Auteuze : Sirius Lee Ron

Disclaimer : Tout appartient à J.K Rowling, le cadre, les personnages, même l'histoire ressemble un peu à la sienne. La seule chose qui est de moi est ma jolie Meghan et quelques autres.

Pairing : Fond de Drarry, couple d'OC, Lucius/Narcissa

Genre : Aventure, Romance

Note de l'auteur : Ce n'est pas ma toute première fiction, loin de là, encore moins sur Harry Potter, mais c'est une histoire qui me tient énormément à cœur, que j'ai commencé à écrire il y a quelques années (je ne vous cache pas que l'écriture est quelque chose d'extrêmement difficile, surtout que celle-ci n'est pas particulièrement drôle)

UN PRÉSENT INATTENDU

Dans la brume glacée d'un Avril pluvieux, un bruit semblable à un coup de feu retentit dans Taylor Avenue. Un couple, tenant dans leurs bras un tas de couvertures, se précipita au numéro 127. Ils déposèrent le paquet sur le pas de la porte, embrassèrent tendrement le bébé qui s'y trouvait, puis repartirent aussi soudainement qu'ils étaient arrivés. La petite main du bébé se referma sur la lettre posée sur les couvertures qui l'entouraient. Sur le papier jauni, on pouvait lire, écrit à l'encre rouge : Mr et Mrs Stancy, 127 Taylor Avenue, Brighton, Hampshire.


Le lendemain, Mr Stancy, qui était sorti prendre – inutilement, mais l'habitude était restée – le journal, aperçut le bébé sur le pas de sa porte, ainsi que la lettre qui lui était adressée, à lui et à sa femme. Il pâlit en reconnaissant l'écriture rouge et fine. Il jeta un regard de chaque côté, puis prit l'enfant et l'emporta dans sa maison.

– Sally ! appela-t-il.

Aussitôt, son épouse apparut devant lui. Sally Stancy était une grande femme aux cheveux noirs comme les ailes d'un corbeau, dont le bec pointu de ce dernier n'était pas sans rappeler son nez. Le reste de son visage était pourtant fin et gracieux, sans pour autant être doux. Sally Stancy était une de ces femmes dominantes qui n'attendaient pas leurs maris pour parler affaires. Mère attentionnée envers ses trois enfants, elle faisait tout son possible et même plus pour qu'ils soient toujours les meilleurs en tout. Evan, l'aîné, était apparemment destiné à devenir le futur 1er Ministre. Emma, la cadette, désirait suivre les traces de Marie Curie. Et James, le benjamin, semblait, du haut de ses quinze mois, déjà capable de parler. Ses performances vocales étaient, en tout cas, impressionnantes. Les Stancy étaient des gens tout à fait normaux, si ce n'était qu'ils avaient mis au monde les trois nouvelles merveilles du monde. Mais ils étaient également, malgré tout ce qu'ils pouvaient dire, extrêmement limités et assez intolérants. Ils méprisaient ce qui sortait de l'ordinaire, à l'exception de leurs enfants, et rien ne devait jamais, au grand jamais, venir perturber leur petite routine tranquille. C'est pourquoi, lorsque le Grand Bouleversement les avait surpris au début de l'année, ils avaient aussitôt déménagé de la capitale.

– Qu'est-ce que c'est que ça ? s'exclama Sally en voyant le paquet.

Anthony lui remit l'enfant dans les bras et sortit la lettre qu'il avait fourrée dans sa poche en prenant l'enfant.

– Un bébé, murmura Sally, le teint blême. Et une lettre…

Elle emporta le bébé dans la cuisine, où se trouvait déjà Emma, sa fille. Celle-ci avait pour devise « Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt ! », ce qui enchantait sa mère. Elle aussi ouvrit de grands yeux en réalisant que ce contenait le tas de couvertures était on ne peut plus inhabituel. Elle s'approcha de sa mère pour tenter d'identifier l'enfant. Mais ses parents ne l'entendaient pas de cette oreille. Ils la renvoyèrent dans sa chambre en lui interdisant de redescendre à moins d'être appelée. Les Stancy s'assirent à table, y posèrent le bébé, et l'observèrent. L'enfant, qui se révélait être une fillette, s'éveilla et ouvrit de grands yeux – deux orbes clairs aux iris d'or fondu. La petite gazouilla joyeusement en tendant ses bras vers Sally. Mari et femme restèrent interdits. Ce gazouillement ne ressemblait pas du tout à ce que pouvait émettre leur petit James. On aurait plutôt dit le pépiement d'un oisillon tout juste sorti de l'œuf. Ils échangèrent un regard éloquent. Sally ouvrit l'enveloppe, déplia la lettre et lut attentivement, son regard se faisant de plus en plus ahuri à chaque ligne. Finalement, elle soupira un grand coup et reposa la missive, dont son mari s'empara. Il la parcourut à sont tour des yeux, puis leva son regard vers sa femme.

– Qu'est-ce que… marmonna-t-il.

– Sûrement un canular, répondit-elle.

Ils reposèrent leur regard sur la petite.

– Que fait-on, alors ? demanda Anthony.

Sally se massa les tempes.

– Pour l'instant, rien, décréta-t-elle. Ses parents vont bien finir par venir la chercher.

Sur cette certitude, elle "déballa" l'enfant de ses couvertures… et poussa un cri de stupeur. Les cheveux de la fillette étaient d'un rouge pourpre, qui faisait ressortir ses yeux d'or. Jamais de sa vie elle n'avait vu une telle chevelure. L'enfant n'était pas rousse, elle était… rouge. Des cheveux pourpres, des iris dorés, une lettre sans queue ni tête, il s'agissait d'une farce, les Stancy en était persuadés.

– Comment les parents ont-ils dit qu'elle s'appelait ? demanda Sally en reprenant contenance.

Son mari parcourut une nouvelle fois la missive.

– Morgane… Non, Meghan, répondit-il en fronçant les sourcils. Meghan Stark.

Sally renifla d'un air dédaigneux.

– C'est affreux, comme prénom, si tu veux mon avis, déclara-t-elle.

Quelque part dans la maison, un recueil de prénoms à la mode s'enflamma. Ainsi démarra la vie de Meghan Stark dans le famille Stancy, domiciliée au numéro 127, Taylor Avenue, à Brighton dans le Hampshire.


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