame sur la gorge du blond. Ses yeux noirs de colère se fixèrent dans ceux dorés du Primo alors qu'une lueur dangereuse commençait à y danser.
- Ces types ne méritaient pas de vivre. Ils s'en sont pris à quelqu'un qui m'est extrêmement précieux, je ne pouvais pas les laisser courir dans la nature sans rien faire.
- Ce n'étaient que des civiles!
- Des civiles? Si eux sont des civiles alors moi je suis un ange. Ces types étaient des mafieux de la pire espèce, ils n'ont eu que ce qu'ils méritaient.
- Ils n'apparaissaient sur aucune liste et aucune information ne prouvait qu'ils étaient autre chose que des civiles.
- Vous ne pouvez pas tout savoir. Ils appartiennent à une toute nouvelle mafia qui montent en puissance. Croyez-moi, ces types n'allaient rien faire de bon.
Giotto ne sentait aucun mensonge venant de la part de cet inconnu, il lui fit un simple signe de tête pour lui montrer qu'il acceptait ce qu'il avait fait. L'épéiste relâcha sa prise avant de désigner l'homme toujours au sol.
- Je vous le laisse si vous voulez, moi j'ai presque assez d'argent et puis on m'attend alors...
- Bien sûr que je t'attends idiota! J'ai du travail moi!
Tout le monde se tourna vers l'autre entrée de la ruelle, un homme en pantalon blanc, portant une chemise noir ainsi qu'un gilet blanc sans manches s'avançait. Personne n'arriva à deviner les traits de son visage, cachés par l'ombre du fedora blanc qu'il portait. L'épéiste se gratta la nuque en signe de gêne avant de rejoindre ce nouvel arrivant.
- Désolé Gokudera, j'ai été un peu retardé.
- J'avais compris. Maintenant que tu as finis on va enfin pouvoir y aller, j'ai un concert dans quelques minutes moi! Et puis quand il sera finit on aura enfin assez d'argent pour s'acheter ces chevaux.
- On pourra enfin aller le chercher... Bon, allons-y.
Alors qu'ils commençaient tous les deux à s'éloigner, ils furent retenus par les Vongolas qui les interpellèrent une nouvelle fois.
- Attendez! Vous ne croyez pas qu'on va vous laisser partir comme ça! Tu avais peut-être une raison de tuer les deux civiles mais et nos deux hommes hein?!
Giotto réalisa après l'éclat de voix de G qu'il avait effectivement oublié ça. Ses yeux se firent sombres alors qu'Asari dégainait complètement son sabre. Par contre la réaction du chasseur de prime ne fut pas vraiment ce qu'ils avaient attendus.
- Vous n'étiez pas au courant?
Les Vongolas se regardèrent rapidement, essayant de savoir de quoi il parlait, mais rien ne ressortait.
- On ne voit pas de quoi tu parles! Pourquoi les as-tu tués?!
- Parce qu'ils ont menacés plusieurs familles, plusieurs enfants.
- Pourquoi auraient-ils fais ça?!
- Mais ils aidaient les trafiquants d'enfants bien sûr. D'ailleurs, vous devriez faire attention que la réputation des Vongolas ne soient pas utilisées pour de tels crimes. Sur ce, à bientôt.
Les deux disparurent à un tournant, laissant des Vongolas surpris de ce qu'ils venaient d'apprendre. G se reprit rapidement et tenta de les suivre, mais ils étaient déjà hors de vue. Asari rengaina simplement et soupira un bon coup avant de se tourner vers son boss. Celui-ci restait amorphe, les yeux rivés sur le sol, les paroles de l'épéiste tournant en boucle dans sa tête.
- "Mes hommes... Des hommes de ma famille... Ils...Ils utilisaient notre nom pour... enlever des enfants... Ce...Ce n'est pas possible... Ce n'est pas possible!"
- Giotto.
Le blond sortit brusquement de sa rêverie pour croiser le regard inquiet de son gardien de la pluie.
- Giotto ça va?
- Ca va aller... Ca va aller...
- Tu... Tu crois qu'il disait la vérité?
- Je n'ai pas vraiment eu le temps d'écouter les conclusions de mon intuition... Il faudrait qu'on le retrouve pour lui poser la question une nouvelle fois, je pourrais être sûr comme ça.
- Et bien on va devoir encore chercher pendant plusieurs heures, ils ont disparus dans les ruelles.
- Merci G d'avoir essayer de les suivre. Bon, reprenons nos recherches alors.
- Pas nécessaire.
Ils sursautèrent tous face à l'arrivée surprise d'Alaude. Celui-ci ne dit rien d'autre et ne fit que ramasser le type qui trainait par terre.
- Je m'occupe de lui, ceux que vous chercher sont au café "il mattiniero".
Sur ce il les quitta avec son paquet, Arturio le suivit, ayant d'autres choses à faire, notamment vérifier les dires du chasseur concernant ses hommes. Personne ne posa de questions, sachant très bien comment Alaude fonctionnait. Ainsi ils se dirigèrent vers le-dit café. Là, une foule se pressait à l'entrée, essayant d'avoir une place. Les Vongolas se frayèrent un chemin parmi tout ces gens jusqu'à trouver une petite table encore libre dans un coin. Ils s'y installèrent, se demandant ce que les deux jeunes qu'ils avaient croisés plus tôt pouvaient faire ici.
Ils fouillaient la foule du regard, essayant de les trouver, mais rien. Il y avait énormément de monde qui se pressait dans la salle sans qu'ils ne sachent pourquoi. Lorsqu'un serveur parvint à se frayer un chemin jusqu'à eux, ils lui posèrent la question.
- Pourquoi y a-t-il autant de monde ici? En plus la majorité ne s'assoit même pas pour boire.
- Ils viennent pour le pianiste. Il est arrivé en ville il y a trois jours et à proposé de faire des concerts dans ce café en échange d'un peu d'argent. Le patron à accepté tout de suite et il a bien fait. Les affaires n'ont jamais aussi bien marchés, les gens viennent de toutes les villes et villages alentours pour l'écouter. C'est un grand artiste. Excusez-moi, mais je vais devoir vous laisser, mon collègue va vous amener vos boissons.
Il repartit dans la foule, continuant ses commandes. En le suivant du regard alors qu'il se dirigeait vers le bar, Giotto repéra un jeune homme qui ne leur était pas inconnu accoudé à celui-ci.
- G, Asari, Alaude avait raison, regardez, le chasseur de prime est là, au bar.
