« De nombreux vols ont été commis cette nuit, des habitations mais aussi les invités de la réception de la nouvelle année. Les cambrioleurs n'ont laissé aucune trace mais ont sérieusement sévi dans le quartier de… »
Arsène coupa la télévision et se laissa tomber sur le canapé, encore en pyjama. Le choc réveilla Jeanne qui somnolait sur le canapé.
« Tu m'écrases Arsène ! » Grommela-t-elle en se décalant.
« Aujourd'hui, on ne fait rien ! » S'exclama-t-il.
« Tant mieux, parce que j'ai la tête comme une marmite. Quelle idée on a eu de boire en rentrant… On s'est couché à quelle heure ? »
« Tu t'es endormie sur le canapé vers 8h du matin. C'était le réveillon du Nouvel An mamie ! »
« Tu me traites encore une fois de mamie, je te tue ! » Grogna Jeanne avant de se rendormir.
Ils ne firent strictement rien de la journée, mais dès le lendemain ils étaient partants.
« Je vais m'introduire chez Mycroft Holmes. Tu m'aides ? »
« Pourquoi tu veux faire ça ? Personne ne sera chez lui de 11h à 13h. »
« Je vais continuer à jouer avec lui. » Sourit Jeanne. « En plus je dois lui rendre sa montre. »
« Sa montre ? » S'étonna Arsène avant de sourire en voyant une belle montre entre les mains de son amie.
« Je lui ai prise quand il m'a serré le poignet pour me faire avouer cette histoire de l'homme de glace. »
« Mais c'est Irène Adler qui a dit ça de lui… Le pauvre, il doit être dans tous ces états, ça plus le coup de la couleur des yeux, tu lui as sorti du gros mystère. » Rigola Arsène.
« Il est peut-être l'homme le plus dangereux hors du terrain, mais sur le terrain je le bats à plate couture. » Rétorqua Jeanne.
« Il vaut vraiment mieux qu'il ne me voit pas. Il ne me porte pas du tout dans son cœur après l'histoire avec son frère. »
« Tu m'aides quand même ? »
« Bien sûr ! Mais je ne resterai pas. Allez, en route ! Après j'irai accrocher un tableau. »
À midi pile, Jeanne rentrait dans la maison de Mycroft. Ils avaient mis plusieurs longues minutes avant de pouvoir forcer cette maison qui était efficacement gardée. Mais comme l'avait dit Arsène ''Aucune porte ou fenêtre ne me résiste''
À midi trente, après un rapide tour du propriétaire, Jeanne était en train de savourer un thé, tranquillement assise sur le luxueux canapé Louis XIV, profitant des cendriers qui étaient à sa disposition et regarda la bague qu'Arsène lui avait offert lors d'un cambriolage.
« Diamonds are forever, sparkling round my little finger. Unlike men, the diamonds linger. Men are mere mortals who are not worth going to your grave for…»
« Bravo. » Fit une voix masculine derrière elle, et elle lui sourit. « Je devrai vous faire arrêter. »
« Vous ne le ferez pas. » Répondit Jeanne en souriant. « De plus, mes attentions sont des plus honnêtes… »
« En entrant par effraction chez moi. Vous avez arrêté les cigarettes industrielles à ce que je vois, votre vrai statut reprend le dessus. »
« C'est par goût surtout. Je préfère nettement les cigarettes roulées, je trouve les blondes trop fortes et elles se consument bien trop vite. Mais je ne suis pas là pour parler de tabac. »
« Pourquoi êtes-vous là alors ? » Demanda Mycroft en s'installant en face d'elle.
Jeanne s'avança et mis la main dans sa poche, Mycroft en fit de même, là où il cachait son arme.
« Je suis venu vous rendre votre montre. » Expliqua Jeanne avec un sourire.
« Ma…montre ? »
Jeanne ricana, fière d'avoir réussi à surprendre le grand Mycroft Holmes.
« Oui, je vous l'ai discrètement subtilisé avant que vous ne soyez appelée pour une affaire urgente. Je viens vous la rendre. »
« Vous rendrez aussi les autres choses que vous avez volé avec votre complice et ami le Prince Sernine ? »
« Vous avez enfin trouvé notre véritable lien. Et avez-vous trouvé la réponse pour la couleur de mes yeux ? »
Mycroft se renfonça dans le fauteuil et un duel silencieux commença autour d'une théière fumante.
« Sherlock ? C'est quoi ce tableau ? Pas qu'il soit laid, mais quand est-ce que tu l'as accroché ? » Demanda John.
« John, on n'a pas le temps pour tes hallucinations, il est déjà midi passé et nous devons trouver un couple de voleurs redoutablement doués ! »
John jeta un dernier regard au tableau avant de retrouver Sherlock sur le pas de la porte.
« Bonjour mon cher frère. »
« Mycroft ! Nous sommes très attendus à Scotland Yard ! »
« Je dois te parler de quelque chose d'important ! » Fit Mycroft d'une vois froide et autoritaire qui fit cesser Sherlock, sentant la tension dans la voix de son frère. « Bien. Je pense qu'Irène Adler est en dessous de tout ça. »
« Mais elle était en Amérique ! » Fit semblant de s'étonner John.
« Il se trouve que non ! On pensait qu'elle avait été tuée, mais mon cher frère lui a sauvé la vie. » Grimaça Mycroft.
« Tu as été lent. Depuis combien de temps tu le sais ? »
« Quelques mois. Je suis un homme très pris. »
« Pourquoi serait-elle derrière tout ça ? »
« J'ai croisé une femme à la réception du nouvel an qui m'a appelé 'l'homme de glace'. Cela ne te rappelle rien Sherlock ? »
« Ce qu'elle nous a dit après… »
« Après ton fiasco pour Bond Air. » L'interrompit Mycroft.
« Cette femme, ce n'était pas Irène Adler ? »
« Non. Mais elle avait un complice. Le Prince Paul Sernine, je n'ai rien trouvé de compromettant ou de bizarre à son sujet étrangement. Quoi qu'il en soit soyez prudents. » Déclara Mycroft d'un ton solennel avant de remonter dans sa voiture.
Quand il arriva chez lui, il fut surpris de l'odeur de tabac qui lui picotait les narines et encore plus surpris d'entendre une femme chanter une histoire de diamonds. Même s'il ne le montra pas. Et qu'il comprit rapidement qui était la responsable.