Tous se tournèrent vers la direction indiquée. Effectivement, l'homme en noir qu'ils avaient croisés plus tôt était là, sirotant un verre, ses yeux rivés sur la scène où se tenait le piano. Quelques instants plus tard, le fameux pianiste fit son entrée. Les Vongolas reconnurent sans mal la deuxième personne qu'ils avaient croisés dans la ruelle, celui au fedora blanc.
- C'est un drôle de duo, l'un est pianiste, l'autre chasseur de primes.
Après cette réflexion de G, Giotto eut tout de suite l'image de Tsuna et Ryohei en tête. Eux aussi étaient un drôle de duo. Il sortit de ses pensées en entendant un tabouret racler le sol. Le pianiste venait de s'installer, plus aucun bruit ne résonna dans la salle, tout le monde c'était tu, la foule avait arrêté de se déplacer, le silence prit place.
Jusqu'à ce que les premières notes résonnent, calmes et douces, elles remplirent le café d'une atmosphère nouvelle. Les Vongolas se laissèrent distraire de leur but premier, appréciant cette interlude musicale. Asari en était particulièrement heureux, lui qui avait toujours aimé la musique. Même G se laissa aller quelques instants, Giotto de même.
Cette petite bulle qui c'était créée dans le café dura près d'une demi-heure, une demi-heure qui semblait hors du temps. Une demi-heure étonnante qui s'arrêta quand on annonça la dernière musique "Storia del cielo". La gardien de la pluie profita de la courte pause pour donner son ressenti.
- Ce jeune homme joue incroyablement bien et ces musiques étaient incroyables, je n'en avais jamais entendu de semblable.
- C'est bien vrai, ce serait chouette qu'il passe par Baucina qu'on puisse le réécouter une nouvelle fois.
Ils ne discutèrent pas plus, la dernière musique allait commencer. Mais immédiatement, quelque chose changea dans l'atmosphère, celle-ci se fit...prenante, épaisse. Giotto ne savait pas comment la décrire. Ses yeux s'accrochèrent à la silhouette du pianiste, le corps de celui-ci semblait tendu alors que ses doigts restaient en suspension au-dessus du clavier.
Le silence qui remplit cette attente était incroyablement... silencieux, profond, tout le monde semblait suspendu aux gestes de l'homme sur l'estrade, un souffle retentit, les doigts se posèrent sur le piano. Storia del cielo commença...
Cette musique là n'eut rien à voir au niveau de l'intensité comparé aux précédentes. Giotto pouvait presque entendre les battements de coeur du pianiste vibrer au rythme de sa musique. Le blond se laissa emporter et la musique le prit à la gorge, quelque chose en lui remua alors que son estomac se tordait douloureusement. Trop de sentiments passaient dans cette musique, trop de sentiments qui le ramenaient des années en arrière.
Devant ses yeux défilèrent ses souvenirs au rythme du piano, sa vie d'avant les Vongolas, sa vie en tant que gamin des rues, ses rencontres avec G, Asari, Knuckle, Alaude, Lampo, Daemon... Trop de souvenirs se mélangèrent, lui donnant la nausée.
Il se leva, tremblant, il essaya de se concentrer sur le chemin à faire alors que tout s'embrouillait dans son esprit, il avait besoin d'air, de l'air...
G tenta de le retenir, de lui demander ce qu'il se passait, il fut repoussé presque violemment alors que Giotto disparaissait entre les corps. Asari retint son ami, sentant qu'il ne servait à rien de suivre le blond maintenant. Durant le temps restant ils tentèrent de faire taire leur inquiétude concernant leur boss.
Celui-ci parvint à trouver la sortie. A peine fut-il dehors qu'il sentit ses jambes le lâcher, il s'affala sur un banc qui trainait le long du café. Sa tête s'enfonça dans ses mains alors que des dizaines de choses lui passaient par l'esprit. Tout se mélangeait alors qu'une voix dans sa tête hurlait pour que tout s'arrête. Mains dans cet étrange mélange, il parvint à faire le tri sur certaines choses, certains souvenirs lui amenèrent des réponses.
Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'il comprenait enfin d'où venait cette distance avec ses gardiens. Cette distance qui avait commencé à s'installer vicieusement entre eux depuis plusieurs mois maintenant, il la comprenait enfin et ça ne faisait que le désespérer plus. Il ne savait pas comment gérer ça, il ne comprenait pas comment cela pourrait changer, comment cela pourrait revenir comme avant. Il ne savait pas, il se sentait perdu et...
Une main se posa sur son épaule.
Il sursauta.
Ses yeux accrochèrent une silhouette vêtue de noir qui lui tendait un verre d'eau. Ses mains tremblantes l'attrapèrent tant bien que mal alors que le chasseur de prime s'asseyait à ses côtés. En fond, la musique résonnait toujours, empêchant le silence de devenir gênant.
- Cette musique fait toujours remuer beaucoup de choses... Désolé qu'elle vous ai perturbée à ce point.
- Tu n'as pas à l'être, c'est... C'est moi qui suis bizarre à me mettre dans de telles états pour une musique.
- Vous ne l'êtes pas et je vous comprends parfaitement, la musique d'Hayato fait toujours cet effet là. Surtout celle-ci, si vous voulez tout savoir, il l'a composée pour un ami qui nous est très cher. Celui-ci était dans une période difficile alors Hayato a écrit ce morceau pour lui, pour l'aider à aller mieux et qu'il sache que nous étions là pour lui. C'est un peu notre vie qui est raconté dans cette musique. Elle a trouvé un écho dans la vôtre.
- Oui... Elle... Elle m'a rappelé certaines choses... Tout c'est mélangé à un moment et...
- Calmez-vous, ne vous stressez pas plus pour ça. Laissez les choses venir et passer, il n'y a rien d'autre à faire pour l'instant.
Ils restèrent ainsi, simplement assis sur ce banc sans rien faire, écoutant le murmure de la musique jusqu'à ce qu'elle cesse. Des gens commencèrent à sortir en silence, encore pris dans l'atmosphère étrange qui les avait entouré pendant cette demi-heure.
- Vous voulez vous rafraichir un peu avant de partir?
Giotto ne refusa pas, il avait vraiment besoin de se mettre de l'eau froide sur le visage, espérant que ça remettrait ses idées en suivit le chasseur de prime qui l'entraina à nouveau dans le café, mais du côtés des travailleurs, dans leurs vestiaires. Celui-ci lui désigna une bassine d'eau qu'il pouvait utiliser. Le blond ne se le fit pas dire deux fois.
Pendant ce temps, la porte s'ouvrit, laissant apparaitre le pianiste aux côtés d'un homme bedonnant qui lui tendait une bourse assez remplie.
- Voilà ta part pour ces trois jours. Merci beaucoup d'avoir accepté de te produire ici. Je ne te remercierais jamais assez, notre chiffre d'affaire à explosé avec ton arrivé! Dommage que tu doives déjà partir.
- Merci de m'avoir accepté et désolé de m'éclipser si rapidement, mais quelqu'un nous attend, nous avions juste besoin d'argent pour nous acheter des chevaux.
- Et bien je vous souhaite de retrouver rapidement cette personne. Si vous pouvez repasser par ici un jour, tout le monde vous accueillera à bras ouvert. Ah! Merci aussi d'avoir arrêté tout ces rompiscatole (emmerdeurs)! Les gens sont plus tranquille depuis que tu as fais le ménage.
cette fois il s'adressait au chasseur de prime qui ne fit que lui offrir un sourire en guise de réponse. L'homme repartit d'où il était venu, laissant les deux voyageurs avec le blond.
- Alors gokudera, on a assez d'argent maintenant? On va enfin pouvoir s'acheter ces chevaux? Je n'en peux plus d'attendre ici!
- Du calme, et je crois qu'on a largement assez maintenant si on couple nos deux salaires. Allons les chercher tout de suite, nous n'avons plus de raisons de nous attarder ici. Et lui?
L'artificier désigna le Primo qui venait de finir de se rafraichir.
- Je l'ai amené pour qu'il vienne se remettre les idées en place. Bon, on y va?
Tous les trois sortirent au grand air, les voyageurs se dirigèrent rapidement vers l'écurie qui les intéressait, une en bord de ville accotée à une ferme. Giotto les avait suivit, ne sachant pas trop quoi faire d'autre et puis c'était au même endroit qu'étaient gardés son cheval et ceux de ses gardiens. Les négociations pour la vente ne durèrent pas longtemps et les deux jeunes hommes se retrouvèrent en possession d'un pur race espagnole blanc moucheté de très légères tâches grises et d'un appaloosa brun ayant seulement une grande tâche blanche remplie de points bruns sur l'arrière-train.
Ils achetèrent également les selles et tout le matériel dont ils auraient besoin. Pendant ce temps, les gardiens du Primo étaient arrivés eux aussi pour récupérer leurs chevaux. Ils c'étaient immédiatement tendu en voyant les deux étrangers qui trainaient avec leur boss. Mais les ardeurs de G furent vite calmées par le blond.
- G, c'est moi qui les ai suivit jusqu'ici, ils ne m'ont rien fais et jusqu'à preuve du contraire ils n'ont fais de mal à personne d'innocent. Alors laisse les tranquille pour cette fois.
Giotto avait parlé sans jamais regarder son gardien, préférant se concentrer sur son cheval. L'archer râla de se faire réprimander comme un enfant, Asari par contre s'inquiétait énormément pour son boss.
Il c'était rendu compte de la distance qui s'installait, mais là, en quelques instants il avait l'impression qu'un gouffre c'était creusé au point que Giotto ne voulait même plus les regarder dans les yeux. Cette fois apparemment il ne fut pas le seul à remarquer qu'il y avait un soucis vu le regard inquiet que lui donna G. il ne fit que hausser les épaules, ne sachant pas ce qu'il c'était passé ni même ce qu'il se passait maintenant pour en arriver là. Il faudrait qu'ils en discutent sérieusement avec tous les autres gardiens.
Sur ce, ils se mirent en selle et le groupe de désormais cinq personnes se mit en route, Alaude étant toujours en train de rassembler des informations ne rentreraient pas avec eux. Tous prirent la même direction au plus grand déplaisir de G qui trouvait que beaucoup d'étrangers tournaient autour du blond ces derniers temps.
- Pourquoi prenez-vous le même chemin que nous?
- Parce qu'on va aussi par là. Je ne connais pas votre destination, mais nous nous allons vers le nord-est.
- Vous avez une destination précise?
- Non, on suit juste notre instinct. D'ailleurs Gokudera, tu ne sens pas comme un petit soucis comparé à avant?
Le pianiste se tourna vers son compagnon de route. Celui-ci serrait quelque chose à travers sa chemise noir, l'artificier plongea sa main dans son sac, l'y laissant quelques instants avant de la ressortir.
- Oui, il y a un soucis, il est plus proche de nous, mais pas au même endroit, plutôt derrière.
Tous les deux se tournèrent vers le village qui était maintenant assez loin pour paraitre minuscule. Ils se consultèrent rapidement du regard avant de lancer leurs chevaux au galop sur le chemin qu'ils venaient d'emprunter. Giotto fit de même, les suivant de près à la surprise de ses gardiens.
- Giotto qu'est-ce que tu fous?!
- Mon intuition me dit de les suivre!
Les gardiens n'eurent pas trop le choix et suivirent le mouvement.
Peu avant ce moment, alors que ce groupe quittait le village par un petit chemin, deux autres voyageurs à cheval arrivaient par la voie principale dans cette ville. Celui en tête s'arrêta brusquement sur la place, sa tête s'agitant dans tous les sens, cherchant vainement un visage connu. L'autre cavalier le rejoignit rapidement, tentant de le calmer.
- Tsuna, doucement, il ne va pas s'évaporer comme ça. Viens allons demander si quelqu'un sait où il est.
Ils arpentèrent le centre ville, demandant si quelqu'un savait où ils pouvaient trouver le pianiste. Tout le monde fut d'accord pour leur indiquer le café "il mattiniero". C'est presque hystérique que Tsuna s'y rendit, il entra en courant à l'intérieur, surprenant tout le ne fit attention à personne, préférant se ruer au bar.
- Excusez-moi, mais je cherche le pianiste qui a joué ici, c'est très important.
- Gokudera?
- Oui!
- Tu tombe mal, il vient de partir, il n'était ici que pour quelques jours, le temps de ramasser assez d'argent pour s'acheter un cheval, il en avait besoin pour retrouver quelqu'un je crois.
Tsuna faillit s'écrouler en entendant la nouvelle, son gardien n'était plus là. Ryohei vint rapidement aux côtés de son petit frère, se postant juste derrière lui, lui tenant les épaules. Le brun tremblait alors que sa respiration devenait sifflante alors qu'il ne cessait de murmurer le nom du gardien de la tempête. Le boxeur commençait vraiment à s'inquiéter.
- Tsuna! Tsuna calme-toi, on va le retrouver, si il est partit il y a peu de temps il ne doit pas être loin, viens.
Brusquement le jeune decimo se retrouva à nouveau dans une phase presque hystérique à cette nouvelle. Ryohei le retint de remonter tout de suite à cheval et il eut bien fait car un homme bedonnant s'avança pour les éclairer.
- Vous cherchez Gokudera à ce que j'ai entendu.
- Oui.
Le gardien prit la conversation en main, préférant garder son petit-frère serré contre lui. Celui-ci ne savait pas commet se comporter ni même quoi penser pour l'instant, trop perturbé d'être aussi près et en même temps si loin de son tout premier gardien.
- Sauriez-vous où il est allé?
- Oui, il est partit acheter un cheval avec son ami. Allez voir chez Fernando, c'est lui qui vend les chevaux ici, vous prenez la première à gauche et puis c'est tout droit jusqu'à la limite de la ville.
- Merci, viens Tsuna, allons-y.
Ils remontèrent rapidement sur leurs chevaux, suivirent les indications, arrivant ainsi à une petite ferme. L'interrogatoire recommença et encore une fois ils avaient ratés l'autre gardien.
- Désolé, mais ils sont partis il y a quelques temps maintenant, ils semblaient assez pressés d'ailleurs.
- Savez-vous par où ils sont partis?
- Oui, par ce petit chemin, il permet de rejoindre la grand route plus loin.
- Merci, nous allons le suivre alors.
Encore une fois ils remontèrent et s'élancèrent sur ce chemin. Ils ne tardèrent pas à passer au galop. Tsuna était tout devant, les yeux rivés sur la route, espérant pouvoir y voir la silhouette de son gardien. Le temps avança étrangement, ils perdirent la notion des heures et des minutes, ils ne savaient pas depuis combien de temps ils avançaient. Tsuna était presque désespéré d'être aussi proche de revoir son ami sans y parvenir. Il voulait le revoir.
Brusquement il hurla son nom au vent, espérant vainement qu'Hayato l'entendrait. Juste à ce moment, une silhouette à cheval se découpa au loin. En l'apercevant, la flamme de Tsuna bondit dans sa poitrine. Celui-ci demanda à Speranza d'aller toujours plus vite. Ryohei suivait de près, souriant, lui aussi avait deviné qui était là, l'agitation de sa flamme ne pouvait pas mentir.
Quand ils ne furent plus qu'à quelques mètres, le jeune boss descendit de son cheval pour courir, le nouvel arrivant fit de même jusqu'à ce qu'ils soient face à face. Tsuna s'arrêta brusquement, n'osant pas s'approcher plus. L'autre en voyant son arrêt subit fit de même, il tenta de tendre un bras vers lui, mais l'adolescent recula légèrement.
- Tsuna?
- Ha...Hayato...C'est...C'est vraiment toi?
L'artificier laissa un sourire doux barrer son visage alors qu'il laissait la main de son boss venir se poser sur sa joue. Le brun sursauta au contact, ayant du mal à y croire.
- C'est bien moi Tsuna, je suis venu te chercher et je ne compte pas te laisser seul maintenant.
Tsuna se jeta dans ses bras, le serrant presque désespérément alors que des larmes ravageaient son visage. Gokudera ne tarda pas à faire de même, serrant contre lui le plus petit. Ils restèrent ainsi de longues minutes sans faire attention aux autres personnes les entourant.
Ryohei les avait rejoint, tenant Macchia et Speranza, il aperçut les autres personnes qui accompagnaient Gokudera. Il fut surprit de voir plusieurs membres de la première génération, mais il fut encore plus surpris en voyant la dernière personne de ce groupe. Un large sourire orna son visage alors qu'il rejoignait cet autre visage connu. Tous les deux se donnèrent une accolade amicale avant de se serrer vigoureusement dans les bras l'un de l'autre. Seulement eux se séparèrent rapidement pour discuter.
- Heureux de te revoir Ryohei.
- Pareil Takeshi, on ne s'attendait pas à ce que tu sois là aussi.
- Et bien si, je suis partis avec Gokudera, on n'en pouvait plus d'attendre sans rien faire à la base alors voilà. En plus Hibari devient ingérable et Mukuro le serait aussi sans l'aide de Chrome. De tout ceux qui restent, je crois que Lambo est le plus calme, il n'arrête pas de s'entrainer, mais il est impatient de nous rejoindre.
- Et pour Nana-san?
- Je ne sais pas quelle excuse Reborn lui a donné, mais elle l'a acceptée et continue d'agir comme si de rien n'était. Ken s'occupe de Fuuta et I-pin en attendant.
- Combien de temps à passer chez vous?
- Nous ne sommes partis que trois jours après toi et cela fait trois jours que nous sommes ici. Et vous? Depuis quand tu es là? Et Tsuna?
- Pas ici, quand on sera à Baucina et que Tsuna sera calmé je vous raconterais tout.
Tous les deux rejoignirent le bras droit et son boss qui ne semblaient pas encore prêt à se lâcher. L'épéiste s'approcha, venant se serrer dans le dos de Tsuna, ne pouvant s'empêcher de vérifier que son ami était bien là en chair et en os, en bonne santé.
Le brun se raidit en sentant quelqu'un se tenir si près de lui, mais la sensation d'une flamme familière le détendit rapidement alors que son visage se tournait vers le nouvel arrivant, sans pour autant quitter les bras de Hayato.
- Takeshi... tu... tu es là aussi?
- Bien sûr, je n'allais pas te laisser seul plus longtemps et puis il fallait bien quelqu'un pour calmer Hayato et...
Il s'arrêta de parler en remarquant les larmes sur les joues du plus petit, cela les inquiéta avant de laisser place à un doux sourire en entendant ses paroles.
- Je... Je suis si heureux... Vous m'avez manqué... Vous m'avez tellement manqué...
Ils resserrèrent une dernière fois leur étreinte avant de se séparer. Les deux nouveaux arrivants lancèrent un regard plein de questions au gardien du soleil, aucun des deux ne trouvaient normal que Tsuna soit tellement émotif à les revoir. Cela ne pouvait dire que deux choses, soit les Estraneos lui avaient fais du mal quand il était seul, soit il était là depuis bien plus longtemps que ce qu'ils imaginaient.
Ils n'eurent pas de réponses maintenant, mais ils savaient que ça ne tarderait pas. Pour ça, il fallait qu'ils se remettent en route. Chacun récupéra son cheval que Ryohei avait gentiment tenu le temps que les embrassades se finissent. C'est en remontant ans elle qu'ils se rappelèrent de la présence d'autres personnes.
- Tsuna tu fréquente un tueur?
Le brun se tourna pour voir qui venait de lui parler. Il fut surprit d'apercevoir Giotto accompagné d'Asari et G. Il ne s'attendait pas vraiment à les voir ici.
- Giotto? Pourquoi tu es là? Je croyais que tu avais de la paperasse à finir aujourd'hui?
- J'ai ça à faire aussi, mais on m'a signalé des troubles à Corleone, je suis venu voir ce qu'il se passait.
- Quels troubles?
- Je crois que c'est moi qui les ai créé.
Tout le monde se tourna vers le gardien de la pluie qui se grattait l'arrière du crâne en signe de gêne. Tsuna soupira, pouvant deviner plus ou moins ce que son gardien avait fait pour amasser de l'argent.
- Laisse-moi deviner, tu t'es fais chasseur de prime pour gagner de l'argent.
- En plein dans le mille! On ne peut rien te cacher Tsuna.
- Tu ne pouvais pas faire autre chose? Comme Ryohei, quelle idée de faire des combats clandestins?
- Tsuna, nous étions pressé de te revoir, pour ça il fallait de l'argent et le chef de cette ville m'en offrait en échange de quelques arrestations. Et puis c'est ce que je fais de mieux.
- C'est vrai... Tu as tué?
- Oui.
La première génération fut surprise qu'il ne cherche même pas à démentir, mais ce qui les surprit encore plus ce fut la réaction de Tsuna. Celui-ci ne parut pas du tout surprit, il se contenta de soupirer, comme s'il était habitué par la scène.
- J'espère que tu as une bonne raison sinon tu connais la suite.
- Ne t'inquiète pas Tsuna, je ne suis pas un tueur pour le plaisir. Deux des hommes étaient des trafiquants d'enfants, quand je suis arrivé, ils étaient en train de s'en prendre à une femme qui protégeait sa fille.
- Qu'est-il arrivé?
- Elle est morte... Et désolé Tsuna, mais je n'ai pas put me retenir en sachant que ce n'était pas la première fois que ça arrivait.
- Je comprends Takeshi et je ne t'en veux pas.
Pour prouver ses dires, il s'approcha de son gardien, posant sa main sur celle serrée de son ami, attendant qu'il se détende légèrement pour pouvoir aborder la suite.
- Tu en as encore tué d'autres...
- Oui... Deux Estraneos.
Parmis la première génération, personne ne manqua la lueur dangereuse qui apparut dans les yeux de tout ceux présents. Apparemment ces Estraneos n'avaient rien fais de bien. Tsuna prit de longues bouffées d'air pour se calmer avant de continuer d'une voix aussi froide que la glace.
- Tu as bien fais. Ces types ne méritent pas de vivre ici, ils n'ont que ce qu'ils méritent.
Giotto fut surpris d'entendre autant de colère et de haine dans la voix du plus jeune qui, habituellement, était plus posé que ça. Ces types avaient définitivement fais quelque chose de mal. Sur ces dernières paroles, tous prirent la route pour Baucina.
Durant le trajet, les plus jeunes ne parlèrent pas de ce qu'ils avaient fais, préférant rester en silence pour l'instant, attendant d'être seuls pour discuter sérieusement. Pour l'instant, ils profitaient de la présence de chacun. Hayato restait très proche de son boss ainsi que l'épéiste. Ryohei, lui, cavalait entre les deux groupes, discutant avec Asari de temps en temps.
Le temps défila et le soleil commençait à tomber, finalement, après plusieurs heures de route, la forêt précédant l'arrivée à Baucina se dessina à l'horizon. Une fois à l'intérieur de celle-ci, les deux groupes se préparèrent à se séparer. Asari et G se postèrent sur le chemin menant à leur manoir. Giotto s'apprêta à les suivre mais fut retenu par une main bien connue.
- Giotto qu'est-ce qu'il t'arrive?
Le blond ne su pas quoi répondre à son descendant. Il se contenta de baisser le regard, il sentit la main de Tsuna serrer un peu plus son poignet. Il releva la tête, voulant s'excuser de l'inquiéter, mais quand il croisa les yeux caramels, il n'arriva à rien dire.
Il y avait tellement d'inquiétude dans ces iris, cela le toucha bien plus profondément qu'il voulait se l'admettre. Finalement, un sourire un peu maladroit fleurit sur les lèvres du plus jeune.
- Ca va aller... Je te promets que ça va aller...
- J'espère Tsuna...
Il ne savait pas si le brun comprenait ce qui le dérangeait autant, mais apparemment il avait comprit certaines choses que même ses gardiens n'avaient pas vu. Finalement, ils durent se séparer, chacun prenant un chemin différent, mais durant encore de longues minutes Giotto sentit bruler dans son dos, les yeux inquiets de Tsuna.
Quand il arriva au manoir, il ne parla à personne, ne salua personne, ne passa même pas à la salle à manger pour se rassasier. Il monta directement dans sa chambre, n'y sortant pas de toute la nuit. Cette fois ses gardiens s'inquiétaient vraiment, Giotto n'avait jamais manqué un seul repas du soir depuis qu'ils étaient ensemble. C'était lui qui avait décrété qu'ils devaient au moins prendre un repas ensemble sur la journée.
Tous se rassemblèrent dans un des salons, bien décidés à discuter de ce problème.
Pendant ce temps, durant la traversée de la forêt, la dixième génération se permettait enfin de discuter de sujets plus personnels.
- Waouw c'est incroyable de se retrouver en face de la première génération! Ma flamme était toute excitée en voyant Asari!
- Pareil, mais je ne m'attendais pas à tomber sur eux si vite. Normalement ils sont plus près de Palerme que ça.
- J'ai pensé la même chose que toi Gokudera quand je me suis retrouvé face à face avec le Primo. Mais Tsuna m'a expliqué que le premier manoir Vongola se trouve dans ces bois et nous, nous logeons dans le village voisin.
- Ce sera génial! Voir la première génération presque tous les jours! Il faut absolument que je demande à Asari de s'entrainer avec moi.
- Doucement toi, il veut mieux qu'ils ne découvrent pas d'où l'on vient.
- Pourquoi?
- Imagine que les Estraneos s'intéressent à eux? Nous sommes liés à eux ce qui est déjà à leur désavantage, mais si en plus ils sont au courant de qui nous sommes, ils risquent de devenir des cibles et malgré leur puissance, je ne pense pas qu'ils soient capable de gérer les armes venant de chez nous.
- C'est vrai, je suppose que c'est pour ça que tu ne leur à rien dis Tsuna?
Les trois gardiens se tournèrent vers leur ami qui trainait légèrement derrière. Celui-ci semblait perdu dans ses pensées. La tornade sembla vite comprendre ce qui le dérangeait.
- Il se passe quelque chose avec le Primo n'est-ce pas?
- Oui... Sa flamme... Elle... Elle est très faible, toute petite, elle s'est reclus tout au fond de son corps. Pour l'instant elle est encore un peu vive, mais j'ai peur que ça ne dure pas.
- Que lui arrive-t-il? tu n'as jamais eu ça toi?
- Si, une fois, mais pas du tout aussi fort. Vous vous souvenez, quelques mois après les arcobalenos?
Tous les gardiens baissèrent la tête, se souvenant très bien de cette période qui n'avait rien d'agréable. Ils ne parlèrent plus, comprenant très bien ce qui était en train de se passer au sein de la première génération, ils avaient déjà fait face à ce soucis, mais apparemment, eux, pas encore.
C'est sur ces pensées qu'ils arrivèrent enfin à Baucina. Les présentations commencèrent dans le village avec tout ceux qui étaient là. Finalement, ils rejoignirent la ferme de Iago. Tsuna lui expliqua la situation.
- Bonsoir Iago, désolé de ne pas être venu travailler aujourd'hui, mais je devais aller les chercher eux. Je te présente Yamamoto Takeshi et Gokudera Hayato, ce sont deux amis très proches.
- Lieto, je suis Iago, propriétaire de cette ferme et de pas mal de champs dans les alentours. Si vous êtes des amis de Tsuna vous êtes les bienvenu! En tout cas, vous arrivez à la bonne heure, c'est l'heure du repas. Venez, je vais vous montrer où vous pouvez laisser vos chevaux.
Ainsi les deux nouveaux arrivants firent la connaissance du maître des lieux qui leur faisait en même temps une rapide visite de la maison. Pendant ce temps, Ryohei et Tsuna étaient partis aider Aurelia en cuisine.
Le gardien du soleil ne put s'empêcher de sourire à chaque fois qu'il voyait le regard de son boss se perdre à travers les différentes fenêtres pour observer ses autres gardiens, voulant s'assurer qu'ils étaient toujours bel et bien là avec lui.
Le repas fut joyeux, agrémenté par les caractères joviales de Yamamoto et Ryohei ainsi que ceux des enfants. Tsuna participa moins, ne cessant de bailler alors qu'il tentait de garder les yeux ouverts.
Une fois le repas finis, Iago montra un grand matelas qui trainait dans une chambre inoccupée ainsi que les couvertures qui allaient avec.
- Vous pouvez le prendre et le monter à l'étage dans la chambre de Tsuna, il y a suffisamment de place là-haut pour tous vous accueillir. Et je vais mettre les choses au clair tout de suite, vous ne me gênez absolument pas, j'ai la place pour vous alors profitez-en c'est toujours mieux que la grange. Ensuite, le grenier je le garde quand il y a des travailleurs saisonniers qui ne passent que quelques mois avec nous, vous êtes dans ce cas. Dernière chose, je n'aime pas beaucoup les tires-au-flanc alors il faudra que vous vous trouviez une utilité dans ce village. C'est tout ce que je demande, en échange, vous aurez un toit et à manger tous les jours.
La pluie et la tempête s'inclinèrent en guise de remerciements avant de monter tout ça. Ryohei les aida à s'installer alors que Tsuna semblait dangereusement proche de s'endormir sur place. Gokudera le rejoint et le força à poser sa tête sur ses genoux. Immédiatement le plus petit tenta de prendre une position plus confortable, son corps se replia contre celui de son gardien alors que ses bras encerclaient sa taille.
L'artificier ne tarda pas à laisser sa main vagabonder dans les cheveux chocolats. Yamamoto se rapprocha des deux, posant son dos contre le bord du lit juste en dessous de Tsuna étant donné qu'il était sur le matelas qui trainait au sol.
Ils restèrent de longues minutes ainsi, dans le silence. Finalement, l'épéiste se leva pour attraper la couverture et la poser sur le brun. Celui-ci venait de s'endormir. A coups de faibles doses de flammes de la pluie, Yamamoto s'assura que le plus petite ne se réveillerait pas tout de suite.
Maintenant les gardiens allaient pouvoir parler juste entre eux. Leurs visages se firent sérieux alors qu'ils retiraient leurs couvre-chefs, se permettant de laisser leur identité à nu.
- Bon, posez vos questions et j'y répondrais comme je peux. Après c'est mon tour.
Les deux nouveaux arrivants acquiescèrent avant que Gokudera commence.
- Depuis combien de temps est-il ici?
- Ca va faire un peu plus de deux mois maintenant.
Les deux gardiens se crispèrent violemment à l'entente de la réponse. Gokudera resserra son étreinte sur le corps de son boss alors que Yamamoto ne pouvait s'empêcher de s'en approcher pour témoigner sa présence.
- Depuis combien de temps es-tu là?
La question importante était autre, combien de temps Tsuna était resté seul? Mais la formuler ainsi la rendait plus acceptable à imaginer, ils apprenaient la nouvelle par un côté positif.
- Je suis là depuis trois semaines, deux avec Tsuna seulement...
Presque un mois et demi. C'était le temps que Tsuna avait passé seul dans cette époque, complètement seul, livré à lui-même comme jamais auparavant. Gokudera serra ses poings, mimant le geste de broyer les gorges de ceux qui étaient la cause de tout ça. Il s'apprêta à dire quelque chose.
- Je te retiens tout de suite Hayato, ne dis surtout pas "si seulement...". Nous n'avions rien prévu, nous ne pouvions rien prévoir c'est comme ça. On ne pouvait pas aller plus vite, on ne pouvait pas demander ça à Shoichi et Spanner, ils se seraient tués à la tâche. Nous avons fais les choses comme elles se devaient, le temps n'est pas à la culpabilité et aux "si seulement". Tout ce que l'on doit faire c'est protéger Tsuna maintenant et ne pas le laisser seul. Ne plus le laisser seul. Ensuite nous ferons payer les Estraneos pour tout ce qu'ils ont fais à notre famille.
L'artificier ne put qu'acquiescer. Il était rare que Ryohei le réprimande, mais quand il le faisait, il avait toujours de bonnes raisons et surtout c'était un des moments où il pouvait se montrer extrêmement sérieux.
- Bien, maintenant on sait depuis quand Tsuna est là. Qu'a-t-il fait pendant tout ce temps et qu'ont fais les Estraneos.
Le gardien du soleil raconta dans les moindre détails ce que lui avait raconté Tsuna, essayant de ne rien oublier, sachant que chaque information pouvait être importante. Les autres gardiens l'écoutèrent sans jamais l'interrompre. Ensuite, Ryohei leur expliqua ce qu'il avait fait depuis son arrivée à cette époque. Yamamoto et Gokudera firent de même.
Tous les deux étaient arrivés à Corleone. Leurs flammes leur avait indiqué la direction à prendre, mais ils sentaient que la distance serait trop importante. Alors ils avaient fais ce qu'ils avaient pu pour gagner de l'argent, amenant à la situation actuelle. Certaines choses étaient claires, d'autres pas encore complètement.
- Donc pendant le temps où je suis partis, vous n'avez pas trouvé plus d'informations concernant les projets des Estraneos?
- Non, rien du tout, Shoichi tente toujours de récupérer des données sur leur ordinateur, mais c'est presque mission impossible, il est complètement détruit. Certains Vongolas fouillent des planques des Estraneos, espérant en trouver un en meilleur état.
- Quand est-ce que les autres arriveront?
- Aucune idée, le temps est beaucoup trop variable pour être calculé, mais je demande qui les rendra assez fou pour l'envoyer d'abord, Mukuro ou Hibari?
- Nous verrons bien. Sinon, est-ce que Shoichi vous a expliqué que vous n'arriveriez pas directement aux côtés de Tsuna?
- Shoichi nous avait parlé de cette hypothèse avant de nous envoyer dans le passé, il n'a pas eu le temps pour toi. Il a dit que même en laissant nos flammes nous guider, il serait difficile d'arriver exactement à la position de Tsuna, le voyage est trop peu commun et aléatoire pour ça. Mais nous ne sommes jamais arrivé très loin non plus, enfin, je veux dire on n'a pas atterri dans un autre pays.
- C'est vrai.
Le silence revint. Les yeux de Ryohei se perdirent dans la pièce avant de se fixer sur le corps endormis de son petit-frère. Son regard se fit extrêmement sérieux, les gardiens comprirent que certaines choses devaient encore être dites et des pas agréables.
- vous ne pouvez même pas imaginer à quel point je suis soulagé que vous soyez là, je n'aurais pas pu gérer Tsuna seul plus longtemps.
- Pourquoi?
- Il... Il ne prend pas la situation aussi bien qu'il veut le faire croire et je le comprends, il est quand même resté seul plus d'un mois. Mais ses réactions sont... étranges, pas tout le temps, mais parfois. Il a des sautes d'humeur, il peut passer d'un état amorphe à l'hystérie en quelques instants, je ne l'avais jamais vu comme ça. Vous auriez du le voir aujourd'hui quand on vous cherchais, j'ai cru qu'il allait s'effondrer dans mes bras quand il a apprit que vous étiez déjà partit, mais juste après il était de nouveau complètement hystérique prêt à galoper pour vous rejoindre.
- Pourquoi agit-il comme ça? Ca n'était jamais arrivé avant.
- C'est vrai. Mais ce n'est pas le plus étrange. Parfois, en plein milieu de la nuit il se redresse et s'assied au bord du lit. A chaque fois je suis réveillé et quand je le regarde... Ses yeux...
- Quoi?
- Il n'y a plus rien dedans... Plus rien... Juste deux billes ternes, comme si Tsuna avait disparu... Ca ne dure jamais très longtemps, généralement quand je le touche il revient à lui et se recouche. Le lendemain il ne se rappelle de rien.
- Tu crois que les Estraneos lui ont fais quelque chose?
L'atmosphère se refroidit brusquement rien qu'à la prononciation d'une telle idée. Mais le regard inquiet du boxeur ne rassura pas du tout les deux autres gardiens.
- J'en suis presque sûr... Mais je ne sais pas du tout ce qu'ils ont pu lui faire ni pourquoi...
- Si cela touche à l'esprit on devra attendre Mukuro, il est le seul qui peut trouver un problème de ce genre.
- Et bien nous attendrons alors et nous nous occuperons de Tsuna. Il faut qu'on le rassure et qu'on lui prouve qu'on est bien là.
- Et c'est plus que nécessaire, le jour juste après que je lai retrouvé, il a fait une crise de panique alors que je l'avais quitté pour quelques instants. Il a cru qu'il m'avait rêvé et il lui a bien fallut une dizaine de minutes pour se calmer et être sûr qu'il ne rêvait pas.
- On va s'occuper de ça.
Sur ces dernières paroles ils se couchèrent chacun dans un des lits. Ryohei partagea le matelas au sol avec Yamamoto alors que Gokudera s'allongeait correctement tout en gardant son boss contre lui. Il ne comptait pas le lâcher de toute la nuit.
Le lendemain matin, aucun des gardiens ne parla des moments d'absence de Tsuna, ils se contentèrent de lui expliquer comment ils étaient arrivés jusqu'ici. Et de ce qu'il se passait chez eux. C'est ce que dit Gokudera qui le rassura le plus.
- Ne t'inquiète pas Tsuna, Shoichi et Spanner sont déjà en train de travailler sur une machine qui nous ramènera chez nous, fais leur confiance nous pourrons retourner à notre époque.
Un sourire illumina son visage, rendant les autres également de bonne humeur. Iago finit par les appeler pour le petit déjeuner. Durant le repas avec toute la petite famille, les Vongolas se mirent d'accord sur qui allait faire quoi.
- Moi je continue mon boulot de cavalier, c'est la seule chose que je sais faire d'utile ici.
- Je t'accompagnerais Tsuna, je suis assez bon en équitation.
- Si Gokudera y va alors moi je vais suivre Padre Abele durant ses visites à ses malades.
- Moi je vais m'occuper d'inspecter les alentours, je serais plus efficace avec Jiro.
- Qui c'est Jiro?
L'épéiste se tourna vers la petite fille qui lui posait la question. Il lui offrit un gentil sourire avant d'ébouriffer ses cheveux.
- C'est une très bonne amie à moi, je te la présenterais un jour. Mais pas aujourd'hui d'accord?
- Oui!
- Bon, maintenant qu'on sait ce que tout le monde va faire, au travail!
La petite famille s'éparpilla pour réaliser les différentes tâches. Tous les hommes partirent vers l'écurie, chacun récupérant son cheval. Ryohei et Yamamoto se tournèrent une dernière fois vers les deux autres membres de leur famille qui restait là.
- Gokudera, on te le confie, tu sais quoi faire si il y a un soucis.
- Bien sûr idiota!
Pour prouver ses dires il tapota sa hanche, faisant comprendre qu'il portait sa ceinture Vongola sous sa chemise. Rassuré les deux autres gardiens partirent chacun vaquer à leur tâche.
- Ne t'inquiète pas Tsuna, si les autres arrivent, je les trouverais!
Le brun salua son gardien de la pluie avant de partir à la poursuite de son troupeau. Yamamoto, lui, relâcha Jiro qui s'envola rapidement, sondant les environs par les airs, son maître faisant de même par le sol.
Ryohei rejoignit le prêtre sur la place du village, ils devaient aller dans un village voisin pour un accouchement. Gokudera, lui, chevauchait aux côtés de son boss, écoutant attentivement les directives de celui-ci avant de les mettre en pratique.
Malgré qu'il soit plutôt bon en équitation, ayant eu droit à des cours dés son plus jeune âge, il se retrouva quelque fois à terre en essayant d'arrêter une bête. Tsuna riait de bon coeur avant de l'aider et lui montrer comment faire.
L'artificier ne pouvait que constater que Tsuna était bon à ça. Il chevauchait avec aisance, imposait ses envies à des vaches aussi grosses que larges et particulièrement remontées. Le brun était dans son élément ici, dans ces immenses plaines sous le soleil de Sicile. Gokudera ne put s'empêcher qu'il sera bientôt l'un des plus grand boss mafieux au monde, régnant sur toute ces contrées dans l'ombre. Il lui tardait de voir Tsuna prendre la place qu'il méritait.
Il fut sortit de ses pensées par la pause de midi où il fit connaissance avec les autres cavaliers. Peu avant qu'ils reprennent le travail, Giotto fit son apparition. Le decimo fronça les sourcils en voyant les cernes qui se dessinaient sous ses yeux.
- Giotto tu aurais du te reposer au lieu de venir.
- Ca va Tsuna, j'ai juste passé une mauvaise nuit... Ah je m'excuse pour ton ami, le chasseur de prime, nous l'avons pris en chasse alors que c'était lui qui faisait ce qu'il fallait. J'en ai eu la confirmation hier soir.
- Croyez moi il ne vous en veut pas du tout. Il sait très bien que l'on peut ce méprendre sur ses actions et généralement il ne se soucie pas de rétablir la vérité. Mais faites moi confiance, Yamamoto est quelqu'un d'extraordinaire et de très gentil. J'espère que vous pourrez faire mieux connaissance. Et je crois qu'il aimerait bien parler avec Asari, après tout ils sont tous les deux épéistes.
- C'est vrai qu'il portait une épée dans son dos hier. Ils se croiseront sûrement un jour si vous restez ici. Et Ryohei?
- Il est parti avec Padre Abele s'occuper des malades.
- Alors il est aussi avec Knuckle. Celui qui t'accompagne?
- Ah oui, désolé, je n'ai pas fais les présentations correctement hier. Giotto, je te présente Gokudera, un de mes meilleurs amis, le premier en fait. Gokudera, voici Giotto.
Celui-ci ne fit qu'incliner la tête au nouvel arrivant alors qu'il offrit un sourire chaleureux à son boss après les derniers mots de celui-ci. L'après-midi continua tranquillement pour les cavaliers.
De son côté, Yamamoto se déplaçait à travers l'immense forêt et les montagnes au sud de Baucina, il avait déjà inspecté tous les environs direct du village alors maintenant il s'éloignait un peu plus. Actuellement, il prenait sa pause près d'un cours d'eau, couché dans l'herbe. Un léger souffle de vent passa sous son nez. Quand il ouvrit les yeux il trouva Jiro, sa fidèle hirondelle en train de l'observer, perchée sur son torse.
Il ui caressa gentiment le haut de la tête.
- Je sais que vous êtes là, ça ne sert à rien de vous cacher.
- Désolé, je ne voulais pas te déranger, je n'espionnais pas je te promets.
- Je le sais aussi. Vous voulez vous asseoir?
Yamamoto regarda avec amusement la surprise se peindre sur le visage du gardien de la pluie de la première génération alors qu'il c'était mit à parler en japonais. Une fois la surprise passée Asari vint s'asseoir aux côtés du plus jeune.
- Tu parles japonais?
- Je suis japonais pure souche, comme vous il me semble.
- Exact, je viens de Kyoto, mais j'ai suivis Giotto jusqu'ici. Ca fait plusieurs années que je ne suis plus rentré, d'ailleurs ça me fait bizarre de parler de nouveau japonais avec quelqu'un, ce n'est pas comme si je pouvais le faire souvent avec les autres, ils parlent à peine quelques mots même si ils comprennent en général ce que je leur raconte.
- Nous sommes en italie, c'est normal quel intérêt auraient ils à apprendre le japonais?
- Pas beaucoup, d'ailleurs Lampo ne fait aucun effort. Mais dis moi, les autres...
- Vous voulez savoir si ils sont japonais aussi?
- Oui.
- Pas tous. Gokudera est italien jusqu'à la racine des cheveux. Nii-san est japonais quant à Tsuna...
L'épéiste réfléchit longuement avant de finalement trouver une solution à son dilemme.
- Il est japonais avec un peu d'italien dans ses gênes, mais je crois qu'au fond il est plus italien qu'autre chose... Au fait, que faites vous là?
- Giotto m'avait envoyé en mission dans la ville qui se trouve juste derrière cette montagne. Et toi?
- Je patrouille, je surveille et j'essaye de voir si d'autres de nos amis sont arrivés.
- Comment peux-tu le savoir?
- Elle m'aide beaucoup.
Il désigna son hirondelle qui c'était roulé en boule sur son ventre. Asari fut surprit que quelqu'un utilise un tel animal, ce n'était pas vraiment courant.
- Elle s'appelle Jiro et part toujours en éclaireur, après elle me ramène des informations.
- Pratique.
- C'est sûr!
Ils continuèrent de discuter longuement avant de se rendre compte que le soleil commençait à se coucher. Tous les deux montèrent en selle, se préparant à rentrer à Baucina, Asari savait qu'il trouverait Giotto là-bas. Et effectivement ce fut le cas. Le blond venait de revenir des champs avec les autres cavaliers. Il discutait tranquillement avec Tsuna, mais l'épéiste remarqua que celui-ci avait une lueur inquiète au fond du regard. Il observa son ami.
A part de la fatigue il ne trouva rien qui pouvait justifier une telle inquiétude. Il se rapprocha de son boss alors que celui-ci se séparait du brun, prêt à rentrer finir sa paperasse. Mais comme la veille il fut retenu par Tsuna, celui-ci lui pressa doucement le poignet.
- Giotto... Ne la laisse pas s'éteindre... Tiens encore un peu...
Tous les deux se fixèrent longuement dans les yeux, Giotto ne comprenait pas de quoi parlait Tsuna, mais quand celui-ci plaça sa main sur son coeur il sursauta. C'était juste à l'endroit où brulait sa flamme. Mais Tsuna ne pouvait pas savoir. Il ne le pouvait pas n'est-ce pas? C'était ce que se demandait le blond alors que le plus jeune s'éloignait avec ses amis, tous rentrés de leurs différentes missions.
Il reçut un dernier regard inquiet avant que le brun ne disparaisse de sa vue. Il prit lui aussi le chemin du retour, complètement perdu dans ses pensées, sa main sur son coeur, essayant de sentir sa flamme. Mais il n'y avait rien... Presque rien... Juste une minuscule flammèche que tenait bon vaillamment.
